Opération Daylight Robbery : Laïna Rawat veut l’annulation de la vente des propriétés

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Une demande pour procédures de vente « nulle et non avenue ». C’est ce qu’estime Laïna Rawat-Burns, Prixy de l’ex-Chairman Emeritus du groupe BAI, Dawood Ajum Rawat, qui conteste devant la Master’s Court la vente à la barre des propriétés immobilières de la famille, notamment celles des rues Eugène Laurent et Mgr Gonin, à Port-Louis, mais aussi à Floréal. Les Rawat sont représentés par l’avoué Booneshwar Sewraj, Senior Attorney. L’avoué Udishteer Kumar Ragobur, qui représente la Bramer Banking Corporation Ltd, mise en liquidation, a demandé un renvoi pour formuler ses objections.

L’exercice de vente à la barre initié contre les propriétés immobilières de Dawood Rawat a été appelé hier devant la Deputy Master and Registrar de la Cour suprême, Ratna Seetohul-Toolsee. Me Booneshwar Sewraj, avoué des Rawat, a insisté sur la requête de Laïna Rawat-Burns – qui agit par procuration pour son père se trouvant en France – pour l’annulation de la vente des propriétés immobilières de Dawood Rawat. Selon lui, la procédure de vente contient des « irrégularités », dont un « non-respect » du délai prescrit par la loi relative à la vente des biens immobiliers. L’avoué Udishteer Kumar Ragobur, qui représente BAI et Bramer, a obtenu un renvoi pour formuler ses objections. L’affaire sera à nouveau appelée le 28 mars.

Cette procédure de vente à la barre a été enclenchée pour recouvrer les dettes non remboursées de Rs 150 462 275 contractées avant la fin de 2014 par Dawood Rawat auprès de l’ex-Bramer Banking Corporation Ltd en liquidation et des Rs 69 720 099 sous forme de différentes Fixed and Floating Charges créées par le même Dawood Rawat en faveur de BAI (Co) Mtius Ltd. En vue de rembourser ces dettes de l’ordre de Rs 150,5 millions, trois propriétés immobilières ont été identifiées, soit un terrain de 213 3/4 toises, situé au no 34, rue Eugène Laurent, à Port-Louis, un autre d’une superficie de 1 118,16 mètres carrés rue Queen Mary, à Floréal, et un troisième terrain avec un emplacement situé au quartier de Port-Louis, rue Bourbon no 63 d’après titre, mais en réalité au no 35, Mgr Gonin d’une superficie de 878,70 mètres carrés.

Les évaluations de ces trois propriétés susmentionnées sont respectivement de Rs 15 millions, Rs 30 millions et de Rs 20 millions, soit un total de Rs 65 millions. L’ordre de saisie à être exécuté porte ainsi sur le fleuron immobilier du clan Rawat, soit la campagne résidentielle de Floréal. Cette propriété comprend un premier terrain d’un arpent et dix perches et d’un autre terrain d’un arpent. C’est l’administrateur spécial de la défunte BAI Co (Mtius) Ltd, Mohamad Yacoob Ayoob Hajee Allymamode Ramtoola, ainsi que l’administrateur de la Bramer Banking Corporation Ltd, Georges Eli Chung, qui avaient déposé une motion devant la Master’s Court pour la vente à la barre des biens de Dawood Rawat.

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Le Mauricien

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[VIDÉO] Météo : le mauvais temps perdurera jusqu'à mardi

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MBC

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Mauritius 2016

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Mauritius 2016.

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ligne Dakar-Bamako, banques, emplois… les promesses économiques des candidats – JeuneAfrique.com

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Emplois des jeunes, ligne ferroviaire Dakar-Bamako, banque dédiée à la diaspora… À quelques heures de la clôture de la campagne électorale, Jeune Afrique revient sur les principales promesses économiques des cinq candidats en lice pour le scrutin présidentiel du 24 février prochain. Florilège.

Ils ont chacun misé sur des thématiques économiques fortes. Les cinq candidats en lice le 24 février – Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang – ont annoncé tout au long de la campagne électorale des grandes promesses et des projets économique, au-delà du développement de la croissance économique et de la lutte contre la corruption.

• Création d’emplois et formation des jeunes

Défi numéro un du pays, le problème de l’emploi des jeunes a, à l’évidence, été évoqué par les cinq postulants au fauteuil présidentiel lors de leurs rencontres avec les électeurs. Jusqu’ici, la plupart des candidats se sont souvent contentés de s’attaquer au bilan de la politique d’emplois du candidat sortant. Macky Sall, qui avait promis la création de 500 000 emplois durant son premier mandat – contre environ 490 000 à l’arrivée, selon les chiffres officiels –, est monté d’un cran dans ses promesses. Il a assuré que s’il parvenait à être réélu dimanche, il produirait un million de postes de travail supplémentaires.

