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Si l’inflation reste très en deçà de l’objectif de 2 % visé par la Banque centrale américaine, l’optimisme prévaut sur l’état de l’économie nationale.
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Parfois, les marchés deviennent trop exigeants. Ils espéraient que Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), aille jusqu’à esquisser une possible baisse des taux d’intérêt. Il n’en a rien été. A l’unanimité de ses dirigeants, la Fed a laissé ses taux directeurs inchangés, mercredi 1er mai, à l’issue de deux jours de réunion.
M. Powell a fait savoir que rien ne plaidait en faveur d’un changement du loyer de l’argent « dans quelque direction que ce soit ». « Le comité [de politique monétaire] est à l’aise avec notre politique actuelle », a-t-il précisé, faisant glisser l’indice Dow Jones, qui a terminé en recul de 0,61 %, tandis que le dollar se raffermissait face à l’euro. Les taux directeurs de la Fed, auxquels les banques se refinancent à court terme, se situent dans une fourchette comprise entre 2,25 % et 2,5 %.
Depuis sa dernière réunion de mars, la Fed arbore une vision plus positive de l’économie. Son communiqué ne dit plus qu’elle a « ralenti », mais qu’elle a « crû à un rythme solide ». La croissance au premier trimestre a surpris par sa robustesse (3,2 % en rythme annuel). Celle-ci a été portée par les exportations et les stocks.
Les analystes ont noté la faiblesse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises. Toutefois, note M. Powell, « les derniers chiffres laissent prévoir que ces deux composantes vont rebondir, confortant notre prévision de croissance saine pour le reste de l’année ». C’est donc l’optimisme qui prévaut. D’autant que les nuages noirs qui planent au-dessus de la conjoncture mondiale se dissipent. Le patron de la Fed n’a cependant pas constaté de signe de « surchauffe ».
Les Etats-Unis s’inquiétaient beaucoup de la dégradation de la croissance mondiale. Mais « les derniers chiffres en provenance de Chine et d’Europe montrent quelque amélioration et le risque d’un Brexit désordonné est pour l’instant repoussé », a estimé Jerome Powell, qui s’est aussi réjoui des « informations quant au progrès des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ». En effet, les négociateurs chinois et américains, réunis à Pékin, disent avoir avancé.
Ils doivent se rencontrer pour une autre séance de tractations, la semaine prochaine à Washington, afin de travailler sur un projet d’accord qu’ils espèrent conclure en grande pompe d’ici à l’été, en présence des présidents Donald Trump et Xi Jinping.
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