En Espagne, conservateurs et libéraux tentés par l’alliance avec l’extrême droite

0
208

[ad_1]

A l’approche des élections législatives, le Parti populaire (conservateur) et Ciudadanos (centre-droit, libéral) se voient déjà gouverner en coalition avec la droite populiste de Vox. Comme en Andalousie

Par Sandrine Morel Publié aujourd’hui à 15h08, mis à jour à 15h14

Temps de Lecture 3 min.

Article réservé aux abonnés

Dans un bar de Brazatortas, dans le centre de l’Espagne, le 10 avril 2019, des villageois attendent un meeting du parti populiste Vox.
Dans un bar de Brazatortas, dans le centre de l’Espagne, le 10 avril 2019, des villageois attendent un meeting du parti populiste Vox. Bernat Armangue / AP

Pedro Sanchez est un traître aux intérêts de la nation. Un danger public », fulmine le président du Parti populaire (PP), Pablo Casado, lors des meetings, des interviews et des débats depuis le début de la campagne. « Il faut expulser [du gouvernement] Pedro Sanchez et ceux qui veulent liquider l’Espagne. Renvoyer Sanchez à l’opposition est une urgence nationale », ne cesse de clamer pour sa part le président du parti libéral Ciudadanos, Albert Rivera.

Tout pour barrer la route aux socialistes

Pour eux, tout est bon pour empêcher un nouveau gouvernement du leader socialiste et actuel chef de l’exécutif, Pedro Sanchez, qu’ils accusent dans des discours enflammés d’être disposé à « négocier l’unité nationale » avec les « séparatistes catalans et les ex-terroristes basques », afin de « conserver le pouvoir » etde vouloir « gracier » les dirigeants indépendantistes, actuellement jugés par la Cour suprême. Pour l’éviter, ils préfèrent un accord avec le parti ­d’extrême droite Vox.

Albert Rivera a déjà proposé à Pablo Casado un « gouvernement de coalition ». Et le président des conservateurs a affirmé que le dirigeant libéral « n’[était] pas [son] adversaire » en plein débat télévisé. Tous deux défendent une ­remise sous tutelle partielle de la Catalogne.

Et puisque aucun ­sondage ne leur donne la majorité ­absolue à eux deux, ils ont assumé et fait comprendre à leurs électeurs, qu’ils devront compter sur le soutien de Vox. Comme en Andalousie, où ils ont formé une coalition et pris le pouvoir en décembre 2018, grâce aux voix des douze députés régionaux d’extrême droite. Pour mieux faire passer la pilule, Albert Rivera comme Pablo Casado évitent de qualifier le parti « d’extrême droite » et préfèrent le terme de « droite populiste ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Vox, ou la résurgence de l’extrême droite en Espagne

« Normalisation express »

« Vox a bénéficié d’une normali­sation express de son discours, résume Xavier Casals, historien spécialiste de l’extrême droite, professeur à l’université Ramon-Llull de Barcelone. Le fait que le PP et Ciudadanos aient eu besoin de lui pour former une majorité qui leur permette de détrôner le gouvernement socialiste en Andalousie en a fait un acteur politique comme les autres. Tout comme la manifestation conjointe pour l’unité de l’Espagne de février, à Madrid. »

C’est un pari risqué car la moitié des électeurs de Ciudadanos préfère un accord avec les socialistes à un gouvernement des trois droites.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: