Gianfranco Zola believes Callum Hudson-Odoi is getting good minutes for Chelsea 

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‘There aren’t many 18-year-olds in Europe playing as many games as he is’: Gianfranco Zola believes Callum Hudson-Odoi is getting good minutes for Chelsea

  • Few 18-year-olds get as many minutes as Callum Hudson-Odoi does at Chelsea
  • That is the opinion of the Blues’ assistant manager Gianfranco Zola on Friday
  • Chelsea stepped in to prevent the talented teenager joining Bayern Munich 
  • He has made just two cameo appearances since the transfer window closed 

Kieran Gill for MailOnline

Chelsea assistant Gianfranco Zola says Callum Hudson-Odoi is fortunate to be getting game time for a big club, unlike other 18-year-olds. 

Hudson-Odoi surprisingly did not start in the Europa League against Malmo on Thursday and has made just two cameo appearances since the January window closed.

The teenager missed out on his move to Bayern Munich but Zola has told Hudson-Odoi there are plenty of youngsters out there getting no minutes whatsoever.

Callum Hudson-Odoi should count himself lucky at Chelsea, says assistant Gianfranco Zola

Callum Hudson-Odoi should count himself lucky at Chelsea, says assistant Gianfranco Zola

Callum Hudson-Odoi should count himself lucky at Chelsea, says assistant Gianfranco Zola

The teenager has been restricted to two cameo appearances since the transfer window closed

The teenager has been restricted to two cameo appearances since the transfer window closed

The teenager has been restricted to two cameo appearances since the transfer window closed

‘He’s always on the edge of the team,’ said Zola, who was standing in for manager Maurizio Sarri ahead of Monday night’s FA Cup fifth-round clash with Manchester United.

‘As soon as there is an opportunity, he plays. Sometimes from the beginning.. Sometimes he comes on. The manager is giving him plenty of reasons to feel involved and wanted.

‘I want to stress this out: there aren’t many 18-year-olds in Europe playing as many games as he is. There might be one or two.

In Zola's opinion, few other teenagers across Europe are playing more first-team matches

In Zola's opinion, few other teenagers across Europe are playing more first-team matches

In Zola’s opinion, few other teenagers across Europe are playing more first-team matches

The Chelsea assistant stepped in for boss Maurizio Sarri for Friday's pre-FA Cup conference

The Chelsea assistant stepped in for boss Maurizio Sarri for Friday's pre-FA Cup conference

The Chelsea assistant stepped in for boss Maurizio Sarri for Friday’s pre-FA Cup conference

‘He’s playing. And, on top of that, he’s a player we appreciate and we believe is growing up. He has a bright future in this club.’

On facing United, Zola added: ‘It’s a classic, a great game not only in the FA Cup, but for the whole country. A very interesting fixture.

‘Plus they are really in a good moment, so it’s a good challenge. And actually what we need to do right now.’ 

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En Espagne, des élections anticipées dans l’ombre du dictateur Franco

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La polémique sur l’exhumation de la dépouille du Caudillo marque le début de la campagne des législatives convoquées le 28 avril.

Par Sandrine Morel Publié aujourd’hui à 10h10

Temps de Lecture 4 min.

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Au Valle de los Caidos, près de Madrid, en novembre 2018.
Au Valle de los Caidos, près de Madrid, en novembre 2018. Susana Vera / REUTERS

L’ombre de Franco planera sur les prochaines élections législatives espagnoles. Vendredi 15 février, le président du gouvernement, Pedro Sanchez, a annoncé, sans surprise, la tenue d’un scrutin anticipé en réponse au rejet de son projet de budget 2019. Elles auront lieu le 28 avril. Dans la foulée, l’exécutif socialiste a ouvert officiellement le processus d’exhumation de la dépouille du dictateur Francisco Franco du Valle de los Caidos, le monument mausolée construit par des prisonniers républicains après la guerre civile (1936-1939), à une cinquantaine de kilomètres de Madrid. De quoi en faire son principal argument de campagne.

« L’Espagne ne peut pas se permettre un monument en hommage à un dictateur », avait déclaré Pedro Sanchez en juillet 2018, un mois après avoir pris la présidence du gouvernement, promettant que l’exhumation serait menée dans « un très bref délai ». Or, cela fait des mois que cette initiative traîne. Le gouvernement a modifié la loi de mémoire historique, le 24 août 2018, afin de réserver aux victimes de la guerre civile le droit d’être enterrées dans le Valle de los Caidos et ainsi justifier légalement l’exhumation du dictateur, mort dans son lit en 1975.

Cette promesse permet aux socialistes d’occuper l’espace de la gauche, face au parti de gauche radicale Podemos. Mais aussi de situer le parti libéral Ciudadanos dans le bloc de droite, avec le Parti populaire (PP) et la jeune formation d’extrême droite Vox. Comme le PP, Ciudadanos s’était abstenu lors du vote au Parlement portant sur l’exhumation de Franco au motif qu’elle n’était « pas urgente », qu’il préférait « regarder l’avenir plutôt que le passé » ou qu’il s’opposait aux « veilles tranchées idéologiques ». Les socialistes espèrent récupérer les électeurs de la formation libérale déçus par son rapprochement avec la droite, avec laquelle il gouverne en coalition en Andalousie, avec le soutien de Vox.

« Décision d’Etat historique »

Vendredi, le ministère de la justice a donné un délai de quinze jours aux descendants de Franco pour qu’ils désignent le lieu où ils souhaitent l’enterrer. Cependant, il a prévenu qu’il n’acceptera pas que la momie du dictateur soit transférée à la cathédrale de l’Almudena, en plein cœur de la capitale, où la famille du dictateur dispose d’un caveau, afin d’éviter « l’exaltation de la dictature », interdite par la loi de mémoire historique de 2007.

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Laurent Musango: «Le danger c’est la confusion, de croire que le cannabis sera légalisé»

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Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Maurice.

Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Maurice.

La reclassification du cannabis médical fait flamber l’opinion. Qu’implique une telle mesure dans la pratique ? Quelles en sont les limites et risques parallèles ? Laurent Musango, représentant de l’OMS, explique la nuance entre cannabis médical et récréatif et les implications de l’un et de l’autre.

La recommandation sur la déclassification du cannabis de la liste de drogues dangereuses fait débat. Où en sont les choses actuellement ?

