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Team Sky rider Ben Swift in intensive care after suffering spleen injury during training crash 

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Team Sky rider Ben Swift placed in intensive care after suffering spleen injury during training crash 

Press Association Reporter

Team Sky rider Ben Swift spent Thursday night in intensive care in Tenerife following a crash while out training with Tour de France winner Geraint Thomas.

Swift’s team said he clipped a rock on a descent, causing bleeding from the spleen which required immediate treatment.

The 31-year-old Yorkshireman also suffered multiple contusions and facial injuries, but no apparent fractures.

Ben Swift spent Thursday night in intensive care in  following a crash during training in Tenerife

Ben Swift spent Thursday night in intensive care in  following a crash during training in Tenerife

Ben Swift spent Thursday night in intensive care in following a crash during training in Tenerife

Late on Thursday, Swift wrote on Twitter: “Thanks for the well wishes. I am still in intensive care at the moment. But hopefully move onto a normal ward tomorrow.

“They have stopped the bleed in the spleen. But just need to keep monitoring it. Along with that I have facial wounds and road rash.”

Team Sky doctor Inigo Sarriegu said in a statement: “Swifty suffered quite a heavy crash whilst out training.

“Thankfully though, he didn’t lose consciousness and was aware of the incident afterwards.

“We will continue to monitor him over the coming days, but 24 hours on from the crash he is already feeling better.”

Swift, who finished second in Milan-Sanremo in 2016 and fifth in the 2017 UCI Road World Championships, rejoined Team Sky this winter on a one-year deal after two seasons with UAE Team Emirates. He previously raced for the British squad from 2010 to 2016.

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L’enlèvement à Rome de la fille d’un transfuge nord-coréen embarrasse l’Italie

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Les services italiens ne sont pas parvenus à empêcher l’opération. Le ministère des affaires étrangères cherche à minimiser l’affaire.

Par Jérôme Gautheret et Harold Thibault Publié aujourd’hui à 13h05

Temps de Lecture 2 min.

Devant l’ambassade nord-coréenne à Rome, le 3 janvier.
Devant l’ambassade nord-coréenne à Rome, le 3 janvier. Alessandro Bianchi / REUTERS

Jo Song-gil, 48 ans, parlait parfaitement l’italien, qu’il avait étudié sur place entre 2006 et 2009. Il avait été affecté par Pyongyang à sa représentation diplomatique de Rome en 2015, et en était devenu le responsable deux ans plus tard. Vu l’importance de ce poste pour la Corée du Nord – la capitale italienne abrite le siège de deux institutions internationales, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial –, ce devait être, dans l’appareil diplomatique de la dictature la plus opaque du monde, un responsable de haut rang.

Selon des informations parues dans la presse sud-coréenne au début du mois de janvier, Jo Song-gil aurait fait défection le 10 novembre 2018. L’information a été confirmée par le renseignement sud-coréen à des parlementaires à Séoul.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi 20 février dans la capitale sud-coréenne, un transfuge du régime, Thae Yong-ho, ancien numéro deux de l’ambassade nord-coréenne à Londres qui s’est enfui en Corée du Sud en 2016, a affirmé que la fille mineure de Jo, 17 ans, a été exfiltrée quelques jours plus tard, le 14 novembre, en direction de la Corée du Nord. « J’ai pu confirmer que la fille de Jo Song-gil a été rapatriée en Corée du Nord et qu’elle est sous contrôle des autorités nord-coréennes », a-t-il déclaré. Des informations qu’il a également confirmées au Monde par courriel.

Des « sanctions » réclamées

Les services secrets nord-coréens se sont-ils livrés à une opération illégale sur le sol italien ? L’histoire a aussitôt soulevé une importante polémique à Rome, qui rappelle l’affaire Shabalaïeva. Femme de l’oligarque dissident Moukhtar Abliazov, recherché par la justice kazakhe, Alma Shabalaïeva avait été rapatriée de force en mai 2013 avec sa fille, en dehors de tout cadre juridique. Le scandale avait provoqué plusieurs démissions au sommet du ministère de l’intérieur et considérablement affaibli la position du gouvernement d’Enrico Letta.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Moukhtar Abliazov, embarrassante extradition d’un opposant du Kazakhstan

Les services italiens ne semblent pas avoir prêté la main à l’opération d’exfiltration de la fille de Jo Song-gil. Mais la situation n’en est pas moins embarrassante pour Rome, ne serait-ce que parce qu’il n’est pas parvenu à l’empêcher. A la Farnesina, siège du ministère des affaires étrangères, on a tout d’abord cherché à minimiser l’affaire, assurant que la jeune fille était partie de son propre chef, pour retrouver ses grands-parents, et qu’elle était accompagnée par des femmes de l’ambassade nord-coréenne.

Cela n’a pas empêché le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Manlio Di Stefano, issu du Mouvement 5 étoiles, de réclamer que « les responsables [de ce raté des services italiens] soient sanctionnés ». De son côté, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue), que l’opposition voulait entendre sur le sujet au Parlement, s’est borné à déclarer qu’il n’avait aucune information.

Selon le transfuge Thae Yong-yo, il est probable que Jo est désormais bloqué, « ne pouvant faire connaître sa situation au public ou se montrer en public par crainte pour la sécurité de sa fille ». Lorsqu’il était apparu début janvier que Jo et son épouse avaient fait faux bond au régime, M. Thae avait conseillé publiquement qu’il choisisse de se réfugier à Séoul. Il s’est ravisé à la lumière de ces nouvelles informations. En effet, assure-t-il, selon que leur proche a fait défection en Occident ou auprès du frère ennemi sud-coréen, « le niveau de représailles contre les enfants et les familles est complètement différent ».

Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et Harold Thibault

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Il poignarde à mort sa femme car elle le trompe régulièrement puis se suicide

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Mardi, Demetrie (gauche) a appris que sa femme Nancy (droite) l’avait trompé à nouveau avec un autre homme. 

Il savait que son épouse avait d’autres aventures mais, cette fois ci, il ne l’a plus supporté. 

Dans l’après-midi, il a poignardé à mort sa femme à leur domicile d’Oordegem, en Belgique, pendant que leurs trois enfants dormaient à l’étage. 

L’homme de 35 ans a ensuite appelé les secours. Ces derniers, arrivés sur lieux, n’ont pu que constater le décès de la mère de famille, âgée de 33 ans. 

Demetrie a été interpellé et placé en garde à vue, avant d’être placé en détention provisoire. 

Ce père de famille a été retrouvé mort mercredi soir dans sa cellule de la prison de Termonde. Selon les premières constatations, il s’agit d’un suicide. 

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Nita Judoo pourrait-elle quitter les rangs du MMM ?

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Nita Judoo réfléchit actuellement fortement à son avenir politique. Elle n’écarte pas ainsi la possibilité de claquer la porte de la maison MMM, et ce, en raison de désaccords en interne avec certains membres du parti mauve.

Néanmoins, elle rejette en bloc l’idée de rejoindre d’autre formations politiques pour l’instant. 

Nita Judoo s’entend toujours parfaitement avec Paul Bérenger

La candidate battue à la partielle du numéro 18     rapporte ainsi qu’elle s’accorde un temps de réflexion pour prendre une décision ferme et définitive sur son avenir politique au sein du MMM.

 Nita Judoo, précise aussi pour éviter une nouvelle polémique, qu’elle est et reste en bons termes avec le leader du parti, Paul Bérenger.

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Defi Media

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Danielle Tancrel et Jean-Clément Cangy : « Une Land Court est devenue une nécessité »

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« Spoliations des terres, crime contre les droits humains fondamentaux. » Tel est le titre du livre que lancent conjointement Danielle Tancrel et Jean-Clément Cangy ce 23 février. La première milite pour retrouver 86 arpents de terre dans la région de Flacq, « volés » à sa famille, tandis que le deuxième, ancien journaliste et auteur, écrit sur les séquelles de l’esclavage. Ce livre est une suite logique au rapport de la Commission Vérité et Justice, qui reconnaît les cas de dépossession de terres. Ils plaident pour la mise en place d’une Land Court et invitent les autorités à « faire justice pour ceux qui souffrent » depuis de nombreuses années.

Pourquoi avoir écrit un livre sur les spoliations de terres ?

Jean-Clément Cangy : Depuis longtemps je suis en contact avec Danielle, qui milite en faveur des personnes qui ont perdu leurs terres et qui voudraient les recouvrer. J’ai rencontré aussi les membres de l’association Justice et Vérité, à laquelle elle appartient, et c’est ainsi que l’idée de ce livre a germé. Ce livre, il ne m’appartient pas. Il appartient à tous ceux et celles qui luttent pour retrouver les terres dont ils ont été dépossédés. Ils luttent toujours pour une Land Court, un tribunal des terres. Quand Danielle et les membres de Justice et Vérité m’ont montré les articles de presse qu’ils avaient archivés, j’ai vite compris que ces articles représentaient pour eux, pour elles, des jalons, des repères dans leur lutte, depuis que la Commission Vérité et Justice avait soumis ses recommandations et qu’il fallait que ces articles de presse trouvent leur place dans ce modeste ouvrage.

Que Le Mauricien, Week-End et d’autres titres de presse en soient remerciés. Ces articles sont autant de rappels de déclarations, de prises de position des uns et des autres, et qui montrent bien la distance entre ces déclarations et leur immobilisme, la mise en œuvre de ce qu’ils disent. Il y a des rappels des recommandations de la Commission Vérité et Justice qui n’ont jamais été mises en œuvre. À l’exception peut-être de l’introduction de la langue kreol à l’école.

L’ouvrage comporte aussi des références historiques à l’année 1804, avec l’Arrêté Decaen au Code civil, qui interdisait aux enfants nés d’un père blanc et d’une noire d’hériter de leur père, même s’ils étaient reconnus par ces derniers. Avec l’esclavage, il y a principalement des esclaves qui, à un certain moment, ont eu possession de certains terrains, mais qui ont tout perdu. On ne sait encore comment cela a été fait. Est-ce qu’ils ont été chassés de ces terres-là au moment de l’abolition de l’esclavage pour faire de la place à d’autres personnes ?

Mais il y a aussi cet arrêté qui ne permet pas aux enfants métis d’hériter. Cet arrêté a été invalidé en 1829 par un ordre en conseil de la couronne britannique. On aborde aussi ce qui s’est passé sur le plan international, avec la Cour pénale internationale, qui dit aujourd’hui que les accaparements de terres constituent un crime contre l’humanité, contre les droits humains fondamentaux. Mais tout n’est pas aussi sombre car la Law Reform Commission a émis un “Opinion Paper” qui préconise la mise sur pied d’une Land Court et d’un fonds spécial pour venir en aide à ceux qui veulent entamer des démarches pour retrouver leurs terres. Nous publions de larges extraits du rapport de la Law Reform Commission, qui a été peu lu dans le public.

Danielle Tancrel : La commission a soumis son rapport au président de l’époque, sir Anerood Jugnauth, puis ça a été remis au gouvernement Ramgoolam. C’est Xavier-Luc Duval qui avait la responsabilité de mettre en œuvre les recommandations. Vu que les choses tardaient, nous avons commencé à faire entendre notre voix. En 2013, on a eu une Land Research and Mediation Commission. Et puis c’était le silence pendant quelque temps. Joe Lesjongard a posé des questions à l’Assemblée et on a eu une deuxième Land Research and Mediation Unit, cette fois placée sous le ministère des Terres, en 2015. Puis on apprend que celui qui présidait la Land Research Commission a soumis un rapport intérimaire disant qu’il y avait des cas de dépossession et qu’il transmettait le dossier à l’Attorney General pour avis. Le rapport de la Commission Vérité et Justice, volume 2, parle de la dépossession des terres et on a dit qu’il fallait utiliser ce rapport.
Le rapport de la Land Research Commission devait être étudié, mais il y a eu la cassure du gouvernement Lepep. Depuis le départ de Xavier-Luc Duval, personne n’a pris le relais. De plus, ces deux instances mises sur pied étaient vraiment des éléphants blancs. Quand on y allait, on ne pouvait répondre à nos questions, il n’y a jamais eu de médiation. Alors que nous, ce que nous voulions, c’était justement la médiation entre les deux parties. C’est-à-dire ceux qui ont perdu leurs terres et ceux qui ont pris les terres. En septembre 2018, on a frappé à plusieurs portes, écrit plusieurs lettres au gouvernement. Finalement, nous avons eu une rencontre avec la Law Reform Commission. C’est comme cela qu’on a eu cet “Opinion Paper”, qui dit de nous donner une Land Court ainsi qu’un fonds pour ceux ayant perdu leurs terres.
Mais les choses ne peuvent s’arrêter là. On voit que beaucoup de personnes ne savent ni lire ni écrire. Nous voulons d’un Etat qui protège ses citoyens. Dans le Code civil, on dit que s’il y a un problème de vol de terres, il faut aller en cour. Nous attendons donc la mise sur pied de cette Land Court. Nous avons eu une rencontre avec l’Attorney General et il nous a dit que ce sera en mars. Donc, nous attendons avec impatience. Car les injustices du passé perdurent. C’est un drame humain, un traumatisme. Attendre encore une fois est une souffrance intérieure devant un sentiment d’injustice. Presque un tourment. Les personnes ne comprennent pas le non-respect de leurs droits, malgré leurs titres de propriété. Pourquoi certains citoyens ont droit de jouir de leurs titres de propriété et pas d’autres ?

Qu’est-ce que ce livre vient apporter de plus dans ce combat ?

Jean-Clément Cangy : Ce livre est davantage un plaidoyer en faveur de toutes ces personnes qui continuent de lutter, sept ans après les recommandations de la Commission Vérité et Justice. C’est là qu’on se rend compte, à travers les articles de presse que nous publions dans la deuxième partie du livre, de ce que les politiciens disent et qu’ils ne font pas. Tant ils sont pris, comme Danielle l’a dit, d’un immobilisme. C’est quand même un scandale que les recommandations de la Commission Vérité et Justice, qui a coûté Rs 60 M au gouvernement, ne soient pas mises en œuvre sept ans après. Le drame aussi, c’est que le président de la Commission Vérité et Justice, le Dr Alex Boraine, qui était un éminent militant des droits humains en Afrique du Sud, et qui a été vice-président de la commission sud-africaine Justice et Réconciliation, aux côtés de l’évêque Desmond Tutu, vient de décéder. Cela sans voir que les recommandations de la commission qu’il a pilotée pendant deux ans ne sont mises en œuvre. On ne comprend pas l’inaction des pouvoirs politiques. Est-ce que c’est la lumière au bout du tunnel aujourd’hui avec ce document de la Law Reform Commission ? On attend.

Danielle Tancrel : Ce que j’attends, après la sortie du livre, c’est que l’Attorney General nous donne la Land Court en mars, comme il l’a promis, ainsi que le « Special Fund ». J’attends de pouvoir enfin aller devant une cour de justice pour que nos droits sur nos terres nous soient restitués. Aussi, que la question des terres à Maurice s’adresse de manière plus juste, équitable et sérieuse, dans la justice et le droit de tous les citoyens mauriciens. Que nos droits sur nos terres soient rétablis dans toute leur légitimité. Pour cela, nous avons besoin de politiciens dévoués. Ils peuvent faire davantage pour le peuple. C’est pour cela qu’ils ont été élus. D’ailleurs, ce gouvernement s’appelle Lalians Lepep.

Comment interprétez-vous ce silence après sept ans ?

Jean-Clément : Je pense que les pouvoirs politiques n’ont aucune volonté de mettre en œuvre ces recommandations de la Commission Vérité et Justice. Ils sont en train, de temps à autre, de jeter de la poudre aux yeux avec des déclarations d’intention. Ce sont des effets d’annonce. Mais le fait brutal est qu’ils n’ont aucune volonté à concrétiser cela. Quel que soit le pouvoir en place. Le Parti travailliste, qui a déboursé Rs 60 M pour la commission, a eu trois ans, soit de 2011 à 2014, pour le faire, mais il ne l’a pas fait. Le gouvernement Lepep, qui est venu par la suite, a eu quatre ans pour le faire, mais il ne l’a pas fait non plus. La volonté est absente et, quelque part, il y a des « vested interests » qui les empêchent d’aller de l’avant.

Danielle Tancrel : Je partage tout à fait l’avis de Jean-Clément. J’ajouterai la question suivante : à qui profite le crime ?

Jean-Clément : Je dois ajouter qu’à l’époque, Vijaya Teelock avait préconisé la mise sur pied d’un Implementation Committee pour, justement, piloter les recommandations de la Commission Vérité et Justice. Mais ce comité n’a jamais vu le jour. La commission a aussi fait des recommandations concernant le logement social. Il semble que le gouvernement, celui d’avant et l’actuel, ne tient aucunement compte de cela. On dit entre autres comment il faut à tout prix éviter les maisons « bwat zalimet ». On se pose aussi la question de savoir si, à l’intérieur des ministères, il n’y a pas des fonctionnaires qui freinent, qui empêchent la mise en œuvre de ce que la Commission Vérité et Justice a dit.

C’est une question de discrimination, selon vous ?

Jean-Clément : Il se peut que ce soit ainsi. D’autant plus qu’il y a eu le rapport du Comité des Nations unies sur la discrimination raciale, qui a dit, noir sur blanc, qu’à Maurice, la discrimination raciale existe bel et bien. On a demandé au gouvernement de rétablir les choses. Mais qui aujourd’hui se soucie des recommandations de ce comité ? Personne !

Danielle Tancrel : La dépossession sous l’époque coloniale a été une dépossession raciale. Il y a l’Arrêté Decaen et le Code Napoléon qui le prouvent. Aujourd’hui, on voit que tout est orchestré pour que les gens de couleur, les descendants d’esclaves et de travailleurs engagés n’arrivent pas à avoir accès aux terres malgré nos titres de propriété. Quel est le problème ?

Jean-Clément Cangy : Il ne faut pas oublier non plus que le rapport de la Commission Vérité et Justice a démontré comment l’industrie sucrière a fait main basse sur les terres. Comment, dans le temps, ils ont empêché les gens d’accéder à leurs terres. S’il y avait un terrain, là, ils plantaient la canne tout autour, pour bloquer l’accès.

Danielle Tancrel : Ils ont ainsi englobé beaucoup de terres. La commission a démontré en effet que beaucoup de terres ayant été volées ont été englobées par l’industrie sucrière. Ils appellent ça l’occupation légale. On a vu aussi, dans le rapport, qu’il y avait une famille qui occupait un terrain, mais qu’ils ont tout fait pour arracher le terrain à cette famille.

Est-ce que ce problème est aussi d’ordre économique ?

Jean-Clément Cangy : Oui et non. Aujourd’hui, il se peut que ce ne soit pratiquement pas possible que les gens retrouvent ces terres-là. Mais qu’on leur offre des dédommagements. C’est ce qui se fait en Afrique du Sud. La commission chargée de la restitution au peuple noir décide s’il y a des terres qui peuvent être rendues telles quelles. Ou alors, ils proposent des terres de substitution ou des dédommagements aux personnes concernées. A Maurice, l’industrie sucrière devrait être amenée à dédommager des personnes, là où il y a litige sur certaines terres. On aurait pu, par exemple, appeler les deux parties et après avoir étudié les documents – qu’on aurait aidé les gens à retrouver à travers un fonds – pour une médiation. On peut ainsi tomber d’accord sur les dédommagements. Rien n’empêche le gouvernement de mettre sur pied un comité de médiation entre ceux qui ont perdu leurs terres et ceux qui sont accusés, selon l’histoire, d’avoir fait main basse sur ces terres.

