Michy Batshuayi could make first Crystal Palace start in FA Cup clash with Doncaster as Roy Hodgson heaps praise on striker: ‘He has been everything we wanted him to be’
Michy Batshuayi has so far made two appearances from Crystal Palace bench
Striker arrived on loan from Chelsea on deadline day to boost attacking options
Roy Hodgson has been delighted with the way Batshuayi has been training
He said: ‘He is a very lively character, and he is pleased to be back in London’
Roy Hodgson could hand Michy Batshuayi his first Crystal Palace start in their FA Cup fifth-round clash against Doncaster on Sunday.
Batshuayi has made two appearances from the substitutes bench following his arrival on loan from Chelsea on deadline day.
The 25-year-old striker, who spent the opening half of the season with Spanish side Valencia, has made an impact on Hodgson.
Roy Hodgson (left) has been pleased with the way Michy Bayshuayi (right) has settled in
And, although Hodgson insisted he will not ring the changes for Palace’s match against the League One side, Batshuayi is in contention for his full debut.
‘In training and in the matches he has played so far, he has been everything we wanted him to be,’ said Hodgson.
‘He is a very lively character, and he is pleased to be back in London.
Batshuayi could make his first start for the club against Doncaster in the FA Cup
‘Up front in particular, we have some options there, and it would be tempting for me to make some changes, but one thing I am certainly not prepared to do is to make any wholesale changes.
‘We made a lot of alterations in the previous FA Cup game, but unless they’re forced upon me. I don’t intend to make that many on Sunday.’
Hodgson will again have Cheikhou Kouyate available after the midfielder missed his side’s last two matches with an ankle issue.
The Belgian forward was described by Eagles boss Hodgson as a ‘lively character’
Des militants de la coalition Idy2019 font du porte-à-porte dans le quartier de Château-Rouge du XVIIIe arrondissement de Paris, pour aller à la rencontre des commerçants sénégalais. Emile Costard
Samedi 9 février, le Bol d’or a des allures de QG de campagne. Derrière les vitrines opacifiées par des affiches orangeà l’effigie d’Idrissa Seck, un des cinq candidats à l’élection présidentielle du Sénégal, le 32, rue de Laghouat, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, s’active. Une vingtaine de militants plient des tracts fraîchement imprimés en buvant l’ataya, ce thé à la menthe aux parfums subsahariens.
« Allez, on fait deux groupes ! Les jeunes vont tracter dans les foyers et, nous, on va voir les commerçants sénégalais du quartier », propose Madi Seydi, 38 ans, en éteignant son ordinateur. Cette responsable France de la communication pour la coalition Idy2019 avait soutenu l’ancien président Abdoulaye Wade en 2000 et en 2007. Cette fois, elle lance ses équipes dans les rues de Château-Rouge, le quartier africain de Paris, avec un seul mot d’ordre : voter ce 24 février pour le candidat Idrissa Seck et empêcher Macky Sall deremporter un second mandat.
Un statut symbolique de « grands électeurs »
Comme à chaque élection présidentielle depuis 1993, la campagne électorale passe par la France. Si les Sénégalais de l’étranger ne représentent qu’une faible proportion de l’électorat (4,63 %), ces votants sont néanmoins très courtisés. Avec 746 bureaux de vote ouverts dans 49 pays en 2019, le Sénégal est l’un des pays africains qui ouvre le plus ses scrutins à sa diaspora, explique le chercheur en sciences politiques Etienne Smith, dans un article intitulé « Sénégal, la diaspora fait-elle l’élection ? ». Les expatriés bénéficient même du statut symbolique de « grands électeurs », gagné grâce à leur poids économique supposé faire d’eux des prescripteurs de voix.
« La conscience politique des Sénégalais de l’extérieur est souvent forte car ils vivent dans des sociétés très informées et ouvertes, explique Seyni Gassama, acteur de la société civile et directeur d’Amnesty International Sénégal. La diaspora originaire du Sénégal oriental, du centre et du sud, entretient encore des liens profonds avec les parents restés au pays. Ils appellent la famille et le village pour leur dire de soutenir tel ou tel candidat. C’est ce que l’on nomme le ndiguel[consigne de vote] de la diaspora ».