Pour sa part, Issa Sall, le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), s’est attaqué à la question par le biais de la formation. Une fois élu, il promet de supprimer le baccalauréat général pour lui substituer « une offre de formation de qualité qui permettra à tous les bénéficiaires d’être opérationnels et d’avoir un emploi décent. Le Sénégal est le seul pays où on trouve des doctorants chômeurs », soutient-il, sans donner davantage de détails. De son côté, Ousmane Sonko, qui a critiqué le bilan du président sortant, a proposé de mettre en place des conditions pour faciliter l’obtention d’emplois. Idrissa Seck, candidat de la coalition Idy 2019, a promis que l’emploi des jeunes occuperait « une place de choix » durant son mandat, et Madické Niang en a également fait l’une de ses priorités.


>>> À LIRE – Sénégal : le chômage, une bombe à désamorcer


Au Sénégal, l’inadéquation entre les offres de formation et les besoins des entreprises est très souvent déplorée par les dirigeants du secteur privé. Pour tenter d’y trouver une solution, le président sortant promet de poursuivre la réorientation du système éducatif du pays vers plus de formation aux métiers et ainsi faciliter « l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes ». La recette : chacun des 45 départements du pays sera doté d’un centre de formation professionnelle et technique, pour un coût de 50 milliards de francs CFA (762 millions d’euros) déjà disponibles. Reste à savoir si ce dispositif suffira à absorber les 300 000 jeunes diplômés qui arrivent officiellement tous les ans sur le marché du travail.

• Infrastructures ferroviaires

Autre thème de campagne revenu très régulièrement dans la bouche des différents candidats, les infrastructures ferroviaires. Ces derniers ont quasiment tous exprimé leur volonté de relancer les liaisons ferroviaires du pays et, surtout, l’historique ligne Dakar-Bamako. Ainsi le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), Macky Sall, a promis de faire de Guinguinéo, dans la région de Kaolack, « le futur hub ferroviaire et logistique du Sénégal. Je reconstruirai la ligne Dakar-Bamako, avec une base logistique principale à Guinguinéo. Les études sont déjà bouclées et le financement mobilisé. Un centre de formation professionnelle et technique en métiers ferroviaires, érigé dans la capitale départementale, accompagnera la renaissance du rail », a promis Macky Sall.


>>> À LIRE – Kibily Touré : « La liaison Dakar-Bamako va refonctionner rapidement »


Fermé depuis plus d’un an du fait de la profonde crise qui frappe la société binationale Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF), exploitant du réseau, ce corridor est néanmoins important pour l’économie locale. Le Mali est en effet le premier client du Sénégal (qui y a exporté 19,8% de ses biens en 2017), et une grande partie de ses importations transite par le port de Dakar.

Si Idrissa Seck, candidat de la coalition Idy 2019, a lui aussi promis la reprise de la ligne Dakar-Bamako et du chemin de fer à Diourbel, dans le centre du pays, Ousmane Sonko a assuré qu’il élèverait au rang de priorité la construction d’un axe ferroviaire entre Dakar-Kidira-Bamako-Conakry et Lagos. « Cet axe pourra articuler l’économie dans le cadre de la Cedeao », a-t-il indiqué le 20 février à Thiès.

Toujours en matière d’infrastructures, Macky Sall a fustigé l’erreur stratégique commise par le gouvernement de son prédécesseur, Abdoulaye Wade, qui a implanté le port de Foundiougne-Ndakhonga, à Fatick. Il a promis de faire de Kaolack un hub ferroviaire, portuaire et routier au regard de son emplacement géographique stratégique. De son côté Madické Niang a promis la création d’un pont fluvio-maritime, notamment pour contourner les problèmes liés à l’avancée de la mer.

• Une banque pour la diaspora

À Diourbel, Macky Sall a mis en avant une autre promesse économique : il a révélé « étudier les conditions de création d’une banque dédiée à nos concitoyens basés à l’étranger. Cela facilitera le financement de leurs projets d’habitat et leurs activités de retour au Sénégal ». Assez pour que Madické Niang crie au plagiat. « C’est mon idée et je ne laisserai personne me la voler ! », a-t-il clamé.


>>> À LIRE – Sénégal : cette diaspora qui rêve de l’expatriation


Le porte-étendard de la coalition Madické 2019 avait déclaré lors de son meeting à Louga, dans le nord-ouest du pays – l’un des principaux foyers d’émigration vers l’Italie -, qu’il ferait du « fonds d’appui aux Sénégalais de l’extérieur une banque nationale et instituera une grande société de transfert d’argent ». L’enjeu est de taille. Aujourd’hui, selon les chiffres officiels, environ trois millions de Sénégalais vivent à l’étranger. En sus des quatorze autres régions du pays, cette diaspora est considérée comme étant sa quinzième entité administrative.

