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L’enquête avance à grand pas sur la fraude des Rs 160 millions, une somme laissée en héritage par la cliente d’une banque renommée. Les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department (CCID) auraient fait de troublantes découvertes. Ils ont constaté toute une série de transactions frauduleuses au niveau de la banque. Lorsque le fils de la défunte a voulu toucher son héritage, il n’en restait presque rien.
Rs 5,5 millions. C’est la somme qu’a touchée Cyril sur plus de Rs 160 millions laissés en héritage par sa mère décédée en novembre 2015. En arrivant à Maurice en janvier 2016, le Français de 42 ans ne se doutait pas que les comptes en banque de sa défunte mère auraient été vidés, et cela bien avant son arrivée.
Lorsqu’il s’est rendu à l’une des succursales de la banque en février 2016 pour toucher son argent, un préposé de ladite banque l’a informé qu’il ne restait que 97 000 dollars avec des intérêts de 2000 dollars sur un premier compte et 33 000 Euros sur un autre avec des intérêts de 1 600 Euros. (Rs 5,5 millions)
Sachant que sa mère avait placé plus de Rs 160 millions en devises sur plusieurs comptes, Cyril, persuadé qu’il existe d’autres comptes, se rend à la banque pour avoir des informations et surtout pour récupérer son argent. Après de vaines tentatives, il reçoit un courriel de la banque lui informant que sa mère ne détient pas d’autres comptes.
Troublantes découvertes
Convaincu que son argent a été détourné, Cyril se rend au Central CID le 12 avril 2019 pour déposer plainte. Après une enquête qui a duré plus de deux ans, les hommes du DCP Jangi ont fait de troublantes découvertes. Les Rs 160 millions en devises se trouvaient en somme sur les comptes où Cyril avait touché son argent, nous confie un enquêteur proche du dossier. Mais Cyril n’en a reçu que des miettes soit Rs 5,5 millions.
Les limiers du CCID ont obtenu au mois de juillet 2021 un ‘Judge’s Order’ demandant des explications à la banque. Celle-ci avait un délai d’un mois, selon l’ordre du juge, pour donner des informations à la police, mais elle est restée silencieuse pendant plusieurs semaines. Voilà pourquoi, les enquêteurs ont fait parvenir deux « rappels ».
Pression des enquêteurs
Ce n’est que la semaine dernière, soit deux mois plus tard, suite à la pression des enquêteurs, que la banque a décidé de répondre. Mais au lieu de donner des informations qui datent de l’ouverture des comptes en 2012, elle a fourni des informations uniquement sur une période de 7 ans. C’est-à-dire entre 2015 et 2021.
« Elle se cache derrière une clause du Banking Act. Alors que la loi stipule clairement que la banque peut même accéder aux relevés datant de plus de 7 ans en arrière à partir de la dernière transaction. La dernière transaction effectuée par le plaignant remonte en février 2016, donc la banque pouvaient remonter jusqu’en 2009 », ajoute notre source. « Ils nous prennent pour des imbéciles. Ce petit jeu a assez duré », a-t-il conclu. Affaire à suivre…
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