La première réunion autour de la compensation salariale s’est tenue ce jeudi matin 22 novembre. Ce comité technique était présidé par le ministre du Travail, Soodesh Callichurn. Le patronat, ainsi que les syndicalistes du privé et du public étaient présents. 3,3 % : c’est le taux d’inflation prévu par Statistics Mauritius pour 2018. La réunion du comité tripartite sur la compensation salariale est fixée pour le 6 décembre prochain. Cette réunion sera présidée par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth.
Xavier-Luc Duval : «bizin prend action disciplinaire immedia contre CEO et COO (SIFB) pou ki li pas fausse chiffres »
Le leader de l’opposition réclame des actions disciplinaires contre le CEO et le COO du Sugar Insurance Fund Board (SIFB), ce jeudi 22 novembre. Xavier-Luc Duval espère que le gouvernement institue une commission d’enquête sur cette fraude alléguée : « C’est la police qui doit initier une enquête non pas l’ICAC, car il s’agit d’un cas de fraude et non de corruption. Mo engage moi ki sa bane 10 000 planteurs gagne zot compensation (..) Ek bizin prend action disciplinaire immedia contre CEO et COO (SIFB) pou ki li pas fausse chiffres » Ainsi, il a déposé un rapport à l’Assemblée nationale qui démontre la manipulation de 1 560 comptes au SIFB. Xavier-Luc Duval parle d’une perte pour les petits planteurs qui avoisinerait les Rs 450 millions.
Hausse de Rs 1 à Rs 2 pour les boissons alcoolisées par Phoenix Bev
Hausse entre RS 1 à Rs 2 dans les prix des boissons alcoolisées et commercialisées par la firme Phoenix Bev depuis lundi 19 novembre. Une canette de bière se vend désormais à Rs 39 contre Rs 38 auparavant. La bouteille de 650 ml ainsi que la cannette de 500 ml s’affiche à Rs 63 contre Rs 61. De plus, une bouteille de Guinness se vend désormais à Rs 42 contre Rs 40. D’autres boissons commercialisées par Phoenix Bev affichent également une hausse, par exemple, les marques Blue Marlin, Stella ou encore Smirnoff. La raison de cette hausse est les coûts d’opération, mais également une augmentation continuelle des matières premières, ainsi que l’emballage.
Une mort pas comme les autres : Heeralall Loochand « ti pe met gaz dan so loto… partou ti fermé »
Un chauffeur de taxi de 73 ans, Heeralall Loochand, est décédé mercredi soir. Cet habitant de Grand-Gaube a été admis à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Victoria, à Candos, depuis 5 jours après l’explosion d’une bonbonne de gaz dans son garage. La police a retrouvé un appareil utilisé pour la décantation sur les lieux, ce que le frère de la victime confirme également. La victime l’utilisait pour mettre du gaz dans son véhicule lorsque la bonbonne a explosé. Par ailleurs, Sunil son frère a déclaré, « Loder gaz fin fan partou dan lakaz. Ti ena frigidaire tou pre kot bonbonne la. Kuma frigidaire fin declense. Sa mem fin eklat partou (…). Les obsèques de Heeralall Loochand ont eu lieu cet après-midi.
À Daruty : des billets de banques coupés et en feu retrouver dans un champ de cannes
Des billets de banque de Rs 100, Rs 200, Rs 1 000 et Rs 2 000 ont été retrouvées brûlées, ce jeudi matin 22 novembre, dans un champ de cannes à Daruty, situé dans le Nord. Heureusement que tout n’est pas partie en fumé. Les billets intacts ont été transportés au Forensic Science Laboratory aux fins d’analyse. Des empreintes ainsi que les numéros de série des billets seront décryptés. C’est un vigile qui a constaté le feu et en voulant éteindre le feu il a découvert des coupures de billets : «Lorsque j’ai aperçu le feu dans la plantation d’un de mes amis, je lui ai aussitôt informé. Il m’a demandé de jeter un seau d’eau sur les flammes. Ce n’est qu’après que j’ai constaté qu’il y avait des coupures de billets de banque dans le sac» La police soupçonne qu’il s’agit d’argent provenant de sources illicites, ce qui explique pour le feu a été mis. De plus, pour les enquêteurs, il s’agit encore moins d’un accident.