En matière de politique sociale, Idrissa Seck s’est engagé en cas d’élection à transformer les bourses familiales en « salaire familial ». Ce dispositif de filets sociaux destiné aux ménages les plus démunis, institué par Macky Sall en 2013, constitue une des mesures phares de sa politique de protection sociale.



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JeuneAfrique

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How Hatem Ben Arfa fell out with Arsenal boss Unai Emery at PSG ahead of Europa League reunion 

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Kebabs in the car park, impressions and telling Unai Emery he’d never win the Champions League… how Hatem Ben Arfa fell out with Arsenal boss at PSG ahead of Europa League reunion

  • Arsenal were drawn against Rennes in the Europa League draw on Friday 
  • That means there will be a reunion between Unai Emery and Hatem Ben Arfa 
  • The pair fell out while at PSG and Emery dropped Ben Arfa for an entire season 

Amitai Winehouse For Mailonline

Unai Emery has a lot to ponder ahead of Arsenal’s Europa League clash with Rennes — not least a reunion with Hatem Ben Arfa.

It is fair to say that Emery and his former charge Ben Arfa did not have the best of times while working together at Paris Saint-Germain. It is a tale of impressions, criticism and a year-long absence from the first-team.

They were presented on the same day in July 2016 but that was as close as they would be for the rest of their spell.

Unai Emery will face Hatem Ben Arfa's Rennes side in the Europa League last 16

Unai Emery will face Hatem Ben Arfa's Rennes side in the Europa League last 16

Unai Emery will face Hatem Ben Arfa’s Rennes side in the Europa League last 16

The pair fell out while Emery was in charge of PSG and he dropped him for a whole season

The pair fell out while Emery was in charge of PSG and he dropped him for a whole season

The pair fell out while Emery was in charge of PSG and he dropped him for a whole season

Ben Arfa initially impressed. But over time, Emery lost patience with the winger, who has always flitted in and out of form during his career.

The former Newcastle man also did not have a great impression of Emery after playing just 23 times — mostly from the bench — following his super season at Nice. 

And then they fell out. According to an article in France Football from last year, it centred around PSG’s stunning exit from the Champions League at the hands of Barcelona.

That was a low in Emery’s reign, with PSG going out of the competition after conceding three goals in the space of six minutes.

There were issues during training sessions and eventually Ben Arfa was dropped to reserves

There were issues during training sessions and eventually Ben Arfa was dropped to reserves

There were issues during training sessions and eventually Ben Arfa was dropped to reserves

Ben Arfa reacted by telling the now Arsenal boss that he would never get past the quarter-finals of the competition as a manager, even if he had the best team in the world.

That was not all when it came to the relationship between the pair.

The now 31-year-old would also do impressions of Emery attempting to speak French when around other players in the dressing room. 

Ben Arfa was also spotted by coaching staff eating kebabs in the car park at their training ground. 

Ben Arfa would do impressions of Emery attempting to speak French to the other players

Ben Arfa would do impressions of Emery attempting to speak French to the other players

Ben Arfa would do impressions of Emery attempting to speak French to the other players

They had not got on for most of the 2016-17 season. Emery once told Ben Arfa off for being selfish on the ball in training, commenting: ‘Stop taking yourself for Messi. You’re not Messi.’

At the end of that season, he was relegated to the reserves following a joke with the Emir of Qatar about being more accessible than club president Nasser Al Khelaifi. That was when his issue with Emery really developed.

Despite protests from Dani Alves, who called him ‘Fenomeno’, and Maxwell in the press, Emery did not change his mind.

When Ben Arfa needed just a minute of action to earn a winners’ medal for the league, the outlook was clear.

Emery would not restore Ben Arfa to the side despite calls from other players in the squad

Emery would not restore Ben Arfa to the side despite calls from other players in the squad

Emery would not restore Ben Arfa to the side despite calls from other players in the squad

‘Hatem has known the situation since the start of the season and was reminded about it during the transfer windows,’ Emery said.

‘He decided to stay with us for the rest of the campaign and we must respect that. However, in the end it is me who makes the decisions and I pick, as well as play, the players that I believe are best.

‘Am I sad for him? There are 14 players who can play in each match — that is football.

‘With the club there has been clear communication with him about his role, and he must respect that decision.’

Now Emery faces his bete noir in a competition he has to win. Who would bet against Ben Arfa having his revenge? 

There could be an opportunity for Ben Arfa to take revenge on the Arsenal manager

There could be an opportunity for Ben Arfa to take revenge on the Arsenal manager

There could be an opportunity for Ben Arfa to take revenge on the Arsenal manager

 

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Affaire Shamima Begum : la presse britannique sceptique

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La décision du ministre de l’intérieur de retirer la citoyenneté britannique à la jeune femme de djihadistes est sévèrement critiquée par de nombreux médias britanniques.