Nous avons un comité d’experts sur la dépendance aux médicaments qui fonctionne de manière permanente et fait des recommandations au directeur régional de notre organisation. Ceci ne concerne pas uniquement le cannabis mais également d’autres médicaments. Revenant au cannabis, l’OMS a recommandé sa reclassification. Par exemple, les plantes médicinales, les médicaments ou toute substance ayant trait au facteur médicamenteux sont classifiés en catégories 1, 2, 3 et 4. Cela va du moins nocif (pour le 1) au plus nocif (pour le 4). Depuis longtemps, le cannabis était classé à la catégorie 4. Puisqu’on y a vu quelques principes actifs utiles au traitement de certaines maladies, le comité d’experts a soumis la recommandation au directeur régional pour sa reclassification à la catégorie 1. Celle-ci date du 24 janvier.

Que se passe-t-il après une telle recommandation ?

L’OMS est le chef de file des Nations unies pour la santé. Quand ce comité technique donne une recommandation au directeur, celui-ci en discute avec son équipe administrative. S’il trouve la validité de prendre en considération cette recommandation, il envoie cela au secrétaire général des Nations unies. Ensuite, il y a l’Assemblée générale des États membres en mars, à Vienne. Le secrétaire général soumettra, entre autres, cette proposition. Maurice sera représenté par son gouvernement. Les États membres peuvent approuver ou rejeter la recommandation lors du vote. S’il y a une majorité, la mesure peut être adoptée. Au cas contraire, ce sera refusé. La légalisation du cannabis médical dépendra d’un pays à l’autre.

Quel est votre avis personnel sur cette mesure ?

C’est une bonne mesure. Car tout ce qui peut guérir doit être apprécié. Selon les scientifiques, le cannabis peut notamment aider au traitement de l’épilepsie chez les enfants, la sclérose en plaques, les douleurs chroniques chez les adultes, les nausées et vomissements résultant de la chimiothérapie entre autres.

Comment fait le panel d’experts face à ces opinions ?

Toute l’organisation travaille avec des instances techniques qui donnent des conseils. Ce sont des personnes dotées d’une certaine expertise. Elles doivent faire abstraction de leurs propres sentiments car il s’agit de toute une équipe. À titre d’exemple, à l’OMS, nous avons besoin de financement. Mais nous ne pouvons en accepter de l’industrie du tabac, de l’alcool et de Nestlé. On ne peut être juge et partie. Ce comité lui aussi doit être neutre. Ses membres ne doivent pas avoir d’intérêts.

Mais l’OMS passe d’un extrême de 4 à 1 en termes de nocivité du produit…

Effectivement, il n’y a pas de milieu, vers les catégories 2 ou 3. Cela passe du très dangereux au moins dangereux. Mais les explications se basent sur l’extraction du principe actif médicamenteux. L’OMS ne recommande, en aucun cas, que le cannabis soit utilisé sous forme de feuilles ou en le fumant pour des besoins récréatifs. Nous sommes très clairs dessus. Le danger maintenant est la confusion des gens qui croient que le cannabis sera légalisé et qu’ils pourront le cultiver et le consommer à leur guise.

Que rapportera la reclassification du cannabis à Maurice ?

À Maurice, je constate que cette confusion perdure. Le sujet du cannabis enflamme toujours les débats partout, avec les politiciens, la presse etc. Si le pays adopte cette mesure, cela rapportera des médicaments additionnels qui soulageront les patients.

Et développera des marchés parallèles au noir ?

En tant que médecin, je ne regarde pas ces aspects économiques et commerciaux. Je ne suis pas commerçant. Mais cela dépendra des besoins, de combien d’épileptiques sont concernés etc. Pour les ventes parallèles, il y a toujours eu des tentatives de fraude. Comparé à d’autres pays, Maurice pourrait être moins à risque car il semble qu’un certain contrôle soit en place.

Pourra-t-on vraiment contrôler une telle pratique à Maurice ?

La plupart des pays disposent d’agences de contrôle de la qualité des médicaments. En principe, après l’achat, il doit y avoir l’assurance-qualité et le respect de la dose précise. Je ne veux pas juger la fonctionnalité de cette agence à Maurice mais il faudrait qu’elle agisse et exerce le contrôle nécessaire.

Et si on adopte la mesure, faut-il fabriquer ces médicaments ou les importer ?

Les deux options sont possibles. S’il y a des agences accréditées pour en fabriquer, Maurice peut le faire en respectant les exigences techniques de l’OMS. De l’autre côté, le pays peut en importer tout en gardant un œil sur le contrôle de la qualité des produits avec l’agence accréditée dont nous parlions précédemment…

Selon les rapports de l’Audit, beaucoup de nos médicaments réguliers importés demeurent contrefaits, de qualité douteuse ou expirés parfois avant terme. Serait-ce le sort de ceux au cannabis ?

Effectivement, là on parle de médicaments contrefaits. C’est pour cela que l’agence susmentionnée doit s’occuper de la qualité pour éviter de tels risques. Si c’est importé et que les normes ne sont pas respectées, l’institution devrait les trouver et les détruire sur le marché.

La polémique enfle et divise plusieurs pays sur la libre commercialisation du cannabis récréatif. Et vous, êtes-vous divisé ?

Je ne sais même pas pourquoi ce débat continue à Maurice. L’OMS a clairement dit que l’on déclassifie le produit pour usage médical à des doses précises. Mais on ne le recommande pas pour des pratiques récréatives. Je suis contre la libéralisation du cannabis pour usage récréatif. On commence avec des petites pratiques qui nous semblent négligeables. On croit que cela ne donne pas d’addiction mais au contraire, on peut être tenté par des drogues plus dures. Cela ouvre la voie à toutes sortes de risques dont des rapports sexuels non protégés, des maladies comme le VIH et l’hépatite C etc. Je préfère carrément dire que je suis contre.

Pourtant, plusieurs voix s’appuient sur les ravages de la drogue synthétique pour défendre la légalisation…

Ça, c’est leurs arguments mais je ne suis pas d’accord. Pour moi, cela ne tient pas la route. Je ne peux pas dire que les pays l’ayant légalisé pour usage récréatif ont eu des effets positifs. Mais pour Maurice, il faut lutter contre ce fléau. Le combat contre la drogue doit être une priorité du gouvernement.

Comment différenciez-vous légalisation et dépénalisation du cannabis ?

Ce sont des termes juridiques. Dans le cas de la légalisation, le pays accepte la vente du produit. La dépénalisation implique la commercialisation sous un contrôle précis. Pour Maurice, je suis les orientations de l’OMS et suis contre les pratiques pour usage récréatif.

Quels sont les risques de la libéralisation du cannabis thérapeutique ?

Le patient doit respecter la dose prescrite. Au cas contraire, cela peut engendrer des effets secondaires néfastes. C’est clair. Même si vous prenez une surdose d’aspirine, vous pouvez saigner.

Et l’addiction au cannabis médical ?

Ça, je ne saurais vous le dire. Je ne suis pas technicien pour dire si cela peut devenir addictif.

