L’élu du No. 6 a été convoqué aujourd’hui à l’ICAC à titre de témoin dans une affaire de pots-de-vin.
Le député du Mouvement socialiste mauricien, Sudesh Rughoobur, se rend à l’Independent Commission against Corruption (ICAC) dans l’après-midi de ce lundi 11 février. Ceci dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de corruption au conseil de district de Rivière-du- Rempart. L’élu du n°6 (Grand-Baie–Poudre-d’Or) a été convoqué à titre de témoin. Il avait adressé une correspondance à l’ICAC dans laquelle il a livré des informations sur les agissements de certains conseillers du Nord, qui auraient accepté des pots-de-vin afin de faire avancer des projets de construction.
Entre Rs 100 000 et Rs 1 million, ce serait le prix d’un permis, dépendant de l’ampleur du projet, indique-t-on dans les milieux concernés. La commission anti-corruption a ouvert une enquête après plusieurs plaintes reçues. Elle est également en possession d’un enregistrement audio incriminant un conseiller de Roches- Noires, qui aurait réclamé Rs 150 000 à un entrepreneur ayant fait une demande de permis de construction. Dans cette bande sonore diffusée le mois dernier sur l’express.mu, le conseiller en question cite également les noms de deux de ses collègues comme bénéficiaires.
Depuis, les officiers de l’ICAC ont déjà saisi plusieurs documents officiels au conseil de district de Rivière-du-Rempart. Les enquêteurs se sont particulièrement intéressés aux procédures liées à l’octroi des permis de construction. Des procès-verbaux des réunions du «Building and land use permits committee» ces dernières années sont passés à la loupe.
La dernière controverse porte sur la construction d’un bâtiment commercial à Rivière-du-Rempart qui est entachée par des soupçons de corruption. Selon les allégations, un montant Rs 125 000 aurait été payé pour obtenir les autorisations nécessaires. La collectivité locale aurait d’ailleurs fermé les yeux sur les manquements du promoteur : l’aménagement de parkings, comme stipulé par les règlements, n’a pas été respecté.
Dans la lettre adressée à l’ICAC, Sudesh Rughoobur affirme avoir été averti de cette pratique par au moins trois mandants. Ces derniers, hésiteraient à témoigner, craignant que cela ne retarde leurs démarches. Néanmoins, l’élu fait ressortir que: «They have notaccepted to get involved in anyfilthy negotiation and are stillstruggling for the approval oftheir permits», ecrit-il.
Depuis plusieurs mois, ces conseillers qui négocieraient entre Rs 100 000 et Rs 1 million se livreraient en toute impunité à ces pratiques en l’absence de gardefous pour prévenir ces cas de corruption au sein des collectivités locales. «Le Building and Land use permit committee doit rendre des comptes.Actuellement, la loi, notammentla Local Government Act, neprévoit rien à ce sujet», soutient Sudesh Rughoobur.
Le député demande à l’ICAC d’enquêter sur le nombre de permis délivrés en 2018, le nombre de fois où les techniciens siégeant au sein du comité d’octroi des permis de construire se sont retrouvés en minorité, le nombre de visites sur place effectuées et sur les mesures mises en place pour assurer le respect des règlements par les promoteurs.
Les frasques dans les shelters ont pris l’ascenseur depuis ces derniers mois. Fugues, agressions physiques et verbales, attouchements sexuels et vols gagnent du terrain. Au bureau de l’Ombudsperson for Children, on note qu’environ 40% des abris pour enfants ne respectent pas les normes. Zoom sur ces refuges en détresse.
Des dépositions consignées au poste de police, des admissions dans les hôpitaux et à l’hôpital psychiatrique de Brown Séquard… Une pluie de critiques s’abat sur les abris pour enfants. Au ministère de l’Égalité des genres et de la Protection des enfants, à la Child Developement Unit (CDU), à l’Alternative Care Unit (ACU) au National Children Council (NCC) et au Bureau de l’Ombudsperson for Children, les cadres sont sur le qui-vive. Quid du Children’s Bill, toujours en préparation, ou des précédents rapports de l’Ombudsperson for Children qui révèlent que les shelters sont appelés à se réinventer ?
