Paul Bérenger : « Air Mauritius va vers le crash »

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Paul Bérenger n’a pa maché ses mots envers la compagnie aérienne nationale. « Air Mauritius va vers le crash», a-t-il lancé. Il déplore le management de la direction ainsi que le spectre politique qui règne au sein de l’entreprise. C’était ce samedi 16 février lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM.

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Le Mauricien

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Communiqué Spécial de la météo émis à 11h30 ce Samedi 16 Février 2018.

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Communiqué Spécial de la météo  émis à 11h30 ce Same

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MBC

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jigging in mauritius

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very nice jigging trip, caught 10 big eye tuna in half hour, thanks for great skipper Sanjeev. his facebook page is “sanjeev paradis”.

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Daniil Medvedev on course for back-to-back titles as Russian reaches semi-finals in Rotterdam

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Daniil Medvedev on course for back-to-back titles as talented Russian ends Jo-Wilfried Tsonga’s renaissance to reach semi-finals of ABN AMRO Tournament in Rotterdam

  • Daniil Medvedev beat Jo-Wilfried Tsonga to reach the last four in Rotterdam
  • The talented Russian is on course for back-to-back ATP Tour titles currently
  • Medvedev faces Gael Monfils next, who he beat on route to his title in Sofia 

Press Association Sport Staff

Daniil Medvedev stayed on course to win back-to-back tour titles and denied Jo-Wilfried Tsonga the same opportunity with a straight-sets win at the ABN AMRO World Tennis Tournament in Rotterdam.

Medvedev, who claimed the Sofia Open title last week, extended his winning streak to seven games with a 6-4, 6-2 win over the Frenchman, who had also triumphed at the South of France Open.

The fifth-seeded Medvedev was in no mood to see his run come to an end, breaking Tsonga in the opening game of the match and retaining the advantage throughout.

Daniil Medvedev continued his fine form as he booked his spot in the Rotterdam semi-finals

Daniil Medvedev continued his fine form as he booked his spot in the Rotterdam semi-finals

Daniil Medvedev continued his fine form as he booked his spot in the Rotterdam semi-finals

Jo-Wilfried Tsonga's recent renaissance was ended as he succumbed to Medvedev 6-4, 6-2

Jo-Wilfried Tsonga's recent renaissance was ended as he succumbed to Medvedev 6-4, 6-2

Jo-Wilfried Tsonga’s recent renaissance was ended as he succumbed to Medvedev 6-4, 6-2

Two more breaks in the second set secured victory for the Russian, who admitted to atptour.com: ‘It feels a little strange as I don’t think I played that well, but I managed to work hard.’

In the last four of the tournament Medvedev will face French veteran Gael Monfils – whom he also overcame at the same stage in Sofia.

Monfils needed just 69 minutes to dispose of Bosnia’s Damir Dzumhur 6-1, 6-2, breaking his opponent five times as he secured a comfortable victory.

The other semi-final will see No 1 seed Kei Nishikori face Stan Wawrinka.

Tsonga was left frustrated with his performance after being broken in the opening game

Tsonga was left frustrated with his performance after being broken in the opening game

Tsonga was left frustrated with his performance after being broken in the opening game

At the New York Open, No 1 seed John Isner beat seventh seed Jordan Thompson of Australia in straight sets 6-4, 6-1, while last year’s runner up Sam Querrey needed three sets to see off Jason Jung 6-3, 3-6, 6-3.

The third American in the semi-finals is Reilly Opelka after a 6-3, 6-4 win over Guillermo Garcia-Lopez, while Canadian Brayden Schnur edged out Paolo Lorenzi 6-7 (7), 7-6 (5), 7-5.

In Buenos Aires, Dominic Thiem will face Diego Schwartzman in the semi-finals after the Austrian beat Pablo Cuevas 4-6, 6-4, 6-3 and the Argentinian saw off Albert Ramos 6-1 7-5.

Guido Pella and Jaume Munar exchanged five breaks in a lengthy second set tiebreak, with the Argentine taking the set and the match 6-7 (3), 7-6 (9), 6-1. World No 18 Marco Cecchinato beat Roberto Carballes Baena 7-6 (3), 6-4.

For Medvedev he is in great form and will be confident of adding another title to his collection

For Medvedev he is in great form and will be confident of adding another title to his collection

For Medvedev he is in great form and will be confident of adding another title to his collection

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« Il faut arrêter de mettre la démographie en accusation et promouvoir un développement durable »

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Il faut promouvoir un développement qui n’encourage pas des modes de vie « non durables », estime le démographe Jacques Véron, dans une tribune au « Monde ».