Une sympathisante de la majorité présidentielle distribue le programme de Macky Sall, lors du grand meeting d’ouverture de la campagne pour les Sénégalais de France, aux Mureaux, le 9 février 2019. Emile Costard
C’est ce rôle de « financeur prescripteur » que tient Papa Lo Abdoulaye, un militant du candidat Idrissa Seck. « J’influence les proches à qui je donne de l’argent au pays en leur envoyant des photos de mon candidat via WhatsApp », admet-il. D’ailleurs, ce n’est pas nouveau, il a« toujours donné des consignes aux proches, cherché aussi à les conscientiser », lui qui avoue ne pas partager « toujours leur manière de faire de la politique au pays ».
Conscients du poids économique que représentent leurs ressortissants installés à l’étranger, puisqu’ils contribueraient à hauteur de 13 % à la richesse nationale, les candidats jouent beaucoup sur ce supposé rôle de « grands électeurs ». La logique est même parfois poussée à son extrême : « En 2007, le responsable de la coordination du Parti socialiste en France se targuait de faire battre le président sortant grâce aux voix des émigrés. Des “grands électeurs” dont l’impact serait multiplié par presque dix au Sénégal. Et cet effet multiplicateur est un leitmotiv des meetings dans la diaspora », explique Etienne Smith.
« La France vote Macky Sall »
Si le concept de « diaspora faiseuse de rois » reste à nuancer, les Sénégalais de l’étranger sont très attachés à leur citoyenneté transnationale et à son expression dans les urnes, comme en témoignent les taux de participation relativement élevés à chaque élection. Lors de la dernière présidentielle, en 2012, les premiers résultats du scrutin sont même venus de France, d’Italie et d’Espagne. « Le décalage horaire a fait que les bureaux de vote ont fermé plus tôt. Ces résultats sont parus en premier et ils étaient défavorables à la réélection d’Abdoulaye Wade, avance Seyni Gassama. Les analystes politiques ont rapidement conclu que c’en était fini pour lui. »
Des militantes de la majorité présidentielle dansent lors du grand meeting d’ouverture de la campagne de Macky Sall en France, aux Mureaux, le 9 février 2019. Emile Costard
A Paris, alors que les militants de la coalition d’Idy2019 terminent leur journée de porte à porte en ce début février, un événement d’une autre envergure s’organise à 40 kilomètres de la capitale. C’est aux Mureaux, dans les Yvelines, que la majorité présidentielle de Macky Sall a décidé d’organiser, le 9 février, le grand meeting d’ouverture de sa campagne pour la diaspora. Sur les murs de la salle municipale dans laquelle 600 sièges ont été installés, le message est clair : « La France vote Macky Sall », rappelle une affiche.
Et si le président n’a pas pu se déplacer pour l’occasion, comme l’avaient fait certains candidats aux élections précédentes (en 2000, Abdoulaye Wade avait lancé sa campagne à Paris), plusieurs hauts responsables politiques sont présents dans la salle comme le conseiller du premier ministre Amadou Ciré Sall ou Diary Ba, originaire des Mureaux et aujourd’hui conseillère économique, sociale et environnementale de Macky Sall. A l’entrée, des femmes distribuent le programme du président candidat sur lequel ont été mises en avant les propositions de campagne spécifiquement pensées pour les Sénégalais de l’étranger.
