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Plus nous allons dans les profondeurs de la Commission d’enquête sur Britam, plus nous découvrons que les #BritamPapers continuent à livrer leurs secrets. Pour quelqu’un qui nie toute implication dans la vente des actifs de Britam à Rs 1,9 milliard moins cher, il est d’autant plus étrange de voir son nom apparaître dans presque chaque page du rapport de la Commission d’enquête présidée par l’ancien juge Bushan Domah.
« The narrative given by ex-Minister Bhadain was that it was all the work of MOFED from the very beginning till the end », fait ressortir la Commission d’enquête au sujet de l’implication de l’ancien ministre Bhadain dans le dossier Britam. Ce qui pousse l’ancien juge d’affirmer dans son rapport qu’il n’y aurait pas une seule âme à Maurice, y compris lui-même, qui « who would reach the conclusion he is advocating ».
Comprenez par là que Roshi Bhadain n’a jamais convaincu l’ancien juge et ses assesseurs. Les #BritamPapers ont révélé tellement de choses depuis ces derniers jours pour qu’on puisse, en effet, imaginer qu’il n’y a pas eu de rencontre entre Peter Munga et lui à son Bureau le 14 novembre 2015, que le « fake document » concernant le procès-verbal de la réunion du 18 novembre n’a jamais existé, ou encore qu’il ne savait pas que le Cabinet avait « taken note » et non « agreed » qu’un projet de loi soit introduit au Parlement. La liste est longue.
Qui pourrait par exemple croire l’argument selon lequel son ministère aurait été évincé et maintenu dans l’ignorance. Face à cela, la Commission dira ceci : « A lump hard to swallow in the face of overwhelming facts. He had assumed accountability under Section 110A and Section 110B by his own law. The BAI sale related to insurance matters, subject-matter of Financial Services. Ex-Minister Lutchmeenaraidoo had exited from the scene as Minister of Finance in January 2016. He was tongue-tied on the events between the critical period – early February and March 2016 – when it all happened. This is where he sought to divert attention (…) He began to submit in law. MOFED, PS nor anyone had no mandate for dealing with a matter which was solely the legal responsibility of the SA under the amended Section 110A and Section 110B of the Insurance Act. What he may have overlooked is that the Nairobi meeting was held with the SA fully in the picture with BDO represented by Mr Khapre of its Kenyan office ».
L’ex-ministre Bhadain a commencé à se soumettre en droit. Au ministère des Finances, personne d’autre que lui n’avait le mandat de traiter une question qui relevait uniquement de la responsabilité légale de la SA en vertu des clauses 110A et 110B amendées de la loi sur les assurances. Ce qu’il a peut-être oublié, indique la Commission, c’est que la réunion de Nairobi s’est tenue avec le SA pleinement dans l’image avec BDO représenté par M. Khapre de son bureau kenyan.
Même cet amendement était, selon sa déposition, le travail des Services Financiers, où son rôle en tant que ministre de tutelle de l’époque était simplement d’en prendre connaissance et de le présenter au Cabinet. “He made sure to state that Cabinet “agreed” to take it to Parliament. More about the subtle language he used later. He also stated that he was unaware of the Nairobi meeting of 18 November 2015 which the PS had with the Kenyan buyers. When he became aware, he sought for a copy of the Minutes in which he found that the agreement reached was for the sale to take place at a “mutually agreed acceptable valuation.” À partir de ce terme qui aurait existé dans le procès-verbal, il a fait valoir que les Kenyans avaient accepté d’égaler le prix du MMI à Rs 4,3 milliards.
Dans le même temps, souligne la Commission, il a défendu « bec et ongles » le fait que la vente ait été conclue à Rs 2,4 milliards pour une raison qu’il connaît mieux. C’était le meilleur prix qui pouvait être obtenu en raison de la baisse de la valeur des actions à la Bourse de Nairobi.
Face à cette nouvelle posture de Roshi Bhadain, la Commission n’a pas mâché ses mots : « His unnatural overemphasis in mentioning MOFED (NDLR, ministère des Finances et du Développement économique) or the ex-Minister Lutchmeenaraidoo to harp on their involvement, even against the train of his thoughts was too patent not to be noticed. It rang like a false coin in his narrative. With a better sentiment, he could have gained better mileage ».
Selon la Commission, le fait était plus qu’évident que lui et l’ex-ministre Lutchmeenaraidoo étaient autrefois « two brothers in arms and had soon turned into two brothers at arms ». Sa plainte contre l’ex-ministre. Lutchmeenaraidoo était presque « pathological », souligne la Commission Domah.
Pour ceux qui ne le savent pas, Bhadain est devant la Commission d’enquête avec 15 faits précis pour appuyer sa version selon laquelle il n’avait rien à voir avec la vente des actifs de Britam. Sauf qu’il n’était pas au courant que la Commission était en présence d’autres faits, éléments et documents qui ne faisaient pas partie de sa déposition et qui, par extension, pourraient être considérés comme des démentis. « Ex-Minister gave a garbled picture on carefully chosen documents. Other documents and other pieces of evidence implicated him squarely: these he chose not to produce », fait ressortir la Commission d’enquête.
C’est dans cette optique que la Commission d’enquête a fait le point sur les personnes dites clés, qui étaient impliquées dans ce qu’elle interprète comme un processus énigmatique. Hormis l’ancien ministre Bhadain, il s’agit de son conseiller Akhilesh Deerpalsing, Yacoob Ramtoola et Afsar Ebrahim.
Enter Deerpalsing Conseiller ou entrepreneur
Qu’en est-il du style de diriger de Bhadain ? À plus d’un titre, le style de l’ancien ministre Bhadain a malheureusement été imité par Akhilesh Deerparsingh. Ils ont tous deux développé une stratégie commune d’être sur la défensive, selon la Commission. Ce qui a poussé la commission à se demander si Akhilesh Deerpalsing, en tant que conseiller politique, n’avait pas lui-même besoin des conseils de l’ex-ministre.
« After all, Mr A. Deerparsingh could not have come there on his own. What was his scope and his limit could only be told to him by the ex-Minister who is deemed to know his law? Professionals owe a duty to themselves and to other professionals to apprise themselves of the scope and the limits of their power in any given situation. Otherwise, they are not acting as professionals », martèle la Commission. Cela avant d’enfoncer le clou davantage : « In their defensive strategy, they both relied on documents and extracts from documents to support the view, a view unsustainable on the facts that they were targets as opposed to shooters. Mr Deerpalsingh went to that extent of not mentioning ex-Minister Bhadain : something hard to countenance when Mr Deerpalsingh was the ex-Minister’s political Adviser. When questioned on this most patent omission, his reaction was ‘Do you want me to involve him’ ? »
La question se pose : à quel jeu voulait jouer Akhilesh Deerpalsing en voulant épargner son ministre de cette transaction ? Mais, une chose est sûre, la Commission Domah n’est pas dupe, car elle avait compris la stratégie de Bhadain et de Deerpalsing – une stratégie basée sur la défense. Car, lorsque Bhadain a été convoqué pour déposer en tant que témoin, il avait plaidé en tant que défendeur ; un défendeur mécontent et qui contre-attaquait systématiquement Hajee Abdoula, Pravind Jugnauth et Vishunu Lutchmeenaraidoo !
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