Quels contrôles devraient être instaurés pour que la recommandation soit efficace ?

Il faudrait un contrôle multidisciplinaire et multisectoriel. Cela implique la collaboration de plusieurs institutions comme la police, le ministère du Commerce, celui de la Santé, les hôtels, les débits de boisson, les points de vente, le port, l’aéroport, l’Immigration, etc. La Santé vient souvent en dernière position car c’est surtout après un accident ou après une overdose qu’on agit, ce qui ne devrait pas être le cas. Il faut aussi faire de la dénonciation.

Bio express

Originaire du Rwanda, Laurent Musango est médecin de profession depuis 1992. De septembre 2007 à août 2016, il a été conseiller régional pour le financement de la santé et de la protection sociale de l’OMS au Gabon, entre autres. Depuis octobre 2016, il est le représentant de l’OMS à Maurice.


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Laurent Musango: «Le danger c’est la confusion, de croire que le cannabis sera légalisé»

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Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Maurice.

Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Maurice.

La reclassification du cannabis médical fait flamber l’opinion. Qu’implique une telle mesure dans la pratique ? Quelles en sont les limites et risques parallèles ? Laurent Musango, représentant de l’OMS, explique la nuance entre cannabis médical et récréatif et les implications de l’un et de l’autre.

La recommandation sur la déclassification du cannabis de la liste de drogues dangereuses fait débat. Où en sont les choses actuellement ?

Nous avons un comité d’experts sur la dépendance aux médicaments qui fonctionne de manière permanente et fait des recommandations au directeur régional de notre organisation. Ceci ne concerne pas uniquement le cannabis mais également d’autres médicaments. Revenant au cannabis, l’OMS a recommandé sa reclassification. Par exemple, les plantes médicinales, les médicaments ou toute substance ayant trait au facteur médicamenteux sont classifiés en catégories 1, 2, 3 et 4. Cela va du moins nocif (pour le 1) au plus nocif (pour le 4). Depuis longtemps, le cannabis était classé à la catégorie 4. Puisqu’on y a vu quelques principes actifs utiles au traitement de certaines maladies, le comité d’experts a soumis la recommandation au directeur régional pour sa reclassification à la catégorie 1. Celle-ci date du 24 janvier.

Que se passe-t-il après une telle recommandation ?

L’OMS est le chef de file des Nations unies pour la santé. Quand ce comité technique donne une recommandation au directeur, celui-ci en discute avec son équipe administrative. S’il trouve la validité de prendre en considération cette recommandation, il envoie cela au secrétaire général des Nations unies. Ensuite, il y a l’Assemblée générale des États membres en mars, à Vienne. Le secrétaire général soumettra, entre autres, cette proposition. Maurice sera représenté par son gouvernement. Les États membres peuvent approuver ou rejeter la recommandation lors du vote. S’il y a une majorité, la mesure peut être adoptée. Au cas contraire, ce sera refusé. La légalisation du cannabis médical dépendra d’un pays à l’autre.

Quel est votre avis personnel sur cette mesure ?

C’est une bonne mesure. Car tout ce qui peut guérir doit être apprécié. Selon les scientifiques, le cannabis peut notamment aider au traitement de l’épilepsie chez les enfants, la sclérose en plaques, les douleurs chroniques chez les adultes, les nausées et vomissements résultant de la chimiothérapie entre autres.

Comment fait le panel d’experts face à ces opinions ?

Toute l’organisation travaille avec des instances techniques qui donnent des conseils. Ce sont des personnes dotées d’une certaine expertise. Elles doivent faire abstraction de leurs propres sentiments car il s’agit de toute une équipe. À titre d’exemple, à l’OMS, nous avons besoin de financement. Mais nous ne pouvons en accepter de l’industrie du tabac, de l’alcool et de Nestlé. On ne peut être juge et partie. Ce comité lui aussi doit être neutre. Ses membres ne doivent pas avoir d’intérêts.

Mais l’OMS passe d’un extrême de 4 à 1 en termes de nocivité du produit…

Effectivement, il n’y a pas de milieu, vers les catégories 2 ou 3. Cela passe du très dangereux au moins dangereux. Mais les explications se basent sur l’extraction du principe actif médicamenteux. L’OMS ne recommande, en aucun cas, que le cannabis soit utilisé sous forme de feuilles ou en le fumant pour des besoins récréatifs. Nous sommes très clairs dessus. Le danger maintenant est la confusion des gens qui croient que le cannabis sera légalisé et qu’ils pourront le cultiver et le consommer à leur guise.

Que rapportera la reclassification du cannabis à Maurice ?

À Maurice, je constate que cette confusion perdure. Le sujet du cannabis enflamme toujours les débats partout, avec les politiciens, la presse etc. Si le pays adopte cette mesure, cela rapportera des médicaments additionnels qui soulageront les patients.

Et développera des marchés parallèles au noir ?

En tant que médecin, je ne regarde pas ces aspects économiques et commerciaux. Je ne suis pas commerçant. Mais cela dépendra des besoins, de combien d’épileptiques sont concernés etc. Pour les ventes parallèles, il y a toujours eu des tentatives de fraude. Comparé à d’autres pays, Maurice pourrait être moins à risque car il semble qu’un certain contrôle soit en place.

Pourra-t-on vraiment contrôler une telle pratique à Maurice ?

La plupart des pays disposent d’agences de contrôle de la qualité des médicaments. En principe, après l’achat, il doit y avoir l’assurance-qualité et le respect de la dose précise. Je ne veux pas juger la fonctionnalité de cette agence à Maurice mais il faudrait qu’elle agisse et exerce le contrôle nécessaire.

Et si on adopte la mesure, faut-il fabriquer ces médicaments ou les importer ?

Les deux options sont possibles. S’il y a des agences accréditées pour en fabriquer, Maurice peut le faire en respectant les exigences techniques de l’OMS. De l’autre côté, le pays peut en importer tout en gardant un œil sur le contrôle de la qualité des produits avec l’agence accréditée dont nous parlions précédemment…

Selon les rapports de l’Audit, beaucoup de nos médicaments réguliers importés demeurent contrefaits, de qualité douteuse ou expirés parfois avant terme. Serait-ce le sort de ceux au cannabis ?

Effectivement, là on parle de médicaments contrefaits. C’est pour cela que l’agence susmentionnée doit s’occuper de la qualité pour éviter de tels risques. Si c’est importé et que les normes ne sont pas respectées, l’institution devrait les trouver et les détruire sur le marché.

La polémique enfle et divise plusieurs pays sur la libre commercialisation du cannabis récréatif. Et vous, êtes-vous divisé ?

