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La présidence brésilienne appelé la « communauté internationale » à reconnaître massivement le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido.
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Après les violents heurts du samedi 23 février, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a fait l’effort d’écrire un Tweet en espagnol pour soutenir les Vénézuéliens, qui se sont battus parfois au prix de leur vie afin de déstabiliser un Nicolas Maduro basculant chaque jour un peu plus dans l’autoritarisme. « Courage à nos frères vénézuéliens. Dieu est aux commandes », a déclaré le leader de l’extrême droite brésilienne.
Un ton diplomatique nouveau
Les anti-Maduro, soutiens de Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne et chef d’Etat autoproclamé depuis le 23 janvier, qui n’ont pu débloquer la frontière, samedi, afin de faire entrer par le Brésil et la Colombie l’aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis, ont aussi reçu un message bienveillant de la part du ministère des affaires étrangères brésilien. Dans une note, l’Itamaraty (du nom du palais qui abrite le ministère) a appelé la « communauté internationale » à reconnaître massivement Juan Guaido « pour que cesse la violence du régime contre sa propre population ».
De la part du chef d’Etat brésilien comme de son ministre des affaires étrangères, Ernesto Araujo, habituellement prompt aux envolées belliqueuses envers le Venezuela de Maduro, ce ton diplomatique détonne.
Marquant l’embarras du président brésilien, le propos atteste du changement de position du pays face à une crise à l’issue incertaine. Hier prêt à jouer les protagonistes alliés à « 100 % » avec les Etats-Unis pour en finir avec un chavisme honni, le géant d’Amérique latine tente désormais d’éviter tout incident diplomatique avec son voisin.
L’enjeu est de « faire baisser la tension » a confirmé, dimanche, le général Hamilton Mourao, vice-président brésilien, devenu l’interlocuteur-clé de la crise vénézuélienne.
Influence des militaires
« Il y a eu clairement une modération brésilienne, fruit de l’influence des militaires », observe Oliver Stuenkel, professeur de relations internationales à la Fondation Getulio Vargas de Sao Paulo.
Les généraux brésiliens redoutent de s’engluer dans une crise longue, onéreuse et impopulaire qui pourrait mettre en évidence la faiblesse militaire du pays et créer un précédent d’ingérence. Ils préfèrent attendre des désertions significatives à la tête de l’armée vénézuélienne avant de s’engager plus avant.
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