Deux ministres pour un ‘deal’ : Quand Bhadain coiffe Lutchmeenaraidoo au poteau

0
37

[ad_1]

Deux ministres, en l’occurrence Roshi Bhadain et Vishnu Lutchmeenaraidoo s’étaient positionnés dans le fameux « deal » portant sur la vente des actions de Britam (ex-BAI) au Kenya. Au final, c’est Roshi Bhadain ministre de la Bonne Gouvernance (2014-2017) qui coiffera au poteau Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui occupait alors le portefeuille des Finances (2014-2019).

La question se pose : pourquoi devait-il y avoir deux ministres pour prendre en charge la vente de Britam ? Au bout du compte, Lutchmeenaraidoo se fera devancer par Bhadain, quelques temps après le 14 novembre lorsqu’il reçut la visite du businessman milliardaire Peter Munga.

La Commission d’enquête sur Britam apporte un éclairage sur l’existence de deux lignes de communication que Maurice avait ouverte avec les Kenyans. L’une est avec l’ex-ministre Lutchmeenaraidoo et l’autre avec l’ex-ministre Bhadain.

Cependant, la ligne de communication entre le ministre des Finances et les Kenyans n’a duré que jusqu’au mois de février, époque où l’ex-ministre Lutchmeenaraidoo avait été hospitalisé à son retour d’une mission à l’étranger. Rappelez de cette époque. Tout le monde s’interrogeait sur l’avenir du ministre des Finances au sein du gouvernement, car personne ne comprenait vraiment pourquoi les attaques contre lui et ses proches fusaient de toutes part, alors que le ministre faisait le va-et-vient entre son domicile et la clinique entre le 10 février et le 29 mars. Tout cela n’était pas si innocent se contentent de dire ceux qui s’en rappellent.

Mais au tout début, alors que Lutchmeenaraidoo était encore aux commandes, il faut bien se poser la question : la vente des actifs à ce moment-là était-elle la seule option disponible pour le gouvernement mauricien ? Le rapport Domah indique que ce n’était pas le cas : « At the initial stage, ex-Minister Lutchmeenaraidoo GCSK was equally involved with the question of sale of the Britam shares. His objective was to get the best price possible. If there was no interesting buyer, the option of warehousing them as opposed to selling them was seriously considered (…) There were offers being made which ranged from USD110m to USD130m, one of which was MMI Holdings with which there was already a figure agreed at: MUR4.3bn”
De plus, la Banque centrale avait approuvé un prêt de Rs 3,5 milliards au NPFL. Lutcheeenaraidoo avait alors déclaré publiquement que les actifs de Britam valaient Rs 4,2 milliards, mais que le prix en bourse était en baisse : passant de 28 Kshs en avril 2015 à 15,75 Kshs en octobre 2015 et à 11,95 Kshs en janvier 2016. Il avait également déclaré qu’il y avait aucune offre ferme des Kenyans d’acheter les actions Britam à Rs 4, 2 milliards plus et qu’il cherchait à obtenir un prix à 21Kshs par action.

Par la suite, une seule ligne avec les Kenyans était restée ouverte : celle entre l’ex-ministre Bhadain et son équipe, basée au ministère des Services financiers et de la Bonne gouvernance. Cela n’a pas échappé la Commission d’enquête qui fait remarquer que même le Chef de Cabinet du ministère des Finances, M. Lutchmeeparsad, s’est retrouvé à l’écart. « It would be good to note that Mr. Lutcheemeeparsad had gone to negotiate but when Mr Peter Munga came to Mauritius, he did not meet with the PS with whom he negotiated in Kenya within the Ministry of Finance », peut-on lire dans le rapport.

Pour ce qui est de cette ligne de communication par opposition à celle qui existait auparavant avec le ministère des Finances, il n’y a pas justificatifs, voire de pistes pour soutenir ce qui s’est passé entre le 12 janvier et le 12 mars 2016, à la fin de laquelle ils sont repartis avec un accord déjà signé et conclu à Rs 2,4 milliards.

Le tout dans une opacité que la commission d’enquête de manque pas de faire ressortir en ces termes : «It is a mark of opacity that transactions should take place by phone calls only, without any supporting correspondence in writing. The phone calls must have been of some significance for what happened next…»

Rendez-vous demain matin à 8h30 pour un autre épisode de #BritamPapers.

#BritamPapers – Deux ministres pour un ‘deal’ : Quand Bhadain coiffe Lutchmeenaraidoo au poteau

Advertisements

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: