les organisations de défense des droits humains dénoncent neuf mises à morts

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Depuis le début de l’année, 15 personnes, dont certaines avaient dit pendant leur procès avoir été soumises à la torture, ont été exécutées en Egypte.

Par Léa Masseguin Publié aujourd’hui à 18h06, mis à jour à 18h06

Temps de Lecture 4 min.

« Nous avons été suffisamment électrocutés pour approvisionner l’Egypte pendant vingt ans », « Ils m’ont laissé une nuit dans une cuve d’eau froide », « Donnez-moi un taser et je ferai avouer à quelqu’un qu’il a tué Sadate ». Ces récits terribles, ce sont ceux de trois des neuf hommes exécutés mercredi 20 février en Egypte, et qui avaient raconté leur calvaire devant le tribunal lors de leur procès en août 2016. Les vidéos de leurs témoignages ont circulé sur les réseaux sociaux après leur exécution.

Malgré l’appel lancé par Amnesty International pour empêcher leur mise à mort, les neuf membres présumés des Frères musulmans reconnus coupables d’avoir participé à l’assassinat d’Hicham Barakat, le plus haut magistrat du parquet égyptien, en 2015, ont été exécutés.

La Cour de cassation avait confirmé en novembre 2018 ces condamnations à mort pour l’assassinat du procureur général, qui avait été tué dans l’explosion d’une voiture piégée au passage de son convoi dans la capitale égyptienne. L’attaque, qui avait choqué l’Egypte, n’avait pas été revendiquée, mais la police avait par la suite annoncé avoir arrêté des membres des Frères musulmans, une organisation classée « terroriste » par Le Caire.

Ces nouvelles mises à mort portent à 15 le nombre de personnes exécutées dans le pays depuis le début de l’année, six personnes ayant été mises à mort entre le 7 et le 13 février. Un nombre « terrible » pour Bahey Eldin Hassan, directeur général de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme. « Depuis le coup d’Etat militaire de juillet 2013, la situation se détériore à un niveau sans précédent en Egypte », affirme-t-il, qui s’inquiète également des assassinats ciblés de la part du régime.

Lire aussi En Egypte, le Parlement laisse la voie libre à Al-Sissi pour se représenter

Depuis que le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a obtenu un deuxième mandat, en mars, le régime a intensifié ses campagnes d’intimidation, de violence et d’arrestations contre les opposants politiques et les activistes de la société civile. Le 14 février, le Parlement a avalisé à une écrasante majorité la requête de révision constitutionnelle déposée par des députés partisans zélés du président de 64 ans, pour lui offrir un pouvoir sans partage sur le pays jusqu’en 2034. Le scénario d’un règne de vie autoritaire se précise pour l’homme fort de l’armée.

Un acte « honteux »

Les organisations de défense des droits humains condamnent ces exécutions, pointant du doigt des procès entachés par des allégations de tortures. Selon Amnesty International, certains des accusés exécutés mercredi avaient déclaré lors de leur procès qu’ils avaient été « soumis à une disparition forcée » et qu’on les avait torturés afin de leur faire « avouer » leur crime. « L’Egypte a démontré un mépris total pour le droit à la vie », a indiqué Najia Bounaim, directrice du travail de campagne pour l’Afrique du Nord au sein de l’ONG.

« Les auteurs de l’attentat qui a tué l’ancien procureur égyptien méritent d’être punis, mais le fait d’exécuter des hommes condamnés sur la base d’“aveux” arrachés sous la torture n’est pas une justice, mais un témoignage de l’ampleur de l’injustice dans le pays », affirme l’organisation, dans un communiqué. Contacté par téléphone, Hussein Baoumi, responsable de campagne sur l’Egypte pour Amnesty International, dénonce pour sa part un acte « honteux » et appelle la communauté internationale à condamner publiquement ces nouvelles exécutions.

Même son de cloche pour Human Rights Watch, une ONG qui s’oppose, elle aussi, à l’application de la peine de mort. « Notre position est d’autant plus forte dans un pays comme l’Egypte où nous constatons l’absence d’indépendance judiciaire », rappelle Amr Magdi, chercheur à la division Afrique du Nord et Moyen-Orient de l’organisation. Face à l’incapacité des autorités égyptiennes « à mettre fin aux actes de torture et aux mauvais traitements dans les lieux de détention – ou à enquêter de manière impartiale sur ces abus », HRW a d’ailleurs récemment appelé les Nations unies à mener une enquête internationale indépendante.