Quinze députés pour la diaspora
Désormais, ils ont d’ailleurs une place décisionnaire à Dakar puisque, comme le rappelle Malick Faye, le porte-parole de la majorité présidentielle en France, « les ressortissants de l’étranger sont représentés à l’Assemblée nationale par quinze députés depuis le vote du référendum proposé par le président Macky Sall en 2018 ». Sept de ces huit nouvelles circonscriptions de l’étranger ont été emportées par la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY). « Il est clair que Macky Sall va bénéficier du vote de la diaspora pour ce scrutin, analyse Seyni Gassama. Mais des candidats comme Ousmane Sonko et Idrissa Seck ont aussi étendu leur campagne à l’étranger afin d’attirer ces électeurs. »
Alors que la salle commence à se remplir des militants arrivés par bus, le porte-parole de BBY se réjouit que la mobilisation des électeurs sénégalais de France soit conséquente, notamment grâce au maillage territorial des partis politiques qui disposent souvent de permanences locales dans les villes françaises à forte communauté sénégalaise. De la Normandie à la Côte d’Azur, en passant par l’Ile-de-France ou la Lorraine, la majorité présidentielle dispose de treize comités locaux, mobilisés aujourd’hui pour offrir un deuxième mandat à leur candidat. « La France est tout un symbole. Qui gagne ici, gagne au pays », veut croire Malick Faye.
Matteo Maillard(Dakar, correspondance) et Emile Costard
En septembre 2012, un jeune homme de 26 ans déposait plainte pour avoir été victime, 14 ans plus tôt, dans la station de Peisey-Vallandy, d’attouchements sexuels de la part d’un animateur de classe de neige à laquelle il participait.
En cherchant dans le passé du mis en cause, les enquêteurs ont découvert qu’il avait été condamné, en l’an 2000, à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir déjà commis 21 agressions sexuelles sur des enfants âgés de 9 à 12 ans, dans la même classe de neige et à la même époque que celle des nouveaux faits dénoncés.
Il se déclare guéri de toute pulsion pédophile
Âgé aujourd’hui de 47 ans, Freddy Ourez comparaissait vendredi devant le tribunal correctionnel d’Albertville.
À la barre, le prévenu a affirmé ne plus se souvenir des faits jugés tout en se déclarant guéri de toute pulsion sexuelle à l’égard des enfants après 10 ans de soins imposés par la justice dans la première condamnation. Dans les intérêts de la victime, son avocate, Me Laure Sauthier-Grolée, a insisté sur le traumatisme toujours présent chez son client. « Si le prévenu affirme qu’aujourd’hui, il ne pense plus à tout ça, ce n’est pas le cas de la victime, qui porte toujours des séquelles psychologiques de ce qu’elle a subi il y a 20 ans », a-t-elle plaidé.
En défense, Me Laura Derobert a mis l’accent sur l’ancienneté des faits et la sincérité de son client. « Tout le monde peut comprendre que 20 ans après, cet homme, qui a décidé de rompre avec son passé, ne se souvienne plus des faits qu’on lui reproche. Loin de les contester, il reconnaît qu’il a pu les commettre et s’excuse une nouvelle fois pour tout ce qu’il a fait. »
Six mois de prison, dont trois avec sursis, et 2 000 euros de dommages et intérêts
Le prévenu a été condamné à six mois de prison, dont trois avec sursis. Il devra aussi verser à la victime 2000 euros de dommages et intérêts au titre de son préjudice moral.
L’hôtel du GM : « Mauritius has recently adopted a development strategy for its financial services sector based on continuous improvement, transparency and compliance »
Avec le récent engagement formel pris par écrit par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, au sujet de l’élimination des “Tax Harmful Practices”, Maurice ne fait pas partie de la “Black List” de l’Union européenne. Cette liste noire, qui a été rendue publique mercredi à Strasbourg par la Commission européenne, comprend 23 juridictions considérées comme ayant des “strategic deficiencies in their anti-money laundering/counter terrorist financing regimes”. Le communiqué de la Commission européenne souligne que cette “Update Black List” a été élaborée suite à une analyse et une évaluation approfondies de 54 “Priority Jurisdictions” entamées depuis le 13 novembre de l’année dernière. Du côté de l’hôtel du gouvernement, ce développement est accueilli avec soulagement dans une conjoncture où le Mauritius International Financial Centre est placé “Under Scrutiny”.
