Achat d’un terrain : les diverses étapes à suivre

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Vous voulez être propriétaire d’un terrain ou d’un immeuble ? Il y a des procédures à suivre et à considérer avant de conclure. La notaire Nazeeda Dookhee nous explique les critères à respecter lors d’une vente.

Quels sont les points à considérer avant d’acheter un terrain ou un immeuble ?
Pour un terrain non clôturé, la personne doit bien voir la délimitation du terrain et le placement des bornes. Concernant les maisons ou les bâtiments, elle doit s’assurer qu’il n’y ait pas d’occupants. Il faut aussi vérifier les environs de la propriété, tant durant le jour que durant la nuit. Cela, dans le but de s’assurer que ce bien correspond bien à l’attente du client à travers les infrastructures existantes : eau, électricité, drains, transport, école, lieu de culte, entre autres…

Avec les pluies fréquentes, nous conseillons à l’acheteur éventuel de vérifier s’il y a un bon système de drainage pour les eaux pluviales. Cela afin de prévenir les risques d’accumulation d’eau, les inondations ou glissements de terrain dans les régions montagneuses ou près des rivières. Avec l’introduction du Metro Express, il serait intéressant de voir la tendance mauricienne pour l’achat de propriétés aux alentours.

Vous êtes intéressé par un terrain, comment procède-t-on?
L’acquéreur doit impérativement contacter un notaire, tout en se faisant accompagner de son vendeur, avec son titre de propriété pour la rédaction du contrat.

Le vendeur doit remettre au notaire les documents nécessaires : le plan de situation, le « Parcel Identification No», les documents d’état civil, entre autres. Du côté de l’acquéreur, il devra soumettre au notaire divers documents, dont ceux de l’état civil. Le notaire dressera un état des frais et des taxes à encourir sur la transaction. Surtout, ne remettez pas d’argent à quiconque avant de signer le contrat de vente.

Quid des procédures ?
Le notaire dressera une liste des documents à produire. Par la suite, il procédera à la vérification du titre de propriété afin d’établir les propriétaires antérieurs indiqués au bureau de l’enregistrement, l’existence des charges hypothécaires, entre autres.

Quels acteurs entrent en jeu pour la rédaction du titre de propriété ?
La rédaction se fait principalement à travers les clercs de notaire, le document est ensuite revu par le notaire.

L’acquéreur doit considérer qu’il aura certainement des frais additionnels

Comment effectue-t-on le paiement, quels sont les frais à payer ?
Le paiement se fait en général par l’acquéreur, à travers un chèque bancaire au nom de son vendeur et/ou ses vendeurs. Mais dans la plupart des cas, le chèque est établi au nom du notaire qui conservera les taxes payables à l’État pour le transfert de propriété.

Selon le cas, le notaire distribuera le prix de vente entre les héritiers selon la part qui leur revient ou encore y prélèvera toutes sommes, s’il y a lieu, pour rembourser les inscriptions ou charges inscrites. Le solde sera alors payé au vendeur par le notaire.

L’acquéreur paiera également les taxes pour enregistrer le bien à son nom et les frais du notaire.

Petite parenthèse pour une acquisition financée par des prêts bancaires : l’acquéreur doit considérer qu’il aura certainement des frais additionnels, abstraction faite des frais susmentionnés : des frais pour enregistrer son emprunt bancaire, les frais de banque, les frais d’assurance, d’évaluation, etc.

Si, après avoir consenti à l’achat du terrain et qu’on réalise qu’on a été dupé, comment réagir à cette situation ?
Du moment qu’un contrat a été signé, tout litige devra être soumis à la juridiction de la cour. L’acquéreur devra contacter un avocat ou un avoué pour déposer plainte en Cour suprême.

En quoi consiste une promesse de vente ?
Comme le nom l’indique, c’est une promesse ou un engagement de vente. À partir de là, les parties entameront les démarches pour l’aboutissement de la vente.

Souvent, il y a des conditions à respecter avant de finaliser la vente. Par exemple, si l’acquéreur potentiel ne dispose pas de tout l’argent pour régler le vendeur et ses frais, il entamera ses démarches pour obtenir un prêt bancaire. Il y aussi le cas où le vendeur n’a pas encore obtenu son « Building Permit » ou l’autorisation de vente si son bien est grevé par une inscription hypothécaire.

Il faudra un certain temps pour convertir cet engagement de vente en une vente authentique devant notaire pour le transfert de propriété.

Peut-on acheter un bien sujet de prescription ?
Il n’est pas conseillé de s’aventurer à acquérir un bien acquis par prescription. Car le risque d’éviction de l’acquéreur à tout moment demeure.

Certes, il y a eu des changements apportés aux lois régissant la prescription, a travers « The Acquisitive Prescription Act » et le « Parcel Indentification Nos », émis par le ministère des Terres et du Logement. Ceux-ci apportent aux Mauriciens plus de confiance et de certitude dans une occupation fiable, surtout à travers des publications continues, des copies envoyées sur le site web du ministère, des avis de prescription sur les lieux par le notaire, l’attestation des témoins avec de nombreuses restrictions, notamment quant à l’âge, adresse, la résidence, entre autres.

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la recrudescence de la violence verbale entre politiques indigne la société civile – JeuneAfrique.com

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Mariame Traoré, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié, Kandia Camara… Ces dernières semaines en Côte d’Ivoire ont été marquées par une recrudescence de la violence verbale entre certains dirigeants politiques. Une situation qui indigne la société civile.


La vidéo dure moins d’une minute, mais les insanités semblent interminables. On y voit Mariame Traoré, députée de Tengréla (nord) issue du Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel) et membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP du président Alassane Ouattara), injurier Sita Coulibaly, présidente de l’Union des femmes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire au niveau urbain (UFPDCI), proche d’Henri Konan Bédié. Les mots prononcés, aussi bien en malinké – langue locale – qu’en français – langue nationale –, touchent directement à l’intimité de la femme. Une séquence vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux depuis le 2 février.

La sortie a indigné la grande majorité des internautes, y compris dans le camp présidentiel, obligeant l’auteure des propos à s’excuser « auprès des femmes du RHDP », sans retirer ses injures. « Je pense que les propos que j’ai tenus hier vont leur servir de leçon pour qu’elles sachent qu’au sein du RHDP, il y a des femmes aussi qui peuvent répliquer », s’est-elle justifiée.

Pétition en ligne

Une pétition a aussitôt été lancée en ligne, réclamant des sanctions contre la députée. Celle-ci a récolté près de 2 500 signatures en quelques heures.

Pour Christophe Kouamé, président de Citoyens & Participation (Civis-Côte d’Ivoire), activiste de la société civile, cette violence verbale serait la conséquence d’un manque de niveau éthique du personnel politique.