Le Sud-Coréen Kim Jong-yang élu président d’Interpol
L’ancien patron d’Interpol, Meng Hongwei, a mystérieusement disparu après avoir été accusé de corruption en Chine.
Le Sud-Coréen Kim Jong-yang a été élu ce mercredi président d’Interpol pour un mandat de deux ans face au candidat russe Alexandre Prokoptchouk, a annoncé la plus importante organisation de police au monde sur Twitter.
Kim Jong-yang était déjà président par intérim d’Interpol depuis la “démission” subite de son ancien patron, Meng Hongwei, accusé de corruption en Chine et qui a mystérieusement disparu début octobre au cours d’un voyage dans son pays. Réunis depuis dimanche à Dubaï, les délégués d’Interpol ont élu le Sud-Coréen, soutenu par les Etats-Unis, lors d’une assemblée générale. Le quotidien The Times avait affirmé la semaine dernière, citant des sources britanniques, qu’Alexandre Prokoptchouk était le favori du scrutin.
Crainte du candidat russe
Bien que le poste de président soit plus honorifique qu’opérationnel chez Interpol, la candidature du général russe de 56 ans avait fait bondir les contempteurs de Moscou, qui craignaient que l’organisation internationale ne devienne un outil au service du Kremlin.
“Nous encourageons toutes les nations et organisations faisant partie d’Interpol et respectant l’État de droit à choisir un chef intègre. Nous pensons que ce sera le cas de M. Kim”, avait déclaré mardi, à la veille du vote, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Quatre sénateurs américains avaient également appelé, dans une lettre ouverte rendue publique lundi, les délégués des 192 pays membres d’Interpol à rejeter la candidature d’Alexandre Prokoptchouk.
“Les événements récents ont montré que le gouvernement russe abusait des procédures d’Interpol pour harceler ses opposants politiques”, avait appuyé mardi sur Twitter le porte-parole du Conseil national de sécurité américain Garrett Marquis.
Incendie en Californie: le bilan grimpe à 81 victimes
Le nombre de personnes portées disparues dans “Camp Fire” est passé de 200 à 870. Un chiffre qui a évolué ces derniers jours.
Le bilan du “Camp Fire”, l’incendie dévastateur le plus meurtrier de l’histoire de la Californie, est monté à 81 morts avec la découverte de deux nouvelles dépouilles, ont annoncé mardi des responsables.
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Le nombre de personnes portées disparues dans l’incendie est passé de 200 à 870, un chiffre qui a évolué ces derniers jours à cause de la confusion entourant la recherche de corps dans la ville de Paradise, en grande partie détruite par les flammes.
Ce nombre a culminé samedi à 1276 et était de 699 lundi. L’incendie, qui a détruit 61 500 hectares et plus de 12 600 maisons depuis le 8 novembre dans le nord de l’État, est maintenant contenu à 75%. Trois autres personnes sont mortes dans un deuxième incendie majeur qui a frappé Malibu dans le sud de la Californie.
Trump à Paradise
Les responsables se préparent maintenant à des pluies abondantes ce mercredi et peut-être plus tard dans la semaine, ce qui aidera à éteindre l’incendie, mais pourrait provoquer des inondations soudaines, transformant les cendres et la suie en une pâte épaisse et éventuellement emportant des restes humains. Le président Donald Trump s’est rendu à Paradise samedi pour constater l’ampleur des dégâts.
Cette commune, qui comptait 26 000 habitants, a été presque totalement détruite par les flammes. Des experts américains ont récemment expliqué qu’il serait dangereux d’essayer de la reconstruire à l’identique, car ces “méga-incendies” vont devenir la triste norme dans l’ouest des États-Unis, préviennent-ils.