Un des abris géré par le NCC, sis dans un faubourg de la capitale, ne cesse d’être sous le feu des projecteurs. Le mercredi 30 janvier, il y a eu un énième cas d’allégations. Selon un membre du personnel, un des pensionnaires s’est introduit dans la section des filles et ils auraient grillé une cigarette. Après une enquête interne, il aurait même fait des attouchements sexuels.
Ce même shelter faisait l’objet d’une enquête en janvier où les officiers avaient enregistré quatre cas d’attouchements sexuels allégués en un mois. Le dernier en date : le vendredi 18 janvier. La victime est un garçonnet de huit ans qui a subi les caprices de son colocataire. Fin décembre, les Child Caregiver Officers avaient exprimé leur exaspération. Des menottes en plastique, reçues comme cadeaux de Noël, avaient été utilisées par certains enfants pour attacher leurs victimes aux fenêtres.
Accès non-autorisé
Toujours dans un des faubourgs de Port-Louis, un autre abri pour enfants n’est pas épargné par les couacs. L’Acting Officer in Charge a consigné une déposition au poste de police par mesure de précaution. Selon ses dires, un jeune homme a eu accès à l’intérieur du shelter sans aucune autorisation, les 24 et 26 janvier. Il y est venu pour rencontrer l’adolescente dont il est amoureux et sa fille, âgée de deux ans.
D’après les retombées d’une réunion du NCC le mercredi 30 janvier, l’individu aurait bénéficié d’une complicité interne pour pénétrer dans le shelter. Ce même abri pour enfants avait fait l’objet d’une enquête policière le 4 septembre 2018. La raison: une agression d’une rare violence où un jeune homme de 22 ans y avait fait irruption pour agresser sa compagne de 17 ans au visage avant de tenter d’enlever leur bébé de deux mois. Il a été arrêté par des policiers. Cet homme était muni d’une arme tranchante et d’une barre de fer. Le vigile de l’établissement avait aussi été sauvagement agressé.
Il n’y a pas que les shelters gérés par le ministère qui ont des soucis. Ceux gérés par des organisations non-gouvernementales (ONG) font également face à des difficultés. Dans un abri pour enfants à Beau-Bassin, la direction a enregistré quatre fugues en dix jours. Celles de trois adolescentes, âgées entre 14 et 16 ans, le 4 février. Le 25 janvier, une fillette de 12 ans s’est enfuie. Accompagnée de sa mère, elle s’est confiée à la rédaction d’Xplik Ou Cas où elle allègue avoir été agressée à plusieurs reprises par deux résidentes plus âgées qu’elle. Ses dénonciations sont restées sans suite.
Un pensionnaire escaladant la barrière de sécurité.
Plusieurs failles révélées dans le rapport Vellien
C’est le 17 avril 2015 que le gouvernement avait décidé de la mise sur pied d’un Fact Finding Committee pour enquêter sur les Residential Care Institutions/Shelters et venir avec des recommandations. C’est Denis Vellien, le président de l’ICT Appeal Tribunal, qui était à la tête du FFC.
Dans son rapport, Denis Vellien avait souligné qu’au sein du shelter La Colombe, il y a des problèmes d’hygiène dûs au partage de vêtements et de brosses à dents par des résidents du même groupe d’âge, au surpeuplement et aux infrastructures défectueuses. Il avait aussi fait mention que la directrice de Vedic Social Organisation, Jeeanmotee Guness, et ses deux filles, Jemima et Ketsia, avaient été accusées par trois filles de l’organisation. Ces dernières avaient confié à la brigade des mineurs qu’elles étaient souvent maltraitées et frappées par la directrice et ses deux filles. Même les repas servis n’étaient pas suffisants. Au shelter La Dauphinelle, une fille de 15 ans avait confié à la police que Yieldy César, le directeur adjoint du refuge, avait eu des relations sexuelles avec elle.Le rapport fait aussi mention du manque d’espace et de ventilation, des abris surchargés et des enfants étaient irrités et à moitié nus. Les responsables de ces enfants ne pouvaient pas les contrôler. Certains avaient un manque de personnel. Même la CDU n’avait pas été épargnée. Le rapport a fait comprendre qu’il n’existe aucune preuve permettant de déterminer si la CDU effectue des visites, prend des mesures et fait un suivi pour assurer le respect des conditions pour les personnes sous gestion et sous contrat de services et ceux recevant une subvention par tête. Le rapport a aussi fait mention qu’il y avait un manque de formation.