Je ne sais même pas pourquoi ce débat continue à Maurice. L’OMS a clairement dit que l’on déclassifie le produit pour usage médical à des doses précises. Mais on ne le recommande pas pour des pratiques récréatives. Je suis contre la libéralisation du cannabis pour usage récréatif. On commence avec des petites pratiques qui nous semblent négligeables. On croit que cela ne donne pas d’addiction mais au contraire, on peut être tenté par des drogues plus dures. Cela ouvre la voie à toutes sortes de risques dont des rapports sexuels non protégés, des maladies comme le VIH et l’hépatite C etc. Je préfère carrément dire que je suis contre.

Pourtant, plusieurs voix s’appuient sur les ravages de la drogue synthétique pour défendre la légalisation…

Ça, c’est leurs arguments mais je ne suis pas d’accord. Pour moi, cela ne tient pas la route. Je ne peux pas dire que les pays l’ayant légalisé pour usage récréatif ont eu des effets positifs. Mais pour Maurice, il faut lutter contre ce fléau. Le combat contre la drogue doit être une priorité du gouvernement.

Comment différenciez-vous légalisation et dépénalisation du cannabis ?

Ce sont des termes juridiques. Dans le cas de la légalisation, le pays accepte la vente du produit. La dépénalisation implique la commercialisation sous un contrôle précis. Pour Maurice, je suis les orientations de l’OMS et suis contre les pratiques pour usage récréatif.

Quels sont les risques de la libéralisation du cannabis thérapeutique ?

Le patient doit respecter la dose prescrite. Au cas contraire, cela peut engendrer des effets secondaires néfastes. C’est clair. Même si vous prenez une surdose d’aspirine, vous pouvez saigner.

Et l’addiction au cannabis médical ?

Ça, je ne saurais vous le dire. Je ne suis pas technicien pour dire si cela peut devenir addictif.

Quels contrôles devraient être instaurés pour que la recommandation soit efficace ?

Il faudrait un contrôle multidisciplinaire et multisectoriel. Cela implique la collaboration de plusieurs institutions comme la police, le ministère du Commerce, celui de la Santé, les hôtels, les débits de boisson, les points de vente, le port, l’aéroport, l’Immigration, etc. La Santé vient souvent en dernière position car c’est surtout après un accident ou après une overdose qu’on agit, ce qui ne devrait pas être le cas. Il faut aussi faire de la dénonciation.

Bio express

Originaire du Rwanda, Laurent Musango est médecin de profession depuis 1992. De septembre 2007 à août 2016, il a été conseiller régional pour le financement de la santé et de la protection sociale de l’OMS au Gabon, entre autres. Depuis octobre 2016, il est le représentant de l’OMS à Maurice.


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Sheila Bunwaree : « Il y a une disparité énorme au niveau de l’éducation »

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Sheila Bunwaree, présidente du Policy Council du MMM, travaille actuellement sur la préparation du programme électoral de ce parti pour les prochaines élections. À ce titre, elle a engagé une série de consultations publiques sur des sujets d’intérêt national, et dont la première a été consacrée aux PME. Une deuxième, qui devait être consacrée à la pêche, a été reportée en raison du mauvais temps. Sheila Bunwaree a eu une longue carrière à l’Université de Maurice avant de se lancer dans la politique active. Dans cette interview accordée au Mauricien, elle évoque la situation dans le domaine de l’éducation. Elle constate « une disparité énorme » dans ce secteur à Maurice. Elle évoque également son engagement dans la politique active, qui constitue, selon elle, « le meilleur moyen de mener le combat pour la justice sociale ».

La publication des résultats du HSC et de la liste des lauréats a attiré les projecteurs sur l’éducation publique à Maurice. Quel regard jetez-vous sur notre système d’éducation ?
Il est toujours difficile de réformer l’éducation. Toutefois, dans le cadre d’une stratégie de réforme, l’éducation doit être vue dans une forme holistique. C’est un secteur qui ne tolère pas une approche à l’emporte-pièce. Prenons par exemple le préprimaire, qui n’a pas été vraiment pris en considération dans cette réforme : tous les experts s’accordent à dire qu’il est déterminant pour l’avenir de n’importe quel enfant. Si déjà, à ce niveau, il y a une disparité énorme, comment voulez-vous que les courses commencent sur un pied d’égalité pour tout le monde.

The race is not equal. Supposément, l’éducation doit promouvoir la mobilité sociale, donner la même chance à tout le monde, produire un capital humain pour répondre aux besoins de notre économie. Or, au niveau du primaire, malgré l’introduction de PSAC, il y a encore un pourcentage important d’enfants qui ne savent ni lire, ni écrire. Aujourd’hui, le Nine-Year Schooling est devenu un cliché. Après cela, une partie des enfants ira dans une académie et une autre partie sera canalisée vers la formation technique. Nous voyons déjà le cafouillage qui nous attend au niveau des collèges techniques ou au niveau des académies. Ce qui nous amène à dire que le système ne regarde pas l’éducation de manière holistique. On constate que les leçons privées ont augmenté au lieu de diminuer. Beaucoup d’observateurs vous disent que la compétition et les leçons ont été transposées au niveau de la Form III (Grade 9) parce que les parents veulent que leurs enfants accèdent aux académies.

Il y a un gaspillage du capital humain si on tient compte que 30 à 35% des enfants du primaire ne savent ni lire ou écrire. Avez-vous vu le nombre de “drop-out” au niveau du primaire et le nombre qui entre en HSC ? Il y a un écart extraordinaire. Seulement une petite poignée d’élèves termine leurs études au niveau du HSC. Selon Lee Kwan Yew, une éducation qui marginalise ses élites est vouée à l’échec. Je suis tout à fait d’accord avec ce concept. Mais est-ce vrai qu’on produit des élites ? Y a-t-il une étude montrant le nombre de lauréats et de boursiers qui retournent au pays et contribuent à son développement ? C’est un “state sponsored brain drain”.

On est un petit pays, on peut faire de nos jeunes et nos enfants devenir l’élite de demain si on trouvait un consensus sur lequel devrait être l’éducation de demain et la repenser pour qu’elle puisse répondre aux nouveaux défis de la mondialisation.
Si on fait autant d’investissements, ne faudrait-il pas revoir l’allocation des ressources par rapport à l’éducation de manière à ce qu’elle assure la mobilité sociale et développe le capital humain sans faire de gaspillage ? Aussi, on aurait dû pouvoir produire des jeunes ayant un sens du civisme et de la responsabilité, et ne pas les laisser devenir des victimes de plusieurs types de fléaux, tels que la drogue synthétique dans les écoles. On pourrait faire en sorte que notre système d’éducation soit beaucoup plus performant à tous les niveaux et répondre aux besoins sociétaux si on dégageait une vraie vision autour de ce que devrait être l’école mauricienne au 21e siècle.

