L’exfiltration des ex-combattants de l’EI se ferait, selon nos informations, dans le cadre d’une « opération internationale coordonnée », notamment appuyée par les Etats-Unis.
Par Elise Vincent, Nathalie Guibert, Madjid Zerrouky et Marc SemoPublié aujourd’hui à 11h35, mis à jour à 11h35
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SEVERIN MILLET
Le scénario de retour des djihadistes français détenus par les Kurdes dans la zone irako-syrienne s’est un peu plus précisé, vendredi 8 février. Alors qu’au moins 70 à 80 enfants et une cinquantaine d’adultes sont retenus depuis de longs mois dans la région, une des options les plus sérieuses sur laquelle travaille Paris est, selon nos informations, une opération de rapatriement internationale coordonnée. Une exfiltration qui s’appuierait notamment sur une aide logistique américaine, comme l’ont indiqué au Monde des sources françaises concordantes, confirmant une information de BFM-TV.
« Une opération coordonnée ne signifie pas forcément une opération conjointe », précise une source gouvernementale, laissant entendre qu’elle pourrait être déclinée sous différents formats. « Il y a plusieurs options sur la table, dont celle d’une expulsion générale, quel que soit le pays auquel appartiennent » les djihadistes, ajoute cette source, expliquant que des discussions avaient notamment lieu entre pays européens et du Maghreb. « Ce que font les Belges n’est pas sans effet sur nous », précise encore cet interlocuteur : fin 2018, l’Etat fédéral belge a été condamné à rapatrier plusieurs enfants dont les mères étaient retenues en Syrie.
Ces éléments rejoignent l’hypothèse d’une opération internationale reposant sur un accord entre alliés afin d’organiser une sorte de pont aérien permettant l’évacuation des djihadistes étrangers de Syrie. Un tel système aurait l’avantage de pallier le manque de moyens de certaines nations pour récupérer leurs djihadistes et d’encadrer la sortie des personnes concernées avec toutes les garanties du droit international. La sécurité de la manœuvre in situ, sous le contrôle militaire des Etats-Unis, ne serait pas un point d’inquiétude.
Soutien américain à l’exfiltration
Preuve de la relative confusion qui règne cependant sur ce sujet sensible, l’hypothèse d’un recours à un mandat de l’ONU pour encadrer ce transfert est évoquée par certaines sources, mais démentie par d’autres, qui y voient au contraire le risque inutile de compliquer les choses. Dans le même esprit, deux responsables kurdes dans le nord-est syrien ont assuré, vendredi 8 février à l’AFP, qu’il n’y avait pas de progrès concernant le rapatriement des djihadistes. « Aucune instance française n’est entrée en contact avec nous. Il n’y a rien de nouveau à ce sujet », a précisé l’un d’eux, chargé des affaires étrangères.
Quels enseignements tirer de la liste des lauréats du HSC ? C’était le thème de l’émission Au Cœur de l’Info ce samedi 9 février. Nawaz Noorbux et Jugdish Joypaul ont reçu le Dr Om Nath Varma, directeur du Mauritius Institute of Education (MIE), le Dr Teeluck Bhawani, consultant à l’UNESCO et Satish Ramrup, recteur du SSS Rajcoomar Gujudhur à Flacq qui a produit une lauréate cette année. Jacques Malié, ancien recteur du collège du St Esprit, est quant à lui intervenu au téléphone. Un des facteurs de la baisse du nombre des lauréats au sein des collèges confessionnels est le « mixed abilities », selon Jacques Malié. Il soutient également que de nombreux enseignants ne font pas ce métier par vocation. Quant au Dr Om Nath Varma, il a précisé que la langue anglaise n’est pas suffisamment utilisée dans les écoles, tandis que Satish Ramrup a vanté les mérites des leçons particulières.
« He aquí la sierva del Señor, Hágase en mí según tu palabra »
(Me voici servante du Seigneur, que tout me soit fait selon ta parole)
Bienvenidos Peregrinos ! Dès notre arrivée à Panama le 11 janvier, nous avons été accueillis par le personnel de l’aéroport Tocumen qui était heureux de nous voir avec nos chapeaux de paille venir de loin et qui a même pris une photo avec nous. À chaque coin de rue, des banderoles nous souhaitaient la bienvenue. Dans les paroisses, les écoles, les centres commerciaux et les foyers, l’hymne des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) jouait en boucle, et ce même à la télé et à la radio. Je pouvais ressentir la joie des Panaméens de nous accueillir, nous disant « Holà » et demandant d’où nous venions. Beaucoup ne connaissaient pas l’Isla Mauricio. Quel bonheur pour nous, pèlerins mauriciens, de découvrir ce beau pays rempli de couleurs avec ses habitants si chaleureux !