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Plus globalement, ils estiment que la catastrophe doit pousser les autorités à revoir les pratiques et les règles en matière d’urbanisme pour éviter la répétition d’un tel drame. Si le réchauffement climatique et une gestion des forêts inadaptée accentuent la fréquence et la violence des incendies, c’est bien la présence croissante des habitations dans les zones boisées qui les rend si meurtriers, souligne Bill Stewart, co-directeur du Centre pour la sylviculture de l’Université de Californie à Berkeley.
Ailleurs dans le monde, certains pays peuvent être proportionnellement plus touchés par les incendies que la Californie. Mais en France, au Portugal ou en Espagne par exemple, “les gens ne vivent pas au beau milieu de la forêt”.
Travail forcé au Qatar: Vinci visé par une plainte
Selon Le Parisien, l’ONG Sherpa va déposer une plainte contre l’entreprise de BTP et sa filiale qatarie ce jeudi.
Au Qatar, des milliers d’ouvriers sont toujours à l’oeuvre pour transformer une zone aride en terrain d’accueil pour la Coupe du monde de football en 2022. Leurs conditions de travail, assurées par de grands groupes de BTP, suscitent depuis des années l’indignation des observateurs internationaux.
Selon les informations du Parisien, l’ONG Sherpa, association de défense des victimes de crise économique, dépose plainte ce jeudi contre Vinci et sa filiale qatarie QDVC, auprès du tribunal correctionnel de Paris. Par ailleurs, d’après Europe1, la plainte porte sur des faits, notamment, de “travail forcé”, “réduction en servitude”, “traite des êtres humains”, “mise en danger délibérée de la vie d’autrui” et “salaires inadaptés”.
Une plainte avait déjà été déposée mais classée sans suite par la justice début 2018, en raison de l’absence de témoignages nominatifs. Cette fois-ci, six ex-employés de QDVC ont accepté de témoigner à visage découvert et ont raconté leurs conditions de travail depuis 6 ans.
Chaleur extrême
Celles-ci incluent des journées de 11 heures – soit trois heures de plus que ce qui leur avait été promis – ainsi que des passeports confisqués dès leur arrivée au Qatar, une pratique réfutée par Vinci. Il y a également les nombreux malaises sur le lieu de travail, dont l’écho a pu, à quelques reprises, traverser la frontière du royaume et défrayer la chronique. Des accidents dus, en grande partie, à la chaleur extrême sur les chantiers : “En temps normal, il faisait 45°C. Cela montait parfois jusqu’à 50°C”, a témoigné un ouvrier népalais auprès de Sherpa.
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Plus graves encore sont les conditions indignes dans lesquelles vivent ces travailleurs hors des chantiers. Leurs trajets quotidiens se font dans des bus saturés. Chez eux, ils sont une vingtaine par salle de bains, ce qui les oblige à faire la queue pour se laver. Au total, il y aurait un médecin pour 1200 ouvriers dans le camp.
De son côté, le groupe Vinci continuer de nier toutes ces accusations, y compris l’occurrence d’accidents graves liés à la chaleur. L’entreprise affirme qu’elle “a toujours oeuvré pour l’amélioration des conditions de travail au Qatar”. Au Parisien, le groupe précise que pour 1500 ouvriers, quatre médecins et dix infirmiers sont disponibles 24 heures sur 24 et que sur la base-vie QDVC une douche et toilettes sont à disposition pour quatre ouvriers.
La diagonale Poutine-Erdogan
Les deux leaders viennent d’inaugurer un gazoduc géant. De quoi renforcer une coopération active, qui va bien plus loin.
Des gazoducs et des missiles… Par une alliance d’intérêts de plus en plus étroite, la Russie et la Turquie consolident à grands pas un rapprochement qui modifie en profondeur toute la carte stratégique du Moyen-Orient. En inaugurant le tronçon sous-marin du gazoduc TurkStream (930 kilomètres de tubes sous la mer Noire), le lundi 19 novembre, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont franchi une nouvelle étape dans leur bien étrange coopération.
