plaqué au sol par des policiers, un homme meurt dans les mêmes circonstances que George Floyd

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Capture d’écran de la vidéo tournée par la caméra-piéton d’un des agents, lors de l’interpelation qui coûtera la vie de Mario Gonzalès, le 19 avril,

La famille d’un jeune homme mort lors d’une intervention policière en Californie a accusé, mercredi 28 avril, la police d’avoir utilisé une force excessive lors de l’arrestation, rejetant catégoriquement les explications des forces publiques.

La police de la ville d’Alameda, près de San Francisco, avait rendu publique, mardi, une vidéo montrant des agents plaquant au sol, le 19 avril, Mario Gonzalez, 26 ans, durant plus de cinq minutes, une intervention conclue tragiquement par la mort de l’interpellé. Les circonstances de ce drame rappellent celles du meurtre de George Floyd l’an dernier à Minneapolis, asphyxié par la pression du genou du policier Derek Chauvin.

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La police d’Alameda a dans un premier temps affirmé que M. Gonzalez était mort d’une « urgence médicale », promettant une enquête transparente et indépendante sur les faits. Les résultats de l’autopsie n’ont pas été publiés, mais la famille de la victime s’est exprimée après avoir visionné la vidéo de l’arrestation.

« Ce que j’ai vu est différent de ce qu’on m’a dit », a déclaré Gerardo Gonzalez, le frère de la victime, cité par la chaîne de télévision locale KTVU. « L’urgence médicale est due au fait qu’ils se tenaient sur son dos pendant qu’il gisait au sol. »

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« Je n’ai rien fait »

La vidéo, tournée par la caméra-piéton d’un des fonctionnaires de police, montre les agents tenter de menotter Mario Gonzalez dans un jardin public, après que l’homme obèse et apparemment confus ne leur a pas tendu ses papiers d’identité. Les policiers, qui avaient été prévenus de la présence d’un homme probablement ivre, le plaquent alors au sol pour le maîtriser.

Ils lui demandent à plusieurs reprises son nom complet et sa date de naissance. « Je pense que tu as juste trop bu aujourd’hui, non ? Tout simplement. », dit l’officier. Plus tard, il ajoute : « Mario, arrête de nous résister. »

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L’un d’eux exerce une longue pression avec son genou sur l’omoplate de Mario Gonzalez, un autre appuyant avec son coude sur son dos. « Je n’ai rien fait », gémit-il, alternant hurlements et râles, avant de perdre conscience. Constatant sa détresse vitale, les agents entament un massage cardiaque, en vain.

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Le Monde avec AFP

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