Par Simon Auffret Publié aujourd’hui à 14h14

Temps de Lecture 4 min.

Le ministre de l’intérieur britannique, Sajid Javid, le 19 février 2019.
Le ministre de l’intérieur britannique, Sajid Javid, le 19 février 2019. TOLGA AKMEN / AFP

Une décision « mauvaise » et « radicale », tant sur l’aspect politique que juridique : la déchéance de nationalité de Shamima Begum, jeune femme de 19 ans partie de Londres en 2015 pour rejoindre l’Etat islamique (EI), est sévèrement critiquée par de nombreux médias britanniques. Les éditorialistes outre-manche voient en l’initiative du ministre de l’intérieur, Sajid Javid, une manœuvre politicienne plus qu’un choix stratégique dans la gestion du retour de Syrie d’anciens djihadistes et de leur famille. Sujet qui divise depuis plusieurs semaines les capitales européennes.

Lire : La déchéance de nationalité d’une djihadiste britannique vire à la polémique politique

« L’absence de nationalité de Shamima Begum ouvre une boîte de Pandore », résume, dans sa version britannique, le magazine Wired. En retirant sa citoyenneté à Shamima Begum, qui n’en possède pas d’autres et souhaite désormais rentrer au Royaume-Uni, Londres pourrait en effet faire d’elle une apatride. La loi britannique autorise la déchéance s’il y a des « éléments suffisants pour prouver que la personne déchue peut se retourner vers un autre pays pour en obtenir la nationalité », ce que Sajid Javid a estimé possible au vu des origines bangladaises des parents de Shamima Begum, aujourd’hui réfugiée dans le camp de Al-Hawl, dans le nord-est de la Syrie. Mais le Bangladesh a refusé de prendre en charge la jeune femme et son nouveau-né : celle-ci ne possède donc plus aucune nationalité, une situation contraire aux conventions internationales signées par le Royaume-Uni.

Pour l’avocat Martin Pradel, la déchéance de nationalité de Shamima Begum« revient à créer une apatride »

« C’est une catastrophe assurée pour l’avenir »

« Une mesure aussi radicale que celle de la déchoir de la nationalité britannique donne une piètre image d’un pays qui demande fréquemment à d’autres gouvernements de rapatrier leurs immigrants illégaux », souligne dans The Independant, mercredi 20 février, l’éditorialiste Rashmee Roshan Lall, avant d’envisager la question sous un angle sécuritaire : « Est-ce que le Royaume-Uni est un pays plus sûr maintenant que la nationalité britannique a été retirée à Shamima Begum ? La réponse est non. »

Laisser la responsabilité d’anciens djihadistes britanniques à d’autres pays est jugé irresponsable par plusieurs journaux, pour qui leur retour au Royaume-Uni est un enjeu essentiel de la lutte contre le terrorisme. Anthony Loyd, le journaliste du Times qui a rendu visible l’histoire de Shamima Begum en la rencontrant en Syrie, à la fin du mois de janvier, encourage dans un article le ministre de l’intérieur à apporter « son soutien à un rapatriement rapide de Syrie de tous les membres britanniques de l’Etat islamique (…). La situation actuelle, avec plus de 900 combattants étrangers et 3 000 femmes et enfants de quarante-neuf pays, bloqués dans des camps d’une des zones les plus instables du Moyen-Orient est insoutenable. C’est une catastrophe assurée pour l’avenir. »

Dans un autre éditorial, la rédaction du Times envisage d’abord les retombées en termes de renseignement que pourrait apporter un retour au pays de Shamima Begum :

« L’occident en sait très peu sur l’EI et sa capacité à convaincre une adolescente britannique, pourtant bien sous tout rapport, de rejoindre sa cause. Son départ a montré tout ce qu’il y a de vulnérable dans notre société et nous nous devons de combler ce manque par plus de connaissances. Il est temps pour Shamima Begum de montrer qu’elle peut être une citoyenne britannique loyale à son pays. »

« Même si Shamima Begum était la pire terroriste à être née dans l’histoire du Royaume-Uni, la décision de Sajad Javid n’est pas la bonne, soutient également Sonia Sodha dans le Guardian. D’abord en termes de sécurité nationale, ensuite parce que cela contrevient aux engagements internationaux du pays. »

Les Britanniques favorables à la déchéance

La position adoptée par les grands médias semble pourtant aller à l’encontre de l’opinion publique – selon un sondage, 76 % des Britanniques approuveraient la déchéance de nationalité de Shamima Begum. L’endoctrinement apparent de la jeune femme, qui a qualifié l’attentat de Manchester, lors duquel vingt-deux personnes sont mortes en mai 2017, de mesure de « représailles » aux frappes de la coalition occidentale contre les djihadistes, a donné une très mauvaise image, ce que résume le tabloïd The Sun :