Publié aujourd’hui à 08h00 Temps de Lecture 5 min.

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Tribune. Au milieu du XXe siècle, il était courant de dénoncer le danger pour la planète d’une croissance accélérée de la population. L’accent était mis sur les limites auxquelles on se heurtait nécessairement dans un monde fini. Plus tard, le ralentissement de la croissance démographique put donner le sentiment que le « problème de population » était résolu, si problème il y avait. Le désaccord était alors total entre ceux qui voyaient dans les êtres humains avant tout leur nombre et ceux qui ne considéraient que les modes de vie.

Revenons sur le fait marquant de la seconde moitié du XXe siècle : une accélération sans précédent de la croissance démographique, qui a conduit à ce que le nombre des êtres humains sur terre passe de 2,5 milliards en 1950 à plus de 7,5 milliards aujourd’hui. Dans le même temps, la pression sur les ressources naturelles n’a fait que s’intensifier. Cette « explosion démographique », pour reprendre la terminologie fréquemment utilisée dans les années 1960, serait-elle la principale responsable de la crise environnementale ? Non, avait répondu, au début des années 1970, le biologiste Barry Commoner, un des fondateurs du mouvement en faveur de l’environnement aux Etats-Unis.

« La toxicité de nouveaux produits utilisés pour la production agricole ou industrielle a sa part dans la crise environnementale que nous connaissons »

Pour lui, l’« explosion civilisatrice », alliance de modes de production et de consommation par tête élevée, était très largement responsable de la dégradation environnementale, en particulier par le biais d’un progrès technique qui avait rompu la circularité écologique. La capacité de la nature à recycler toutes formes de « déchets » et donc à se régénérer était alors perdue. D’autre part, la déforestation, la pollution des villes ou l’épuisement des ressources halieutiques sont loin de s’expliquer par le seul « facteur démographique ». Celui-ci sert aisément de bouc émissaire.

Bien que les inquiétudes se soient largement portées sur les limites (terres et ressources en quantités finies), l’humanité fut en réalité moins confrontée à une rareté absolue que relative, puisque les matières premières utilisées ont beaucoup varié au fil du temps. Par contre, la culture du gaspillage combinée à une durée de vie plus longue des déchets que nous rejetons est une grande source de pollution des terres aussi bien que des rivières. La toxicité de nouveaux produits utilisés pour la production agricole ou industrielle, par exemple, a sa part dans la crise environnementale que nous connaissons. La population n’y est pour rien.

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Trahie par sa belle-fille : victime d’un vol lors de ses funérailles

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Une défunte, victime de vol, ceci n’est pas le titre d’un film ou d’une mauvaise blague, mais bien la réalité. C’est la douloureuse expérience qu’a vécue Danisha (prénom modifié), 37 ans. Cette habitante d’un village du Nord a perdu sa mère, 56 ans, en décembre de l’année dernière, emportée par la maladie. Alors que la défunte venait à peine d’être mise en terre, elle a été victime d’un vol.  Ce délit a été commis le jour même de ses funérailles. Arrêtée le 12 février dernier, la belle-fille de la dame est passée aux aveux.

Danisha ne s’attendait pas à cette découverte. C’est un sentiment de tristesse et de colère qui l’anime. Cela faisait deux ans que sa mère a contracté le ‘nikkah’. « Depuis que ma mère s’est mariée à cet homme, ses proches nous ont empêchés de venir la voir », nous dit-elle. Diabétique, la dame suivait son traitement. Mais tout dernièrement sa santé s’est fragilisée et, le 6 décembre dernier, Danisha a appris la terrible nouvelle.

« C’est vers 2h00 du matin que nous avons appris que ma mère est décédée. Elle a eu un malaise dans la maison et elle est morte peu après », poursuit-elle. À la suite de cette perte tragique, sa soeur et elle ont entrepris les démarches auprès de la banque pour avoir accès au compte de sa mère. La dame s’est ensuite rendue à la banque avec son affidavit.

Retrait de Rs 7 000

Une fois sur place, elle a été surprise d’entendre dire qu’il ne restait pas grand-chose sur le compte de sa maman décédée. « La banque m’a annoncée qu’il y a eu un retrait de Rs 7 000. Qui plus est, le retrait s’est fait le jour même des funérailles, comment se fait-il ? » s’indigne Danisha. C’est à un guichet automatique à Pamplemousses que la transaction a eu lieu.