La Turquie, deuxième client de Gazprom, y trouve un intérêt évident puisqu’elle dépend déjà, pour plus de la moitié de sa consommation, du gaz russe acheminé par le gazoduc Blue Stream (1213 kilomètres, du sud de la Russie au terminal turc de Dursu, dont 396 km sous la mer). Le TurkStream a certes pour objet d’augmenter encore cet approvisionnement, mais il répond aussi au besoin russe de contourner les obstacles posés par l’Union Européenne concernant le projet South Stream qui devait parcourir l’Europe centrale (de la Bulgarie à l’Autriche) ; l’UE tenait en effet à exprimer des exigences légitimes (laisser 50% de la capacité à disposition des Etats traversés), ce qui avait forcé Moscou à abandonner ce tracé. En rétorsion, le projet concurrent préparé par l’UE, Nabucco, reliant l’Iran et la Transcaucasie à l’Europe via l’Anatolie, fait depuis l’objet de multiples modifications et de tractations interétatiques qui s’enlisent.
Coup stratégique
La Russie, deuxième importateur de la Turquie (soit plus de 10 % du montant total des importations turques, tandis que les exportations vers l’économie russe ne représentent que 3,8 % du commerce extérieur turc), continue de tracer sa route : de la péninsule de Yamal, en Sibérie occidentale, aux environs directs d’Istanbul, elle contourne l’Ukraine et destine ses futures livraisons au sud de l’Europe (notamment la Bulgarie, toute proche). Ce Kriegspiel gazier s’inscrit dans une vaste opération : à Akkuyu, à 80 kilomètres au sud de Mersin, sur la rive sud de la Méditerranée, le groupe Rossatom a commencé à construire une centrale nucléaire dotée de 4 réacteurs nucléaires à eau pressurisée. Au-delà de l’énergie, dans le secteur clé de l’armement, Vladimir Poutine a réalisé un de ses coups stratégiques les plus marquants en obtenant des Turcs qu’ils achètent des missiles S-400, malgré l’appartenance d’Ankara à l’OTAN. Dans le contexte du refroidissement entre l’Europe et la Turquie, d’une part, et des différends qui opposent Ankara à Washington, d’autre part, le leader russe joue la carte du renfloueur auprès d’Erdogan (il tente d’en faire de même auprès de Mohammed ben Salmane, le prince-héritier saoudien).
Si tout se passe comme prévu, en octobre 2019, la Russie, qui a ardemment besoin d’Ankara dans la manoeuvre diplomatique qu’elle a dessinée au sujet de la Syrie (processus dit d’Astana, avec l’Iran comme troisième partenaire), livrera à la Turquie un régiment de systèmes de missile sol-air S-400 composé d’un poste de commandement et de divisions comprenant 8 groupes de lancement. Pour finasser vis-à-vis de ses alliés occidentaux, le gouvernement turc précise que ces S-400 turcs ne seront pas dotés de système d’identification ami ou ennemi, car ils auront des équipements de standard de l’Otan. Après avoir prévenu Ankara des “graves conséquences” que cette acquisition pourrait avoir, Washington cherche activement des solutions alternatives pour faire échouer au final ce contrat d’armement, qui aurait un impact considérable s’il venait à être exécuté – plusieurs autres pays de la région sont en effet tentés par le système de défense antiaérienne russe S 400.
Une alliance des plus cyniques
Mais Erdogan se sent-il encore tenu par l’adhésion à l’Alliance atlantique ou même par les engagements européens de son pays ? Le 20 novembre, la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg a condamné la Turquie pour atteinte aux droits fondamentaux du leader kurde Selahettin Demirtas, incarcéré depuis 2016, et “ordonné” sa libération “dans les plus brefs délais”. Contrairement aux affirmations du président turc, qui a aussitôt traité cette décision avec dédain, les avis de la CEDH ont une valeur contraignante pour les pays qui sont signataires de la Convention européenne des Droits de l’Homme, ce qui est le cas de la Turquie. Destinée à étouffer le pluralisme après le coup d’Etat de juillet 2016, qui a déchaîné une vague de répression sans précédent, l’emprisonnement de Demirtas n’est qu’une des très nombreuses enfreintes aux principes internationaux dont le leader turc a fait son fonds de commerce pour enfermer l’opinion publique dans le sentiment qu’il est le seul à défendre l’âme nationale contre ses ennemis de l’intérieur et contre les agressions supposément venues de l’étranger.