200 personnes exécutées depuis 2014

L’utilisation croissante de la peine de mort par le gouvernement est également mise en avant par les organisations, environ 200 personnes ayant été exécutées depuis 2014, selon les estimations de HRW. « Il est très difficile de connaître le nombre d’individus exécutés car les autorités ne révèlent aucun chiffre », précise toutefois Amr Magdi.

Toujours selon HRW, pour la seule année 2018, les tribunaux égyptiens ont condamné des centaines de personnes à la peine capitale, lors de « procès de grande ampleur présentant des vices de forme, dans des affaires de violence politique et de liens au terrorisme présumés ». Ainsi, Amr Magdi affirme que l’Egypte fait partie des « dix pires pays du monde » en termes d’exécutions et de condamnations à la peine capitale depuis 2015, un fait « sans précédent » dans l’histoire du pays.

Dans son rapport mondial 2019, HRW déclare que les autorités égyptiennes se sont servies de plus en plus souvent du prétexte de lutte contre le terrorisme et des lois sur l’état d’urgence pour réprimer la « dissidence pacifique ». Opposants politiques arrêtés, exactions commises par les forces de sécurité, liberté d’expression bafouée, torture, arrestations arbitraires… « La situation des droits humains en Egypte continue de se détériorer sur de nombreux aspects », affirme Hussein Baoumi d’Amnesty International. Les défenseurs des droits de l’homme sont unanimes : l’Egypte fait face à la « pire crise des droits humains depuis des décennies ».

Léa Masseguin

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Roche-Terre: un tuyau de décharge de toilettes dans une salle de classe

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Il émane une odeur nauséabonde de ce tuyau qui se trouve près des affaires des élèves.

Il émane une odeur nauséabonde de ce tuyau qui se trouve près des affaires des élèves.

Ce père de famille a signalé des effluves pestilentiels au sein de la maternelle de son fils depuis une semaine, mais rien n’a été fait. Un habitant de Roche-Terre âgé de 34 ans a consigné une Precautionary Measure (PM) au poste de police de Grand-Gaube, le 14 février.

Il s’insurge qu’une odeur nauséabonde émane de la salle de classe de son enfant en raison d’un tuyau de décharge des toilettes qui s’y trouve. L’enfant fréquente une école pré-primaire du gouvernement de la région.

Le trentenaire explique qu’il n’était  pas au courant de cette situation car il avait l’habitude de récupérer son fils près du portail. Ce n’est que le 14 février, lorsqu’ il a dû récupérer son fils qui était malade dans sa salle de classe, qu’il a constaté cette situation et l’odeur dérangeante.

Il a, entre-temps, alerté le ministère de la Sante et compte aussi informer le ministère de l’Education la semaine prochaine. «Les affaires des enfants se trouvent à côté du tuyau et cela peut affecter la sante des écoliers»craint-il.


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Lexpress

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Le mauricien du 23 février 2019

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Le Mauricien

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les dérapages en série de Bruno Ben Moubamba autour d’Ali Bongo Ondimba – JeuneAfrique.com

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L’ancien vice-Premier ministre Bruno Ben Moubamba est au cœur d’une polémique après avoir appelé à « tuer dans le ndjobi » Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba. Décryptage d’une affaire au carrefour de la politique et des croyances mystiques.


La santé des chefs d’État est un sujet sensible. D’autant plus quand, dans le cas du Gabon, la transparence n’a pas toujours été au rendez-vous. Ali Bongo Ondimba est-il en capacité de gouverner ? Peut-il conduire les affaires du pays alors qu’il est encore en rééducation, sous la direction d’une équipe de médecins à Rabat, au Maroc ?