Pensez-vous que cela aurait pu être fait dans le sillage de la réforme de l’industrie sucrière, où on a reconverti des terres, entre autres ?

Jean-Clément Cangy : La réforme de l’industrie sucrière profite plus à de grands projets de “shopping mall” et de résidence de luxe. Et qui sont destinés, la plupart du temps, à ceux qui ont de l’argent, et pas à ceux qui n’en ont pas. C’est cela l’ironie. Il y a des structures qui sont créées, pas pour ceux qui n’ont pas les moyens, mais pour ceux qui en ont, dont des étrangers.

Aujourd’hui encore, la question d’accès à la terre reste un sujet compliqué à Maurice…
Jean-Clément Cangy : Le problème, à Maurice, c’est que les terres se font de plus en plus rares. Si notre génération, a pu, dans une certaine mesure, avoir accès à des terres, je me demande s’il en sera de même pour les générations à venir. Maurice est une île, c’est une petite superficie et les terres se raréfient. Elles sont en train d’être bétonnées du nord au sud et de l’est à l’ouest. Demain, cela va être la croix et la bannière pour acheter un terrain. Cette jeunesse qui monte et qui, peut-être aura des moyens, avec des emplois mieux rémunérés, aura-t-elle accès à la propriété ? C’est la grande question.

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Le Mauricien

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Shreya Ghoshal, la célèbre chanteuse playback sortie tout droit de Mumbai a foulé le sol mauricien ce vendredi 22 février. Elle était accompagnée de sa mère, de son manager et de 13 musiciens avec lesquels, elle se produira sur la scène du centre Swami Vivekananda à Pailles ce samedi 23 février. L’artiste, qui est une habituée de Maurice, se dit ravie de revenir et de retrouver le public mauricien très dynamique. Elle a même fait plaisir à ses fans à l’aéroport en les approchant pour un «selfie». La chanteuse a pris la…

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Inside News

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Barcelona eye move for Atletico Madrid veteran Filipe Luis as cover for Jordi Alba

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Barcelona ‘eye move for Atletico Madrid veteran Filipe Luis’ as cover for Jordi Alba with Brazilian set to become free agent this summer

  • Barcelona bosses believe Filipe Luis would deputise for Jordi Alba perfectly
  • Juventus are also interested in 33-year-old Brazilian who is on superb form 
  • Luis is currently able to negotiate with teams as he will be a free agent  

Will Griffee For Mailonline

Barcelona have identified Atletico Madrid left back Filipe Luis as a back-up option to Jordi Alba. 

The experienced Atletico defender will become a free agent at the end of the season and is able to negotiate with clubs. 

According to Mundo Deportivo, the Catalan club view the 33-year-old left back as a ‘perfect fit’.

Filipe Luis is to become a free agent this summer and Barcelona are interested 

Filipe Luis is to become a free agent this summer and Barcelona are interested 

Filipe Luis is to become a free agent this summer and Barcelona are interested 

Juventus are also keen on Luis and the player has left his agent to work out the best possible deal with any suitors. 

Barcelona want to develop their promising 18-year-old left back Juan Miranda but do not view Luis as an obstacle, rather an experienced head to have around and still contribute. 

Despite being in the twilight of his career Luis has been a fixture in Diego Simeone’s side this season. 

The Brazilian is 33 but is still highly regarded and has been crucial for Atletico Madrid

The Brazilian is 33 but is still highly regarded and has been crucial for Atletico Madrid

The Brazilian is 33 but is still highly regarded and has been crucial for Atletico Madrid

He played a key role in Atletico’s 2-0 victory over Juventus in their Champions League last-16 first leg on Wednesday. 

There has been interest in Luis from the Catalan side although a transfer never quite materialised. 

On two occasions he came close, particularly in 2009 but Maxwell was brought in from Inter Milan but it seems he has another chance to move to the Nou Camp this summer. 