Cette emprise autoritaire est un pilier fondamental des régimes illibéraux que Recep Tayyip Erdogan partage avec Vladimir Poutine. En dépit de tout ce qui sépare viscéralement la Turquie de la Russie, les deux hommes sont-ils en train de sceller une des alliances les plus cyniques du XXIe siècle ? Dans ce genre d’alliage, rien n’est écrit d’avance.
Pourquoi Trump s’écharpe avec le chef de la Cour suprême
Le président américain a dénoncé l’existence d’une justice politisée aux États-Unis, dénonçant des “juges pro-Obama”.
Avec Donald Trump, plus rien ne surprend. Le locataire de la Maison blanche a toutefois déclenché un pugilat inédit dans l’histoire politique américaine récente. Mercredi, il a dénoncé l’existence d’une justice politisée aux États-Unis, engageant une polémique extraordinaire avec le président de la Cour suprême, John Roberts, face à qui Donald Trump avait prêté serment le jour de son investiture le 20 janvier 2017.
“Il y a des juges pro-Obama”
“Je suis désolé, M. le président John Roberts, mais il existe effectivement des ‘juges pro-Obama'”, a tweeté le président américain, accusant ces magistrats de prendre des décisions “choquantes” entravant sa politique de fermeté anti-immigration. Le chef de la Cour suprême est pourtant un juge conservateur, nommé à la prestigieuse haute cour par l’ex-président républicain George W. Bush.
Donald Trump a notamment accusé la 9e juridiction fédérale des cours d’appel américaines, qui inclut la Californie, d’avoir pris des décisions “dangereuses et peu judicieuses”. Un juge californien a en effet suspendu lundi un décret présidentiel instaurant un rejet automatique des demandes d’asile déposées par des migrants ayant traversé illégalement la frontière.
Juges dévoués… ou politiques?
“C’est une honte”, a réagi mardi Donald Trump, dont la politique migratoire a souvent été contestée avec succès devant les tribunaux ces deux dernières années. “C’est un juge pro-Obama et cela n’arrivera plus”, a-t-il ajouté, dénonçant un tribunal penchant selon lui du côté de ses opposants politiques.
INTERVIEW >> “Trump encourage les démocrates à se gauchiser”
“Nous n’avons pas de juges pro-Obama, ou Trump, ou Bush, ou Clinton”, lui a répondu John Roberts, dans un communiqué transmis à l’agence Associated Press. “Nous avons un ensemble extraordinaire de juges dévoués qui font de leur mieux pour juger équitablement ceux qui comparaissent devant eux”, a expliqué le président de la Cour suprême, l’instance au sommet de la pyramide judiciaire américaine.
“Nous devrions tous être reconnaissants de pouvoir bénéficier d’une justice indépendante”, a ajouté le “Chief Justice”, qui préside une cour comptant cinq juges conservateurs sur neuf, et dont la mission est de veiller à la constitutionnalité des lois, en tranchant les grandes questions de la société américaine.
Pas de trêve pour Thanksgiving
Une querelle publique opposant le chef de l’exécutif et le plus haut magistrat du système judiciaire fédéral américain est un événement extrêmement rare aux États-Unis, d’autant plus à la veille de la fête de Thanksgiving, censée être un moment d’apaisement et de consensus national.
Le juge fédéral de San Francisco Jon Tigar a estimé lundi que le décret signé par Donald Trump le 9 novembre enfreignait la loi selon laquelle le droit de demander l’asile s’applique à “tout étranger qui arrive aux États-Unis, indépendamment de son statut”. Une décision sur le fond est attendue le 19 décembre.
Le décret est destiné à décourager les milliers de migrants d’Amérique centrale qui se massent actuellement à la frontière américaine, un mouvement qualifié d'”invasion” par le président. Donald Trump s’est dit assuré de remporter une victoire judiciaire finale à la Cour suprême.