Si ces interrogations sont légitimes, elles sont parfois exploitées par certains de manière douteuse. Depuis le début du mois de février, l’ancien vice-Premier ministre Bruno Ben Moubamba (BBM) s’est ainsi fait le relais d’une folle théorie : Ali Bongo Ondimba ne serait pas Ali Bongo Ondimba ! Selon BBM, le président gabonais, qui a fait quelques apparitions médiatiques depuis l’accident vasculaire cérébral qu’il a subi en octobre en Arabie Saoudite, serait en réalité un sosie du véritable ABO.

Silicone et rites ancestraux

Sur sa page Facebook, l’ancien ministre du Logement détaille abondamment sa thèse, analysant notamment les photos disponibles. Ici, selon lui, les sourcils ne correspondent pas. Là, « une tache jaune » sous l’oreille gauche du président serait du silicone, utilisé afin de crédibiliser l’apparence d’un sosie.

« Ali Bongo n’est pas mort, mais il ne dirige plus ! », explique Ben Moubamba, qui ajoute : « C’est Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet d’Ali Bongo, qui dirige le pays (…). Pour toutes ces raisons, concentrez toutes vos attaques sur lui. »

Et l’intéressé de préciser cet énigmatique conseil. Le 20 février, sur son compte Facebook, il écrit : « Il faut « tuer » Brice Laccruche Alihanga dans le ndjobi [un rite traditionnel, entre mysticisme et religion] ! » Appel au meurtre ? Plusieurs personnalités du gouvernement et du parti au pouvoir ont depuis dénoncé des propos pénalement répréhensibles, estimant que la justice devrait se saisir de l’affaire.

« Il doit en payer le prix »

Contacté par Jeune Afrique, Bruno Ben Moubamba a accepté de s’expliquer sur la phrase qui a mis le feu aux poudres : « On m’accuse d’appeler au meurtre, mais c’est l’argument des faibles et de ceux qui ont quelque chose à se reprocher », rétorque-t-il. Brice Laccruche Alihanga « avait de toute façon prévu de m’embastiller depuis des semaines », croit-il savoir.

Et de lever le voile sur sa démarche et son allusion au ndjobi : « Le ndjobi est un rite bantou ancestral du sud-est du Gabon [dont] le grand prêtre est Fidèle Andjoua [frère aîné d’Omar Bongo Ondimba]. (…) Brice Laccruche Alihanga se fait passer pour un membre de cette famille [bantoue]. S’il fait vraiment partie de cette famille bantoue, ce qui n’est pas sûr, qu’il en respecte les codes et cesse d’instrumentaliser un des « frères », en l’occurrence ABO », conclut l’ancien vice-Premier ministre, qui n’a visiblement aucune intention d’éteindre le début d’incendie provoqué par ses propos.

« En rire ou en pleurer » ?

Il faut dire que l’homme est un habitué de la polémique. En septembre 2017, alors qu’il était encore au gouvernement, il s’était attaqué directement au Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, via, déjà, sa page Facebook. « Quand on est chef d’un gouvernement, il y a des choses qu’on n’a pas le droit de faire pour régler ses comptes avec des ministres qu’on n’aime pas », avait-il écrit.

« Vous voulez me faire partir et m’humilier ? N’utilisez pas des moyens déloyaux et illégaux. Je commence à en avoir assez de ces méthodes… Je ne suis pas venu au gouvernement pour vous servir de punching-ball », ajoutait-il. « Solidaire avec le chef de l’État », mais se décrivant comme un « opposant réformateur », il avait été limogé le lendemain. « C’est une girouette qui a perdu toute crédibilité », nous confiait alors une source à la présidence.

Interrogé par Jeune Afrique au sujet de la dernière polémique en date, Brice Laccruche Alihanga ne sait pas « s’il faut en rire ou en pleurer ». « Le même homme envoie régulièrement des messages pour obtenir une nomination. C’est un peu un maître chanteur », explique le directeur de cabinet du chef de l’État, qui précise n’avoir aucune intention de lui répondre.



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JeuneAfrique

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Ex-Red Devils hero Nemanja Vidic joins Nemanja Matic at Manchester United training ground

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‘We come from Serbia’: Nemanja Matic references Nemanja Vidic’s famous chant as former defender visits Manchester United training ground ahead of Liverpool clash

  • Nemanja Vidic met Nemanja Matic at Manchester United’s training ground 
  • Vidic will be a pundit for Sky Sports when United host Liverpool on Sunday 
  • The former United star wants Ole Gunnar Solskjaer to be manager permanently 

Jeorge Bird For Mailonline

Manchester United host Liverpool on Sunday and former Red Devil Nemanja Vidic is certainly looking forward to the game. 

