L’UE fera face à des « questions existentielles » si elle n’est pas unie face au Covid-19

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Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, le 1er mars à Londres.
Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, le 1er mars à Londres. Jeff Overs/BBC / via REUTERS

L’Union européenne sera confrontée à des questions « existentielles », y compris sur la place de certains en son sein, si elle ne sort pas unie de la crise du Covid-19, a déclaré dimanche 29 mars la secrétaire d’Etat française aux affaires européennes, Amélie de Montchalin.

« Nous devons absolument préparer ensemble la sortie de crise, la relance, préparer l’après et nous devons montrer qu’on est efficace parce qu’on sera ensemble », a averti Mme de Montchalin dans l’émission « Questions politiques » de la radio France Inter, du journal Le Monde et de France Télévisions. L’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors a averti samedi que le manque de solidarité faisait « courir un danger mortel à l’Union européenne ».

« Pas de sortie si chacun retourne à son repli nationaliste »

« Aujourd’hui on se maintient à flot et on se maintient à flot ensemble en étant solidaires », a jugé la secrétaire d’Etat, en évoquant les mesures adoptées collectivement par les Vingt-Sept face à la crise sanitaire et ses conséquences économiques, une fois passé un premier réflexe de repli sur soi.

« La Banque centrale européenne a lancé un programme de 750 milliards d’euros de soutien aux Etats, c’est inédit. Nous avons levé les règles du pacte de stabilité sur les déficits, c’est inédit », a-t-elle noté, citant également un plan de 40 milliards d’euros de la Commission européenne.

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« Maintenant la question c’est : comment on repart ? Et c’est là où nous mettons, nous France, énormément d’énergie (…) à bien faire comprendre qu’il n’y aura pas de sortie si chacun retourne à son chez soi, à son repli nationaliste. »

« Des conséquences majeures sur le projet européen »

Différents « outils techniques » sont envisageables pour relancer l’économie post-crise, « cela peut être un plan de relance européen, cela peut passer par la Commission », a-t-elle poursuivi. « Mais nous ne pouvons pas nous exonérer de cette solidarité (…). Si certains pensent qu’ils peuvent s’exonérer, cela aura des conséquences majeures sur le projet européen. » « Notre Europe c’est celle de l’action, de la solidarité. Et si certains n’en veulent pas, il se posera la question de leur place, de ce qu’on doit encore faire à 27 et c’est une question existentielle, fondamentale », a-t-elle averti.

Les 27 pays membres de l’UE ont accepté jeudi, sous la pression de l’Italie, où la pandémie a fait le plus de morts, d’examiner sous quinze jours des mesures plus fortes pour faire face à la récession annoncée. Angela Merkel a fait part de son opposition à l’idée d’émettre des « coronabonds », comme souhaité par les dirigeants français et italiens notamment, afin de disposer d’un instrument de dette commun pour répondre à la crise liée au coronavirus.

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Le Monde

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