Commentant la publication de cette nouvelle liste de la Commission européenne, le ministère des Finances, et non celui des Services financiers ou encore la Financial Services Commission, note dans un communiqué officiel : « Mauritius is not in the European Commission’s Blacklist. This not only confirms that Mauritius has in place the necessary legal framework and controls to prevent money laundering and terrorist financing risks but also underscore the effectiveness of their implementation. »
Poursuivant, l’hôtel du gouvernement, qui se veut rassurant pour le “Global Business Sector”, avance : « Mauritius has recently adopted a development strategy for its financial services sector which is based on continuous improvement, transparency and compliance with international norms and standards. It will continue to do so to ensure the sound repute and credibility of our jurisdiction. »
De son côté, la Commission européenne justifie la publication de cette “Updated Black List” en réaffirmant l’importance de la lutte contre le “Money Laundering” et le financement du terrorisme. « The aim is to protect the EU financial system by better preventing money laundering and terrorist financing risks. As a result of the listing, banks and other entities covered by EU anti-money laundering rules will be required to apply increased checks (due diligence) on financial operations involving customers and financial institutions from these high-risk third countries to better identify any suspicious money flows », recommande la documentation officielle explicitant cette démarche.
Pour sa part, la commissaire européenne à la Justice, à la Protection des consommateurs et de l’Égalité des genres, Vera Jourova, déclare : « We have established the strongest anti-money laundering standards in the world, but we have to make sure that dirty money from other countries does not find its way to our financial system. Dirty money is the lifeblood of organised crime and terrorism. I invite the countries listed to remedy their deficiencies swiftly. The Commission stands ready to work closely with them to address these issues in our mutual interest. »
Dans le cadre de cet exercice visant à identifier les juridictions à hauts risques sous les Fourth and Fifth Anti-Money Laundering Directives, la Commission européenne a tenu en ligne de compte le niveau de la menace existante ainsi que « the legal framework and controls put in place to prevent money laundering and terrorist financing risks and their effective implementation ». Cette liste noire de 23 États a également bénéficié de la collaboration de la Financial Action Task Force, présentée comme « the international standard-setter » dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La “Black List” devra être soumise au Parlement européen et au Conseil pour être validée dans un délai d’un mois.
Quelques images de mon voyage à l’île Maurice en espérant que cette vidéo vous plaira et qu’elle vous donnera envie d’y partir 🙂 Musique → This Song Saved …
Les résultats de l’appel d’offres portant sur la construction de deux centrales solaires (400 MW chacune) du programme Noor Midelt, au Maroc, se font attendre. En cause, des discussions Acwa Power et Masen, l’Agence marocaine pour l’énergie durable, qui cherche à revoir à la baisse la proposition du groupe saoudien.
Les résultats de l’appel d’offres portant sur la construction de deux centrales solaires (400 MW chacune) du programme Noor Midelt, au Maroc, se font attendre. Initialement prévu pour le début de 2019, le démarrage des travaux des deux unités – identiques – qui doivent à la fois combiner deux types de technologies solaires, photovoltaïque et thermique à concentration, et être capables de stocker de l’énergie, risque de prendre du retard.
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Une des plus belles merveilles au monde, c’est seulement quand l’a voix que toi souffle stop durant 2 secondes pour capturer ce moment à jamais !
Ce pays me manque vraiment beaucoup 🇮🇳 Avec tout mon amour …❤️…
Sergio Aguero, Leroy Sane and Manchester City’s stars enjoyed a training session in the bright February sunshine on Friday afternoon.
Pep Guardiola‘s men are putting the finishing touches to their preparations for Saturday’s FA Cup fifth-round tie against Newport.
Though there was still a chill in the air, the Premier League champions were able to set to work under clear blue skies.
(L-R) Nicolas Otamendi, Sergio Aguero, Kyle Walker and Kevin de Bruyne trained on Friday
Aguero seemed to be enjoying himself and shared a laugh with his Argentine compatriot
Ilkay Gundogan was among the players working ahead of Saturday’s FA Cup game
Optimism abounds and there appeared to be an upbeat mood among the group at City’s Football Academy complex.