« Au-delà de la sémantique langagière, se pose en réalité le problème de la peur d’une certaine élite de participer à la vie publique et surtout de s’engager en politique », précise-t-il, ce qui amènerait selon lui « le casting du personnel politique à retenir malheureusement certaines existants qui ne sont pas forcément brillants ».

Le divorce entre ex-alliés du RHDP ravive les tensions

Ces derniers mois, le divorce entre ex-alliés du RHDP a ravivé les tensions politiques. Début janvier, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale qui a récemment rompu avec Alassane Ouattara et devrait démissionner en février, avait qualifié Adama Bictogo, alors président du comité d’organisation du congrès du RHDP, de « gringalet ». Ce dernier, dans une sortie particulièrement hostile à l’endroit de Soro, l’avait invité à « libérer le tabouret » de la présidence de l’Assemblée nationale, s’il continuait à ne pas vouloir adhérer au RHDP.


>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : Ouattara-Soro, le point de non-retour


Le 26 janvier, alors que certains responsables du RHDP réunis dans un stade Félix Houphouët-Boigny du Plateau (Abidjan) plein à craquer, déclaraient être les « enfants légitimes » du « père fondateur » mort il y a vingt-six ans, Henri Konan Bédié répliquait depuis Daoukro que celui-ci se trouvait au PDCI « et surtout pas avec ces fils adultérins », qu’il s’est gardé de désigner. Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du RHDP, a aussitôt convoqué une conférence pour s’en prendre à son ancien parrain politique. De son côté, la ministre Kandia Camara, secrétaire générale du RDR, a rappelé le 28 janvier à Henri Konan Bédié que « nul n’a le monopole des injures ».

Cette violence verbale qui touche la plupart des camps politiques ivoiriens a amené la ministre Mariatou Koné, habituellement discrète, à sortir de son silence et à inviter au calme. « Il y a des mécontentements mais ce n’est pas une raison pour répondre aux injures. Parce que quand tu réponds aux injures, tu es encore plus mal élevé que celui qui est en train d’injurier », a-t-elle rappelé aussitôt après le discours de Kandia Camara. Une sortie qui n’a pas été appréciée au RHDP mais qui continue d’alimenter les conversations au sein de la société civile modérée.



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Prison de Melrose: c’est pas du gâteau…

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La prison de Melrose est un établissement de haute sécurité.

La prison de Melrose est un établissement de haute sécurité.

Melrose, prison cinq-étoiles ? Les détenus ne sont pas de cet avis et pas uniquement à cause des rats et autres fuites lorsqu’il pleut. Ce sont les prisonniers eux-mêmes qui le disent. L’un d’eux, incarcéré pour des affaires de drogue, y a déjà passé cinq ans et, de temps en temps, il raconte à sa famille ce qui se passe au sein de l’univers carcéral. Une proche a bien voulu faire l’intermédiaire entre le détenu et nous.

Ils n’auront bientôt plus le droit de fumer et cela ne va qu’empirer l’atmosphère déjà tendue au sein de la prison. Contrairement à la croyance populaire, ce détenu explique que la cigarette n’est pas vraiment considérée comme monnaie d’échange dans la prison, et est encore moins utilisée pour payer des faveurs sexuelles. «Au pire, elle sert pour miser aux tables de jeux.»

Toutefois, cette interdiction totale donnera lieu à un marché noir. «Malgré toutes les mesures prises, le commissaire n’est pas parvenu à éradiquer la drogue et les portables de la prison. Qu’est-ce qui lui fait croire qu’il y parviendra avec la cigarette ? Avec cette interdiction, le tabac deviendra plus rare et c’est maintenant qu’il sera utilisé comme argent», a affirmé ce détenu à notre interlocutrice.

Il n’y a pas que les interdictions qui irritent les prisonniers. Récemment, il y avait l’anniversaire d’un haut gradé de la prison. La proche du détenu indique que cet officier a commandé non seulement son gâteau mais aussi des amuse-gueules à la cuisine des prisons. «Après avoir demandé aux détenues de danser, après avoir envoyé des prisonniers travailler au port, c’est maintenant pour la direction directement que nous travaillons

Et ce n’est pas tout. Depuis quelque temps, les rasoirs, savonnettes et autres produits de base ne sont plus offerts aux prisonniers, comme cela a toujours été le cas. Ils sont obligés de les acheter avec le salaire de Rs 150 qu’ils touchent chaque semaine. «Donc, à la sortie, nous aurons moins d’argent. Mais comme le commissaire n’est pas quelqu’un qui pense à la réinsertion, les plaintes des prisonniers ne l’ont pas atteint», a confié le détenu. D’ailleurs, même les contact visits ont été abolies.

Faut-il comprendre que la relation entre les détenus et Vinod Appadoo est loin d’être cordiale ? La réponse est explicite. «Il n’y a pas de relations entre les prisonniers et lui.»

Le syndicat des surveillants compte saisir la cour suprême

Le délai légal se rapproche. Vinod Appadoo, commissaire des prisons, ne dispose plus que d’un mois pour répondre à la lettre que lui a envoyée Hanson Heeranath Mungrah, secrétaire de la Prison Officers’ Association. Ce dernier lui réclame des explications relatives à l’Employment Relations Act. Il révèle que s’il n’obtient toujours pas de réponse, il n’aura d’autre recours que de saisir la Cour suprême.

 Le syndicaliste lui a envoyé la correspondance en décembre. «La loi indique que les explications réclamées au commissaire de prison doivent être fournies en 90 jours. Or, deux mois se sont écoulés et il n’y a aucun retour», déplore-t-il. Sollicité à ce sujet, Vinod Appadoo a seulement répliqué : «Je dois prendre connaissance du document avant de pouvoir le commenter.»

Quelle est la teneur de la missive justement ? «Il y a une ingérence dans les travaux effectués par les membres de l’association qui ont fait l’objet de discrimination. De nouveaux membres de la prison ne sont même pas autorisés à joindre la Prison Officers’ Association», soutient Hanson Heeranath Mungrah dans la lettre rédigée par Mes Razack et Assad Peeroo.

Il va plus loin en alléguant qu’il existe une politique de deux poids, deux mesures en ce qui concerne les allocations. «A special allowance of Rs 1 400 is given to officers of the Prison Security Squad and the Correctional Emergency Response Team but same is not given to officers of the Prison Service when called to perform jobs of the same nature.» Hanson Heeranath Mungrah réclame également des éclaircissements sur des décisions qui seraient prises sans discussion préalable avec la Prison Officers’ Association. De ce fait, Me Assad Peeroo indique qu’une plainte sera déposée incessamment contre le commissaire des prisons devant la Cour suprême.

