Opération crackdown à Pointe aux Sables

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Des limiers de la Mauritius Revenue Authority (MRA) et ceux de la police ont mené une opération dans un dépôt à Pointe aux Sables, ce jeudi 21 février. Des boissons alcoolisées, comprenant de la bière, du rhum, du vin et d’autres boissons ont été saisies.

C’est suite à des informations précises que des limiers de la MRA ont monté cette opération. Épaulés par la police, ils ont fait une descente surprise dans un dépôt qui opérait dans l’illégalité.

La valeur de boissons saisies est de Rs 200 000. Une enquête est en cours…

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Maurizio Sarri warns Chelsea would be forced to sell star to give Callum Hudson-Odoi more action

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‘If I want him to play consistently, I have to sell another winger’: Maurizio Sarri warns Chelsea would be forced to flog top player to give Callum Hudson-Odoi more game time

  • Callum Hudson-Odoi scored third goal in Thursday’s 3-0 win over Malmo  
  • 18-year-old winger is one of English football’s most sought after starlets  
  • He is desperate for more action and handed in a transfer request last month 
  • Maurizio Sarri warned for that to happen he’d have to sell a key player 

Will Griffee For Mailonline

Maurizio Sarri says Chelsea would have to sell one of their established wingers in order to satisfy Callum Hudson-Odoi’s desire for immediate first-team action.

Teenage prospect Hudson-Odoi has grown restless at Stamford Bridge and handed in a January transfer request amid offers from German champions Bayern Munich.

The 18-year-old, who has yet to start a Premier League match, seized a rare opportunity by scoring the Blues’ final goal in Thursday’s 3-0 Europa League victory over Swedish club Malmo, wrapping up a 5-1 aggregate success.

Callum Hudson-Odoi has impressed for Chelsea whenever he's been given a chance 

Callum Hudson-Odoi has impressed for Chelsea whenever he's been given a chance 

Callum Hudson-Odoi has impressed for Chelsea whenever he’s been given a chance 

But manager Sarri called for patience, explaining that he would need to allow Pedro, Willian or Eden Hazard to depart to accommodate Hudson-Odoi now.

‘You need to understand that, in the same position, we have Pedro, Willian and Hazard,’ said Sarri.

‘I want to remind you that Callum, with this one (against Malmo), played 14 matches.

‘There isn’t in England another 18-year-old player with 14 matches in the first team. So I think that we are using him in the right way at the moment.

‘Of course, the 20 matches this season will be 30 matches in the next, and 40 in two years.

‘If I am at the club and I want Callum to play consistently, I have to sell another winger. Otherwise the manager is in trouble.’

The 18-year-old winger starred against Malmo in Chelsea's 3-0 Europa League victory

The 18-year-old winger starred against Malmo in Chelsea's 3-0 Europa League victory

The 18-year-old winger starred against Malmo in Chelsea’s 3-0 Europa League victory

Maurizio Sarri warned that he'd have to sell a big player for Hudson-Odoi to have more action

Maurizio Sarri warned that he'd have to sell a big player for Hudson-Odoi to have more action

Maurizio Sarri warned that he’d have to sell a big player for Hudson-Odoi to have more action

Chelsea were unimpressive during a dour opening period against Malmo, before second-half strikes from Olivier Giroud, Ross Barkley and Huson-Odoi prevented further pressure being heaped on Sarri.

The Italian has come under increased scrutiny in west London having dropped to sixth in the league and with some Blues fans joining in with chants for him to be sacked during Monday’s FA Cup loss to Manchester United.

He has little time to enjoy progression to the last 16 in Europe as his team are set to contest Sunday’s Carabao Cup final with Manchester City attempting to avenge a 6-0 humiliation at the Etihad Stadium a fortnight ago.

Asked what will happen if his players repeat the opening half an hour of the Malmo performance against Pep Guardiola’s champions, Sarri replied: ‘A disaster, of course.