Nous étions un groupe de 52 venant de la région, soit 28 Mauriciens et 24 Réunionnais, tous inscrits au programme Magis Centro America 2019 dans le cadre des JMJ. Magis, qui veut dire « davantage », est la branche jeune de la Compagnie de Jésus, spiritualité selon Saint Ignace. Je m’étais préparée avec le groupe de Magis Maurice un an auparavant pour vivre l’expérience Magis et les JMJ. Pour cette première semaine au Panama, j’étais à Colón, une ville côtière dans le nord du pays, à l’hospice Santa Luisa avec une quarantaine d’autres jeunes du programme Magis. Notre petite communauté comprenait des membres originaires du Zimbabwe, Mozambique, Zambie, Bolivie, Honduras, Nicaragua, Malaisie, Paraguay, Slovaquie, Maurice et La Réunion. En lien avec les JMJ, le thème de Magis était « Tu palabra transforma / Your Word transforms ». A l’hospice Santa Luisa, j’ai vu un autre visage du Panama, très loin des Panama papers, des gratte-ciel et des belles plages. J’étais dans un endroit simple et entourée de religieuses, des employés de l’établissement et de notre petite communauté Magis au service des personnes âgées. Nous étions là pour aider les résidents à prendre leur repas, à entretenir les lieux, à remettre la cour en état et à peindre le mur de l’entrée. Nos journées étaient rythmées par la prière du matin, la messe quotidienne, la relecture à la fin de la journée, sans oublier les repas, qui nous permettaient de découvrir quelques mets panaméens en essayant de converser avec nos camarades en espagnol. Les journées n’étaient pas toujours faciles mais avec l’aide de tout un chacun, nous avons pu accomplir nos tâches. Ce que je retiens de mon expérience avec les résidents de l’hospice, c’est que le plus important, c’est d’être là pour ceux qui ont besoin de nous. Beaucoup ne parlaient pas anglais mais la langue n’était pas une barrière. Ceux que j’ai aidés ne parlaient pas ou n’entendaient pas, tout ce dont ils avaient besoin, c’était la présence de quelqu’un. J’ai vu comment par notre Oui, comme Marie, nous avons été les instruments de Dieu pour transformer cet endroit de manière tangible. Après cette semaine, nous sommes rentrés au Collège Javier, à Ciudad del Saber, pour une récollection portée sur toutes les expériences vécues dans les différents endroits du Panama et autres pays de l’Amérique centrale. C’était la joie du partage des fruits de notre expérience dans une fête pour découvrir la culture panaméenne. Il y a aussi eu le festival des nations, un spectacle où chaque délégation devait présenter son pays. C’était une belle soirée de découverte de différentes cultures.
Magis s’est terminé le 22 matin avec la messe de clôture par le Père supérieur des Jésuites venu spécialement pour l’occasion. Entre-temps, j’avais rencontré la famille d’accueil qui m’hébergerait pendant la semaine des JMJ. Nous étions trois Jmjistes chez Madame Arghelis, qui nous préparait de bons petits plats. Nous y avons rencontré ses enfants, qui étaient au petit soin avec nous. Mes deux camarades, une Guatémaltèque et l’autre équatorienne, parlaient espagnol, et même si je ne comprenais pas tout et ne pouvais converser comme elles, je pouvais sentir l’amour dont ma famille panaméenne nous entourait et les adieux ont été particulièrement difficile.
À Cinta Costera, au camp Santa Maria La Antigua, j’ai eu la chance de voir le Pape de très près dans sa papamobile. Dès son premier discours, il m’a interpellée : être comme Marie et dire « Me Voici », répondre « Oui » au rêve de Dieu et s’attendre à l’accomplissement de la promesse, laisser Jésus vivre en moi et aimer. Cela donna le ton aux jours qui suivirent. « Je suis la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole », le thème des JMJ et la phrase qu’on répétait à chaque station du chemin de croix, La Croix portée par les membres de différents pays, démontrant les difficultés propres à chaque pays et dans chacune de nos vies, mais une croix glorieuse car nous sommes vainqueurs en Christ. La veillée avec le Pape devant le Saint Sacrement avec les chants d’adoration était un moment très fort, où l’accent était mis sur la prière pour les vocations mais où chacun pouvait prier pour soi et son pays. C’est ma deuxième participation aux JMJ et cette joie de pouvoir rencontrer d’autres jeunes unis par la même foi et entendre le pape nous adresser le même message est extraordinaire. Je dis toujours que les JMJ, c’est un autre monde, une étincelle de paradis et on en ressort grandi, culturellement et spirituellement. Donc, les jeunes, préparez-vous aux prochaines JMJ Lisbonne 2022.