Affaire Mungrah vs CP «Je n’ai pas communiqué en tant que Senior Prison Officer…»

Hanson Heeranath Mungrah doit faire face à un comité disciplinaire. Cela, pour avoir communiqué avec la presse. Sauf que ce Senior Officer de la prison, également secrétaire de la Prison Officers Association (POA), a saisi la Cour suprême, pour réclamer qu’un ordre soit émis pour dissoudre cette séance. L’affaire opposant Hanson Heeranath Mungrah au commissaire des prisons a été appelée hier, devant le juge Pritviraj Feknah. Le plaignant a juré un contre-affidavit, pour répliquer à l’affidavit du représentant du commissaire des prisons.

L’assistant superintendant des prisons, Abdool Rahman Assot Ally, avait, par le biais du Senior State Attorney, Doorgesh Kumar Manikaran, soutenu que le plaignant, ne pouvait être représenté par un conseiller juridique devant la Departmental Orderly Room, selon les Standing Orders de la police, dans le cas où le plaignant est accusé d’avoir violé la discipline. «Standing Order 25(6) of the Mauritius Prisons Service provides that the Accused member may conduct his defense either in person or by a member of his disciplined Force Selected by himself on his behalf», explique le défendeur, qui conteste la demande d’Hanson Heeranath Mungrah de suspendre le comité disciplinaire.

Le défendeur estime que le plaignant est en train de remettre en cause la constitutionnalité du Standing Order. Il argue que le juge des référés de la Cour suprême n’a pas la juridiction pour écouter cette affaire. «Le plaignant, a, le 10 juillet 2017, sans l’aval du commissaire des prisons, Vinod Appadoo, commis une violation du Standing Order, en commentant des problèmes en prison sur les ondes d’une radio privée.»

Or, pour le Senior Prison Officer qui, si reconnu coupable, risque la suspension ou la rétrogradation, explique, dans son contre-affidavit, qu’il n’est nullement entrain de « challenge » la constitutionnalité des procédures. «Nor is the Judge in Chambers called upon to decide on jurisdictional issue but to consider on the face of the admission by Respondent (NdlR, le commissaire) whether the orders prayed to be granted by him…» Il ajoute qu’il a communiqué en tant que secrétaire du syndicat et non en tant que Senior Prison Officer. Ses supérieurs lui reprochent d’avoir fait des allégations et critiques contre l’institution pénitentiaire et de n’avoir pas respecté la clause de confidentialité en tant que fonctionnaire, en vertu de l’Official Secrets Act.

L’affaire sera de nouveau entendue le 21 février.

Souillac: arrestation imminente des agresseurs d’un gardien

Les individus qui s’en sont pris violemment à un gardien de prison, à son domicile dans la région de Souillac, dimanche soir, ont déjà été identifiés par des éléments de la Criminal Investigation Division de Souillac. Selon une source, ils ne vont pas tarder à être arrêtés. Après avoir malmené le surveillant à proximité de sa maison, ce groupe d’une dizaine de personnes a lancé des projectiles en direction de son domicile. Cette affaire serait liée à un règlement de comptes.

Les incidents se sont déroulés aux alentours de 20 h 40. Ce gardien de prison de 28 ans, affecté dans un centre correctionnel pour mineurs, a expliqué dans sa déposition, faite au poste de police de Souillac, qu’il était en conversation avec un ami, à quelques mètres de sa maison, lorsqu’il a été accosté par une dizaine de personnes. Il a identifié l’une d’elles comme étant le fils d’un habitant de cité Gris-Gris. Cet homme lui a déclaré : «… To latet pou tombe zordi, fer kamion pas lot twa. Pa krwar to enn gard prizon to enn mari.»

L’homme a aussi lancé en sa direction une bouteille de bière de même que des pierres et du macadam. Heureusement, raconte le plaignant, qu’il n’a pas été atteint. Au même moment, le fils d’un habitant du quartier a tenté de le heurter avec sa bicyclette. Il a pu l’éviter de justesse.

Pour éviter que la situation ne dégénère, le jeune homme a décidé de regagner son domicile. À travers une fenêtre de sa maison, il a vu, dans sa cour, les fils de ces deux personnes qu’il connaît bien. Un autre individu présent qu’il peut identifier a lancé des pierres et des morceaux de parpaing en direction d’un panneau de vitre de sa maison qui a été endommagé. L’un des deux suspects a endommagé sa motocyclette. Au cours de cet incident, sa tante a été blessée par des éclats de vitres brisées. Un habitant de cité Gris-Gris et son oncle ont été témoins de cette scène de violence.

En chiffres

En 2017, le nombre moyen de détenus par jour en prison était de 2 261. De ce total, 100 seulement sont de femmes. Il inclut également les mineurs, au nombre de 32 (30 garçons, deux filles). Seuls 60 % sont des condamnés, les 40 % restants sont « on remand ». A noter qu’en 2010 cette moyenne était de 2 400.   Le nombre total d’adultes admis sur l’année était  de 4 251, soit une hausse de 15,3 % par rapport à 2016. Le taux d’occupation était de 69 %. (source : Statistics Mauritius)


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Météo : Rodrigues en alerte cyclonique 1, la dépression tropicale pas encore baptisée cependant

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L’île Rodrigues est en alerte cyclonique 1 depuis 10h30 ce mardi 5 février. Toutefois, la dépression tropicale n’a pas encore été baptisée. 

« Les dernières  images satellitaires montrent que la dépression tropicale continue à s’intensifier davantage. Mais, elle n’a pas encore atteint l’intensité d’une tempête tropicale modérée. Raison pour laquelle, la dépression tropicale n’a pas encore été baptisée », a expliqué le prévisionniste Avinash Dookhee de la station météorologique de Vacoas sur Radio Plus ce mardi après-midi. 

Selon le prévisionniste, « il est probable que la dépression tropicale atteigne l’intensité d’une tempête tropicale modérée d’ici ce soir. Le système sera alors baptisé ». 
Pour l’heure, l’alerte 1 est maintenue.  Selon les dernières prévisions, la dépression tropicale était centrée à environ 460 km au nord-nord-est de Rodrigues à 16 h, soit en latitude 15.5 degrés sud et longitude 64.9 degrés est. Elle se déplace dans une direction générale du sud-ouest à environ 15 km/h. 

Y a-t-il une possibilité que Rodrigues passe en alerte 2 ? «Tout dépend de sa vitesse et de sa trajectoire. On suit la situation de près. Et, il est prématuré à ce stade de dire si le système influencera le temps à Maurice », a précisé le prévisionniste Avinash Dookhee.

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des ONG alertent les autorités sur des « massacres ethniques » visant les Peuls – JeuneAfrique.com

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Un mois après les massacres de Yirgou, les 1er et 2 janvier dernier, le bilan est encore incertain. Aux 49 morts recensés par les autorités, des associations évoquent des bilans allant de 110 à 210 personnes tuées. Pour Boubakary Diallo, de l’Union nationale des Rugga du Burkina, une chose est sûre : ces violences ont un « caractère purement ethnique ».


