Au Sénégal, l’ombre d’Abdoulaye Wade plane sur l’élection présidentielle

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Rentré au pays, l’ancien chef de l’Etat compte bien influencer le scrutin du 24 février afin d’empêcher son ancien premier ministre, Macky Sall, d’obtenir un second mandat.

Par Matteo Maillard Publié aujourd’hui à 17h32, mis à jour à 17h32

Temps de Lecture 5 min.

L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade à son arrivée à Dakar, le 7 février 2019.
L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade à son arrivée à Dakar, le 7 février 2019. SEYLLOU / AFP

Les mains crispées sur le toit de son 4 x 4, le corps droit, son habituelle chéchia rouge coiffant une moue sévère, Abdoulaye Wade traverse la ville de Rufisque à toute vitesse. A 92 ans, l’ancien président du Sénégal (2000-2012) n’a rien perdu de sa capacité à rassembler les foules. Arrivé en jet privé au nouvel aéroport de Dakar, jeudi 7 février en fin d’après-midi, c’est la première fois qu’il remet les pieds dans son pays depuis plus d’un an.

Des milliers de militants convaincus et des sympathisants curieux sont venus l’accueillir avec pancartes, sifflets et tam-tams. Son cortège, d’une centaine de véhicules, l’a escorté pendant cinq heures de bain de foule à travers les banlieues de la capitale jusqu’à la permanence du Parti démocratique sénégalais (PDS), sa formation politique et premier parti d’opposition.

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A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, « Gorgui », (« le vieux » en wolof), comme le surnomment les Sénégalais, n’a qu’un objectif en tête : empêcher la tenue du scrutin. « Vos cartes d’électeurs, c’est de la fraude ! Rendez-vous dans les bureaux de vote samedi [veille de l’élection] et brûlez-les. Brûlez aussi celles de vos familles ! », a-t-il lancé au millier de personnes venues l’écouter pendant plus d’une heure devant le siège de son parti. Il a accusé le gouvernement de détenir deux fichiers électoraux, permettant au président-candidat Macky Sall de s’offrir « 317 540 voix supplémentaires ». Il avait déjà tenu des propos forts dans une vidéo publiée mardi 5 février depuis la France : « Nous avons choisi de nous opposer à la tenue d’une élection entièrement fabriquée dans le seul but de faire réélire le président sortant Macky Sall. »

Vision dynastique

Résident à Versailles avec son épouse française Viviane Vers, Abdoulaye Wade est venu avec un esprit de revanche. Il n’a jamais digéré le fait que son premier ministre et protégé politique, l’actuel président Macky Sall, le batte lors de l’élection présidentielle de 2012, après avoir été destitué du parti par Abdoulaye Wade qui briguait un inconstitutionnel troisième mandat. Il lui reproche aussi d’avoir instrumentalisé la justice pour faire condamner en 2015 son fils Karim Wade à six ans d’emprisonnement et 210 000 millions d’euros d’amende pour enrichissement illicite.

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Dans sa vision dynastique, Abdoulaye Wade voulait faire de son fils son successeur à la tête de l’Etat. Il lui avait déjà permis, durant son deuxième mandat, d’accéder à des portefeuilles ministériels conséquents qui avait valu au fils le sobriquet de « ministre du ciel et de la terre ». Ce qui ne l’a pas empêché dans son allocution vidéo du 5 février de dénoncer un Macky Sall mettant ses propres proches à des postes « mangeoires ».

Gracié par Macky Sall après trente-huit mois de prison, Karim Wade s’était alors exilé au Qatar d’où il a poursuivi ses activités de banquier avant de se présenter à l’élection présidentielle de 2019. Mais son nom ayant été rayé des listes électorales suite à sa condamnation, sa candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.

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C’est afin de sauver « l’avenir du Sénégal », précise Abdoulaye Wade, mais surtout l’honneur de sa famille qu’il est revenu pour peser de tout son poids sur l’électorat. Nombre de ses affiliés sont encore nostalgiques d’une époque où « les capitaux circulaient sans difficulté et la classe moyenne pouvait s’enrichir », soutient un militant vêtu d’un tee-shirt à l’effigie du « père de la nation » comme ils aiment appeler Wade.

L’ancien président a ensuite déroulé son plan d’action pour les jours à venir, composé de visites « chez les gouverneurs et les préfets pour leur faire savoir que nous ne sommes pas d’accord avec ces élections ». Dès vendredi 8 février, il le mettait en action, en allant rendre visite au calife général des mourides dans la ville sainte de Touba, l’une des plus influentes confréries soufies du pays et dont les consignes de vote, mêmes implicites, sont strictement suivies par les fidèles.

« Faire partir Macky Sall »

Hormis ses plus fervents partisans, de nombreux membres de l’opposition sont venus manifester leur soutien au « pape du sopi » (« pape du changement » en wolof) pour le convaincre de renoncer à son boycott du scrutin et de soutenir l’un des quatre candidats de l’opposition en lice. A l’image d’Aissatou Fall, coordinatrice des femmes khalifistes (soutiens de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, dont la candidature a été invalidée) et vice-présidente des femmes du Front de l’opposition.

« Nous qui sommes des socialistes, nous avons combattu le libéralisme d’Abdoulaye Wade pendant douze ans, et nous le regrettons, dit-elle devant le siège du PDS. C’est pourquoi nous sommes venues massivement pour lui rendre hommage, mais aussi lui demander solennellement de revenir sur sa décision. Abdoulaye Wade n’a pas le droit de demander à ses partisans de boycotter l’élection. S’il ne choisit pas l’un des candidats de l’opposition, nous n’aurons pas le poids nécessaire pour faire partir Macky Sall. »

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Nul doute que les quatre candidats de l’opposition vont multiplier les gestes en direction de l’ancien chef de l’Etat pour s’attirer les faveurs de son électorat puissant. Abdoulaye Wade l’a bien compris et a prévu, lundi 11 février, de rendre visite en prison à Khalifa Sall, candidat malheureux et leader influent de l’opposition. L’ancien maire de Dakar a choisi le candidat qu’il supportera au premier tour et a prévu de le révéler dans les prochaines heures. Si M. Wade s’accorde sur le même soutien, abandonnant son boycott, le boulevard électoral que s’est taillé Macky Sall pour la présidentielle risque de rétrécir.

Matteo Maillard (Dakar, correspondance)

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मॉरीशस // Mauritius Amazing Facts in Hindi

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Hassan Tariq, une figure de la gauche pour incarner la diplomatie chérifienne en Tunisie – JeuneAfrique.com

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Le roi Mohammed VI a nommé un nouvel ambassadeur en Tunisie. Hassan Tariq, ancien député de gauche, rompu au dialogue avec les islamistes et connaisseur du mouvement syndical, devrait s’y montrer à l’aise.


Hassan Tariq a été nommé ambassadeur du roi du Maroc en Tunisie, à l’occasion du Conseil des ministres du 7 février. Dans le royaume, cet universitaire est connu comme un militant de longue date aux côtés de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), parti social-démocrate dont il a été député entre 2011 et 2016 et dont il s’est depuis éloigné. Lors de la reprise en main du parti par Driss Lachgar, Hassan Tariq s’était rapproché des frondeurs de l’aile démocratique, emmenés par Ahmed Zaïdi.


>>> À LIRE – Maroc : pourquoi l’ambassadeur du roi en Arabie saoudite est retenu à Rabat


Hassan Tariq est aussi une voix de gauche qui avait su créer une passerelle avec le camp islamiste : il a par exemple accepté de participer à des conférences avec le militant du PJD Abdelali Hamieddine, afin d’évoquer le dialogue entre les deux camps politiques. Enfin, il entretient de longue date une proximité avec le mouvement syndical. Autant d’atouts en Tunisie, où les partis à référentiel de gauche et islamistes apprennent à cohabiter, et où les syndicalistes conservent un poids politique important.

