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Le calendrier de reprise de l’activité a été dévoilé, vendredi, lors d’une réunion d’urgence, pilotée par le Secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. Une réunion au cours de laquelle jamais le sort des Outre-mer -et celui de La Réunion- n’a été précisé. Ce qui pousse les professionnels du secteur à se mobiliser, ce jeudi.
Une réouverture progressive et détaillée. Des dates fixées. En métropole, les professionnels de la restauration, des bars, de l’hôtellerie, des loisirs et de l’événementiel savent où ils vont. D’ici au 30 juin, ils retrouveront une activité quasi-normale, à condition que les indicateurs sanitaires ne flambent pas. Et à La Réunion et dans les Outre-mer ? Toujours rien.
« Quatre personnes différentes ont posé quatre fois la même question à ce propos lors de la réunion, on n’a jamais eu de réponse », regrette, amer, Patrick Serveaux, président de l’UMIH Réunion et de la commission Tourisme au Medef. « Nous sommes les parents pauvres du tourisme. »
“Il y a un gros risque qu’ils ne réservent pas chez nous”
Lui comme les autres représentants de la filière tourisme des Outre-mer réclament une position ferme dans la semaine. « Les règles doivent être précisées dans les jours à venir », se contente de préciser le mail récapitulatif de la réunion d’urgence. L’enjeu est clair : sauver la saison touristique. « Après des mois d’attente, on ouvre enfin les portes aux Français, qui démarrent leurs réservations. Or, s’ils pourront aller à l’étranger, ils ne savent pas encore s’ils pourront venir dans les Outre-mer. Il y a un gros risque qu’ils ne réservent pas chez nous ».
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En effet, les motifs impérieux, bien qu’assouplis, sont toujours en vigueur pour les Outre-mer, ce qui empêche toute perspective de voyage. Conséquence : les 15 000 acteurs du tourisme réunionnais sont dans l’expectative. « Si on ne veut pas que certains disparaissent, il faut une reprise”, tonne Patrick Serveaux. “L’hôtellerie, par exemple, fonctionne grâce à la clientèle locale mais aussi et surtout extérieure. »

Un test salivaire offert
Pour le président de l’UMIH Réunion, il n’y a pas lieu de maintenir La Réunion sous cloche. « Le taux d’incidence moyen est de 250 pour 100 000 habitants en métropole (302 lors du dernier point de Santé publique France, NDLR), il est de 120 à la Réunion !” (134 lors du dernier point, NDLR). Toujours selon lui, « le taux d’incidence élevé de mars ou avril n’est pas la conséquence du mois de décembre », synonyme de retour des voyageurs. « Le nombre de cas importés était très bas, les touristes prennent leur précaution », affirme-t-il.
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Pour redonner confiance en la destination Réunion, en plus de l’utilisation du passeport sanitaire (présentation d’un test PCR négatif et/ou d’un vaccin en ordre) actuellement testé en Outre-mer, Patrick Serveaux et la commission tourisme du Medef comptent offrir un test salivaire à tous les voyageurs qui débarqueraient sur l’île en juillet-août. Le but ? Pouvoir multiplier les tests et baisser les doutes.
Une action de revendication ce jeudi à La Réunion
« Nous sommes vigilants », complète Patrick Serveaux, qui attend des réponses rapides de la part de l’Etat. En ce sens, une action de revendication est d’ores et déjà prévue sur l’ile ce jeudi. « On ne peut pas se laisser faire », dit-il. Les acteurs du tourisme ont besoin de conforter leurs outils de travail ! »
Kilian Kerbrat
Le calendrier détaillé de reprise en métropole
- Le 19 mai : les bars disposant d’une terrasse pourront bien ouvrir, comme les restaurants, dans le respect de 6 à table maximum et assis.
- Le 19 mai : les restaurants d’hôtels pourront accueillir leurs clients exclusivement dans leur salle de restaurant, en intérieur et en extérieur, matin, midi et soir. Le Secrétaire d’Etat a précisé qu’un protocole sanitaire devait être travaillé dans les jours à venir pour cette ouverture.
- Le 19 mai : les salles de séminaires dans les hôtels seront ouvertes avec une jauge à 35% dans les salles de réunion prévues avec des participants assis, et jauge à 65 % au 9 juin.
- Le 19 mai : les piscines extérieures d’hôtels pourront être ouvertes, mais les piscines intérieures qu’à partir du 9 juin. Attention, selon nos expériences à tous, les interprétations des Agences Régionales de Santé varient selon les régions.
- Le 9 juin : Les bowlings / loisirs indoor pourront rouvrir avec une jauge limitée à 50%, et à 100% au 30 juin.
- Le 9 juin : Pour l’ouverture des restaurants à l’intérieur, le Secrétaire d’Etat a indiqué une jauge de 50%. Cette jauge est demandée par le Comité Interministérielle de Crise (CIC) mais elle devra être affinée et confirmée à la suite de négociations avec notre secteur. Nous vous rappelons notre position : nous refusons la notion de jauge en intérieur car l’application des 1M de distance entre chaque table abaisse déjà la capacité d’accueil de chaque établissement.
- Le 9 juin : Les SPA d’hôtels et les thalassos pourront accueillir les clients avec une jauge réduite à 35%, et à 100% à partir du 30 juin.
- Pour les traiteurs / organisateurs de réception : les évènements (mariages…) doivent se tenir dans le respect des protocoles sanitaires liés aux ERP où se déroulent les évènements (châteaux, salles des fêtes…). Pour la restauration des invités, en extérieur exclusivement à partir du 19 mai, puis à l’intérieur à partir du 9 juin, et une jauge réduite.
- La vaccination prioritaire des salariés du tourisme : le Secrétaire d’Etat soutient cette demande et continue de la porter au sein du Gouvernement.
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