D’où vient le problème. Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qu’il faudrait revoir ? La politique de l’éducation, le système de l’éducation, le cursus, le travail des enseignants ?
C’est un tout. Ce ne sont pas uniquement les politiciens, les administrateurs, les syndicats, la formation, les parents, etc. C’est un ensemble. Il y a toute une mentalité mais également un laisser-aller. Je vois surtout la défense des intérêts personnels des uns et des autres. Admettons que vous dites aujourd’hui qu’il faut abolir le système de lauréat afin de trouver un autre moyen pour récompenser les élèves qui font bien et s’assurer que la société bénéficie du travail des élites que nous produisons. Croyez-vous que cet argument sera accepté facilement ? Certainement pas par ceux qui bénéficient du système ou qui veulent tirer un capital politique de ce système.

Si par exemple on prend toutes les ressources utilisées et qu’on les réinjecte dans le système universitaire local et que l’on fasse venir de meilleurs universitaires internationaux pour enseigner et promouvoir la recherche, nous aurions des campus d’un autre niveau, avec un autre environnement, un autre savoir-faire, ce qui aurait bénéficié à un nombre plus important d’étudiants.

Prenons un autre problème : les 3 ou 4 “credits”, etc.. On nous dit que la qualité se mesure par les 4 ou 5 “credits” et qu’il faut que « l’enfant fasse l’effort nécessaire » pour obtenir ces “credits” afin de pouvoir accéder à la HSC. Je trouve cet argument aberrant. Cela fait abstraction de beaucoup d’autres facteurs qui affectent la qualité et la performance des enfants. Aussi, un enfant peut n’avoir que 3 très bons “credits” et un autre 5 “credits” qui sont “borderline”. C’est une mesure discriminatoire qui exclut au lieu d’inclure.

Nous sommes dans un système archaïque où ce sont les examens « which drives the curriculum ». Cela n’aide pas à l’épanouissement de l’élève. Pire encore : on a un choix de sujets très limité à Maurice. Un plus grand éventail de sujets aurait donné plus de possibilités aux élèves de faire valoir leurs intérêts et leurs talents. On devrait pouvoir inclure des sujets tels que “marine biology”, “oceanic studies”, “earth sciences”, les arts, la musique et le théâtre par exemple. En ce moment, on met beaucoup d’accent sur l’intelligence artificielle, la robotique et la “blockchain”. Savez-vous que, dans certains pays, l’intelligence artificielle et la “blockchain” sont en train de créer des “ghost town” ? Je ne suis pas contre le progrès, il nous faut de la technologie.

Mais il faut nous projeter dans l’avenir tout en trouvant la juste mesure. Dans 20 ou 30 ans, dans un petit pays comme Maurice, si on ne crée pas d’emploi et que les « gens deviennent inutiles », comme le souligne Yuval Noah Harari dans Leçons pour le 21e siècle, la dignité humaine est à risque. Une nation de chômeurs peut être très grave et comporter de multiples problèmes. Il faut faire bien attention lorsque l’on parle de la chose éducative et de réformer l’éducation. Il faut voir tous les fondamentaux et créer des chances égales dès le départ pour tout le monde. Sans savoir où on veut aller et se mettre d’accord sur quel type de société nous voulons, et quelle qualité de citoyens nous voulons produire, on n’y arrivera pas.

Les critiques concernant l’éducation s’adressent surtout à l’école publique à Maurice, alors qu’en parallèle se développent des institutions payantes privées qui attirent beaucoup de Mauriciens. Qu’en pensez-vous ?
Vous avez raison. Ce qui se passe, c’est que l’éducation privée continuera à se développer. Je connais des personnes qui n’ont pas les moyens mais qui luttent pour payer les frais de scolarité dans des institutions privées. Lorsqu’on les interroge sur leurs démarches, elles répondent que dans les écoles publiques, les enseignants s’absentent, qu’il y a un manque de livres scolaires, que les toilettes sont sales, que les enseignants négligent les enfants, que leurs droits sont lésés par la manière de faire discriminatoire de certains enseignants.

Bien sûr, on ne généralise pas, mais vous n’avez qu’à écouter les plaintes des parents à la radio et ce sont souvent des vérités du terrain. Dans le cadre de la Truth and Justice Commission, j’étais responsable du dossier de l’éducation. Nous avions visité les “prevocational school”, nous avons vu cette discrimination qui est vraiment chagrinante et inquiétante pour un pays comme Maurice. Il y a des discriminations dans le langage utilisé vis-à-vis des enfants créoles sans que l’enseignant réalise que ce discours est discriminant. Il faudrait revoir la formation des enseignants.

Il faut inclure des modules par rapport à cette problématique et réfléchir ensemble pour un meilleur avenir pour nos enfants. Je précise également qu’il y a aussi de très bonnes institutions publiques, qui fonctionnent de manière exemplaire. Toutes les parties prenantes devraient pouvoir se mettre autour d’une table pour voir comment repenser l’éducation afin que tout le monde en bénéficie, que l’économie en sorte gagnante et que la société mauricienne soit plus cohésive. Sans cohésion sociale, la paix sera absente ainsi que le développement.

Le risque d’une éducation à deux vitesses existe, non ?
C’est vrai et c’est bien grave du point de vue de l’inégalité. La théorie de Bourdieu s’applique bien dans la société mauricienne. Il soutient que la production des inégalités à travers le système d’éducation organisé reproduit les inégalités. À Maurice, ces inégalités deviennent plus graves dans un contexte où la classe moyenne à Maurice rétrécit et que les réformes de l’éducation se font sans comprendre grand-chose des implications de cette inégalité.

L’extrême pauvreté est un problème grave, mais les inégalités sociales sont encore plus graves pour une société pluriethnique telle que la nôtre. La société multiethnique et la mosaïque que nous sommes peut devenir un réel modèle, mais il faut travailler très dur pour y arriver. Il ne faut surtout pas minimiser les difficultés et doléances de certains groupes.

Il ne faut pas, par exemple, ignorer les revendications de l’Affirmative Action Group. Ce dernier se bat pour plus de justice et il a raison. C’est la responsabilité de tout un chacun de promouvoir la justice sociale. Il faut pouvoir regarder nos problèmes sans nous voiler la face et rechercher des solutions dans la concertation et sans préjugés.