Thunderstorms at night in mauritius… Asmani bizli. About me. My name is satnam singh. Am live in mauritius. About video.. Night time thunderstorms ka seen …
Ole Gunnar Solskjaer knows a win in London would see the Red Devils go fourth in the table, albeit having played a game more than rivals Chelsea.
The Cottagers meanwhile will be desperate to show some fight if they are to escape the Premier League relegation zone, starting the weekend 19th and seven points from safety.
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En images : le démantèlement du pont de Gênes commence, six mois après son effondrement
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LE MONDE |
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Les experts ont donné vendredi 8 février à Gênes le coup d’envoi du démantèlement du pont dont l’effondrement en août avait fait 43 morts, avec le démontage d’un premier segment de près de 36 mètres de long.
Jay, âgé de 17 ans, est admis en clinique. L’adolescent revenait du travail, dimanche soir, à Fond-du- Sac, quand il a été victime d’une agression au couteau en pleine rue. Alvin C., 30 ans, son agresseur l’a poignardé à l’abdomen avant de prendre la fuite. La raison derrière ce geste demeure floue. L’agresseur aurait consommé des produits illicites. Il est recherché.
« Encore quelques centimètres et mon fils aurait pu perdre la vie », déclare Raj (prénom fictif), 49 ans. Depuis ce jour, il ne cesse de faire le va-et-vient entre chez lui et le centre hospitalier. Jay (prénom modifié), qui souffre encore de cette agression, n’a pu donner sa version des faits complète à la police de Plaine-des-Papayes. Mais en quelques mots, il a pu dire à son père qu’il a été surpris par son agresseur alors qu’il ne lui a rien fait.
L’ado vient d’arrêter le collège et a pris de l’emploi dans un supermarché à Grand-Baie. « Linn koumans travay laba part-time. An fevriye li pou koumans swiv kour elektrik, mekanik ek plonbri », explique le père de l’adolescent. Dimanche, il est sorti du boulot vers 22 heures. Un véhicule l’a déposé. Alors qu’il allait rentrer chez lui, Alvin C., qui habite le quartier, l’aurait appelé. « Linn dir mo garson vinn la mo ena pou koz ar twa. » Jay, ne se doutant de rien, s’est approché de lui.
En sang
L’instant suivant, le suspect a sorti une arme tranchante et a agressé l’adolescent. « Il s’est jeté sur mon fils qui a tenté de se défendre. » Au cour de cette lutte, la victime a été blessée au bras, à l’épaule, à l’avant-bras, à la tête et a reçu un coup à l’abdomen. Il s’est effondré et son agresseur a pris la fuite. Ses amis l’ont retrouvé en sang et l’a ramené à son domicile.
Son agresseur est connu pour être un homme violent
« J’ai vu mon fils arriver avec ses amis, il était en sang », nous dit le père qui ne peut chasser ces images de sa tête. « Ils m’ont d’abord dit que Jay avait été victime d’un accident, mais en voyant ses blessures j’ai su que ce n’était pas le cas. Ils ont fini par me dire la vérité. J’ai pris mon fils dans mes bras. Il saignait beaucoup », se remémore Raj. Ce dernier a alors transporté son fils en toute urgence à l’hôpital SSRN, Pamplemousses.
Après les premiers soins, il y a été admis. « Son agresseur est connu pour être un homme violent. Il est toujours à chercher des noises. C’est un toxicomane », nous dit Raj.
La police de Plaine-des-Papayes a été alertér. Le père de la victime et les policiers se sont rendus sur le lieu de l’attaque et ont récupère un couteau d’une vingtaine de centimètres. Mercredi, les proches de Jay l’ont conduit dans une clinique où il se remet lentement.
Depuis cet acte, l’assaillant, qui est connu des services de police est recherché dans la localité. Les policiers n’écartent pas l’hypothèse qu’au moment des faits, l’attaquant aurait pu être sous l’influence de produits illicites. Sa version des faits est attendue.
Unnuth’s Les Empereurs de la Nuit was published in its translated version (Aslakha Callikan-Proag) by Editions de l’Océan Indien for Mahatma Gandhi Institute in 1983. It contains 16 short stories or « chroniques mauriciennes ». This articlegives a rough idea of the author’s methods and concerns to those not familiar with his writings.