Le feu a pris dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Un groupe armé – identifié comme des « terroristes » par les autorités – attaque Yirgou, dans le Centre-Nord. Au moins sept personnes sont tuées, dont le chef du village, un Mossi. Les assaillants, qui prennent la fuite en moto, laissent une piste qui conduit à proximité de campements peuls.

Dès le lendemain, les « représailles » se multiplient. Yirgou, Bondoussi, Fubé… En trois jours, une vingtaine de localités, où vivent en majorité des Peuls, sont la cible d’attaques meurtrières. Selon les autorités, ces exactions ont fait 49 morts. Mais, un mois après les faits, des associations locales avancent d’autres bilans.

L’Union nationale des Rugga du Burkina (UNRB, une organisation d’éleveurs), a dressé une liste de 110 victimes, dans laquelle sont répertoriés les nom, prénom, ville d’origine et âge de chaque personne tuée. L’objectif ? « Interpeller les autorités sur l’identité des victimes », explique Boubakary Diallo, secrétaire général de l’UNRB, qui accuse les Koglweogo – des milices d’auto-défense qui se sont multipliées ces dernières années pour faire face à l’absence de l’État dans les régions rurales – d’avoir commis ces massacres. Pour lui, c’est une certitude, « ce conflit lié aux terres prend la forme d’un conflit ethnique ».

Jeune Afrique : Vous venez de rendre publique une liste de 110 victimes des massacres qui se sont déroulés début janvier. Les autorités évoquent pour leur part 49 personnes tuées. Comment expliquez-vous cette différence de bilan ?

Boubakary Diallo : Je n’ai pas d’explications à cela. Lorsque nous avons dressé notre liste, je l’ai communiquée au commandant de la brigade de gendarmerie de Barsalogho. Je ne dis pas que nos chiffres ne sont pas réfutables mais, par souci d’objectivité, nous avons voulu les partager aux autorités, afin qu’ils puissent faire des recoupements avec leurs propres données.


>>> À LIRE – [Tribune] En Afrique, le fantasme d’une « communauté peule » radicalisée


Visiblement, cela n’a pas été pris en compte. Mais notre rôle n’est pas de donner des directives. Notre rôle est d’alerter et de documenter les faits, pour voir dans quelle mesure nous pouvons apporter notre contribution pour résoudre les problèmes qui existent entre les communautés.

Pour notre part, nous avons estimé qu’il fallait être le plus précis possible, en authentifiant toutes les victimes, avant de publier une liste. Il convient de noter que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés a un bilan différent du notre : eux parlent de 210 morts ; de notre côté, nous avons pu identifier 110 personnes tuées.

Comment avez-vous dressé cette liste ?

Nous avons principalement travaillé sur le site de Barsalogho, situé dans le Centre-Nord du Burkina, et à Kelbo, dans la province du Soum. Ce sont les membres de notre association, sur le terrain, qui ont récolté les données. À Barsalogho, dès le 1er janvier, la mairie avait ouvert sa salle des fêtes afin d’accueillir les personnes qui fuyaient les villages ciblés par les représailles. Nos équipes se sont rendus sur place et ont procédé au recensement.

Au départ, il était difficile d’établir une liste exhaustive et précise. Les gens étaient sous le choc, tant ils ont été témoins de scènes d’horreur

Dans un premier temps, ils ont recensé les personnes sur place. Ils les ont ensuite interrogées, pour savoir si elles avaient perdu un proche ou si elles connaissaient des personnes qui avaient perdu un proche. Par ailleurs, des témoins qui ont vu des corps nous ont sollicité pour nous fournir les informations.

Au départ, il était difficile d’établir une liste exhaustive et précise. Les gens étaient sous le choc, tant ils ont été témoins de scènes d’horreur. Avant de procéder au recensement et à la collecte des données, il a surtout fallu qu’ils soient installés dans des sites de regroupement de déplacés, où ils ont également été soignés.

Vous évoquez un conflit à caractère ethnique, entre des Koglweogo à majorité mossi et les Peuls. Pourtant, les Koglweogo sont des milices, pas une ethnie… Sur quels éléments vous basez-vous pour affirmer cela ? 

Dans ce conflit, il y a évidemment les problèmes liés aux terres. Les Koglweogo sont des agriculteurs, alors que les Peuls sont majoritairement des éleveurs. La cohabitation n’a pas été facile ces dernières années. Dans un premier temps, les Koglweogo ont voulu chasser les Peuls pour récupérer leurs terres, qui sont fertiles, pour les labourer. Mais aujourd’hui, ce conflit a pris de l’ampleur et prend un caractère ethnique.

Dans la liste détaillée que nous publions ne figurent que des hommes. Des victimes, que nous avons rencontrées dans les sites de regroupement des déplacés, nous ont confié que le mot d’ordre des Koglweogo était : « Tuer tous les hommes et épouser leurs femmes ». Ils ont appelé à exterminer tous les hommes peuls. Pour nous, c’est un massacre ethnique planifié.

Les miliciens ont pratiqué la politique de la terre brûlée. Ils ont tout incendié sur leur passage : habitations, greniers, habits… Tout est parti en fumée. Certains groupes de Koglweogo pratiquent également un racket visant exclusivement les Peuls, qui doivent payer des « taxes » de passage de leurs troupeaux.

Pour fuir ces violences et ces massacres, beaucoup de Peuls ont d’ailleurs été contraints d’abandonner la région. Certains sont accueillis dans les sites de regroupement des déplacés. Les sites de Barsalogho et de Kélégo accueillent chacun plus d’un millier de déplacés. D’autres ont réussi à s’enfuir avec leurs animaux et ont migré vers d’autres communes, où ils se sont installés avec leur bétail.

L’un des ressorts de ces violences est l’accusation que les attaques jihadistes sont menées par des Peuls. Que répondez-vous à ce type de propos ? 

On ne peut pas nier la présence de Peuls au sein de groupes jihadistes, mais l’amalgame est trop facile. Dans la cellule jihadiste de Rayongo, qui a été démantelée en mai 2018, ne figurait aucun Peul. En outre, ce n’est pas parce que certains jihadistes parlent effectivement la langue peule qu’ils appartiennent à la communauté. De nombreuses ethnies, comme les Touaregs et les Songhaïs, parlent également le fulfuldé.


>>> À LIRE – Mali : l’accord de paix entre peuls et dogons fragilisé après de nouvelles violences


Quel impact espérez-vous que votre rapport aura sur la situation ? Que préconisez-vous ? 