Plusieurs diplomates issus de la gauche

Un ancien diplomate marocain se réjouit de la nomination de Hassan Tariq : « Malgré ses prises de position pas toujours sur la même ligne que le Palais, il a été nommé pour ses qualités et son adéquation avec le poste », confie cette source à Jeune Afrique.

Ce n’est pas la première fois qu’un militant ou un ancien militant de l’USFP est nommé ambassadeur par Mohammed VI. C’est ainsi assez logiquement que le Palais a choisi une personnalité de gauche, Boughaleb El Attar, pour représenter le royaume à Cuba. Ahmed Réda Chami, lui aussi figure de l’USFP et ancien ministre, était ambassadeur auprès de l’Union européenne jusqu’en 2018.

Dans le monde arabe, ils sont maintenant plusieurs à être issus des rangs de gauche pour représenter le monarque : en novembre 2018, Khalid Naciri a pris ses fonctions comme ambassadeur en Jordanie. Avec Mohamed Grine, ambassadeur au Liban depuis 2016, cela fait deux cadres du Parti du progrès et du socialisme (PPS) en poste à l’étranger.

Au Maroc, la Tunisie est représentée par Mohamed Ben Ayed, un diplomate de formation, notamment passé par Amman et Nouakchott.



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JeuneAfrique

Marc Albrighton could be out for the season with torn hamstring

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Leicester winger Marc Albrighton facing season-ending operation on torn hamstring

  • Leicester fear Marc Albrighton’s season could be over due to a hamstring injury
  • The 29-year-old is due to have an operation on issue suffered in training
  • He missed defeat by Manchester United and may not return before May

Laurie Whitwell for MailOnline

Leicester fear Marc Albrighton’s season could be over with the winger requiring surgery for a torn hamstring.

Albrighton is due to have an operation after suffering the injury in training last week.

The 29-year-old missed last Sunday’s loss to Manchester United and might not be back before May.

Leicester fear Marc Albrighton's season could be over with the winger requiring surgery

Leicester fear Marc Albrighton's season could be over with the winger requiring surgery

Leicester fear Marc Albrighton’s season could be over with the winger requiring surgery

Albrighton’s absence will be a big loss for Leicester. He has been in excellent form and scored two goals and provided two assists in the Premier League this season.

Claude Puel said: ‘It is bad news for us, it is serious. I think he will not be available perhaps until the end of the season.

‘It is longer than just a normal hamstring injury. He will have surgery.

‘We know the qualities of Marc, he gives spirit, good aggressiveness, and hard work for the team. We will have to find other balance in the team.

‘It is a bad thing for him for us, it will be an opportunity for others to show their quality, we will see how we can manage this period.’

Albrighton is due to have an operation after suffering a torn hamstring in training last week

Albrighton is due to have an operation after suffering a torn hamstring in training last week

Albrighton is due to have an operation after suffering a torn hamstring in training last week

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la position de neutralité du Mexique et de l’Uruguay

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Lors de la conférence du Groupe international de contact, à Montevideo, le 7 février 2019.
Lors de la conférence du Groupe international de contact, à Montevideo, le 7 février 2019. VICENTE MANUEL TORT / AFP

A contre-courant de la plupart des pays d’Amérique latine, qui ont reconnu le président autoproclamé par intérim du Venezuela, Juan Guaido, le Mexique a opté, conjointement avec l’Uruguay, pour une position neutre entre le pouvoir vénézuélien et l’opposition. « Nous ne prenons pas parti afin de promouvoir un dialogue propice à une solution pacifique et démocratique », répète Marcelo Ebrard, ministre des affaires étrangères.

