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Plusieurs cas d’abus sexuels sur des enfants ont été recensés au cours de ces dernières années. Pas plus tard que cette semaine, une jeune femme de 24 ans a décidé de briser le silence et avoué avoir été victime de son oncle lorsqu’elle avait 9 ans.
Si la majorité des victimes préfèrent garder le silence par peur de représailles, d’autres préfèrent, elles, dénoncer leurs agresseurs une fois arrivées à l’âge adulte.
Pourquoi ?…
Selon le psychologue Vijay Ramanjooloo, différents facteurs justifient ce genre de comportement chez les victimes. L’un d’eux est que la plupart des enfants développent ce qu’on appelle une anesthésie émotionnelle et ne peuvent s’exprimer à cause des menaces physiques et verbales qu’ils subissent lorsqu’ils sont agressés et torturés par leurs bourreaux.
« L’agresseur choisi toujours des victimes à faible corpulence, qui, souvent, sont des personnes renfermées sur elles-mêmes. C’est plus traumatisant pour ces victimes de raconter leurs calvaires », confie Vijay Ramanjooloo.
Selon l’expert en santé mentale, l’environnement dans lequel évolue une victime, avant son agression, a, également, un rôle déterminant dans le processus de dénonciation.
Si, par exemple, l’enfant vivait dans un milieu où il ou elle, se sent protéger, celui-ci dénoncera plus facilement son agresseur et n’aura pas peur de mettre des mots sur ce qu’il lui a fait subir, explique Vijay Ramanjooloo.
En cas d’abus, le psychologue rappelle qu’il est primordial pour les victimes de chercher de l’aide et d’en parler bien que ce n’est pas, toujours, facile.
« Avec l’âge, l’enfant grandit et devient plus fort émotionnellement. Dans mon quotidien professionnel, je reçois beaucoup d’adultes qui ont été victimes d’agressions sexuelles et je les aide à briser le silence et à dénoncer leurs bourreaux », explique Vijay Ramanjooloo.
Enfants victimes d’abus sexuels : « briser le silence n’est pas si facile » affirme le psychologue Vijay Ramanjooloo
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