La fille de la défunte a cherché à savoir qui était derrière cette fraude électronique.  La police criminelle de Pamplemousses, menée par le sergent Forod et de l’inspecteur Rambarrun, après des investigations, a pu retracer l’auteur présumé de ce vol. Kurshi B. L., âgée de 44 ans, est la belle-fille de la défunte. Elle a été appréhendée le 12 février dernier.  Soumise à une série de questions, elle a craché le morceau.

Aux dires de la suspecte, elle était venue assister aux funérailles de la dame. Puis, sur un meuble, elle a vu un porte-monnaie et à l’intérieur la carte bancaire de la dame et également le code d’accès pour la carte bancaire. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle se laisse tenter. Elle a pris la carte et le jour même, a effectué un retrait. Pour le père de la suspecte, qui est également l’époux de la défunte, « c’est un malentendu. Ma fille possède aussi la même carte et elle a bien pu se tromper » dit-il.

La quadragénaire a comparu devant la cour de Pamplemousses le même jour sous une charge provisoire de fraude électronique. Étant à sa première offense, la police n’a pas objecté à sa remise en liberté provisoire. Elle a dû s’acquitter d’une caution pour retrouver la liberté conditionnelle. 

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Defi Media

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Le PMSD souhaite la privatisation d’Air Mauritius

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Khushal Lobine, porte-parole du PMSD, estime qu’il est grand temps de considérer la privatisation d’Air Mauritius dont le modèle économique est remis en cause depuis la publication des résultats pour les neuf derniers mois de l’exercice financier d’Air Mauritius, qui affichent une perte de 25 millions d’euros, soit Rs 1 milliard.

En conférence de presse, ce samedi matin, Khushal Lobine soutient que la compagnie aérienne nationale a démontré « leur incompétence au plus au sommet » après que les résultats du troisième trimestre de l’exercice financier 2018/2019 se sont soldés par un résultat net négatif de 7,7 millions d’euros.

« Nous pensons qu’il est l’heure de considérer la privatisation d’Air Mauritius. Qu’on remplace le CEO ou le Chairman, la situation restera la même. Selon la tendance mondiale, les états prennent leur distance des compagnies aériennes et laisse le privé diriger. La privatisation d’Air Mauritius permettra de sauvegarder l’intérêt de tous les employés de la compagnie aérienne ».

Le porte-parole des bleus affirme également qu’il faut donner plus d’importance à l’espace aérien afin d’attirer les appareils d’autres compagnies aérienne.

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Le Mauricien

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Newport hero Jamille Matt’s FA Cup diary ahead of Man City clash

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Newport County goalscoring hero Jamille Matt’s FA Cup diary ahead of crunch clash with Manchester City

  • The gaffer, Michael Flynn, has not banned the words ‘Manchester City’
  • I’m woken up at 7am no matter what by my little boy Luca who turns three in May
  • A midweek match means a rare lie-in… though Luca will still try to wake me up

Jamille Matt For The Daily Mail

Jamille Matt was Newport’s goal-scoring hero in their third-round win over Leicester. Here, the 29-year-old striker spills the beans on their preparations for Saturday evening’s huge clash with Manchester City… 

Jamille Matt was Newport’s goalscoring hero in their third-round win over Leicester City

Jamille Matt was Newport’s goalscoring hero in their third-round win over Leicester City

Jamille Matt was Newport’s goalscoring hero in their third-round win over Leicester City

Sunday February 10

The gaffer, Michael Flynn, hasn’t banned the words ‘Manchester City’ but all our attention at the start of this week is on Tuesday night’s match against MK Dons.

I did watch City’s game against Chelsea, though. To win 6-0 against a team who won the Premier League a couple of years ago is unbelievable.

I put a tweet out afterwards saying: ‘But can they do it on a cold windy night in Newport?’ This can only go one of two ways…

Michael Flynn, hasn’t banned the words ‘Manchester City’ but he was focused on MK Dons

Michael Flynn, hasn’t banned the words ‘Manchester City’ but he was focused on MK Dons

Michael Flynn, hasn’t banned the words ‘Manchester City’ but he was focused on MK Dons

Monday February 11

I never need to set an alarm in the mornings. I’m woken up at 7am no matter what by my little boy Luca, who turns three in May. He came into the bedroom this morning and said: ‘Up you get, Daddy!’

I’ll get him his breakfast and watch a bit of TV with him before he goes to nursery — Something Special with Mr Tumble is his favourite — and then it’s off to football.

It only takes 10 minutes to get to the training ground. I’m not a massive fan of travelling so I like to live close by. Friday is only a light session as we are playing on Saturday.

Jamille Matt is woken up at 7am no matter what by his little boy Luca, who turns three in May

Jamille Matt is woken up at 7am no matter what by his little boy Luca, who turns three in May

Jamille Matt is woken up at 7am no matter what by his little boy Luca, who turns three in May

Tuesday February 12 

A midweek match means a rare lie-in… though Luca will still try to wake me up! I’ll have a little stretch and try to relax as much as possible. The gaffer wants us to spend time with our families so we eat at home before meeting up.

My pre-match meal is scrambled eggs with beans on toast. It’s what I’ve had before each Cup game this season and that won’t change for City.

Saturday night is our third home game in a week so our pitch hasn’t had much time to recover… and since moving to Newport I’ve noticed that it always rains! We’ll be more used to it than City but if we can handle the ball on it, they will certainly be able to.

MK Dons beat us 1-0. I thought we were the better side but we didn’t take our chances. The gaffer was tough on us. The league is our bread and butter.

The gaffer wants us to spend time with our families so we eat at home before meeting up

The gaffer wants us to spend time with our families so we eat at home before meeting up

The gaffer wants us to spend time with our families so we eat at home before meeting up

Wednesday February 13 

Those who played last night have a light session before heading home to rest. I chased the little one around the garden and cooked dinner. I’m an OK cook — my speciality is a Jamaican curry.

I normally relax by watching football, reading or a bit of TV. I must admit, this week I have given Manchester City’s Amazon documentary All or Nothing a watch. I love all the antics that Benjamin Mendy gets up to!

This week I have given Manchester City’s Amazon documentary All or Nothing a watch

This week I have given Manchester City’s Amazon documentary All or Nothing a watch

This week I have given Manchester City’s Amazon documentary All or Nothing a watch

Thursday February 14 

The gaffer gave us a day off so I went for a haircut. I’m getting a bit too old for the extravagant hairdos so it’s just a skin fade on the side, leave the top with a small Afro and have a little shave of the beard. Most of the lads have had the customary TV trim! 

It’s Valentine’s Day but I’m not one for all that lovey-dovey stuff. Plans for tonight involve watching Arsenal — I’m a long-suffering fan — and they end up losing 1-0 to BATE Borisov.

I’m a long-suffering Arsenal fan — and they end up losing 1-0 to BATE Borisov on Thursday

I’m a long-suffering Arsenal fan — and they end up losing 1-0 to BATE Borisov on Thursday

I’m a long-suffering Arsenal fan — and they end up losing 1-0 to BATE Borisov on Thursday

Friday February 15

We analysed City. A few lads fancied themselves as Kevin De Bruyne, popping the ball around in training, but that will be nothing like the real thing.

I have 20 family and friends coming to the game including my nephew who is a City fan. I cannot wait to test myself against the world’s best footballing team. Getting to sleep won’t be a problem… but staying asleep will be tricky. I’ll be too excited!

A few lads fancied themselves as Kevin De Bruyne - popping the ball around in training

A few lads fancied themselves as Kevin De Bruyne - popping the ball around in training

A few lads fancied themselves as Kevin De Bruyne – popping the ball around in training

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« Au Sénégal, la gauche a renoncé à défendre ses idées »

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Pour l’universitaire Rama Salla Dieng, la gauche sénégalaise, absente de la présidentielle du 24 février, paie ses compromissions successives avec les libéraux.

Propos recueillis par Coumba Kane Publié aujourd’hui à 08h00

Temps de Lecture 3 min.

De gauche à droite : Abdou Diouf, président du Sénégal de 1981 à 2000, et Léopold Sédar Senghor, chef de l’Etat de 1960 à 1980.
De gauche à droite : Abdou Diouf, président du Sénégal de 1981 à 2000, et Léopold Sédar Senghor, chef de l’Etat de 1960 à 1980.

Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, le Parti socialiste (PS) ne présentera pas de candidat au scrutin présidentiel du 24 février. Au pouvoir de 1960 à 2000, sous Léopold Sédar Senghor puis Abdou Diouf, le PS dirigé par Ousmane Tanor Dieng soutient la coalition du président sortant Macky Sall.