Les institutions, notamment La Colombe, ARISE, La Marguerite et Heaven Children Centre, ont des bâtiments dans les pires conditions et potentiellement dangereux pour la santé et la vie des enfants. Le rapport indique qu’il devrait exister un mécanisme de contrôle permettant au ministère de disposer d’une vue d’ensemble sur l’utilisation des revenus. La CDU devrait, avec l’aide d’un personnel qualifié et des services médicaux, examiner tous les trois mois le cas d’un résident après son admission dans des centres d’hébergement.
Rita Venkatasawmy, Ombudsperson for Children : «La place d’un enfant est dans sa famille»
Dans quelles conditions se trouvent les ‘shelters’ du pays ? Il y a des organisations non-gouvernementales qui gèrent très bien des abris. Elles ont le savoir-faire. Ces ‘shelters’ ont 10 à 15 enfants. Ce sont des gens honnêtes qui savent dépenser l’argent qu’ils reçoivent. Ils ne font pas du business. Par contre, il y a ceux qui n’ont pas le savoir-faire. Ils n’ont même pas un bâtiment adéquat et un environnement correct. De plus, l’argent est mal géré. Des officiers de l’Alternative Care Unit (ACU) sont en train de travailler sérieusement avec eux. On est plutôt satisfait avec les abris du ministère.
Qu’est-ce qui a changé après votre rapport ? Après mon rapport de 2016/2017, on a eu plusieurs réunions avec le ministère. La ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo prend le rapport au sérieux. Par la suite, on a vu des améliorations. Le projet ‘back to go’ est devenu une réalité, car la place d’un enfant est dans sa famille. Le département de l’ACU est en train d’aider à replacer les enfants. Elle fait un travail formidable pour voir si l’enfant peut retourner auprès de sa famille biologique. Du coup, cela diminue les enfants qui sont dans des abris. La deuxième chose, retirer la garde d’un enfant à ses parents doit être le dernier recours. La ministre a demandé à la Child Development Unit de ne pas agir ainsi mais de travailler avec les parents avant de prendre une décision.
Ces derniers temps, plusieurs cas ont été rapportés à la police surtout concernant les abris gérés par le ministère. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Il y a deux shelters où on a souvent des problèmes. Ce sont principalement des abris d’urgence. Ce sont ceux qui ont été battus dans la soirée où encore des victimes d’agressions sexuelles dans la nuit qui partent dans ces deux abris. Du coup, le chiffre des admis ne cesse de grossir. Cela fait un débalancement. Il faut mettre ces enfants d’un côté. Au cas contraire, cela va créer d’autres problèmes. Quand on a un grand groupe d’enfants, c’est difficile de gérer. Dans ces deux abris, ce sont principalement des enfants qui présentent des signes de violence. Ils sont eux-mêmes victimes de différents types d’abus.
N’est-il pas grand temps de revoir le système du fonctionnement des abris ? Après mon rapport, j’ai parlé longuement avec la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo. Personnellement, je pense que nous sommes sur la bonne voie. La CDU est en train de mettre en place des infrastructures afin de venir avec des changements, mais c’est loin d’affirmer que les choses ont changé drastiquement.
Samuel Michel : «CDU ine rasse sa ki pli presie pou mwa»
Ce couple séropositif, résidant à Port-Louis, n’a qu’un seul souhait : retrouver son fils et sa fille de six mois. C’est le 10 janvier que la CDU a décidé de prendre en charge les deux nourrissons, raconte leur père Samuel Michel, âgé de 33 ans. « Noun sanz nou la vi kan mo madam inn tomb anseint. Zis akoz nou rat enn vaksin ki CDU inn kokin nou zanfan. Zot ine rass sa ki pli presie pou mwa divan mo lizie. Mo pou fer tou pou regagn zot », témoigne-t-il. Cet ancien prisonnier se dit préoccupé pour l’avenir. « Mes bébés ont été trouvés séropositifs. Quels traitements leur sont réservés dans ces soi-disant shelters ? La ùu ma belle-fille de 15 ans s’est évadée, l’an dernier, d’un abri pour enfants.? Elle n’était plus vierge et elle nous a raconté l’enfer qui y règne. »
Après une fugue – Adrienne : «Je ne me sens pas en sécurité dans ce shelter»
Adrienne s’est évadée d’un shelter le mois dernier.
Le Défi Quotidien du 31 janvier dernier avait fait état du cas d’Adrienne (prénom modifié), âgée de 12 ans. C’est avec la permission de sa mère qu’elle s’est confiée : « Nous étions à jouer dans la cour et j’en ai profité pour passer par-dessus le mur et rentrer chez ma mère. » Toutefois, c’est chez une amie, résidant à Grande-Rivière, qu’elle se rend dans un premier temps. Comment a-t-elle pu s’y rendre sans argent, sans transport ?
« J’ai mendié », avant de rajouter ceci : « Au shelter, j’ai été agressée par deux résidentes plus âgées que moi. J’ai plusieurs fois rapporté les cas aux responsables, mais en vain. Je ne me sentais pas en sécurité et j’ai préféré fuir le shelter. Je ne m’y sens toujours pas en sureté… »
40% des abris dans le collimateur
Des plaintes, des dénonciations et diverses enquêtes menées par les officiers du bureau de l’Ombudsperson for Children révèlent des statistiques jugées inquiétantes par les enquêteurs. Selon nos recoupements, tous les abris pour enfants ne respectent pas les normes. Ils sont dans la zone rouge. Environ 40 % des shelters sont dans le collimateur et des changements devront être apportés dans les mois à venir. « Cela va prendre du temps, mais il faut améliorer les abris pour enfants », indique une source proche du dossier.
Nettoyage forcé d’excréments de chien
Après plusieurs avertissements, le ministère de l’Égalité des genres et la Child Development Unit (CDU) ont pris la décision, le 11 juillet 2018, de fermer les shelters La Marguerite, à Belle-Rose, et Heaven Children Centre, à Paillotte, gérés par la Vedic Social Organisation. Plusieurs plaintes de viol présumé, d’allégations d’agressions physiques et verbales, punitions corporelles, privation de repas ou encore nettoyage forcé d’excréments de chien avaient été enregistrées. Face à ces brimades qui seraient imposées aux enfants, les autorités avaient décidé de transférer les 40 pensionnaires dans huit autres abris pour enfants.
Fierté du régime PTr, casse-tête du gouvernement MSM-ML, l’autoroute Terre Rouge — Verdun, inaugurée en décembre 2013, est, quatre ans après son effondrement en janvier 2015, toujours en réparation et coûte au pays des millions de roupies. Des réparations qui n’en finissent pas et qui suscitent l’impatience des automobilistes. D’autant qu’à chaque visite du site, le ministre des Infrastructures publiques annonce une date de fin des travaux qui n’arrête finalement pas d’être repoussée.
Cette fois, au lieu de mars 2019, ce sera pour le mois de mai. Une date mise en doute par des spécialistes des travaux routiers, qui estiment que cela prendra plus de temps. D’autant qu’une autre partie de cette autoroute est actuellement laissée complètement à l’abandon. Ce dont profite la nature. Cette zone se situe à moins d’un kilomètre de l’“embankment failure” et concerne la voie vers le Nord, au niveau du rond-point de Ripailles, où la paroi est complètement déstabilisée et la route recouverte par une couche de boue. Pour cela aussi des travaux ont été prévus, mais ils n’ont toujours pas démarré.
L’an dernier, à la même époque, Nando Bodha faisait ressortir que le tronçon Ripailles-Valton, où se situe l’embankment failure, devait être à nouveau opérationnel en février 2018. Mais les conditions climatiques, avec de grosses averses arrosant cette région particulièrement sensible, ont chamboulé la planification des autorités. Tant et si bien qu’il a fallu le recours à l’expertise française cette fois, notamment l’avis du Pr Magnan, pour trouver une solution. Les travaux de réparation, entamés en avril 2017, ont ainsi accusé du retard en raison de la complexité du terrain dans cette région, et devaient, selon les dires du ministre fin 2018, être complétés en mars 2019, avec en finalité la réouverture totale de l’autoroute Terre Rouge-Verdun.