« Elle n’a montré aucun remord, n’a donné aucune excuse, et semble totalement indifférente à la barbarie de l’Etat islamique. Sa nonchalance est ahurissante, au même niveau que sa propension à penser qu’elle mérite une once de pitié de la part du peuple britannique. Elle doit encore nous convaincre qu’elle n’est pas une menace pour le Royaume-Uni, et le gouvernement doit inspecter tous les moyens légaux pour s’assurer qu’elle ne mettra plus jamais un pied dans ce pays. »

Critiqué par son collègue David Gauke, ministre de la justice, et par plusieurs experts internationaux sur la question de l’apatridie, Sajid Javid pourrait être contraint à faire marche arrière et rendre à l’ancienne membre de l’Etat islamique sa nationalité britannique. La famille de Shamima Begum a fait appel de la déchéance de nationalité, rappelant à la justice anglaise un précédent : en 2017, deux hommes d’origine bengalie avaient contesté et fait annuler la perte de leur citoyenneté sous prétexte qu’ils ne pouvaient pas l’obtenir dans le pays de leurs parents.

Simon Auffret

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Axelle, 21 ans, étranglée à mort par son propriétaire : une marche blanche samedi

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Axelle Flocard, 21 ans, avait été retrouvée inanimée dans un petit logement qu’elle louait chemin du Long Pont à Lagnes, dans le Vaucluse. 

Ce sont les gendarmes qui avaient fait la macabre découverte dans la nuit du 5 février. 

La victime, originaire de Saint-Sorlin-en-Valloire (Drôme), venait d’être étranglée et laissée pour morte par son propriétaire qui vit dans un mas mitoyen. 

Elle a été ranimée sur place puis a été transportée à l’hôpital où elle est morte trois jours plus tard. 

L’autopsie a confirmé une mort par strangulation. Le suspect est le propriétaire du logement que venait de louer Axelle Flocard, chemin du Long-Pont. 

La jeune femme aurait dû commencer un stage quelques jours plus tard dans une entreprise d’huiles essentielles à Coustellet. 

Le meurtrier, un électricien de 34 ans, décrit comme paranoïaque et fragile psychologiquement, a avoué l’agression, avant d’être interné en psychiatrie. 

Axelle était une jeune femme épanouie. Elle pratiquait le tennis, le basket-ball et faisait l’unanimité auprès de ses nombreux camarades et amis. 

À la demande de ses parents, Nadine et Thierry, de son frère Boris et de toute sa famille, une marche blanche sera organisée ce samedi 23 février, à 14 h 30, à Saint-Sorlin-en-Valloire. 

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L’histoire expliquée à mon petit-fils…

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Mon petit, tu ne comprends pas ce qui se passe et tu as peur. Tu entends les conversations des grandes personnes et tu as encore plus peur. Tu sais, parfois, les grandes personnes disent n’importe quoi. Elles ne sont pas toutes méchantes, mais beaucoup sont bêtes. Elles ont la mauvaise habitude de toujours critiquer. Quand elles causent entre elles, elles disent souvent du mal des autres, surtout de ceux qui ont l’air différents. Tu as vu que les gens ne sont pas tous pareils. Il y a des petits, des grands, des maigres, des gros. Il y en a des blancs, des noirs, des jaunes, des marrons, et quelquefois, on ne sait même pas dire comment ils sont. Ils sont tout mélangés. Mais au fond, ils se ressemblent tous. Ils veulent la même chose : ils ont envie de vivre tranquillement avec leur famille et leurs amis, ils veulent avoir un bon travail et une jolie maison, même si elle est petite. Le dimanche, ils aiment s’amuser un peu avec les copains.

Mais alors, pourquoi se querellent-ils tant entre eux ? Ça, c’est difficile à dire ! C’est peut-être parce qu’ils ne se connaissent pas bien. Pour aimer son voisin, il faut le connaître, savoir qui il est vraiment, d’où il vient. Il faut s’intéresser à son histoire.

Je vais te raconter l’histoire du voisin… Au début, chez nous, dans notre pays, il n’y avait personne. Nos grands-grands-parents sont venus ici parce qu’ils voulaient vivre mieux que là où ils étaient. Ils n’étaient pas bien là-bas. Au commencement, il n’y avait rien sur notre île. Tous ceux qui sont venus ont dû tout faire eux-mêmes. Et chacun en a fait une part. C’est la vérité et pourtant, il y a des grandes personnes qui disent le contraire. Elles disent que les autres n’ont rien fait. Elles racontent beaucoup de choses qui ne sont pas vraies. Tu sais, les grandes personnes ne savent pas tout.

Je n’aime pas faire comme elles, avec leur manie de dire tout le temps que les gens sont comme ceci ou comme cela. Si je t’en parle, c’est pour te montrer comme ils se trompent.

Tu vois bien que chez nous, il y a toutes sortes de gens. On dirait que toutes les races, toutes les couleurs de la Terre se sont donné rendez-vous ici. Par exemple, il y a des gens qui ont la peau blanche. Pas les touristes, les Mauriciens qui vivent ici depuis très longtemps. En fait, ce sont les descendants des premiers habitants de notre île. Ils sont venus de France, il y a plus de deux cents ans pour travailler. Ils sont restés ici et maintenant Maurice c’est leur pays. Comme c’est aussi le nôtre.

Beaucoup d’entre eux sont devenus riches ; certains sont même très riches. Ils habitent de belles maisons, ils ont de grandes voitures, ils vont à la mer tous les dimanches. Il y a d’autres gens qui ne sont pas aussi riches et qui ne les aiment pas beaucoup. Ils disent que ces personnes dont la peau est blanche sont riches parce qu’elles ont maltraité et volé les gens qui ne sont pas blancs. Il y a longtemps, c’est vrai, des Français avaient fait venir de force beaucoup d’Africains et de Malgaches en les obligeant à travailler pour eux. La vie de ces travailleurs à la peau noire a été bien bien dure. Ils trimaient du matin au soir, sans arrêt. C’étaient des «esclaves» ; les Blancs étaient des «maîtres». C’était horrible et cela a duré longtemps. Les gens à la peau noire ont beaucoup souffert. Même aujourd’hui, après beaucoup d’années, ils ont du mal à oublier toutes ces souffrances.

Mais il faut que tu le saches, certains de ces Blancs qui sont aujourd’hui riches viennent de familles de bien pauvres travailleurs. Leurs arrière-arrière-grands-parents sont arrivés ici sans rien ; ils étaient simples ouvriers, soldats, petits employés dans une compagnie ; ils étaient charpentiers, maçons, menuisiers, forgerons. On les appelait, eux aussi, des «engagés». Parfois, on disait qu’ils étaient des «nègres blancs». Leurs patrons leur accordaient de bien maigres salaires et des terres à labourer. Le pays était très pauvre et souvent, il n’y avait rien à manger.

Une fois, il y a très longtemps, il y avait eu une grande famine dans l’île. Les Blancs, comme les Noirs, ont été obligés d’aller vivre dans les bois et de manger du gibier et des racines.

Il n’y avait pas encore de belles maisons dans l’île. Ces Blancs-là vivaient dans des cases recouvertes de paille. Leur travail était de labourer la terre, de planter des légumes pour se nourrir. Ils avaient aussi reçu l’ordre de cultiver du café, de la canne à sucre, du manioc, du riz et des légumes. Ils trouvaient la terre bien difficile à travailler et les récoltes étaient souvent minces. Ils étaient si découragés que beaucoup voulaient repartir.

Plus tard, beaucoup plus tard, ils ont commencé à récolter les fruits de leur travail. Ils ont pu gagner de l’argent en vendant les produits de leurs terres. Au début, ils avaient reçu beaucoup de terres en cadeau. Pour que ces Français acceptent de venir ici, on leur donnait des terres en leur promettant que s’ils les cultivaient bien, ils pourraient les garder pour eux.

Et aujourd’hui, les héritiers de ces premiers paysans sont encore propriétaires de beaucoup de terres, des plantations de canne. D’autres Français, plus riches et qui n’étaient pas des paysans, sont arrivés plus tard. Il y avait aussi parmi ces Blancs des bandits, des méchants ou des paresseux. Mais on ne peut pas punir les enfants pour les fautes de leur papa. Maintenant, les arrière-arrière-petits-enfants de ces Français sont des Mauriciens comme toi et moi. Ils ne s’occupent plus seulement du sucre, ils ont ouvert des usines, bâti des hôtels et créé beaucoup d’autres commerces.

Bien sûr, ils n’ont pas pu faire tout cela seuls. Au départ, pour les aider à cultiver les champs, pour travailler dans le port, pour construire les routes, les cases, les magasins, les Français ont fait venir des Africains, des Malgaches, des Indiens. Ces travailleurs à la peau noire ont été forcés à venir ici. Ils ne voulaient pas quitter leur pays, même s’ils étaient pauvres. Mais ils n’étaient pas libres et les Blancs les achetaient. Cela se faisait à l’époque. C’est terrible quand tu y penses aujourd’hui, mais en ce temps-là, les Blancs pouvaient acheter des Noirs.