Having already reached the League Cup final against Chelsea, Guardiola’s side are still in the hunt for four trophies.
But last season saw the club slip up at this stage of the FA Cup at Wigan and nothing can be taken for granted.
Guardiola is expecting a tough away trip to Rodney Parade and called on the visitors to adapt to what is expected to be a poor playing surface.
Leroy Sane (right) and Riyad Mahrez (left) have been key players for City this season
English youngster Phil Foden will be hopeful of more game time against Newport
‘They can do whatever they want (with the pitch). What they do, they do really well. We’ve watched as many games as possible,’ he said.
‘We played the Premier League at Tottenham when there were two NFL games three days before. If it happens in the Premier League then why shouldn’t it happen lower down?
‘I’ve seen vintage games in England and all the pitches… it was normal. It was impossible to play on the grass. You don’t win absolutely anything complaining about that.’
Pep Guardiola watched closely as Aymeric Laporte battled for the ball with Aguero
Parti skier en hors-piste, jeudi, sur le domaine de l’Alpe-d’Huez (Isère), Sacha Arabadzic, 18 ans, est depuis porté disparu. Ce dimanche, les CRS de la station ont diffusé sur France 3 un appel à témoins qui pourrait relancer leurs recherches.
Les enquêteurs cherchent à retrouver l’auteur d’une photographie postée sur le compte Instagram du jeune skieur, visiblement quelques heures avant sa disparition. Sur le cliché, on voit le jeune homme, de dos, au-dessus d’un panorama de sommets enneigés.
Les enquêteurs cherchent à retrouver l’auteur d’une photographie postée sur le compte Instagram du jeune skieur, visiblement quelques heures avant sa disparition. Sur le cliché, on voit le jeune homme, de dos, au-dessus d’un panorama de sommets enneigés.
‼️ RT SVP
Disparition inquiétante de Sacha ARABADZIC, entre le domaine skiable de l’@alpedhuez et de @OzVaujanySki. Sans nouvelles depuis jeudi.
Toute personne disposant d’informations pouvant permettre de retrouver le jeune homme peut contacter la CRS Alpes au 04 76 84 70 46. pic.twitter.com/iD7bXYLz4P
Les recherches se poursuivent par ailleurs. Dimanche matin, les CRS ont encore sillonné une partie du secteur mais les conditions étaient particulièrement compliquées, avec, notamment, de gros risques d’avalanches.
Le Parlement européen (à g.) à Bruxelles et le siège social de l’OCDE à Paris. Qui des recommandations de l’UE et de l’OCDE auront préséance aux yeux des autorités mauriciennes ?
Les évènements qui ont secoué le moral des opérateurs du secteur des services financiers le 4 février illustrent bien les efforts considérables que fait l’île Maurice pour sauvegarder coûte que coûte ce secteur qui, au fil du temps, s’est positionné comme un de ses principaux piliers économiques. De quoi s’agissait-il ? Une confusion dont les effets ont été dissipés et amortis de justesse. La confusion a émergé à la lecture d’une lettre du bureau du Premier ministre à l’intention de Fabrizia Lapecorella, membre du bureau du comité de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette lecture donne à penser que le gouvernement a tenu un double langage par rapport à la posture de l’Union européenne concernant le système d’exemption partielle. C’est une mesure fiscale incitative introduite dans le Budget 2018-2019.
Un double langage parce que, dans un premier temps le gouvernement est venu affirmer que ce nouveau système fiscal est conforme aux exigences européennes et qui, dans un deuxième temps, s’avère être non conforme. D’où vient cette confusion ? Elle tire son origine dans le fait que certains n’ont pas jugé utile de préciser que le système d’exemption partielle a été soumis à deux exercices d’évaluation. L’un par les techniciens de l’OCDE dont la fonction pourrait être comparée à celle d’un chien de garde par rapport aux pratiques en cours dans le secteur financier et l’autre par l’Union européenne (UE), plus politique que technique.