Or, la semaine dernière, le ministre des Infrastructures publiques a revu sa copie. La formule des 100 jours, rappelant la vaine promesse d’un ex-Premier ministre selon laquelle « dans 100 zour mo pou sanz ou lavi », revient sur le tapis. Laissant les automobilistes sceptiques quant à l’affirmation de Nando Bodha que l’éternelle fissure du tronçon Terre Rouge-Verdun sera réparée dans 100 jours.
100 jours Déjà, en avançant que dans 100 jours, dont 90 jours de travaux profonds, le tronçon Ripailles-Valton serait opérationnel, le ministre concède que d’autres retards ont été accumulés sur le chantier. Alors que l’annonce avait été faite pour que cette route soit accessible en mars 2019, finalement, elle sera opérationnelle en mai. Entre-temps, l’autoroute Terre Rouge-Verdun ne finit pas d’engloutir des millions de roupies. De Rs 2,6 milliards à son ouverture en décembre 2013, les frais pour l’autoroute sont passés à Rs 6 milliards, dont Rs 283 millions pour les réparations de l’embankment failure.
La réhabilitation de cette autoroute concerne également la réparation des parois des deux côtés de la route, sujets à des éboulis. Si du côté droit l’installation des grillages de protection a été entreprise pour les zones D4-D7, du côté gauche, l’insécurité guette. Avec la saison des grosses pluies, les experts en géologie s’inquiètent de la stabilité des parois. Plus particulièrement en ce qui concerne la zone située à l’entrée de Ripailles, en allant du Sud vers le Nord, sujette à des éboulis, nécessitant la fermeture d’une des deux voies depuis plusieurs mois.
À deux reprises, des éboulements sont survenus dans cette zone, la dernière, durant l’hiver dernier, sur quelque 200 mètres, rendant cette partie de la route peu fiable à la circulation. Les travaux de réhabilitation, au coût de Rs 133M, confiés à la firme Synohydro, devaient démarrer fin 2018, mais sur le terrain, c’est le désert. La terre a envahi la chaussée et des fissures sont visibles sur la paroi complètement déstabilisée.
Sécuriser la paroi en urgence Des experts rappellent que cette zone a déjà été drainée après un premier épisode d’éboulis en 2015 et qu’aucun suivi n’a été effectué. À ce stade, avec le climat pluvieux prévalant à Maurice, avec des risques de gonflement de la nappe qui provoquerait des mouvements de terrain, il serait urgent de sécuriser la paroi de cette zone actuellement complètement à l’abandon, disent-ils. Il expliquent que le design doit comprendre le terrain situé plus haut de la falaise, afin que le drainage soit effectué sur une plus longue distance. «Il faut couper la terre bien plus loin derrière pour la rééquilibrer », font ressortir les experts. Ce qui sous-entend qu’il faut acheter les terres en amont de la falaise et que cette procédure prendra encore du temps. Ce qui signifie non seulement d’autres coûts, mais aussi plus de temps pour les travaux de réparation.
Donc, à leur sens, pas d’ouverture totale de l’autoroute Terre Rouge-Verdun de sitôt. Entre-temps, les automobilistes ont droit à une autoroute qui fonctionne au ralenti…
« Anne ma sœur Anne… »
Il ne devrait tolérer « aucun retard ». « Tout sera fait dans les délais et peut-être même avant, car nous ne voulons pas de cost overrun, nous voulons la qualité », a avancé à plusieurs reprises le ministre des Infrastructures publiques, lors de ses différentes fréquentes visites de site, sur les chantiers routiers. Plus particulièrement s’agissant de l’autoroute Terre Rouge-Verdun, pour laquelle les travaux de réparation de l’embankment failure, survenue il y a quatre ans, ont pris d’énormes retards. Mais Nando Bodha, fort des conseils du Pr Magnan et du concours des ingénieurs du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA), entre autres, et de la main-d’œuvre de Transinvest, garantissait encore en décembre dernier qu’avec la réparation des fissures sur le tronçon Ripailles-Valton, l’autoroute Terre Rouge-Verdun serait à nouveau totalement accessible aux automobilistes en mars 2019.
Mais force est de constater que, la semaine dernière, cette date a encore été repoussée. Il faudra attendre 100 jours encore, soit mai 2019, pour la fin des travaux, apprend-on, et là encore, cela concerne les travaux pour la zone fissurée et non toute l’autoroute, sujette à des éboulis. Ainsi, au rythme où vont les travaux, en sus des aléas du climat, les automobilistes, au-devant de la confiance affichée par le ministre, se demandent : « Anne ma sœur Anne… ou plutôt Nando mon cher Nando, ne vois-tu rien venir ? » Cette autoroute sera-t-elle vraiment prête dans 100 jours ?
Breathtaking view 🍃
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Manchester United‘s board have reportedly made the decision to name Ole Gunnar Solskjaer as the club’s full-time manager.
According to The Sun, the decision has been made at board level but may not announce it until the end of the season.
Co-chairman Avram Glazer spoke with Solskjaer after United’s 3-0 win over Fulham, and is said to be convinced alongside fellow co-chairman Joel Glazer.
Ole Gunnar Solskjaer will reportedly be named as full time Manchester United manager
Co-owner Avram Glazer attended United’s impressive victory at Fulham on Saturday
Tottenham manager Mauricio Pochettino had been United’s main target for the job, with Ed Woodward attempting to lure him away from Spurs for next season.
And it appears United will still maintain that the search for a new manager is ongoing, despite new reports to the contrary.
Since taking over in December from the departing Jose Mourinho, Solskjaer has won 10 of his 11 games in charge, drawing the other one against Burnley.
Off the back of their impressive form, he has lifted them to fourth place in the Premier League, where they currently occupy one of the Champions League spots and are one point ahead of Arsenal and Chelsea.
Since taking charge, he has got United’s stars up and running again, and lifted them to fourth
Solskjaer received a visit from co-chairman Glazer after United’s win over Fulham
It is well known that current Tottenham manager Mauricio Pochettino was United’s main target
They face a tough couple of weeks though, when they host French champions Paris Saint-Germain at Old Trafford in the Champions League, followed by a trip to Chelsea in the FA Cup and a home game against Liverpool.
Liverpool will be looking to restore their lead at the top of the Premier League, but they’ll be facing one of the league’s in form teams in United.
Phil Jones has said that United were a ‘laughing stock’ under Mourinho, however people must take them seriously now under Solskjaer. The defender recently signed a new contract for the club.
Meanwhile, Nemanja Matic believes they can mount a title challenge next season after moving into the top four.
Avec la multiplication par 15 des frais d’inscription des universités françaises, dont les admissions débutent fin mars, les étudiants mauriciens se détournent de l’Hexagone et optent pour d’autres destinations.
« Certains optent désormais pour la Chine et le Canada »
En appliquant une forte majoration des frais d’inscription des universités à partir de fin mars, la France perd de son charme aux yeux des étudiants mauriciens. D’autres pays ont davantage la cote cette année pour ceux qui entament des études supérieures.
Malgré un coût de la vie élevé, la France était le second choix des étudiants mauriciens pour des études universitaires à l’étranger. Les frais d’inscription étant quasiment nuls, cela restait une opération avantageuse, car bon nombre d’étudiants résidaient chez leurs familles immigrées en France pendant leurs études.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes. En 2017 et, selon les dernières statistiques officielles de la Tertiary Education Commission, sur les 9 157 Mauriciens qui étudiaient à l’étranger, 1 920, soit 21% du total, poursuivaient des études en France, loin devant le troisième pays, la Grande-Bretagne, avec 1 500 Mauriciens, soit 16,4%. L’Australie occupait la première position avec 2 163 Mauriciens (23,6%).
En novembre, le gouvernement français a annoncé une hausse exponentielle des frais d’inscription. Ainsi, le coût d’une inscription en licence passe de 170 € (Rs 6 630) par an à 2 770 € (Rs 108 000) et en Master de 243 € (Rs 9 400) à 3 770 € (Rs 147 000).
« Nous avons eu pas mal de réactions par rapport à la hausse des frais d’inscription. Malgré un coût de vie élevé, la France était intéressante, car les frais d’inscription étaient très bas. Puisque beaucoup de Mauriciens ont de la famille en France, ils en sortaient gagnants en résidant chez leurs proches. Néanmoins et, à partir de cette année-ci, cet avantage n’existe plus », explique Doris Chitson, directrice d’Overseas Education Centre(OVEC). Campus France n’était pas joignable pour des commentaires.