Que pensez-vous du Nine-Year Schooling ?
On ne peut parler de Nine-Year Schooling comme quelque chose « d’extraordinaire ». Si ce Nine-Year Schooling pouvait régler ne serait-ce qu’une partie des problèmes que nous avons mentionnés, cela aurait été une bonne chose. Malheureusement, ce système ne fait que repousser la sélection qui se faisait au niveau du CPE. Toutes les autres questions, comme celles du curriculum, des enseignants, des sujets et des leçons privées, sont restés inchangés. Il faudrait trouver un consensus entre tous les partenaires sur quel type d’éducation nous voulons et ensuite légiférer de manière à ce qu’il y ait une continuité pendant au moins les 10 à 15 prochaines années.

Que pensez-vous de la polémique autour de l’obligation d’avoir quatre ou cinq “credit” pour être admis en première année de HSC ?
Je vous ai dit tout à l’heure que je trouve injuste cette décision gouvernementale. Une des raisons évoquées pour soutenir l’importance d’avoir quatre “credit” au niveau du SC tient en compte la question de la qualité. Mais on ne peut faire abstraction des autres facteurs lorsqu’on regarde la qualité.

Qu’est ce qui affecte la performance d’un enfant ? Ni le MIE, ni le MES ne semblent s’être penchés sur le “Social Economic Status” et ne disposent des données nécessaires pour savoir pourquoi beaucoup d’enfants au bas de l’échelle ont une mauvaise performance. Donc, au lieu que l’éducation devienne un mécanisme d’inclusion, elle devient un mécanisme d’exclusion. Or, le gouvernement affirme que les enfants qui n’ont pas quatre “credits” seront orientés vers la filière technique. S’il y avait un curriculum qui donnait aux enfants la possibilité dès le départ de connaître un peu de technique, un peu d’agriculture, un peu d’art, un peu de théâtre ou un peu de sport, beaucoup d’enfants auraient eu leurs cinq “credits”.

En Grande-Bretagne, les enfants font neuf ou dix sujets, ce qui permet à l’enfant d’optimiser ses aptitudes. Cette sélection ajoute un poids sur les parents pauvres, qui iront dans les collèges privés payants pour faire leur “O” Level ou leur HSC ou “A” Levels. L’éducation, donc, n’est plus gratuite pour les plus nécessiteux.

Maintenant, nous nous acheminons vers l’introduction de l’éducation tertiaire gratuite dans les institutions publiques…
Cette proposition a été accueillie comme une bonne mesure. Toutefois, je me questionne sur le manque de vision et de planification. Par ailleurs, est-ce que les métiers techniques sont valorisés suffisamment ? Nous avons des institutions techniques comme le MITD, le Polytechnic Ltd, etc. Est-ce qu’il y a des “tracer studies”, par exemple, qui permettent de suivre l’évolution des étudiants après qu’ils aient quitté les institutions techniques pour savoir « where do our young technicians land » et comment ils sont intégrés dans la société mauricienne ? Et quid des filles ? Est-ce qu’il y a suffisamment de filières qui puissent intéresser les filles ? On sait très bien que les “traditionally male subjects”, tels que la plomberie, n’intéresse pas autant les filles que les garçons.

Vous êtes porteuse d’une vision de la société. En tant qu’universitaire, vous avez été engagée dans plusieurs Ong avant de vous engager dans la politique active. Est-ce une étape logique de votre cheminement ?
Je vous dirais que oui pour la simple et bonne raison que le combat reste entier. Depuis mon retour au pays, après mes études, j’ai mené un combat pour la justice sociale, pour l’inclusion, pour une société plus équitable basée sur l’intégrité et la méritocratie. Malgré tous les travaux que j’ai effectués avec les autres collègues, avec les Ong, et les “think tank” qu’on a mis en place avec la création du Parti Justice Sociale, en 2014, j’ai compris qu’une des meilleures façons de mener le combat pour la justice sociale, c’est à travers un parti politique “mainstream”.

Tous ceux que j’ai rencontrés dans la société mauricienne et qui sont animés d’une grande sagesse, dont beaucoup de chercheurs et de politiciens, m’ont fait comprendre qu’il faut des idées nouvelles, qu’il faut que la femme s’engage en politique et c’est en participant activement dans la vie politique qu’on peut donner sens à un idéal.

Cependant, les jeunes partis comme le Parti Justice Sociale, que j’avais créé, bien qu’ils apportent un brin de fraîcheur, ne pourront rien faire parce que la moyenne des Mauriciens qui se rendent aux urnes ne sont pas prêts à soutenir les jeunes partis émergents. Or, la politique est très importante.

Les gens ont perdu confiance en la politique. Je profite de l’occasion pour passer un message aux jeunes : tous les politiciens ne sont pas pourris, tous les politiciens ne sont pas corrompus, tous les politiciens ne sont pas malpropres ou arrogants. Je suis convaincue qu’à travers les valeurs militantes, on peut faire la différence. C’est pourquoi je me suis jointe au MMM, parce que ses valeurs pour une société plus juste coïncident avec les miennes. Le combat de son leader, Paul Bérenger, tout le long de sa vie, a été celui de la justice sociale, un combat pour les travailleurs afin qu’il y ait un développement économique permettant de faire avancer le pays. Il y a une vision, une honnêteté et une intégrité de la part de beaucoup de personnes au sein de ce parti.

C’est un combat très louable. J’ai choisi d’intégrer le MMM parce que je suis convaincue que c’est ce parti qui est porteur de l’espoir et d’un vrai changement. Ensuite, après 50 ans d’indépendance, il est temps de cesser de penser que notre Premier ministre doit être un hindou et d’une caste spécifique. Il est temps qu’on cesse de faire de la politique sur une base communale en regardant la couleur de la peau ou le groupe ethnique auquel on appartient. Lorsque le MMM se rendra seul aux élections, ce sera l’occasion pour les citoyens d’envoyer un signal fort au monde pour montrer qu’ils ne sont pas communalistes, mais qu’ils sont pour la compétence et l’intégrité, et pour une équipe capable d’apporter une transformation profonde dans le pays.

Vous êtes perçue comme une personne intransigeante. Toutefois, la pratique de la politique consiste à faire des compromis. Le MMM affirme qu’il ira seul aux élections, mais personne ne sait ce qui pourrait se passer avant le scrutin. Accepterez-vous que le MMM fasse alliance avec un autre parti ?
Je ne sais exactement à quels compromis vous faites allusion. Je suis très intransigeante, mais je suis également pragmatique. Je ne sais pas si ce que je dis est un paradoxe mais si être paradoxal peut contribuer à nous tirer des multiples problèmes que nous vivons sous le régime actuel, alors tant mieux.