In the build-up to the eagerly-anticipated clash Vidic paid a visit to United’s Carrington training ground, where he posed for a picture with fellow Serbian Nemanja Matic.

Matic posted the image on Instagram and accompanied it with the caption: ‘We come from Serbia’, in reference to the popular chant that United fans used to sing about Vidic. 

Nemanja Vidic joined Nemanja Matic at Manchester United's training ground

Nemanja Vidic joined Nemanja Matic at Manchester United's training ground

Nemanja Vidic joined Nemanja Matic at Manchester United’s training ground

Vidic, who retired in 2016, will be a pundit for Sky Sports when United take on Liverpool.

A dependable centre-back, Vidic played for United between 2006 and 2014 and won an array of trophies, including the Champions League, five Premier League titles and three League Cups. 

The 37-year-old has lent his support to caretaker boss Ole Gunnar Solskjaer, stating that the Norwegian should become United’s manager on a permanent basis.

Vidici told Omnisport: ‘The reputation Van Gaal and Jose Mourinho had, I think maybe the fans and everyone expected a bit more because [they were] top managers.

Vidic believes that Ole Gunnar Solskjaer should get the United job on a permanent basis

Vidic believes that Ole Gunnar Solskjaer should get the United job on a permanent basis

Vidic believes that Ole Gunnar Solskjaer should get the United job on a permanent basis

‘Jose Mourinho, for me, is one of the best managers of the last 40 years but it didn’t happen.

‘Now I’m thinking Ole has done a great job, he knows the club, he knows the history of the club, he creates a positive atmosphere, he shows that he knows how to deal with the players as well. So my feeling is that it fits what Man United need now.’

‘They are playing good, positive football. I think no other manager would do better than him.’ 

United go into the game against Liverpool in fourth place in the Premier League table.

Solskjaer has won 11 of his first 13 games at United, drawing once and losing once.  

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Les autorités chinoises constituent un fichier génétique géant pour contrôler les Ouïgours

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Des barrières de sécurité et des caméras de surveillance, à l’entrée d’une école de Peyzawat, dans le Xinjiang.
Des barrières de sécurité et des caméras de surveillance, à l’entrée d’une école de Peyzawat, dans le Xinjiang. Ng Han Guan / AP

Prise de sang, scan rétinien, relevé d’empreintes digitales… Sous prétexte d’offrir des bilans de santé gratuits, les autorités chinoises ont mis sur pied un immense fichier génétique des Ouïgours, révélait le New York Times, jeudi 21 février.

Avec environ 10 millions de membres, les Ouïgours, de confession musulmane, constituent la principale ethnie du Xinjiang. La région située aux confins de la Chine, du Kazakhstan et de l’Afghanistan est régulièrement frappée par des attentats meurtriers attribués aux Ouïgours, et fait l’objet d’une haute surveillance policière. Selon les opposants à Pékin, la Chine cherche à assimiler la population minoritaire du Xinjiang et à supprimer les pratiques religieuses et culturelles qui entrent en conflit avec l’idéologie communiste et la culture han dominante.

Depuis 2016, des informations font régulièrement état de prélèvements sanguins réalisés par les autorités chinoises dans la région du Xinjiang, où vivent la plupart des Ouïgours, note pour sa part le Guardian. L’Etat chinois chercherait ainsi à constituer un fichier génétique de plusieurs millions de noms, utilisé pour la surveillance des Ouïgours.

Carte de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine.
Carte de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine. Le Monde

Une entreprise et un chercheur américain mis en cause

Au printemps 2017, l’ONG Human Rights Watch écrivait que Pékin avait passé commande de matériel permettant d’augmenter ses capacités de séquençage de l’ADN à partir des prélèvements. L’ONG mettait notamment en cause Thermo Fisher Scientific, une entreprise sise à Waltham, dans le Massachusetts. Ce géant des équipements scientifiques, inconnu du grand public, a réalisé 24,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018.