Barcelona want to provide cover for Jordi Alba who is a mainstay at left back 

Barcelona want to provide cover for Jordi Alba who is a mainstay at left back 

Barcelona want to provide cover for Jordi Alba who is a mainstay at left back 

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Die rote Mauritius

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Zum Verkaufsstart der Sonderbriefmarke “150 Jahre SPD” wurde das Willy-Brandt-Haus am Donnerstag kurzerhand zur Postfiliale umfunktioniert – inklusive …

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« Au Burkina Faso, les groupes armés ont trouvé un “maillon faible” »

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Alors que la crise sécuritaire s’aggrave dans le pays depuis 2015, le spécialiste de l’Afrique de l’Ouest souligne la diversité des facteurs qui mènent les individus à la violence au sein des groupes djihadistes ou des milices d’autodéfense.

Propos recueillis par Sophie Douce Publié aujourd’hui à 11h36

Temps de Lecture 7 min.

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Rinaldo Depagne, en 2014.
Rinaldo Depagne, en 2014. International Crisis Group

Attaques terroristes, enlèvements, conflits intercommunautaires… Au Burkina Faso, le bilan humain ne cesse de s’alourdir avec plus de 340 morts comptabilisés depuis 2015. Spécialiste et directeur de projets pour l’ONG International Crisis Group pour l’Afrique de l’Ouest, Rinaldo Depagne analyse les causes et les enjeux de la crise sécuritaire dans ce pays.

Comment définir la situation actuelle au Burkina Faso ?

La vitesse de la dégradation sécuritaire et le niveau des violences sont inédits dans l’histoire de ce pays. Il semble que les groupes armés aient trouvé au Burkina une sorte de « maillon faible » leur permettant de déclencher des insurrections rurales au Sahel. Ils visent principalement les zones frontalières, près du Mali et du Niger, où ils sont déjà solidement implantés. En un an, dans l’est du Burkina, nous sommes passés d’assauts sporadiques à des attaques régulières meurtrières. Dans le nord, les violences se sont étendues du Soum à d’autres provinces, telles que la Kossi ou le Sourou. Pour la première fois, les troubles se déroulent dans les campagnes, alors que, jusqu’à présent, ceux-ci touchaient surtout les centres urbains, qu’il s’agisse des révoltes de 1966 et de 2014 ou des coups d’Etat des années 1980.

Comment expliquer que le Burkina, longtemps épargné par les groupes djihadistes, soit devenu un terrain d’expression de cette violence ?

Le président Blaise Compaoré [1987-2014] avait privilégié la négociation avec les groupes armés qui, à l’époque, étaient surtout actifs au Mali. Son régime leur apportait de l’aide ou fermait les yeux sur leurs trafics, en échange de quoi ils n’opéraient pas sur le sol burkinabé. Le gouvernement de Roch Marc Christian Kaboré, installé après la transition, fin 2015, semble moins enclin à collaborer avec les groupes radicaux, désormais plus dispersés, moins hiérarchisés et, pour certains, endogènes. Il est aussi plus compliqué d’établir des contacts et de maintenir des relations avec ces groupes qui n’ont ni chefs identifiés ni revendications claires. Par ailleurs, le régime actuel a hérité d’un appareil sécuritaire fragilisé et divisé.

Lire aussi Au Burkina Faso, la dégradation de la situation sécuritaire gagne du terrain

Ces faiblesses se sont révélées lors des mutineries de 2011, qui avaient donné lieu à la radiation de plus de cinq cents membres des forces de sécurité. Elles ont ensuite été accentuées par le départ de Blaise Compaoré, puis par le coup d’état manqué de 2015. A la chute de l’ancien président [à la suite d’une insurrection populaire en 2014], la structure des renseignements, qui reposait sur le général Gilbert Diendéré, s’est délitée. Aujourd’hui, le gouvernement a choisi une réponse militaire forte et plus répressive, mais son manque d’organisation ne lui permet plus d’imposer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

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