Vous avez quitté le ML parce que vous n’étiez pas d’accord avec la conclusion d’une alliance politique…
Exactement. Je ne suis pas en faveur des alliances préélectorales, surtout dans l’ère actuelle. Je veux être rassurée que notre projet de société et notre manifeste électoral soit mis en œuvre. Pour gouverner un pays, on peut des fois faire des alliances post-électorales mais on a une plus grande marge de manœuvre. Je suis persuadée qu’on ira seul et qu’il faut y aller tout seul. C’est seulement à ce moment que la population verra que le comportement de chaque individu est très important. Je suis convaincue que le leadership du MMM, qui est un parti démocratique, est composé de personnes intelligentes et humaines. Ce parti comme tous les autres a ses faiblesses mais dispose des forces qui méritent d’être mises en valeur. C’est le parti le plus propre, le plus honnête et le plus compétent, ce qui sont des ingrédients rares. Je suis disposée à faire des compromis à condition de ne pas avoir à vendre mon âme. Je regarde toujours la “larger picture” et une “win win situation” pour tout le monde. I am not prepared to sell my soul. That’s me !

Vous avez une grosse responsabilité au sein du MMM avec le Policy Council. Comment travaillez-vous ?
Après les discussions avec les camarades du parti, nous avons choisi une méthodologie consistant à se mettre à l’écoute. « A bottom-up approach. » Les politiciens disent qu’ils sont à l’écoute mais, à vrai dire, il n’y a pas beaucoup d’écoute. Nous aurions pu, avec une équipe de personnes, écrire un joli programme électoral, mais dont l’implémentation est impossible ou qui ne répond pas aux attentes de la population. Dans le Policy Council, notre démarche est basée sur des consultations publiques avec des parties prenantes. Bien entendu, nous ne pourrons pas adopter tout ce que les gens nous disent. Il faut être réaliste, mais construire notre avenir ensemble est très important.

Nous avons rencontré des PME. Notre rencontre avec les pêcheurs a été reportée à cause du mauvais temps mais des rencontres sont prévues avec les planteurs, les artistes, les syndicalistes et les travailleurs par rapport aux lois du travail etc. Concernant les étrangers, il nous faudra veiller à ce que Maurice ne soit pas vendue comme un pays esclavagiste des temps modernes. Pour nous, le développement n’est pas seulement la croissance économique, c’est une harmonie qui doit exister entre l’éducation, l’économie, l’environnement et la société. Nous préconisons une croissance inclusive dans le vrai sens du terme tout en prenant en considération l’écologie par rapport au changement climatique, etc. En fin de compte, nous viendrons avec un projet de société centré sur le développement humain.

Pourquoi devrait-on faire confiance à un manifeste électoral ?
Un manifeste électoral est le point central de la vision du type de société dans laquelle nous voulons vivre. C’est de là que découle l’espoir de quelque chose de nouveau, de quelque chose qui peut confronter les grands défis de la mondialisation et du populisme montant. Malheureusement, beaucoup de personnes ont perdu confiance dans les manifestes électoraux parce que les promesses ne sont pas respectées. Cela a été le cas pour le programme de l’actuel gouvernement, publié en 2014.

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Le Mauricien

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L’Helicopter Squadron et le Maritime Air Squadron dans le black-out…

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Les personnelles de la « Helicopter Squadron » et celles de la Maritime Air Squadron (MAS) de Plaisance sont coupés du monde. Leurs locaux, ainsi que l’hangar, qui abrite des hélicoptères et des avions, sont dépourvus de l’électricité. C’est le blackout total depuis le jeudi 14 février. Plusieurs plaintes effectuées sur la hotline de la Central Electricity Board (CEB) n’ont rien donné.

Contactez au téléphone, l’inspecteur Shiva Coothen, de la Police Press Office (PPO) nous a confirmé, qu’effectivement il y a un problème…

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Inside News

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Avis de décès (12 février 2019)

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Monsieur Ramdeo Bachasingh , âgé(e) de 80 ans, aussi connu(e) sous le nom de Ramdeo. Le convoi mortuaire sortira de chez son épouse Madame Subadra Bachasingh à Cremation Road, Camp Thorel le 12/02/2019 à 10:00 AM pour se rendre au crématoire de Camp Thorel.

Madame Desaranee Sungalee née Gooheeram, âgé(e) de 59 ans, aussi connu(e) sous le nom de Desaranee. Le convoi mortuaire sortira de chez sa résidence à Marjoe Lane, Boundary, Rose Hill le 12/02/2019 à 11:00 AM pour se rendre au crématoire de Corps de Garde.

Monsieur Harrynam Kaharee, âgé(e) de 78 ans, aussi connu(e) sous le nom de Jhonny. Le convoi mortuaire sortira de chez son fils Monsieur Pravind Kaharee à Astoria Road, Goodlands le 12/02/2019 à 10:00 AM pour se rendre au crématoire de Belmont, Goodlands.

Mademoiselle Marie Antoinette Alexis, âgé(e) de 87 ans, aussi connu(e) sous le nom de Mimi. Le convoi mortuaire sortira de chez sa résidence à Choisy Road, Poste de Flacq le 12/02/2019 à 01:00 PM pour se rendre à L’église de Saint Maurice et de là au cimetière de Poste de Flacq.

Madame Dayantee Daby née Hurdoyal, âgé(e) de 71 ans, aussi connu(e) sous le nom de Chando. Le convoi mortuaire sortira de chez son époux Monsieur Veer Manyu Daby à Morcellement Tagore, L’Escalier le 12/02/2019 à 11:00 AM pour se rendre au crématoire de Vingt Cinq Arpent, L’Escalier.

Monsieur Désiré Jean François Jellin, âgé(e) de 62 ans, aussi connu(e) sous le nom de Désiré. Le convoi mortuaire sortira de chez son épouse Madame Marie Doline Rabot Jellin au Numéro D43, Avenue de La Confiance, Residence Kennedy, Quatre Bornes le 12/02/2019 à 12:30 PM pour se rendre au cimetière de Saint Jean.

Avis de décès (12 février 2019)

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[Mauritian Cuisine] Easy Bread Pudding Recipe | Recette Poudine Du Pain

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Learn how to make bread pudding called Poudine du pain here in Mauritius easily. Two methods for cooking in the video,with and without oven (On gas stove or …

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la Coordination des mouvements de l’Azawad impose des nouvelles règles aux habitants de Kidal – JeuneAfrique.com

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C’est désormais officiel : la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui administre Kidal depuis plusieurs années, a annoncé l’imposition de nouvelles règles dans la ville. De l’interdiction de la vente et de la consommation d’alcool à l’imposition d’un titre de séjour spécial pour les étrangers, la CMA a décidé d’encadrer presque tous les domaines.