Alors maintenant, certaines grandes personnes disent que les Blancs de ce temps-là ont été très méchants. Elles ont raison. Mais il faut que tu saches aussi que les Blancs n’étaient pas les seuls à maltraiter les gens à la peau noire. Ces Noirs que l’on appelait «esclaves» n’étaient pas nés esclaves. Des milliers de Noirs sont devenus «esclaves» parce que d’autres Noirs les ont mis dans cet état. Je ne sais pas pourquoi certaines grandes personnes ne disent pas toute la vérité. En fait, les «esclaves» étaient pour la plupart des prisonniers d’autres Noires qui les vendaient aux Blancs. Tu sais, en ce temps-là, dans la grande île de Madagascar, pas très loin d’ici, les tribus malgaches se faisaient sans cesse la guerre entre elles. Les plus fortes dominaient les plus faibles, elles attaquaient des tribus des tribus paisibles qui ne savaient pas se défendre et leur volaient des hommes. Après, ces chefs de guerre noirs vendaient leurs prisonniers aux Français qui venaient les acheter. Les Français encourageaient beaucoup ces chefs noirs à faire des prisonniers. Ils leur donnaient des fusils et des balles pour qu’ils puissent attraper le plus de gens possible. C’est comme cela que des milliers de Malgaches ont été amenés ici. Ils étaient très malheureux. Ils aimaient beaucoup leur pays, qui est grand et beau. Chez eux, depuis très longtemps, ils vivaient tranquillement en pêchant du poisson, en élevant des animaux, et en faisant pousser le riz. Ils avaient leur manière de vivre, leur religion, leurs fêtes. Eux-mêmes n’étaient pas tous pareils, ils appartenaient à plusieurs tribus : il y avait les Sihanaka, des artisans, des agriculteurs et des éleveurs qui vivaient autour d’un grand lac, les Bezanazo, des gens très timides et gentils, les Betsileo, de grands travailleurs, les Antemoro, qui savaient beaucoup de choses et qui réfléchissaient à des problèmes compliqués. Tu peux imaginer combien ils ont dû être malheureux de quitter leur pays pour être forcés à travailler ici. Ils se sont donné beaucoup de mal pour que notre île soit plus jolie.

Comme le travail commençait à bien marcher ici, les Français avaient besoin de plus de travailleurs encore. À part Madagascar, ils envoyaient leurs bateaux chercher d’autres esclaves plus loin, au Mozambique. Là-bas aussi, des Noirs emprisonnaient d’autres Noirs pour les vendre. Les Français étaient très contents des gens du Mozambique. Ils disaient que ceux-là étaient forts, travailleurs et obéissants.

Je ne sais pas pourquoi on ne parle jamais de la vie de ces Noirs avant qu’ils ne soient arrivés ici. Comme s’ils n’avaient pas eu de vie avant. Tu sais, ces gens du Mozambique avaient eux aussi leur propre façon de vivre. C’était des Makwa-Lomwé. Ils venaient du Nord du Mozambique. Il n’y avait pas d’esclaves chez eux et ils s’aidaient beaucoup les uns les autres. Ils étaient très unis : quand un étranger s’attaquait à un Makwa-Lomwé, tout le clan le défendait. Mais quand ils étaient entre eux, ils se disputaient beaucoup. Chez eux, quand une femme était plus âgée que son frère, elle avait plus de droits que lui.

Il n’y a pas eu que des Malgaches et des Mozambicains. D’autres Africains sont aussi arrivés de la même façon, des Yolofs et des Bambaras du Sénégal, des gens de Guinée qui étaient aussi des prisonniers. Un Français qui avait fait un voyage à Maurice à cette époque et qui a écrit de beaux livres avait dit que les Guinéens, par exemple, étaient très fiers et courageux. Il disait qu’ils «craignent moins la mort que la honte».

Alors, tu vois, les grandes personnes parlent très souvent sans savoir. Elles disent tout le temps que les Noirs sont comme ceci ou comme cela. Il y a un nom pour cette façon de parler des gens : on appelle cela des préjugés – on a jugé les gens avant même de chercher à savoir qui ils sont vraiment. C’est ce qui est mauvais chez nous. C’est la même chose pour les Indiens qui sont arrivés plus tard. Au début, il y avait quelques Indiens qui étaient aussi des esclaves. Ils venaient de Surat et de Pondichéry. En Inde aussi, des gens vendaient des esclaves aux Français. Il y avait de ces marchands dans plusieurs villes : à Chandernagor, à Patna, à Mahé, sur la côte de Coromandel. Ces Indiens étaient très bons dans certains métiers, mais les chefs de l’île disaient qu’ils ne travaillaient pas bien dans les champs. Alors, on a cessé de les faire venir. À part les prisonniers indiens, il y avait ceux qui venaient librement. Ils étaient ouvriers maçons, charpentiers, forgerons ou «coulis» – c’était le nom que l’on donnait aux hommes qui faisaient le travail le plus dur. Ils venaient surtout de Pondichéry et de Karikal, deux grandes villes indiennes de ce temps-là.