Cane-cutter Ramcharitar, 60, is worried to death with the arrival of a bulldozer in the sugarcane field in L’homme à la moustache épaisse ou l’intermédiaire. The « gigantesque démon d’acier » (p 47) which he hates « rugissait en son for intérieur, déchirant son cerveau tel une roche » (p 47). It is destructive like a beast « arrachant ici et là arbres et roches » (p 50). The machine « crevait lestympans à tous les travailleurs » (p 50). This suggests that they’re intrigued and unprepared to see machines taking over their work. They hear that soon canes will be cut by machines. They’re scared of losing their jobs.
Mechanisation was a real issue in the days when the sugar industry was our main economic activity.Workers were asking themselves what would happen to their future. It’s this apprehension that the writer is evoking. And what will happen to « la pioche » which « pendant deux siècles et demi, a apprivoisé une terre intraitable » (p 52)? It made the island green and they fear that this emblematic tool is now « menacé de licenciement » (p 52). Symbolically, the bulldozer is innovation and change while the digging tool is the suffering and the perseverance of our ancestors in transforming the island into fertility. The pickaxe carries connotations of sacrifice and livelihood while the bulldozer means destruction and the end of a way of life.
The villagers see the necessity to adapt to changing trends in agriculture, the old man does not. For him, the bulldozer is a danger. The government needs its land to build an airport but Ramcharitar strongly opposes the idea: no financial compensation plus a larger piece of land can replace his ancestral possession. He’s emotionally attached to it. Parting would be like cutting every link with the sacred memories of his forefathers.
The story is evocative, bringing to our mind faithful images of rural life and the daily struggles of simple villagers. It is rich in local colour. We see Ramcharitar consuming rice and « brèdeschowray » and the « chatni bringelles » (p 48) prepared by his wife. We also see him turning his goni into a ghoghi, a sort of improvised overcoat. Its strength lies in its authenticity. The conflict is between men and machines, tradition and modernity, attachment to the past and the irresistible waves of development accompanied by change.
Mistress
Terrain Glissant is about apolitician’s double life. Not wholly satisfied with his wife, the Minister is secretly having an affair. The woman’s daughter is studying in England. Who is settling the fees and sending a monthly stipend? The Minister. Since 7 years they’ve been sharing wonderful times in French, Japanese and Canadian hotels. He intends including her in his next official trip to Mexico. « Tu verras Madame Arlette pour tes vêtements. Mon P.S. se chargera du reste. » (p 163).
Betrayal, outside sex, disintegration of family values, the nature of politics, power, are major themes that emerge. The author wants us to look beyond the superficial. Often, we turn politicians into cult figures, basing ourselves on our perception of them from the exterior. In reality, they have their awful aspects too. The story is eye-opening.
Jeune fille à l’ombre tells the frustrations and the guilt of a 24-year-old girl who is systematically rejected by suitors because she is unattractive. She’s haunted by the idea that she may remain unmarried. But Time teaches her to adjust to taunts. It’s admirable that she doesn’t become worse in her predicament. On the contrary, she grows. She stops cursing her fate and looks reality in the face. She adopts a positive attitude, telling herself that elegant girls aren’t necessarily happier than her: two of her friends have known break-ups. Madan, the young barber, smiles at her whenever he passes by. Is he interested? Or is he merely mocking her ugliness? She resolves to ask him. Meanwhile, her heartbeat is resonating with hope. What will happen next? The cliffhanger ending adds to the interest of the story.
Kalawti’s dilemma and her optimism are vividly brought out. Most of the time, she’s under the neem tree, sewing, reading or daydreaming. The tree reflects the girl’s situation: it is flowerless, the fruits are inedible, from the roots to the leaves, it is bitter, yet it provides shade and drives away illnesses. Now, if people choose to see only its negative qualities, the fault rests with them. The author also uses the tree as prop to reveal the girl’s moods.
La Disparition du Tika has appearance and reality as theme. 3 friends are stealing tomatoes behind the house of Sumiya, a loose woman, at night. The door opens. They see an indistinct figure coming out. The woman closes the door. Sudan, 20, one of the robbers, places his bag on the narrow path and hides behind it. The man approaches, hits against the bag, falls on a heap of stones and on the boy himself. The latter feels liquid oozing out of the stranger’s forehead. The man runs away, unrecognized. The next day, Sudan attends a religious ceremony. He finds two elastoplasts on the forehead of the… priest. The story is humorous and light but hard-hitting in its message and biting in its irony.
I like the skill with which the writer exposes the follies of people and the ills of society.He draws a picture of the world where everything is upside down to shock us into awareness so that we can change for the better. His characters, and the situations in which they find themselves, are not removed from the real world. On the contrary, they are very much a part of it.