‘We are in a difficult moment. We had problems with the fans in the last match at home, so it’s normal for the team to enter on to the pitch without confidence.

Hudson-Odoi handed in a transfer request in January but the Blues refused to sell him

Hudson-Odoi handed in a transfer request in January but the Blues refused to sell him

Hudson-Odoi handed in a transfer request in January but the Blues refused to sell him

‘Of course, to play our football we need confidence if we want to be in control of the match.’

There were also some jeers when Sarri introduced midfielder Jorginho as a second-half substitute on Thursday.

The Italy international, signed in the summer from Sarri’s former club Napoli, is regarded by many as embodying his manager’s ‘Sarri-ball’ philosophy, a game-plan which has recently failed to produce results and critics feel is one-dimensional.

‘I think in the first 30 minutes (against Malmo) we understood why Jorginho is very important for our team. We were in trouble to exit from our half, on pressing,’ he said.

‘I hope that our fans will be able to understand that Jorginho, for us, is really a very important player.’

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Au Venezuela, le système sanitaire s’est effondré, « plus rien ne marche »

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Ce secteur est devenu la face la plus douloureuse de la crise que traverse le pays. Au point d’être au cœur de la polémique sur l’aide d’urgence promise pour le 23 février par l’opposant Juan Guaido.

Par Jean-Pierre Bricoure Publié aujourd’hui à 06h31

Temps de Lecture 6 min.

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Rassemblement d’infirmières d’un hôpital public de Caracas pour condamner la pénurie de moyens des services de santé, le 5 février.
Rassemblement d’infirmières d’un hôpital public de Caracas pour condamner la pénurie de moyens des services de santé, le 5 février. FABIOLA FERRERO / VII MENTOR PROGRAMM POUR “LE MONDE”

Dans une ruelle de Caracas, près du centre-ville historique et ses quelques rares magasins encore ouverts, l’endroit tient de la forteresse moderne. Derrière les grilles, l’entrée est gardée par un militaire en uniforme, l’arme à la main et le regard dilettante sur un hall entièrement vide. Devant la sortie, à l’autre bout de cet hôpital pédiatrique JM de Los Rios, le plus grand des quatre établissements pour enfants de la capitale vénézuélienne, un autre soldat est assis aux côtés d’un membre de la milice bolivarienne, ce corps spécial créé par le gouvernement et armé par les militaires.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le cas du Venezuela ramène le droit d’ingérence humanitaire sur le devant de la scène

Ici, chaque visiteur doit montrer patte blanche avant de quitter l’hôpital. Officiellement pour éviter les vols de médicaments et d’équipements. « Une aberration », souffle Laura, infirmière trentenaire, officiant depuis plusieurs années dans l’établissement et qui ne dira pas son vrai nom par peur de représailles : « C’est simple, nous manquons de tout, il n’y a plus rien, ni antibiotiques, ni ustensiles. Les gardes sont là dans tous les centres hospitaliers pour nous montrer que le pouvoir continue à contrôler la situation, et surtout pour éviter les fouineurs et les journalistes. »

En 2016, déjà, le New York Times avait publié un long reportage sur l’état catastrophique du système de santé au Venezuela. Il pointait l’indigence, l’état de délabrement et la situation catastrophique des soins dans plusieurs établissements de la capitale, la ville de Mérida et sur le littoral. Le papier rappelait comment la crise économique avait provoqué une situation d’urgence sanitaire où le taux de mortalité des jeunes mères était multiplié par cinq. L’article, illustré par des photos bouleversantes et amplement partagé sur les réseaux sociaux, avait provoqué un choc national. « Nous savions que la situation était désastreuse, que des enfants mourraient de dénutrition et d’autres par manque de personnel médical, mais pas à ce point et de cette manière globale », insiste la soignante.

A l’époque, le président Nicolas Maduro, successeur d’Hugo Chavez, avait écarté d’un revers de la main les critiques. Il affirma que « nulle part ailleurs au monde, excepté à Cuba, il n’existe un meilleur système de santé que le vénézuélien ».