Le président Andrés Manuel Lopez Obrador considère en effet la crise au Venezuela comme une question de politique intérieure, selon le principe de non-ingérence. Mexico a d’ailleurs maintenu ses relations diplomatiques avec le gouvernement Maduro, prônant la négociation comme « unique voie pour sortir de crise ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Crise au Venezuela : à Montevideo, la recherche incertaine d’une issue négociée

Mercredi 6 février, le Mexique, l’Uruguay et les pays de la Communauté des Caraïbes avaient publié un communiqué présentant un plan pour le Venezuela. Baptisé « mécanisme de Montevideo », ce dernier n’exige pas la tenue d’une élection présidentielle anticipée, comme le réclament l’opposition vénézuélienne et de nombreux pays. « Si nous exigeons des élections à tel moment, nous imposons des conditions qui rendent difficile le dialogue. Ce sont eux [le gouvernement et l’opposition au Venezuela] qui doivent se mettre d’accord », a déclaré le ministre uruguayen des affaires étrangères, Rodolfo Nin Novo.

Le « mécanisme de Montevideo » prévoit quatre phases : « dialogue immédiat », « négociation », « engagements » et « mise en œuvre » avec un accompagnement international. « Cela repose sur la bonne foi. Nous n’intervenons pas sinon par le dialogue, la négociation, la communication et la volonté de contribuer », a déclaré, mercredi 6 février, M. Ebrard.

Appel « à une élection présidentielle transparente »

Ce plan a ensuite été présenté jeudi à Montevideo, où se tenait une conférence du Groupe international de contact (GIC) sur le Venezuela. Lancé le 31 janvier, le GIC réunit l’Union européenne (UE), huit pays européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Portugal, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) et quatre d’Amérique latine (Uruguay, Bolivie, Costa Rica et Equateur). Dans une déclaration finale signée par tous les pays participants à l’exception de la Bolivie et du Mexique, le GIC a appelé jeudi soir « à une élection présidentielle libre, transparente et crédible ».

S’il a participé à la conférence de jeudi, le Mexique n’a pas pour autant rejoint le GIC. Cette posture représente un virage radical pour le Mexique en termes de politique extérieure, basé sur la « doctrine Estrada ». Ce texte élaboré par Genaro Estrada, ancien ministre des affaires étrangères (1930-1932), fixe les principes de « non-intervention », d’« autodétermination des peuples », de « solution pacifique des conflits » et de « défense des droits humains ». Cette doctrine, inscrite dans la Constitution en 1988, avait été délaissée depuis dix-huit ans par les prédécesseurs de M. Lopez Obrador, dont Enrique Peña Nieto (2012-2018), qui était très critique envers M. Maduro.

Le 4 janvier, Mexico a refusé de signer la déclaration du Groupe de Lima – un organisme créé en 2017 et composé par 14 pays américains –, qui ne reconnaît pas la « légitimité » du nouveau mandat présidentiel de M. Maduro, appelant à de nouvelles élections.

Un mois plus tard, le 4 février, Mexico n’a pas participé non plus à la dernière réunion du Groupe de Lima à Ottawa, au Canada. « Nous voulons instaurer une relation d’amitié avec tous les peuples, a justifié le président mexicain, entré en fonctions le 1er décembre 2018. Cela peut déplaire à certains. Mais c’est ce que dicte notre Constitution. »

La posture singulière du président de gauche, annoncée le 24 janvier, suscite la polémique au Mexique. Certains observateurs saluent une position « réfléchie » et « constructive ». En tête, le quotidien de gauche La Jornada, qui s’est félicité dans un éditorial, publié le 25 janvier, d’« une stratégie qui évite la confrontation et frustre les plans de polarisation de la puissance du Nord », en référence aux Etats-Unis. D’autres ne partagent pas cet avis. Le 25 janvier, l’éditorial du quotidien conservateur El Universal accusait le gouvernement de « se mettre du côté de Maduro (…), pourtant considéré comme un dictateur ». Le président vénézuélien a d’ailleurs accepté la proposition de dialogue du Mexique et de l’Uruguay.

« Eviter une escalade de la violence »

Fin janvier, Jorge Castañeda, ancien ministre mexicain des affaires étrangères (2000-2003), a dénoncé sur son compte Twitter « la honteuse posture mexicaine (…) qui est un énorme retour en arrière et peut convertir le Mexique en complice des pires pratiques de l’hémisphère ».