Rama Salla Dieng, maîtresse de conférences au Centre d’études africaines de l’université d’Edimbourgh, au Royaume-Uni, analyse les raisons de l’échec de la gauche sénégalaise.

Lire aussi Qui sont les cinq candidats à l’élection présidentielle sénégalaise ?

L’absence de candidature socialiste à la présidentielle est-elle une surprise ?

Rama Salla Dieng Oui. Cependant, c’est le résultat d’un long processus dont le tournant se situe en 2000 avec l’élection d’Abdoulaye Wade. Jusqu’à cette date, l’échiquier politique sénégalais était polarisé entre libéraux et socialistes. C’est sous les mandats d’Abdou Diouf [de 1981 à 2000], président pourtant socialiste, que les programmes d’ajustements structurels du FMI seront appliqués, le franc CFA dévalué. Puis arrive Abdoulaye Wade en 2000. Il contribue à brouiller encore plus ces lignes traditionnelles en impulsant une politique sociale alors qu’il est un libéral. Le chantre du « sopi » [« changement » en wolof], son projet de transformation sociale, accroît l’intervention de l’Etat dans l’économie en subventionnant l’agriculture et l’énergie.

De la même manière, Macky Sall, lui-même ancien socialiste converti au libéralisme, a mâtiné son programme de mesures sociales comme l’octroi de bourses aux familles les plus pauvres. Ces années sont marquées par des luttes internes dans les partis de gauche : au PS, au Rassemblement national démocratique et à l’And-Jëf [Parti africain pour la démocratie et le socialisme]. La fragmentation de la gauche politique est parachevée avec la participation de certaines de ses figures comme Mamadou Diop Decroix, Amath Dansokho, Djibo Ka ou Abdoulaye Bathily aux gouvernements d’ouverture menés par des premiers ministres libéraux.

Lire aussi Sénégal : à Matam, Macky Sall en campagne vante son bilan de bâtisseur

Récemment, deux autres figures socialistes, Aissata Tall Sall et Khalifa Sall, ont rallié des candidats libéraux à la présidentielle, Macky Sall et Idrissa Seck. Le clivage droite-gauche est-il toujours pertinent ?

Ces ralliements brouillent encore un peu plus la scène politique. Depuis 20 ans, la gauche ne propose pas de projet. Elle collabore avec les libéraux. Dans les centres urbains, les élites, traditionnellement socialistes, cèdent aux sirènes du parti au pouvoir. On perçoit aussi cette tendance au niveau local. Dans le cadre de mes recherches dans les régions de Louga et de Saint-Louis, j’ai constaté ce phénomène de transhumance chez nombre de maires et de leaders religieux. Toutefois, ce serait une erreur de résumer la gauche à ses dinosaures politiques. Mieux vaut parler de « gauches ».

La gauche a-t-elle renoncé à défendre ses idées, ses valeurs ?

Oui. La gauche historique, de l’indépendance aux années 1990, était contestataire. Ses leaders ont participé aux luttes sociales, à Mai 68, et beaucoup ont été emprisonnés, ont survécu dans la clandestinité avant l’instauration du multipartisme intégral en 1981. Des leaders comme Landing Savané ou Abdoulaye Bathily ont combattu dans des partis qui prônaient le respect des libertés individuelles et la lutte contre les inégalités. Dans les années 1980, ils ont dénoncé les politiques d’ajustements structurels imposées par les institutions internationales qui fragilisaient les plus pauvres de la société. Cette gauche-là s’est d’ailleurs alliée à d’autres gauches africaines ou à l’international pour mener le combat. Mais depuis la fin des années 1990, les partis de gauche réagissent peu aux attaques contre les libertés individuelles.

Lire aussi Au Sénégal, l’ombre d’Abdoulaye Wade plane sur l’élection présidentielle

Où se déroule la bataille des idées ?

Elle se déroule surtout en dehors du champ politique. Les syndicats continuent de l’incarner, mais d’autres acteurs s’en sont saisis ces dernières années. Les débats ont pris place dans la société civile, dans des mouvements religieux, qui attirent de plus en plus les jeunes, à l’université notamment, dans des mouvements citoyens qui ont un rôle de vigie, et de manière très significative sur les réseaux sociaux. Certains abstentionnistes choisissent d’investir ces poches de résistance qui incarnent pour eux l’espoir. Il faut y voir une quête de sens et comprendre que les idées progressistes ne sont l’apanage ni de la gauche ni de la droite.

Coumba Kane

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