« Le système s’écroulait de l’intérieur »

Depuis, et malgré les dénégations du régime, la situation a empiré. La santé est même devenue la face la plus douloureuse de la crise que traverse le pays. Au point de s’être installée au cœur de la polémique qui secoue le Venezuela ces dernières semaines sur l’aide d’urgence promise pour le 23 février par l’opposant Juan Guaido, président autoproclamé en janvier.

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Au cœur de l’info – L’après-février 1999 : un problème qui reste «entier»

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20 ans après les émeutes de 1999, consécutives à la disparition tragique du chanteur Joseph Reginald Topize, dit Kaya, quelles leçons ont été tirées ? Tel était le thème de l’émission ‘Au cœur de l’info’ animée par Terence O’Neill et Florence Alexandre le jeudi 21 février. Les quatre intervenants de l’émission ont été unanimes à dire que le problème demeure entier…

Paula Lew Fai, psychosociologue, concède que le pays a connu « une avancée de fond » depuis les émeutes de février 1999. Cela, malgré le fait qu’il n’y ait pas eu de remise en question des structures existantes. « Même s’il y a eu une prise de conscience, les actions n’ont pas suivi », précise-t-elle. Elle ajoute qu’il y a toujours une « stigmatisation des personnes et de leurs localités » et que « les stéréotypes sont toujours présents » dans la société. « La population créole doit réaliser qu’il y a des dynamiques. Les non-créoles doivent changer de regard et appréhender les obstacles en place depuis des siècles. Chaque communauté doit prendre conscience de ses limites. Chaque culture doit avoir ses freins », dit-elle.

Le CEO de Business Mauritius, Kevin Ramkhelawon, fait, quant à lui, ressortir qu’il y a un long chemin à faire avant de rendre notre économie plus inclusive. Il ajoute que l’inégalité salariale se creuse entre ceux qui sont au bas de l’échelle et les hauts cadres, puis souligne que « le pays fait face à un manque de ressources techniques ». Business Mauritius, dit-il, a mis sur pied deux programmes : la dual apprenticeship program et la national skills program afin d’aider ceux qui n’ont pu réussir dans la filière académique.

« L’épisode de février 1999 a choqué plus d’un », avance de son côté la sociologue Vidula Nababsing. Elle ajoute que « dans la société, il y a des personnes qui se sentent exclues. Maurice se développe, mais beaucoup de gens ne se retrouvent pas dans le train du progrès. Beaucoup restent en dehors de l’intégration et du développement. Le pays doit suivre une voie où tout le monde pourra sortir gagnant. Bizin pran compte. Bizin ena ene rezon. Mem si rezon la pas tout a fait valable dans tou lé cas », dit-elle.

Pour Alain Ahvee, du parti de gauche Lalit, « nous n’avons pas vraiment tiré des leçons des événements de février 1999 ». D’ailleurs, poursuit-il, la vérité sur la mort de Kaya n’a toujours pas été établie et « il n’y a pas eu de vraies commissions d’enquête afin d’établir la vérité sur la disparition du chanteur. » Et d’ajouter : « Il y a une frustration sociale. La raison profonde de ce malaise est politico-économique. Il faut définitivement revoir notre stratégie de développement et donner une alternative à l’économie dépendante de la canne et du textile », conclut-il.

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Defi Media

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[En images] Manifestation à Palmar Limitée : la police tente de gérer la situation

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La police qui est actuellement sur les lieux, a avisé aux employés de Palmar Limitée, qu’ils ne peuvent manifester sans permission et explique en ce moment les procédures sous peine d’être arrêté pour « public gathering ».

« Sommes-nous à la porte? Allons nous être payés? ». Ceux sont des questions qui restent sans réponses des employés de Palmar Limitée, basée à Rivière-du-Rempart, ce vendredi 22 février. Les employés de l’usine textile souhaite comprendre pourquoi, ce matin, ils se sont retrouvés face à des portes cadenassées en arrivant sur leur lieu de travail.