Dans la foulée, M. Lopez Obrador répliquait que « la priorité du Mexique est d’éviter, par le dialogue, une escalade de la violence ». Sa posture lui offre aussi l’opportunité de se démarquer du président américain, Donald Trump, alors que M. Peña Nieto avait été critiqué pour sa faiblesse envers le puissant voisin du Nord.

La position de neutralité de l’Uruguay s’explique aussi en partie par le fait que ce petit pays de 3,5 millions d’habitants a toujours cherché à prendre ses distances de ses deux grands voisins, l’Argentine et le Brésil, mais aussi des Etats-Unis. Résistant à la vague néolibérale qui a déferlé sur la région, c’est une coalition de centre-gauche, le Front élargi, qui est au pouvoir à Montevideo depuis 2004.

Le gouvernement uruguayen est toutefois affaibli par des divisions internes au sein du Front élargi, dont un secteur, tout comme les partis d’opposition de droite, réclament une position « plus ferme » vis-à-vis de Caracas. A l’opposé, l’ancien président et ex-guérillero José Mujica (2010-2015) estime « indispensable de promouvoir le dialogue et non pas l’isolement du Venezuela », revendiquant « l’autodétermination, la non-ingérence et la souveraineté du peuple vénézuélien ».

A Montevideo, El Pais, le principal quotidien d’Uruguay, a publié le 6 février une interview de Juan Guaido, dans laquelle celui-ci se montre « étonné et déçu » de la position de l’Uruguay. Il regrette que « l’Uruguay n’ait pas condamné le coup d’Etat de Maduro ».

Depuis Caracas, le président du Parlement vénézuélien qui s’est autoproclamé président par intérim a également accusé Nicolas Maduro, le 4 février, d’avoir tenté de transférer 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) vers l’Uruguay depuis la Banque de développement du Venezuela, qui possède plusieurs succursales en Uruguay. « J’appelle l’Uruguay à ne pas se prêter à ce hold-up », a déclaré M. Guaido. Un transfert qui, selon l’opposition vénézuélienne, a finalement été bloqué par la Banque centrale uruguayenne.

Dans le reste du continent américain, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatemala, le Honduras, Panama, le Paraguay et le Pérou ont reconnu Juan Guaido. Cuba et la Bolivie soutiennent Nicolas Maduro depuis le début de la crise.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Juan Guaido : « Personne au Venezuela ne s’immolera pour Maduro »

Frédéric Saliba (Mexico, correspondance) et Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)

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Conseil des ministres : Maurice étend ses activités de pêche jusqu’au canal du Mozambique

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Maurice étend ses activités de pêche jusqu’au canal du Mozambique. Suite à la récente visite du président mozambicain à Maurice, le conseil des ministres a, ce vendredi 8 février, décidé d’exploiter les eaux mozambicaines. 

Il reviendra à l’Economic Developement Board et Business Mauritius de produire un « action plan » en ce sens. Selon nos recoupements, les compagnies de pêches locales seront également de la partie.

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Defi Media

Décisions du Cabinet : retombées de la visite du président Nyusi, Gita Mahotsev…

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Le Cabinet ministériel, présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, ce 8 février a pris note des retombée de la visite du président de la République du Mozambique, Filipe Jacinto Nyusi, à Maurice. Les domaines suivants ont été identifiés pour une coopération future, à savoir: (a) le projet de GNL; (b) création d’une entreprise de pêche régionale; (c) développement des services régionaux de cabotage; (d) initiatives pour développer le commerce des biens et des services; (e) développement conjoint d’un pôle de tourisme régional; (f) création d’un parc industriel / zone économique spéciale au Mozambique; et (g) fourniture de services professionnels, tels que des services financiers, bancaires, d’assurance, juridiques et comptables par des opérateurs mauriciens au Mozambique.