Dans un premier temps, la chose à faire est de communiquer. Ensuite, il faut que justice soit rendue. Dans une République, on ne doit pas s’en prendre à une communauté. Ce pays a des règles et si l’impunité perdure, il risque de sombrer.

Par ailleurs, nous souhaitons sensibiliser les éleveurs sur l’éducation et l’engagement en politique. Ces milices s’attaquent à ces familles parce qu’elles les savent vulnérables. Ce sont des ruraux qui, pour la plupart, ne sont jamais allés à l’école. Il est donc primordial que ces éleveurs mettent leurs enfants à l’école, afin qu’ils connaissent leurs droits. Ensuite, les éleveurs doivent s’engager en politique, et en particulier au niveau local, qu’ils prennent part aux conseils municipaux des villages où ils vivent.

L’État a sa part de responsabilité dans ce processus. Il doit mettre en place une politique qui prenne en compte les éleveurs qui sont en brousse. Il faut rapprocher l’administration de cette catégorie de la population. Enfin, il faut sensibiliser les gens au vivre ensemble dans notre pays. Nous n’avons qu’un seul État et nous sommes tous des Burkinabè.



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Le JT – Alerte cyclonique 1 – les Rodriguais se mettent à l’abri

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Le JT – Alerte cyclonique 1 – les Rodriguais se mettent à l’abri
defimedia
mar 05/02/2019 – 20:17

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=XSPha8xCMRM?autoplay=0&start=0&rel=0&w=854&h=480]
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“Das Traumschiff:Mauritius”

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Die Musik wurde von österreichischen Komponisten Joseph Haydn im Jahre 1797 als Hymne für den Geburtstag des österreichischen Kaisers Franz II …

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Aveugle depuis deux mois : Elizabeth avance à tâtons dans l’obscurité de la vie

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Black-out pour Elizabeth le 4 décembre 2018 à son réveil… Elle perd la vue. Depuis, cette habitante de Plaisance âgée de 38 ans avance à tâtons dans la pénombre. Son compagnon Kerley est là pour elle. Le couple espère une lueur d’espoir. 

Installée dans le confort relatif d’un sofa malodorant, Elizabeth déplie à tâtons le papier qui renferme un farata, repas improvisé par son compagnon Kersley. Ce dernier est à son chevet depuis qu’elle a perdu la vue, il y a deux mois, soit le 4 décembre 2018. Les deux marchent sur la corde raide. Le 29 janvier, Elizabeth devait se rendre à son rendez-vous à l’hôpital pour connaître la raison de cette subite perte de la vision. Sans un sou en poche, Kersley fait le va-et-vient dans la rue ce jour-là, histoire de trouver un bon samaritain. Il tombe sur son ancien employeur qui lui refile Rs 30. 

Ces quelques sous couvrent le trajet d’une personne à Moka, mais Elizabeth ne peut s’y rendre seule. Kersley peine à trouver de quoi payer, à son tour, son ticket. Il rentre bredouille et sa compagne manque son rendez-vous avec le spécialiste. Le dilemme : décrocher un autre rendez-vous après un mois d’attente ou encore trouver suffisamment d’argent. « Monn ezite pou demann dimounn kas. Ou gagn enn ta koze. Sitiasyon pa permet mwa travay. Akoz samem mo dan lapenn. » 

Confinés dans une maison rongée par le temps à Plaisance, Elizabeth et son compagnon vivent dans la misère noire. Sans électricité ni nourriture, ils survivent grâce à la générosité occasionnelle de quelques voisins, conscients de la santé fragile d’Elizabeth. Kersley désespère de nourrir sa compagne. Comme un malheur ne vient jamais seul, cette dernière est porteuse du VIH. « Li bizin byen manze pou pran so medsinn », dit-il, en confiant qu’il peine à se mettre à son compte. Car il ne peut pas laisser sa compagne seule, d’autant qu’elle a voulu mettre fin à ses jours après sa subite perte de vue. 

L’inquiétude s’affiche sur le visage crispé de Kersley. La maison qu’il occupe n’est pas la sienne et les propriétaires lui ont demandé de vider les lieux. L’étau se resserre autour de lui. D’une part sa compagne est devenue aveugle et d’autre part, il est incapable de la laisser seule pour aller travailler. Dans ses yeux, on décèle tout l’amour qu’il lui porte. 

Comme Elizabeth, la vie de Kersley n’a pas été un long fleuve tranquille. Il regrette ses actions passées. Il s’accroche pour avancer vers demain, même s’il vit au jour le jour. Il poursuit son traitement de maintien à la méthadone. Son passé le pourchasse et la spirale pour trouver du travail devient de plus en plus infernale. Car il est allé en prison pour trafic de drogue et pour des cas de vol. Il ne sait plus à quel saint se vouer pour sortir de l’impasse. 

À cœur ouvert 

Après avoir rempli un verre d’eau, Elizabeth parle à cœur ouvert de ses déboires. Tout commence durant son enfance. Elle réussit aux examens du Certificate of Primary School et décroche une place dans un collège à Beau-Bassin. Son père refuse de payer ses frais scolaires. La petite Elizabeth quitte les bancs de l’école pour devenir helper dans une usine. Son salaire : Rs 500. 

Chérissant le rêve de devenir coiffeuse, Elizabeth demande à ses parents de placer son argent à la banque. À chaque quinzaine du mois, elle remet son salaire à son père. Au fil des jours, il change de discours et puise dans le salaire de sa fille, tantôt pour acheter à manger pour toute la famille, tantôt pour ouvrir des comptes en banque pour ses fils. 

Un beau jour, Elizabeth cherche à savoir le montant disponible sur son compte bancaire. Elle fouille dans les affaires de son père et découvre le pot aux roses :  le compte est à sec. La jeune fille qui se tue à la tâche fulmine. Elle demande des explications à son père. Il lui dit qu’il a remis l’argent à sa congrégation pentecôtiste. 

Elizabeth tombe des nues. Elle décide de se venger de son père autoritaire en le défiant. « So move ti dan li. Li ti pe bat mo mama ek kras dan lasiet. Toultan li ena bann remark. Pou mo amerd li monn koumans sorti, fime ek al kot kamarad. Monn koumans amenn move lavi. »

Elizabeth a 15 ou 16 ans lorsque sa mère décide de quitter son bourreau de mari. Cap sur une maison à Quatre-Bornes pour entamer une nouvelle vie. Elizabeth continue à travailler. En cours de route, elle rencontre un homme qui la met enceinte. À 17 ans, elle accouche de son premier enfant. Sa relation avec le père est éphémère. 

Après trois ans, elle fait la connaissance d’un autre homme et tombe à nouveau enceinte. Mais son compagnon se révèle vite infidèle et elle retourne vivre avec sa mère. Cette dernière prend son enfant en charge. « Mo zanfan fer sanblan me li nepli estim mwa aster », dit Elizabeth en poursuivant son histoire. 