Il y a un découragement de la part de ceux qui voulaient partir pour la France. La hausse des frais d’inscription en est un mais il y a d’autres raisons. Avec la crise qui touche la France depuis quelque temps, c’est difficile pour un Mauricien de décrocher un bon emploi en France après ses études.
« Certains, qui projetaient d’aller étudier en France, optent désormais pour la Chine ou le Canada, deux destinations plus avantageuses, ajoute Doris Chitson. La première pour son coût de la vie extrêmement bas et la seconde parce qu’une citoyenneté canadienne attend les étudiants ainsi qu’un emploi quasiment-garanti. »
Situation délicate
Arvind Hurrynag est de ceux qui ambitionnaient de mettre le cap vers la France. Il a changé d’avis. « Depuis le collège, je voulais aller étudier en France mais cette hausse des frais est venue compliquer les choses. Finalement, je vais continuer mes études à Maurice et on verra après. Si, plus tard, ils changent d’avis, je pourrais toujours m’y rendre. »
Situation délicate aussi pour ceux qui étudient déjà en France, à l’instar de Christophe Latour qui étudie à Toulouse. « J’entame ma seconde année en gestion des entreprises et je me retrouve à devoir payer un gros frais d’inscription. Ce n’était pas prévu. Il faut donc se démener pour réunir la somme nécessaire », confie-t-il.
En France, la polémique fait rage. En fin de semaine dernière, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a été auditionnée par des députés de l’opposition et de la majorité au sein de la commission des Affaires étrangères. Ils lui ont demandé la suspension de la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants non-européens. Sans succès.
La représentante du gouvernement a tenu ferme. Pas question de reculer. « Le gouvernement exclut toute remise en cause de la stratégie “Bienvenue en France” parce que c’est un réel devoir collectif que de mieux accueillir tous les étudiants qui choisissent la France », a dit la ministre.Quoi qu’l en soit, plus d’une quinzaine d’établissements universitaires en France a décidé de faire fronde et de ne pas appliquer la mesure. Les étudiants extra-européens y ont donc une chance de ne pas subir la hausse des frais d’inscription.
En attendant, le lobby continu pour faire plier le gouvernement français. Si la France était le troisième pays d’accueil d’étudiants internationaux, une enquête récente indique qu’elle a glissé à la quatrième place avec 343 000 étudiants étrangers en France.
Combien sont à l’étranger ?
Le nombre d’étudiants mauriciens à l’étranger est en baisse depuis quelques années. En 2017/2018, c’était 9 157 personnes qui ont opté pour des études ailleurs qu’à Maurice contre 9 911 l’année précédente, 11 099 en 2015 et 10 151 en 2014. Depuis 2007, c’est le chiffre le plus bas, si on excepte 2013 oû il y avait 8 958 Mauriciens qui étudiaient hors de nos frontières. À noter qu’en 2017/ 2018, 48 007 personnes poursuivaient leurs études supérieures.
Le pays le plus populaire pour les études supérieures en 2017 est l’Australie (2 163 Mauriciens), suivi de la France (1920), du Royaume-Uni (1 500). Arrive ensuite la Chine (1 253) qui a connu une importante hausse ces dernières années. L’Inde ferme le top 5 avec 590 Mauriciens qui y poursuivent leurs études supérieures. L’Afrique du Sud, avec 585 Mauriciens, rate de peu la liste des cinq premiers.
La médecine en pôle position
La filière médicale est de loin la filière préférée des Mauriciens se rendant en France pour leurs études. Sur les 1 920 Mauriciens qui poursuivent leurs études supérieures en France, 350 sont inscrits en médecine. En seconde position, l’ingénierie avec 180 inscrits suivi du droit avec 160 Mauriciens. Voici les 10 filières préférées des Mauriciens pour leurs études en France :
Chelsea fan ‘throws season ticket on to the Etihad pitch after confronting Antonio Rudiger’ as defender apologised to supporters following 6-0 defeat by Manchester City
A Chelsea fan threw his season ticket on to the pitch at the Etihad Stadium
Incident came after defender Antonio Rudiger apologised to supporters
One fan reportedly berated Rudiger following the 6-0 loss to Manchester City
A Chelsea supporter reportedly threw his season ticket on to the pitch in frustration after Antonio Rudiger came over to apologise in the aftermath of their 6-0 defeat away by Manchester City.