L’Economic Development Board (EDB) a été désigné comme organisme de coordination du côté mauricien pour assurer la mise en œuvre de ces projets en étroite collaboration avec Business Mauritius et des institutions des secteurs public et privé.

Une étroite collaboration en matière de lutte contre le trafic de drogue est également envisagée. L’assistance des autorités mozambicaines a aussi été sollicitée pour la mise en place du Musée intercontinental de l’Esclavage.

Le Conseil des ministre a pris note des dispositions prises dans le cadre des célébrations de la fête nationale 2019. C’est le président Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar, nouvellement élu qui  sera l’invité principal.

Le Cabinet a pris note des dispositions prises en vue de la tenue de la réunion internationale Gita Mahotsav à Maurice du 13 au 16 février 2019.

Le Conseil des ministres a pris note du programme d’activités qui seront organisées pour rendre hommage à Joseph Réginald Topize (Kaya), musicien mauricien et créateur du “seggae”. Les activités comprendront: (a) des représentations culturelles le 21 février 2019 de: (i) le Conservatoire national de musique François Mitterand sur l’esplanade du conseil municipal de Port-Louis; (ii) «Les Vents d’un rêve» devant le bâtiment Air Mauritius, à Port Louis; et (iii) l’Atelier Mozar le long de l’allée principale du marché central. (b) un forum / une table ronde sur les paroles de Kaya au conseil municipal de Port-Louis; et (c) un spectacle musical sur l’esplanade de Port Louis Waterfront, avec la participation de divers groupes artistiques.

Le Cabinet a accepté la tenue de la Port Management Association of Eastern and Southern Africa (PMAESA), une Conférence annuelle sur «l’intégration de la logistique et Cérémonie de remise des prix de la connectivité maritime en Afrique et des ports africains à Maurice, en juin 2019.

L’objectif de la conférence est de mettre en évidence le rôle vital des ports en marge d’un développement dans la région africaine, en exploitant les avantages comparatifs et améliorer la compétitivité des acteurs économiques. Quelque 300 délégués sont attendus pour discuter des questions d’actualité et des enjeux en matière de transport et de logistique à l’échelle mondiale.

Le Cabinet a pris note de la recomposition du conseil d’administration d’Early Chilhood and Education Authority. Désormais c’est Fawzia Toorawa qui sera la présidente.

Le Cabinet a aussi pris note de la composition du Medical Council of Mauritius pour la période 2019-2021.

Le Cabinet a pris note qu’une complexe de natation sera construite à Closel, Phoenix. Ce projet sera financé par Emirates Airline. C’est le PS du ministère de la Jeunesse et des Sports qui présidera le conseil d’administration de la fondation.

Le Cabinet a également pris note que Savitree Oogarah sera la présidente du conseil d’administration du Special Education Needs Authority.

Le Cabinet a pris note que la candidature du gouvernement mauricien pour faire partie du Commonwealth Advisory Body on Sport a été retenue. Le Commonwealth Advisory Body on Sport donne des conseils dans le domaine sportif.

Le Cabinet a pris note de la performance du secteur Export-Oriented Entreprises pour la période de janvier à novembre 2018. Les valeurs de l’exportation a connu une hausse de 2% comparativement à la période de 2017. Il y a une hausse dans l’exportation du textile, du poisson, de bijoux, de perles, et des pierres précieuses, entre autres.

Le Cabinet a pris note que le ministère de la Santé conduira une étude sur une base pilote sur « Development Evaluation of a Technology-Assisted Diabetes Prevention Programme » à Maurice. Cette étude se fera en collaboration avec Mauritius Telecom et de l’assistance du professeur A. Ramachandram, président de l’Indian Diabetes Research Foundation à Chennai.

Le Cabinet a pris note de la mise sur pied d’un Inter-State (Regional) Gas Committee par la SADC afin de promouvoir l’inclusion du gaz naturel et assurer le développement industriel dans la région.

Décisions du Cabinet : retombées de la visite du président Nyusi, Gita Mahotsev, commémoration de Kaya…

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Inside News

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