Il a fallu une intervention de Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance, pour comprendre qu’il y a eu deux exercices d’évaluation et qu’il y a une nuance entre les deux. «Le rapport de l’OCDE a beaucoup d’importance pour nous», affirme-t-il. «C’est un fait que la communication du gouvernement était basée sur le rapport de l’OCDE. Rapport qui dit que “Mauritius fulfils all the requirements of the BEPS Action 5, meaning it does not have any harmful practices in its tax regime”. Cela inclut le partial exemption system que l’OCDE a trouvé fully compliant. Le fait qu’une vingtaine de pays de l’UE (23 au total) font partie de l’OCDE, il n’y avait aucune raison pour nous de penser que Maurice n’était pas conforme aux règlements.»
Le ministre reconnaît toutefois des failles relevées par l’OCDE mais souligne également que tout a été fait pour être conforme aux exigences de cette organisation. «Il y avait un certain nombre de harmful tax practices qui ont été réglées grâce aux réformes majeures et en profondeur apportées par le gouvernement. Ce qui a fait que l’OCDE nous a upgraded au niveau de compliant status après les amendements apportés à notre régime fiscal».
Démarche unilatérale
Puis, il y a la démarche initiée par le Code of Conduct Group du conseil de l’Union européenne. «L’UE a finalement décidé de faire une autre évaluation selon ses propres critères. » Dans un commentaire appuyé à l’express, le ministre qualifie la démarche du Code of Conduct Group de démarche unilatérale. Entendons sans échanges préalables avec les autorités mauriciennes. Et la lettre du Bureau du Premier ministre s’apparente plus à une soumission obséquieuse qu’autre chose et ce dans le souci de ne pas frustrer les maîtres européens.
Et Sudhir Sesungkur d’en expliquer la posture du gouvernement dans cette affaire. «Le gouvernement attache une très grande importance à la réputation de notre centre financier et va déployer tous les efforts nécessaires pour qu’il en reste ainsi. Nous sommes convaincus que l’UE croit dans la sincérité et la bonne foi de Maurice.»
Dans une déclaration à l’express, le ministre a expliqué dans quelle condition difficile le gouvernement doit gérer ses relations avec l’Union européenne par rapport à son secteur des services financiers. Qui des recommandations de l’OCDE et de l’UE devront avoir préséance aux yeux des autorités mauriciennes ? C’est ainsi que Maurice se trouve coincée comme prise en sandwich entre deux pouvoirs.
Si le ministre n’a pas de vive voix soulevé la question, tel n’a pas été le cas pour un opérateur. «N’avons-nous pas le droit de concevoir en tant que pays indépendant un régime fiscal selon nos critères ? Faut-il absolument et toujours la bénédiction soit de l’OCDE soit de l’Union européenne pour approuver un système fiscal que le pays souhaite introduire ? Ne sommes-nous pas devant un cas de violation de notre souveraineté nationale ?» Il devait ensuite se raviser pour souligner que face à des organisations aussi puissantes que l’UE ou l’OCDE, Maurice n’a d’autre choix que de se soumettre… sans broncher.
Dans une lettre intitulée «CYCLONE WARNING: BEPS COMING TO MAURITIUS », publié dans l’express en mai de 2017, l’avocat Marc Hein avait soulevé la pertinence de l’intervention de l’OCDE dans les affaires du pays. «We are now being told that what we have achieved so far is wrong, that low taxation is immoral and that other people elsewhere, who know better, should dictate to us the way we ought to tax our taxpayers.»
Il n’a pas caché son agacement face à cette attitude. «This is annoying to say the least and there is apparently no way out from this system. The instructions are clear: comply or your country will be blacklisted and potentially amenable to direct and/or indirect sanctions.»
Marc Hein n’a pas hésité à qualifier la posture de l’OCDE d’atteinte à la souveraineté nationale. «I would in legal terms put it this way: under public international law, this attitude amounts to an illicit abuse of power of an international organisation in a dominant position. That attitude has been described as a new form of imperialism and neo-colonialism whereby new rules are being – unilaterally and to the detriment of our own national interest – imposed by rich countries (which by the way are members of the OECD) on countries like ours.»