Une bonne centaine d’employés de l’usine textile basée à Rivière-du-Rempart se sont massés devant les portes de l’usine ce matin.

 

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Le Mauricien

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Texworld USA : Mission fructueuse à New York pour les manufacturiers locaux

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L’édition 2019 du salon Texworld, qui s’est tenue, du 21 au 23 janvier 2019, à New York, a eu des retombées positives pour les neuf opérateurs locaux qui s’étaient déplacés, à l’initiative de l’Economic Development Board (EDB).  Texworld est une plateforme très importante aux Etats-Unis pour que les acheteurs puissent procurer des produits des manufacturiers locaux et internationaux.

Retombées

Cette participation de Maurice à ce salon a été un succès en termes de contacts établis, de connaissances acquises, de visibilité,…

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L’usine Palmar Ltee mise sous administration judiciaire

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L’usine Palmar Ltee mise sous administration j

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MBC

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Gatland criticises Sinckler’s temperament ahead of Wales’s Six Nations clash with England

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‘Emotionally, he can be a bit of a time-bomb’: Warren Gatland criticises Kyle Sinckler’s temperament ahead of Wales’s Six Nations clash with England

  • Warren Gatland identified Kyle Sinckler’s temperament as a possible weakness
  • England travel to Cardiff to play Wales in potential Six Nations decider  
  • Gatland also criticised England’s decision to travel during Friday rush hour 

Will Kelleher For Mailonline

Kyle Sinckler is an ’emotional time-bomb’ that could explode in Cardiff, according to Warren Gatland.

And the Wales head coach was deeply critical of England’s preparations for the Six Nations match – warning Eddie Jones his side may be stuck behind every tractor in Wales as they travel over during rush-hour traffic on Friday.

Gatland worked with Sinckler at close quarters having picked him in all three of his Lions Test sides on the tour to New Zealand two years ago.

Warren Gatland has labelled England prop Kyle Sinckler an 'emotional time-bomb'

Warren Gatland has labelled England prop Kyle Sinckler an 'emotional time-bomb'

Warren Gatland has labelled England prop Kyle Sinckler an ’emotional time-bomb’

So he is aware that while the 25-year-old Harlequins tight-head is a top talent, he can be riled.

‘There’s no doubt he’s a very good players in terms of his carrying, scrummaging and work-rate,’ said Gatland.

‘But there is a challenge with his temperament. He’s aware of it. Other players are aware of it. We’ve already seen in the Six Nations he’s been involved in a couple of incidents.

‘Hopefully we don’t get dragged into that. Emotionally, he can be a bit of a time-bomb. I’m not saying anything that people aren’t aware of.

‘Look, we won’t be going out there trying to antagonise him because that’s not in our make-up. We’ll just go out there and play.

‘Hopefully he goes out and has a good game and keeps his emotions in control because that’s a big challenge for him.’  

Gatland coached the prop during the 2017 British & Irish Lions tour to New Zealand

Gatland coached the prop during the 2017 British & Irish Lions tour to New Zealand

Gatland coached the prop during the 2017 British & Irish Lions tour to New Zealand

As in 2017 England have opted against taking part in the traditional ‘captain’s run’ training session at the Principality Stadium Friday lunchtime. 

They are holding a press conference at their Surrey base on Friday morning before travelling across the Severn Bridge.

‘England are making a significant mistake by travelling ton Friday,’ added Gatland.

‘Coming through Newport at about 5pm probably isn’t the best thing to do – going through the Brynglas tunnel.

‘There’s a good chance there’ll be tractors and buses holding them up! So that will be an experience for them.’

Jones, however, is happy with England’s arrangements: ‘It’s the pattern we’re getting into,’ he said.

‘We’ve got other things in mind for the way we’re preparing for the Six Nations while specifically we want to win the Six Nations and we want to win on Saturday, we’re looking at how we do things in the future.’ 