Je t’ai déjà parlé d’un Français qui avait visité l’île à cette époque et qui écrivait des histoires comme «Paul et Virginie». Il s’appelait Bernardin de St-Pierre. Dans un autre livre sur son voyage, il raconte que les premiers indiens venus à Maurice ne voulaient pas du tout labourer la terre : «Ils (les Indiens) avaient, paraît-il, un dégoût bien prononcé pour ce genre de travail». Mais ça, c’était au tout début. Plus tard, beaucoup d’Indiens sont venus et ils ont surtout travaillé dans les champs. Leur vie aussi a été bien difficile. Ils n’étaient pas des esclaves, mais en vérité, ils étaient aussi malheureux. Les Blancs les méprisaient, ils n’avaient aucun respect pour leur manière de vivre, leurs langues, leurs dieux. Ils ont beaucoup souffert et ils ont fait beaucoup de sacrifices. Notre pays doit beaucoup à ces «engagés» venus de l’Inde.

Aujourd’hui encore, ces arrières-petits-enfants de ces Indiens continuent à travailler dans les champs de canne comme laboureurs. D’autres sont devenus propriétaires de plantations. Il y en a de gros, mais aussi beaucoup de petits planteurs qui louent des terres et qui travaillent très dur dans les champs. Beaucoup d’autres encore travaillent dans des bureaux.

Il y a aussi – tu peux facilement les reconnaître – ceux qui sont venus de Chine. Pour eux aussi, la vie était bien dure. Une fois, les Français avaient volé un navire rempli de Chinois pour les obliger à travailler dans des usines pour faire du sucre. Ils s’étaient révoltés. Maintenant, ils vivent bien mieux, mais beaucoup travaillent toujours très dur dans de petites boutiques.

Alors, mon petit, tu vois que les choses ne sont pas simples. Quand les grandes personnes disent qu’untel est comme ceci, untel est comme cela, untel est mauvais, untel est bon, untel est travailleur, untel est paresseux, elles se trompent souvent. Ce que je te raconte là se trouve dans les livres écrits par des gens qui savent. Mais beaucoup de grandes personnes parlent sans savoir.

Je te parle d’il y a très longtemps, mais toi, tu es là aujourd’hui et à ton tour, tu vas faire le pays de demain. Pour bien construire demain, il faut comprendre hier. Comprendre ne veut pas dire accepter. Il ne faut pas accepter les préjugés, ni ce qui n’est pas juste. Tu vois, si tout le monde a travaillé, tout le monde ne reçoit pas sa juste part. Il n’y a plus d’esclaves, mais il y a encore trop de pauvres. Il n’y a plus de maitres mais il y a encore des gens – de toutes les couleurs – qui croient qu’ils ont le droit de tout avoir.

Quand tu seras grand, petit, je sais que tu te battras pour que chacun reçoive ce qu’il mérite et mérite ce qu’il reçoit. Un jour, tu verras, on finira bien par ne plus parler de toutes ces choses qui séparent les gens. On dira : «On est tous pareils, on est tous Mauriciens.» Rappelle-toi la jolie chanson d’Hugues Auffray : «La couleur ne fait pas l’homme.»

P.S. Cette lettre peut aussi être lue par les grandes personnes.

(Texte publié le 7 mars 1999 dans le sillage des émeutes Kaya)


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Lexpress

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Palmar Ltée : le dossier suivi avec attention par le ministère du Travail

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La Mauritius Export Association (MEXA) travaille aujourd’hui en étroite collaboration avec d’autres usines. Le but de la MEXA, pouvoir redéployer rapidement un maximum d’employés de l’usine Palmar Limitée qui ont perdu hier jeudi 21 février leur travail, et ce, après la fermeture soudaine de leur usine de textile. 

1 300 employés pointent désormais au chômage, dont 900 Mauriciens et 400 étrangers. La situation est donc suivie avec la plus grande attention du côté du bâtiment de la Victoria House qui abrite le ministère du Travail. 

Les employés étrangers veulent pour certains rentrer dans leur pays 

Des officiers du ministère du Travail ont ainsi fait le déplacement devant l’usine à Mon-Loisir ce matin, pour aller à la rencontre des nombreux employés qui avaient pris position devant les portes pourtant fermées de l’usine Palmar Ltée. 

Les officiers ont également recueilli leurs attentes relatives à de possibles compensations financières ou se voir redéployer vers d’autres usines.

Du côté des travailleurs étrangers, certains ont formulé expressément le souhait de pouvoir regagner leur pays d’origine.

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Defi Media

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