Jamais deux sans trois 

Elle décide de refaire sa vie encore une fois. De cette rencontre naît un troisième enfant. Mais la vie d’Elizabeth bascule lorsque son compagnon lui fait goûter au brown. Commence alors la descente aux enfers. Elle en fume pratiquement tous les jours jusqu’à dilapider la totalité de son salaire. Faute d’argent, elle partage les doses avec son compagnon qui lui injecte la drogue dans les veines. « Parfwa li fer marday. Li pik plis delo ar mwa. Mo ti pli kontan fime mwa. Mo pa konn pike. Mo pa gagn kont. » 

Accro à la drogue et sans argent, Elizabeth prend son courage à deux mains pour faire le tapin à Rose-Hill. Elle a alors 28 ans. Ne sachant comment fonctionne ce métier, elle s’instruit auprès d’une amie, qui est travailleuse du sexe. Pour sa première passe, Elizabeth obtient Rs 4 000. Elle court s’acheter de la drogue pour fumer mais elle garde quand même des sous pour acheter de quoi manger à son enfant. 

Après deux jours, elle reprend le trottoir. Son compagnon lui crache à la figure en apprenant ce qu’elle fait pour gagner sa vie. Mais il ne crache pas sur le pactole que touche Elizabeth en vendant son corps. Ce « métier », elle le pratique pendant un ou deux ans. « Monn arete akoz mo ti fatige ar sa lavi la. Li ti pe kokin mo kas. » 

Elizabeth raconte que son compagnon l’a même entraînée dans une histoire de chantage et de vol avec un de ses clients.  Lorsque la police débarque pour arrêter son homme, ce dernier la tire par les bras. Les portes de la prison se referment sur eux. Au cours de ses 18 mois de détention, elle apprend qu’elle est malade. Son monde s’écroule. Elle regrette ses choix. « Mo ti ena enn kopin. Nou finn batt enn larout pandan 5 mwa parla. Linn infekte mwa. » 

À sa sortie, elle entame un traitement de maintien à la méthadone. C’est là qu’elle renoue avec Kersley. « Mo konn li depi mo zanfan. Nou abit pre. » Peu de temps après, ils se mettent en couple. Kersley accepte le vécu d’Elizabeth. La jeune femme en fait de même. Cela fait huit ans qu’ils sont ensemble. 

Aujourd’hui, Kersley et Elizabeth ont besoin de vivres et d’un soutien financier. Mais ce qu’il leur faut surtout c’est l’aide d’une personne pour faire des démarches auprès du ministère de la Sécurité sociale et de celui de la Santé.

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Allégations de Maltraitance envers les clandestins : ces ouvriers étrangers indispensables mais indésirables

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Les déboires des travailleurs étrangers ne s’arrêtent pas qu’à leurs dortoirs. Victimes d’agressions verbales et physiques, ceux qui ne sont pas régularisés doivent aussi faire face à des opérations musclées des policiers spécialisés dans la lutte contre l’immigration clandestine. Des agissements décriés par des militants engagés, un avocat et une ONG.

Pour épingler les ouvriers clandestins, le Passport and Immigration Office (PIO) sollicite désormais l’intervention de la Special Support Unit, des commandos du Groupement d’intervention de la police mauricienne et même des chiens de la Dog Section Unit. L’opération coup de poing du service de l’immigration du jeudi 17 janvier a fait couler beaucoup d’encre. Des portes enfoncées, des murs escaladés, des courses-poursuites… la traque aux travailleurs au noir a débuté aux petites heures.

Résultat : 45 clandestins arrêtés à Montagne-Blanche, Sébastopol, Rivière-des-Créoles, Mahébourg, Surinam, Quatre-Bornes, Palma, Pamplemousses, Terre-Rouge, Plaine-Verte et Montagne-Longue. Certains ouvriers ont même été blessés (voir hors-texte), tandis que d’autres ont dû quitter leur refuge torse nu. Six Indiens et 39 Bangladais viennent se greffer à la liste des 384 travailleurs au noir arrêtés en 2018.

Outre cette première opération de 2019, les syndicalistes montrent du doigt les descentes menées par le PIO l’année dernière, dont celle du 24 juillet 2018. Si durant leur briefing avant le coup d’envoi de cette opération il n’y avait que des matraques et des menottes exposées sur la table, pendant l’opération, les commandos et la brigade anti-émeute étaient toutefois munis de boucliers, de carabines et d’autres armes à feu pour interpeller 27 travailleurs étrangers. Aucun de ces ouvriers n’était armé.

Un travailleur blessé à la colonne vertébrale 

Il y a une affaire qui n’a pas été ébruitée. Selon nos recoupements, environ cinq ouvriers parmi les 45 personnes arrêtées le 17 janvier 2019 se sont plaint de douleurs. Il nous revient qu’un travailleur clandestin âgé d’une trentaine d’années a été blessé durant l’opération. Il a dû être admis à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo le jour même de son arrestation. Selon le personnel soignant, il souffrait « de douleurs atroces » à la colonne vertébrale. Ce n’est que le 26 janvier 2019 qu’il a quitté l’hôpital pour être déporté.

Selon une source proche du dossier, l’ouvrier s’est blessé après une course-poursuite. « Il travaillait dans une usine à Montagne-Longue. Lorsque les policiers l’ont conduit à l’hôpital, il souffrait de la colonne vertébrale. Les résultats médicaux indiquent que celle-ci avait été compressée. On lui a recommandé de suivre des traitements dans son pays », nous a-t-on fait comprendre. Le syndicaliste Faizal Ally Beegun confirme : « Il s’est gravement blessé. »


Salaire des Bangladais

Si auparavant le salaire des travailleurs bangladais était différent de celui des Mauriciens, ce n’est plus le cas. Avec l’entrée en vigueur du salaire minimal, ils devraient tous être alignés au même taux. Là aussi, ce n’est pas acquis. Dans le secteur textile, les Bangladais commencent leur service à 7 heures pour finir à 17 h 15. Avec les heures supplémentaires, il peut leur arriver de terminer vers 20 heures. Dans la matinée, ils ont un break de 10 minutes. À 12 h 15, ils prennent leur déjeuner pendant 30 minutes. Puis à 15 heures ils ont une pause de 10 minutes. Cependant, pour le même nombre d’heures, les Mauriciens touchent davantage d’argent que les Bangladais.