Chelsea fans were livid following a woeful performance that has intensified the uncertainty regarding the future of manager Maurizio Sarri.
After the game defender Rudiger went over to the club’s supporters to give his shirt to a fan and apologise for the display.
Scroll down for video
Chelsea defender Antonio Rudiger apologised to fans following the loss to Manchester City
The Germany international made his way towards the away section after the final whistle
One Chelsea supporter reportedly threw his membership card on to the pitch in frustration
CHELSEA’S LAST FOUR LEAGUE GAMES
Sunday: Manchester City 6 Chelsea 0
February 2: Chelsea 5 Huddersfield 0
January 30: Bournemouth 4 Chelsea 0
January 19: Arsenal 2 Chelsea 0
According to The Mirror, one fan berated Rudiger, while another appeared to swear at him.
And it was after one confrontation that a fan reportedly threw his season ticket on to the pitch.
Nevertheless Rudiger did receive some praise for his actions.
Twitter user Lewis, @CarefreeLewisG, posted a video of Rudiger coming over to the fans and stated: ‘At least he cares’.
With Chelsea in sixth place in the Premier League having lost three of their last four top flight fixtures, Sarri’s future has been called into question.
Chelsea are in Europa League action against Malmo next week but they have some tough games on the horizon, including Manchester United in the FA Cup, Manchester City in the Carabao Cup final and Tottenham in the Premier League.
Rudiger gave his shirt to a fan and was praised by a Twitter user, who said: ‘At least he cares’
The Chelsea centre-back struggled to cope with City’s hat-trick hero Sergio Aguero
Des informations fiables concernant la santé et le bien-être, de bonnes affaires sur les produits alimentaires et les appareils médicaux, des dépistages gratuits… C’est ce qui vous attend lors de la 7e édition du Salon de la Famille et de la Santé, du 5 au 7 avril, au centre de conférence Swami-Vivekananda à Pailles.
En avril, Events Plus, en collaboration avec le Défi Santé, Le Défi Media Group et Radio Plus, présente un salon consacré au bien-être et à la santé. Ce salon réunira des professionnels de la santé pour conscientiser les Mauriciens sur les bienfaits d’une alimentation saine et adaptée, l’hygiène et les bonnes habitudes à adopter pour rester en forme et en bonne santé.
Les visiteurs auront droit à une multitude de tests et de dépistages gratuits au salon dont des tests oculaires, de diabète, d’hypertension, etc. Le salon fera aussi la part belle à toute une série de mini-conférences et d’ateliers axés sur la santé, la nutrition et le bien-être.
« Le calendrier pour les mini-conférences et les ateliers sera chargé cette année. Le public pourra y assister gratuitement afin de bénéficier de nombreux conseils dans une optique de prévention. Les thèmes seront divers, allant du diabète à la nutrition en passant par le sport, la pédiatrie et le cancer, entre autres », explique Gwendoline de Spéville, Brand and Marketing Manager au sein d’Events Plus. Seront également présents des prestataires dans le domaine de la nutrition, du bien-être et des cosmétiques. Ils vendront leurs produits à prix réduit.
L’Atrium sera destiné aux petits bouts de choux qui pourront profiter d’une multitude de jeux qui seront installés. « Cette année, nous allons faire le bonheur des enfants avec davantage de jeux et d’activités à leur intention », ajoute Gwendoline de Spéville.
Par ailleurs, ceux et celles qui souhaitent participer au salon, peuvent appeler le 2034803 ou envoyer un mail à Bruno la Charmante à l’adresse : bruno@defimedia.info ou Gwendoline de Spéville à l’adresse : gwendoline@defimedia.info
Infos pratiques Le salon sera ouvert au public du 5 au 7 avril de 10 heures à 18 heures. Les billets sont à Rs 25 pour les adultes et l’entrée est libre pour les enfants de moins de 12 ans. Des navettes gratuites seront mises à la disposition du public.