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Les partis de l’opposition ne ratent pas une seule occasion de réclamer des élections municipales au plus vite. Même s’ils veulent faire croire qu’ils sont prêts à en découdre avec le gouvernement dans les cinq villes, voire remporter les cinq mairies, dans la réalité, c’est loin d’être gagné.
La crainte de subir une nouvelle débâcle plane toujours. Et des raisons fort plausibles confortent ce sentiment dans l’opposition.
Il faut comprendre que premièrement, nous sommes dans une situation inédite, que ce soit sur le plan sanitaire, économique, social et même politique.
La Covid 19 n’est pas prête de s’en aller. Elle a bouleversé notre quotidien et nos habitudes et c’est avec raison que le gouvernement actuel a eu la sagesse de ne pas tenir des élections municipales, surtout que ces élections régionales ne déterminent pas la bonne ou mauvaise gestion du pays et de ses institutions.
L’opposition a toujours soif d’élections, car toutes les tentatives visant à déstabiliser le gouvernement de Pravind Jugnauth, à ce jour, se sont soldées par des échecs.
« Ceux qui pensent que la capitale basculerait dans les mains de l’Opposition peuvent toujours rêver ! »
Après tout, on parle de quelle opposition ? Il y a plusieurs groupes et regroupements. Nous avons l’alliance de l’Espoir avec le PMSD de Xavier Luc Duval, le MMM de Paul Bérenger, le Reform Party de Roshi Bhadain et du RM de Nando Bodha. De l’autre côté, toujours dans l’opposition, nous avons, le Parti travailliste (PTr) de Navin Ramgoolam qui reste seul, puis suivent Bruneau Laurette, la bande à Rama Valayden, Patrick Belcourt de En Avant Moris, Salim Abbas Mamode qui a démissionné du PMSD, 100% Citoyens ou encore Idéale Démocrate, PKM et d’autres petits partis.
Tous se préparent à se lancer dans la bataille, mais tous ne font pas forcément cause commune.
Un futur candidat travailliste nous a déjà concédé que la lutte dans les villes sera très difficile. « Qu’on le veuille ou non l’électorat de l’alliance gouvernementale est resté solidaire. Mais du côté de l’opposition, c’est la cacophonie. Au sein du PTR nous avons notre force, mais nos votes risquent d’être divisés entre le MMM et le PMSD qui ne sont pas en alliance avec nous. En plus, Bruneau Laurette a affirmé qu’il veut jouer un rôle à Port-Louis, divisant encore les votes. Ceux qui pensent que la capitale basculerait dans les mains de l’Opposition peuvent toujours rêver ! ».
Notre intervenant va encore plus loin en expliquant que le MMM, contrairement à sa réputation, est le maillon faible dans ces élections municipales à venir.
Compter sur le MMM… la pire des stratégies à envisager !
Il faut revenir aux dernières élections générales pour s’en apercevoir. A part la circonscription Nº 20, Beau-Bassin/Petite Riviere ou le MMM avait raflé les trois sièges, les mauves ont eu du mal dans presque toutes les circonscriptions urbaines, autrefois des forteresses. À commencer par la circonscription Nº 1, ou le MMM n’a pu placer aucun député parmi les trois élus, car Arianne Navarre-Marie a été repêchée comme ‘Best Loser’.
Au Nº 2 et 3, sur 6 sièges, le MMM n’en a récolté que deux. Reza Uteem au Nº 2 et Adil Ameer Meeah au Nº 3. Ce sera très difficile pour le MMM de conquérir Port-Louis aux municipales, d’autant que la quatrième circonscription de Port-Louis, soit Port-Louis Nord/Montagne Longue avait vu une cinglante défaite du MMM tout comme les travaillistes et le PMSD, avec l’Alliance Morisyen remportant les trois sièges.
Donc, uniquement pour la capitale, les mauves n’ont pu faire élire que 3 candidats sur 12 sièges. Au Nº 18 et pour les municipales à venir dans la ville de Quatre Bornes, le MMM non seulement n’a pas de député, mais il est totalement absent sur le terrain.
Pour ce qui est de Vacoas, le MMM a mordu la poussière au N0.15, et n’a pu faire élire que Joanna Bérenger au No.16 grâce au patronyme de cette dernière. Idem à Curepipe. Pas un seul élu mauve.
Ce qui fait que, compter sur le MMM pour déstabiliser le gouvernement actuel à travers les élections municipales est la pire des stratégies à envisager. Les travaillistes le savent très bien, d’où leur décision de rester seul. Les rouges espèrent faire bonne figure lors de ces municipales et ils sont d’autant plus conscients que le gouvernement maîtrise la situation dans les villes comme dans les villages. Ce sera alors tellement facile de renvoyer l’échec à venir sur le dos du trio Duval-Bérenger-Bodha.
Enfin à Rose-Hill, la bande à Paul Bérenger et Deven Nagalingum devra se battre contre les Patrick Belcourt et Rama Valayden.
Ce qui indique que contrairement aux apparences, l’opposition appréhende le pire lors de ces élections municipales à venir. Qui plus est, elle a du mal à se faire comprendre sur le terrain, car il y aurait trop de groupes et trop de couleuvres à avaler pour chacun !
Elections municipales : L’anxiété gagne l’opposition !
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