Dans certains secteurs, si des Mauriciens touchent Rs 15 000 pour un job, les Bangladais ne perçoivent que Rs 10 000 à Rs 12 000. Ces derniers se retrouvent souvent avec un manque à gagner. Sabil, employé dans une boulangerie du Nord, en fait partie. « J’ai quitté le Bangladesh et j’ai dépensé une grosse somme pour venir travailler à Maurice. Si je ne reçois pas le même salaire que mes autres collègues, je ne peux pas me plaindre. Mais mon patron me traite correctement. Il me donne à manger et j’ai une maison où je peux habiter avec mes amis bangladais », dit-il. Il affirme qu’il n’a pas besoin d’un deuxième boulot car il est bien traité. Concernant la différence de salaire entre le sien et ses collègues mauriciens, il souligne que c’est Rs 1 000 à Rs 2 000, dépendant des mois. « Parfois je fais des heures supplémentaires pour arrondir mes fins de mois. »


Situation dans deux usines

Durant la semaine écoulée, les 36 employés d’Akhilesh International Ltd, située à Fond-du-Sac, se sont rendus au ministère du Travail pour exprimer leurs griefs. Ils ont expliqué aux officiers que leur employeur les a menacés quand il a su qu’ils avaient déposé une plainte. Mustaf, un des employés, confie qu’ils ont vécu neuf mois de martyre quand ils étaient à l’usine de Fond-du-Sac. Il se dit maintenant soulagé car la Special Migrant Workers Unit du ministère a finalement accepté de les redéployer à l’usine Tropic Knits. La direction de l’usine d’Akhilesh International Ltd s’est refusée à tout commentaire.

Depuis le 14 janvier 2019, les travailleurs étrangers de Tianli Spinning sont sous l’étroite surveillance du ministère de la Santé car ils ont tous été testés positifs à la grippe AH1N1. Au sein du ministère, on nous fait comprendre que toutes les années, le vaccin contre la grippe AH1N1 est disponible et que ce sont les officiers du ministère qui se déplacent pour cela dans les usines. On nous affirme qu’il n’y a eu aucune demande de la part de l’usine concernée pour que ses travailleurs soient vaccinés.


Maurice égratigné dans le Human Trafficking Report

Pour la troisième année consécutive, Maurice n’a pas été épargné dans le Human Trafficking Report. Comme c’est le cas depuis trois ans déjà, le pays reste dans la catégorie Tier 2. Il est donc considéré comme étant parmi les moins bons élèves comparés à d’autres pays. Ce rapport du département d’État américain égratigne Maurice sur les rétentions des passeports des travailleurs étrangers, ainsi que sur l’absence d’aide pour les rapatrier et de l’inexistence d’un registre des victimes de trafic humain. « The government did not report law enforcement efforts to address the trafficking of adults and protection services for adults remained lacking, with neither specialized shelters nor systematic provision of care. Coordination between law enforcement and prosecutors remained weak and the judicial process was slow, discouraging some victims from pursuing legal redress. Efforts to identify victims decreased and, unlike last year, the government did not report investigating any employers that exhibited indicators of trafficking, such as passport retention. »

Le département garde aussi un œil sur le PIO. Il indique que le service de l’immigration mauricien doit être amélioré. La Special Migrant Workers Unit du ministère du Travail est aussi citée dans le rapport. « The unit conducted 872 inspections, compared to 402 in the previous reporting period. However, this number of inspections continued to remain inadequate relative to the approximately 37 000 migrant workers employed in Mauritius. Despite the illegality of passport seizure, this practice remained widespread. In 2016, the government collaborated with the Bangladeshi High Commission in Mauritius to identify and refer cases of passport retention to the PIO… the government did not report continuing this practice in 2017. »


Faizal Ally Beegun : «De l’esclavagisme moderne»

« Nous avons célébré l’abolition de l’esclavage le vendredi 1er février, mais l’esclavagisme moderne persiste toujours à Maurice. » C’est ce que déclare Faizal Ally Beegun qui milite pour les travailleurs étrangers. « Ces ouvriers étrangers sont victimes de la violence et de la maltraitance dans toutes les formes. Le cas le plus récent est celui de Fond-du-Sac. Un des leurs a été agressé par un groupe d’individus. Tous les employés se sont alors dirigés vers le ministère du Travail pour porter plainte. »

Le syndicaliste évoque le cas d’une boulangerie à Curepipe. Il raconte qu’un Bangladais a été malmené publiquement par son employeur, car il ne savait pas faire la différence entre un pain rond et une baguette. « La barrière de la langue le pénalise. Son employeur s’en est pris à lui », déplore Ally Beegun. Le syndicaliste est remonté contre l’opération du PIO mené en début d’année. « C’est une insulte à la dignité humaine. Ces opérations sont faites juste pour avoir de la publicité ou obtenir une promotion. Les policiers du PIO détiennent-ils des mandats d’arrêt pour ces opérations ? »

Me Rama Valayden alertem la Human Rights Commission

Me Rama Valayden s’insurge contre la façon de procéder des officiers du PIO lors des opérations crackdown pour déporter des étrangers qui séjournent illégalement à Maurice. L’avocat a alerté la Human Rights Commission, le jeudi 17 janvier, dans une correspondance. Il demande aux officiers de ne pas utiliser la violence lors de ces opérations.

« Je comprends le fait que les officiers du PIO reçoivent des instructions pour mener des opérations crackdown afin de mettre ceux qui sont dans l’illégalité hors d’état de nuire. Nul n’aurait aimé qu’un Mauricien soit traité de la même façon que ces travailleurs étrangers lorsque ces derniers sont interpellés pour situation irrégulière. Pe televiz zot, filme zot e pa pe les zot pran zot efe personel. Je demande que les droits humains de ces travailleurs étrangers soient respectés. » Me Valayden a aussi adressé une lettre au ministre du Travail Soodesh Callichurn.

Le Prime Minister’s Office remonte les bretelles au PIO

À son retour de l’Inde où il était en mission, le Premier ministre Pravind Jugnauth a été informé des retombées de l’opération médiatisée du PIO ainsi que les dénonciations des militants. Au bâtiment du Trésor, on indique que le chef du gouvernement a demandé au PIO de revoir sa stratégie sur ses méthodes d’intervention. Les responsables du PIO ont tenu une réunion en ce sens dans l’après-midi du jeudi 31 janvier.


Rezina Ahmed, Haut-commissaire du Bangladesh à Maurice : «Des exploitations ont lieu dans les petites entreprises»

Comment pensez-vous  que les Bangladais sont traités à Maurice ?
On a vu que c’est seulement deux entreprises qui ont mal agi envers les employés récemment. Dans une usine, les employés n’ont pas obtenu leur salaire, tandis que dans le second, il y a eu un problème d’hygiène car ils sont plusieurs à avoir contracté la grippe AH1N1. Dans le premier cas, les employés seront transférés dans une autre usine.