Mis en cause dans la presse, celui-ci vient d’annoncer qu’il renonçait à vendre des équipements d’identification dans la région du Xinjiang et à assurer la maintenance de ceux déjà en place. « Nous avons conscience qu’il est important de prendre en compte la manière dont nos produits et nos services sont utilisés ou pourraient être utilisés par nos clients », déclare un porte-parole de l’entreprise dans un communiqué. La décision prise par le groupe est « cohérente avec les valeurs de Thermo Fisher, son code éthique et ses règles », ajoute encore le porte-parole.

Kenneth Kidd, un chercheur de l’université Yale qui a fourni du matériel génétique à ses homologues chinois, se retrouve aussi pris dans la polémique. Pour sa défense, il a affirmé qu’il pensait que les chercheurs chinois agissaient dans le respect des normes scientifiques exigeant le consentement éclairé des donneurs d’ADN.

Surveillance généralisée

Mais en plus de constituer ce fichier génétique géant, la Chine épie en permanence les habitants du Xinjiang, à l’image de ce qu’elle pratique à travers le pays. En s’appuyant sur une faille de sécurité, Victor Gevers, un expert en sécurité informatique, affirmait sur Twitter, le 16 février, que l’entreprise chinoise SenseNets, sise à Shenzhen et spécialisée dans la reconnaissance faciale, surveillait les déplacements de près de 2,6 millions d’habitants du Xinjiang.

SenseNets a compilé les informations dans une base de données « entièrement accessible à tout un chacun », assure-t-il. Outre des informations sur l’état civil des personnes (date de naissance, numéro de carte d’identité, etc.), les listes comprennent également les coordonnées GPS de lieux où se sont rendues les personnes surveillées. « C’est un outil pour “pister les musulmans” financé par les autorités chinoises dans la province du Xinjiang qui permet de garder une trace des musulmans ouïgours », affirme Victor Gevers, qui travaille pour l’ONG néerlandaise GDI Foundation, spécialisée dans la sécurité sur Internet.

En l’espace de 24 heures, quelque 6,7 millions d’emplacements géographiques auraient ainsi été sauvegardés par SenseNets, relève encore Victor Gevers.

Un million de Ouïgours dans « des camps d’internement »

Jusqu’à un million de personnes, surtout des Ouïgours, sont ou auraient été détenues dans des centres de rééducation politique de la région, affirment des experts cités par l’ONU et des organisations de défense des droits de l’homme. La Chine parle de « centres de formation professionnelle » contre la radicalisation islamiste.

Les mesures de sécurité au Xinjiang ont été renforcées ces dernières années avec l’installation de très nombreuses caméras de vidéosurveillance, y compris dans les mosquées et les restaurants. La police a par ailleurs installé de nombreux points de contrôle.

Début février, plusieurs ONG, dont Human Rights Watch, Amnesty International ou la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, ont demandé au Conseil des droits de l’homme des Nations unies d’adopter une résolution établissant une mission d’enquête internationale sur les conditions de détention et d’« endoctrinement forcé » de centaines de milliers de Ouïgours et d’autres musulmans dans la région du Xinjiang.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Nouvelles révélations sur les camps d’internement pour les minorités ethniques en Chine

Le programme de « déradicalisation » des musulmans au Xinjiang inquiète de plus en plus la communauté internationale, mais la Chine a assuré en janvier qu’elle accueillerait des responsables de l’ONU s’ils évitaient de « s’immiscer dans les affaires intérieures » du pays. En octobre, dans un rapport très critique sur les droits de l’homme en Chine, le Congrès américain soulignait que « la détention arbitraire et massive de jusqu’à un million ou plus d’Ouïgours et d’autres minorités musulmanes dans des centres de “rééducation politique” dans l’ouest de la Chine est particulièrement préoccupante », soulignent les présidents républicains de la Commission exécutive du Congrès sur la Chine, le sénateur Marco Rubio, et l’élu de la Chambre des représentants Chris Smith.

Lire aussi : Ankara condamne la persécution des Ouïgours par la Chine

Généralisation des prélèvements ADN

Pour autant, les Ouïgours ne sont pas les seuls concernés par ces prélèvements ADN. Quelque 36 millions de personnes se sont pliées à ce programme, selon l’agence officielle chinoise Xinhua, soit plus que la seule population ouïgoure.