England have requested that the roof of the Principality Stadium remains open for the clash

England have requested that the roof of the Principality Stadium remains open for the clash

England have requested that the roof of the Principality Stadium remains open for the clash

As revealed by Sportsmail on Thursday England requested for the Principality Stadium roof to be left open for the match.

Wales always want the roof to be closed, but under Six Nations regulations the away side has discretion.

And Sportsmail understands England’s request came through Thursday lunchtime during Gatland’s press conference.

The last time it was shut for a Six Nations Wales v England match was when England lost 30-3 in 2013.

England have lost four of five Tests when the roof is closed but won five of six when it is open.

According to Sportsmail’s research Wales’s win percentage meanwhile drops from 61 per cent for home games with the roof closed to 52 per cent when it is left open.

Gatland wishes it could be closed permanently in the Championship – as it is for all other Wales home games.

‘It’s a bugbear of mine that we can’t decide in the Six Nations whether we can close the roof on our own stadium,’ he said.

‘I’d be going to the Six Nations and banging my fists on the table – saying “it’s our roof, we should be able to make the decision”.

‘It’s out of our hands, though, and we have to abide by the rules.’

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La déchéance de nationalité d’une djihadiste britannique vire à la polémique politique

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Le cas de Shamima Begum, qui a passé quatre ans au sein de l’EI en Syrie, était déjà un casse-tête juridique : la jeune femme risquant de se retrouver apatride.

Par Philippe Bernard Publié aujourd’hui à 06h32

Temps de Lecture 4 min.

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Renu Begum montre une photo de sa sœur Shamima, le 22 février 2015, après son départ en Syrie.
Renu Begum montre une photo de sa sœur Shamima, le 22 février 2015, après son départ en Syrie. LAURA LEAN / AFP

Le sort de Shamima Begum, une jeune femme qui demande à regagner le Royaume-Uni après avoir passé quatre ans avec les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, était déjà un casse-tête juridique. Il est devenu, jeudi 21 janvier, un sujet de controverse politique.

Shamima Begum « a le droit de rentrer en Grande-Bretagne, a estimé le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn. Elle doit être interrogée sur ses actes. Mais l’idée de priver de sa nationalité une personne née [au Royaume-Uni] constitue une manœuvre outrancière. »

La veille, le ministre britannique de l’intérieur, Sajid Javid, avait notifié à la jeune femme, qui vit dans le camp de réfugié Al-Hawl dans le nord-est de la Syrie, la déchéance de sa nationalité britannique. Cette décision a déclenché une polémique sur le risque d’apatridie qu’elle fait courir à Shamima Begum. Cette jeune femme « n’est pas une citoyenne bangladaise, a déclaré Shahriar Alam, ministre des affaires étrangères du Bangladesh. C’est une citoyenne britannique de naissance ; elle n’a jamais demandé la double nationalité avec le Bangladesh. Il n’est pas question qu’elle soit autorisée à entrer au Bangladesh. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La question du retour des djihadistes divise l’Union européenne

Décision de déchéance de nationalité contestée

Ratifiée par le Royaume-Uni, la convention des Nations unies (ONU) de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie prohibe le fait de priver de sa nationalité une personne n’en possédant pas d’autre. Mais tel n’est pas le cas de Shamima Begum dont les parents sont Bangladais, selon Sajid Javid. Le ministre de l’intérieur britannique invoque la loi bangladaise qui reconnaît la transmission de la nationalité par filiation. Pour les personnes nées à l’étranger, la nationalité bangladaise ne se perd qu’à l’âge de 21 ans, sauf si elle a été réclamée. Or la jeune femme est âgée de 19 ans.

Sans avoir jamais séjourné dans le pays de ses parents ni avoir demandé un passeport du Bangladesh, elle en aurait la nationalité. Tel ne serait pas le cas de l’enfant auquel elle a donné naissance juste avant d’être déchue de la nationalité mais, selon les autorités britanniques, son entrée sur le territoire supposerait sa séparation d’avec sa mère.

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