En ce qui concerne ceux qui sont traqués par les officiers du PIO, ils sont en situation illégale dans le pays. Certains préfèrent rester à Maurice lorsque leur visa expire. Ils sont alors considérés comme  des clandestins. On n’encourage pas cela. Ils doivent retourner dans leur pays. Quand les procédures tardent, une fois que le Bangladais est entre les mains du PIO, il est maintenu en détention dans les centres  de Le Chaland ou de Moka.

Pensez-vous qu’il y a une exploitation des employés bangladais ?
C’est uniquement les petites entreprises qui les exploitent. Quand on reçoit des plaintes, on les transmet au ministère du Travail et des actions sont prises. On n’a pas de problèmes avec les grandes sociétés.

Avez-vous abordé avec le gouvernement les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs ?
Nous sommes en communication avec le ministère du Travail quand nous recevons des doléances. Nous sommes sensibles aux problèmes de nos compatriotes. Avec les grandes entreprises textiles, on n’a aucun problème. C’est uniquement avec les petites que nous avons des soucis. D’ailleurs, le ministère mène des visites régulièrement dans les dortoirs.

Qu’en est-il des agents recruteurs ?
Ils font leur travail en toute légalité. C’est quand il y a une demande qu’il y a des recrutements. S’il n’y a pas de demande, les Bangladais ne viendront pas à Maurice. Si la demande porte sur 100 employés, c’est uniquement ce nombre qui sera recruté. Quand leur contrat expire, ils continuent de rester au pays. C’est dans ce contexte qu’ils sont dans l’illégalité.


Le PIO se défend de toute forme de brutalité

Ils sont catégoriques. Les officiers du bureau de l’immigration réfutent les allégations de brutalité. Ils balaient d’un revers de la main les critiques formulées contre eux. « Nous sommes affectés au bureau du PIO et nous devons veiller à ce que les travailleurs étrangers soient en règle. Lors de nos interventions, nous n’utilisons aucune forme de brutalité. Ce n’est qu’une mauvaise perception. Nous avons déjà sollicité l’aide d’autres unités de police, dans le but de prévenir toute tentative de fuite des travailleurs sans papiers. Aucun travailleur étranger s’est plaint de brutalité. Aucune plainte n’a été déposée », confie un haut gradé du PIO.

Qu’en est-il du travailleur étranger qui a été hospitalisé lors de la dernière opération ? Le haut gradé déclare ceci : « Un des travailleurs étrangers avait des douleurs à l’estomac. C’est probablement dû à une mauvaise nutrition. À aucun moment il n’a dit qu’il s’est blessé. C’est totalement faux. Personne n’a été grièvement blessé. » Le Défi Plus a également sollicité une réaction de la part du responsable du PIO. Ce dernier se prononcera avec l’aval du commissaire de police.


Ahmed Parkar  : «Il y a définitivement des abus de la part de certaines sociétés»

Est-ce vrai que ces travailleurs sont maltraités ?
Bien sûr, il y a des abus. Dans toutes les sociétés du monde, on n’a pas de système soit parfait. Mais il y a le gouvernement pour veiller à ce que les lois du pays sont respectées. Il y a certaines entreprises qui ont leur propre système de gestion. C’est quand ces sociétés vont dans l’extrême que l’image du pays est terni. Cela nous affecte.

Nous devons respecter les droits des travailleurs étrangers. Les compagnies sont dans l’obligation de leur donner le même salaire que les travailleurs mauriciens. On doit se poser la question : si une entreprise ne peut traiter ses employés étrangers correctement, pourquoi les faire venir ? Si le gouvernement applique les lois comme il faut, les compagnies devront traiter les travailleurs correctement. Il faut suspendre le permis de certaines pour que la situation s’améliore.

Auparavant, il y avait des travailleurs étrangers uniquement dans la zone franche en raison de certaines visibilités, mais de nos jours, on les trouve dans tous les secteurs. Maintenant avec la technologie, tout ce qui se passe au pays est répercuté au niveau international. Du coup, on doit prendre des précautions afin que le pays n’en souffre pas. Le gouvernement doit être intraitable et prendre des actions. 

Est-ce qu’ils sont mal payés ?
Les abus contre les travailleurs étrangers sont à plusieurs niveaux. Cela peut être le salaire ou les heures du travail. Un employé ne peut pas travailler pendant 20 heures par jour ou sept jours sur sept. Les travailleurs ont droit à un jour de congé. Sinon il y a définitivement il y a un abus.

Si les patrons opèrent dans la transparence, il n’y aura pas de problème. Au sein de ma société, le ministère du Travail fait des inspections et on est très strict. Alors pourquoi y a-t-il ses abus si les inspections se font convenablement ? Il y a une autre part de vérité : dans toutes les compagnies du monde il y a 5 % de personnes qui ne sont jamais satisfaites. C’est une réalité.

Est-ce qu’on ne doit pas s’assurer de leurs droits car le pays a besoin d’eux ?
Ces travailleurs étrangers ont des droits. Le pays a besoin d’eux. Plusieurs secteurs sont encore opérationnels, car ils sont là pour travailler. Les lois du pays sont bien claires. S’il y a des abus, les travailleurs peuvent les dénoncer au ministère ou à la police. Les institutions concernées doivent appliquer les lois selon la législation qui s’impose. Dans des cas extrêmes, il faut prendre des actions.
Le syndicaliste et porte-parole des travailleurs étrangers, Faizal Ally Beegun, fait du bon travail en dénonçant des cas d’abus. Mais il faut que des actions suivent. On ne comprend pas pourquoi le système ne fonctionne pas car la loi protège tout le monde. Si un employeur est honnête, il n’y aura pas d’abus. Les syndicalistes doivent assumer leur rôle. Si les autorités prennent leurs responsabilités, il n’y aura pas de problèmes.


Plus de 24 000 Bangladais à Maurice

Le nombre de travailleurs étrangers provenant du Bangladesh a dépassé les 24 000 l’année dernière. Selon les derniers chiffres officiels du ministère de l’Emploi qui datent de début décembre, ils étaient 24 256, dont 5 497 femmes, alors qu’il y avait 42 572 travailleurs étrangers toutes nations confondues. L’Inde, second plus gros pourvoyeurs d’ouvriers, comptait 9 390 détenteurs de permis de travail à Maurice. En troisième position, il y a Madagascar avec 4 531 travailleurs. Le nombre de travailleurs bangladais augmente continuellement. Selon les statistiques de février 2015, 38 309 étrangers étaient employés à Maurice. Parmi, il y avait 21 218 Bangladais, dont 7 806 femmes. Le chiffre est appelé à croître davantage, explique-t-on au ministère du Travail. Le Bangladesh continuera à se tailler la part du lion. Rien que pour novembre 2018, sur les 1 695 permis de travail émis ou renouvelés, 61 % concernait des ressortissants bangladais.

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