Le Wall Street Journal relatait, en décembre 2017, une opération de prélèvement d’ADN auprès d’élèves, de la maternelle au lycée, à Qianwei, dans le Sichuan, province du sud-ouest de la Chine, afin de résoudre un double meurtre, commis neuf ans auparavant. L’objectif des autorités chinoises serait de constituer une base de données contenant les ADN de 100 millions d’individus, affirme le quotidien économique.



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Le JT – Météo – risque d’inondation durant le week-end

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Le JT – Météo – risque d’inondation durant le week-end
defimedia
ven 22/02/2019 – 20:43

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Defi Media

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Djamel Okacha, l’un des principaux chefs jihadistes au Sahel, tué dans un raid de Barkhane – JeuneAfrique.com

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Les militaires français de l’opération Barkhane ont tué au Mali onze terroristes dont l’un des principaux chefs jihadistes au Sahel, l’Algérien Djamel Okacha, nommé Yahya Abou El Hamame, a annoncé vendredi la ministre française des Armées Florence Parly.


Chef de « l’émirat du Sahara » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Djamel Okacha (nommé Yahya Abou El Hamame) était le numéro deux de l’alliance jihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). « Cette action spectaculaire », qui « concrétise des années de recherche », porte « un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », a annoncé la ministre française des Armées Florence Parly, en soulignant que le GSIM « aura perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches de Iyad Ag Ghaly ».

La force Barkhane a identifié jeudi Djamel Okacha dans un convoi de véhicules au nord de Tombouctou (nord-ouest), selon un porte-parole de l’état-major français. Pour l’intercepter, les militaires français ont mobilisé des moyens terrestres et aériens, dont cinq hélicoptères et un drone de surveillance Reaper.

« Quand les commandos se sont approchés, les pick-up ont ouvert le feu, déclenchant la riposte des hélicoptères », qui ont mis « hors de combat onze terroristes », dont Yahya Abou El Hamame, a détaillé le porte-parole.

L’annonce de la mort de cette figure jihadiste au Sahel intervient quelques heures avant l’arrivée au Mali du Premier ministre français Edouard Philippe, accompagné par Florence Parly et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Combattant aguerri

Natif de Réghaïa (préfecture d’Alger), Djamel Okacha, était un combattant aguerri. Ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, devenu Aqmi), Okacha était soupçonné d’implication dans l’assassinat en juin 2009 à Nouakchott d’un Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale mauritanienne.

En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Aqmi tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des Ifoghas (nord du Mali).

Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés d’Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical peul éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le jihad ».



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JeuneAfrique

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Arsenal striker Alexandre Lacazette banned for both legs of Europa League clash against Rennes

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Arsenal striker Alexandre Lacazette banned for both legs of Europa League round of 16 clash against Rennes following elbow against BATE Borisov

Jeorge Bird For Mailonline

Alexandre Lacazette has been banned by UEFA for both legs of the Gunners‘ Europa League round of 16 clash against Rennes.

Lacazette was sent off in the first leg of Arsenal’s round of 32 game against BATE Borisov after he elbowed Aleksandar Filipovic.

The Frenchman missed the second leg against BATE and will now serve a further two-match ban. 

Alexandre Lacazette has been banned by UEFA for both legs of Arsenal's Europa League round of 16 clash against Rennes.

Alexandre Lacazette has been banned by UEFA for both legs of Arsenal's Europa League round of 16 clash against Rennes.

Alexandre Lacazette has been banned by UEFA for both legs of Arsenal’s Europa League round of 16 clash against Rennes.

Arsenal face Rennes away on March 7 before hosting the French side at Emirates Stadium on March 14.

With Danny Welbeck injured, Lacazette’s supension means that Pierre-Emerick Aubameyang is the only senior striker available to Arsenal against Rennes, although the Gunners can also call upon youngster Eddie Nketiah.

Lacazette has scored 12 goals in 33 appearances for Arsenal this season, with one of those goals having come in the Europa League.

Having surprisingly lost 1-0 in the first leg against BATE, Arsenal responded to win 3-0 in the second leg on Thursday night and secure their place in the next stage of the competition.  

 

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