« Pour la mise en œuvre de la politique générale de la CMA qu’adjure sa structuration, la nécessité s’impose de la mise en place d’un arsenal réglementaire régissant la vie courante de la société, adaptée à ses cultes, ses us et coutumes. » C’est ainsi que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) résume les nouvelles règles imposées depuis le 30 janvier dans la région de Kidal.

Sur deux pages, les ex-rebelles qui administrent la ville annoncent les nouvelles règles qui s’appliqueront désormais à tout le monde, en touchant souvent des domaines qui sont généralement dévolus à l’Etat. C’est le cas par exemple de la présence dans la région des étrangers, dont près de 800 travaillent dans l’orpaillage. « Au plan du séjour pour les étrangers, chacun doit avoir une pièce d’identité de son pays d’origine, un tuteur local, un permis de séjour de la CMA en cours de validité », peut-on lire dans ce document.

Les conducteurs de motos ciblés

Depuis la crise de 2012, Kidal, qui comptait trois petits restaurants où les gens pouvaient consommer de l’alcool, n’en possède plus un seul. À partir du 30 janvier, « la vente et la consommation de l’alcool » sont officiellement interdites, ainsi que « l’incitation, exposition ou publicité des boissons alcoolisées », précise le texte.

À Kidal, les cérémonies de mariage avaient lieu la nuit et le maire était appelé à venir célébrer l’union. Avec les nouvelles règles, ce n’est plus possible : « La manifestation, le meeting ou le sit-in doivent faire l’objet d’une demande écrite précisant la nature et le calendrier de l’évènement, à adresser au Bureau régional, et les évènements culturels nocturnes sont désormais non autorisés. »

Il y a eu des plaintes de la part des populations concernant la sécurité, justifie Ilad Ag Mohamed, un responsable de la CMA

« Il y a eu des plaintes de la part des populations concernant la sécurité. Tout le monde sait que Kidal est administrée par la CMA, donc ces nouvelles règles nous permettront de répondre aux attentes de la population », justifie Ilad Ag Mohamed, un responsable de la Coordination.

Selon un habitant de Kidal, cette nouvelle règlementation a commencé à être appliquée depuis le jeudi 14 février. « Nous voyons des hommes de la CMA partout dans la ville. Pour le moment, ce sont les motos qui sont dans leurs viseurs. Beaucoup sont saisies et leurs propriétaires doivent aller au bureau de la CMA de la ville pour s’identifier avant de pouvoir les récupérer », explique ainsi Jamal Ag Mohamed, un riverain de Kidal. « D’après ce que la CMA nous a dit, un migrant ne peut plus séjourner dans la région sans tuteur ni pièce d’identité », ajoute-t-il. La zone autour de Kidal est un lieu de transit important pour ceux qui tentent de rallier l’Europe en passant par l’Algérie.

Prérogatives renforcées pour le cadi

« Les contraventions sont émises par les services de répression, qui en rendent compte au cadi à travers un procès-verbal (PV) », énonce encore le document. Le rôle du cadi [juge islamique] est ainsi indirectement renforcé – le Mali est pourtant un pays laïc. « Cela ne date pas d’aujourd’hui. Le cadi a toujours rendu justice à Kidal, une ville régie par les règles islamiques », estime Ilad Ag Mohamed.

Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement malien, Amadou Goita, n’a pas souhaité réagir sur le sujet. En attendant, Kidal reste sous le contrôle de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), alors que l’accord de paix signé en 2015 tarde toujours à entrer en vigueur dans sa totalité.



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JeuneAfrique

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Former Man United defender Rafael backs Lyon team-mate Depay to reach heights of Messi and Ronaldo

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‘Memphis could dream about being a top-three player’: Former Manchester United defender Rafael backs Lyon team-mate Depay to reach heights of Lionel Messi and Cristiano Ronaldo

  • Memphis Depay can be a ‘top-three player’, says his Lyon team-mate Rafael 
  • The former Manchester United winger has revitalised his career in France  
  • Rafael feels that Depay can hit the heights of Lionel Messi or Cristiano Ronaldo 

Nathan Salt For Mailonline

Memphis Depay can become one of the best players in world football should he add consistency to his game, according to Lyon team-mate Rafael. 

Since swapping Manchester United for Lyon, Depay has revitalised his career and went on to hit 22 goals last season.

But after failing to recapture impressive performances with such regularity this season, Rafael insists his 25-year-old team-mate is not far from finding his feet and hitting the heights of Lionel Messi, Cristiano Ronaldo and Neymar.  

Memphis Depay can go on to be one of the world's best, says Lyon team-mate Rafael da Silva

Memphis Depay can go on to be one of the world's best, says Lyon team-mate Rafael da Silva

Memphis Depay can go on to be one of the world’s best, says Lyon team-mate Rafael da Silva

‘It’s consistency,’ Rafael told Omnisport. 

‘Memphis could dream about being a top-three player in the world if he was playing amazing every game, like Messi, Ronaldo and Neymar, and players who are close to the best like [Antoine] Griezmann. 

‘If Memphis does it, he could reach that level. One game he is extraordinary, one game he’s not doing well. 

Having scored 22 goals last season, Depay has struggled to recapture that form this season

Having scored 22 goals last season, Depay has struggled to recapture that form this season

Having scored 22 goals last season, Depay has struggled to recapture that form this season

Rafael feels that should Depay find consistency he can hit the heights of Cristiano Ronaldo

Rafael feels that should Depay find consistency he can hit the heights of Cristiano Ronaldo

Rafael feels that should Depay find consistency he can hit the heights of Cristiano Ronaldo

‘This is just that balance, he needs to play extraordinary games and good games. Nowadays he’s playing extraordinary games and then not good at all. If he plays extraordinary games and good games, this is where it’ll change for him.’ 

Depay, who has launched a music career this season, was criticised at the start of the campaign having returned late for pre-season training amid links with a move away from the Ligue 1 side.

Rafael insisted Depay’s commitment is not questionable and that the former United winger is determined to b a success at Lyon. 

Depay enjoys attention on the biggest stage and he will get no better chance to impress than against Messi and Co in the Champions League on Tuesday.

Lyon welcome Ernesto Valverde’s side to the Parc Olympique Lyonnais for the first leg of the last-16 tie in the knowledge a result at home is key with the odds stacked against them.  

Rafael (right) also refuted suggestions that his Lyon team-mate is not committed to the club

Rafael (right) also refuted suggestions that his Lyon team-mate is not committed to the club

Rafael (right) also refuted suggestions that his Lyon team-mate is not committed to the club

Depay will have a chance to impress when Lionel Messi and Barcelona  visit on Tuesday

Depay will have a chance to impress when Lionel Messi and Barcelona  visit on Tuesday

Depay will have a chance to impress when Lionel Messi and Barcelona visit on Tuesday

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