en Italie, des milliards d’euros pour un nouveau destin

0
43

[ad_1]

Le président du conseil italien, Mario Draghi, s’adresse au Sénat, à Rome, mardi 27 avril 2021.

Depuis un peu plus de deux mois que Mario Draghi s’est installé à la présidence du conseil, les Italiens se sont habitués à son style, fait davantage de sobriété et de concision que d’hyperboles et de fioritures. Pourtant, lundi 26 et mardi 27 avril, pour la présentation devant les deux Chambres du Parlement d’un plan de relance d’une portée inédite, le chef du gouvernement n’a pu s’empêcher de se laisser aller à quelques moments de lyrisme inhabituels, à la mesure de l’importance du moment. Le plan national de reprise et de résilience (PNRR), a lancé M. Draghi aux députés, « n’est pas seulement un ensemble de projets, de chiffres, d’échéances et d’objectifs. Dans tous ces programmes, il y a aussi le destin du pays ».

Il est vrai que l’ampleur des sommes en jeu (248 milliards d’euros au total, en grande partie financés par l’Europe) a de quoi donner le vertige à l’esprit le plus froid et le plus rationnel. Pour répondre au reproche de l’extrême brièveté de la discussion parlementaire, causée notamment par des tractations très difficiles en coulisse, Mario Draghi a réaffirmé son « profond respect » pour le Parlement, et mis en avant l’urgence de la mise en place des premières dispositions, alors que la situation économique du pays est dramatique : « Le 30 avril n’est pas une date médiatique. Si nous livrions notre plan le 10 mai, l’argent ne serait arrivé qu’en juin, voire après l’été. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Mario Draghi mise sur sa crédibilité pour replacer l’Italie dans l’Union européenne

Comme prévu, le cadre général de ce dispositif a été adopté par une très large majorité (442 « oui », 19 « non » et 51 abstentions mardi matin à la Chambre des députés ; 224 « oui », 16 « non » et 21 abstentions dans la soirée au Sénat), l’unique formation ouvertement d’opposition, Fratelli d’Italia (extrême droite postfasciste), ayant choisi de s’abstenir plutôt que d’afficher son rejet d’un projet impliquant l’arrivée de centaines de milliards d’euros d’argent frais.

Efforts en direction du Sud

Conséquence paradoxale du choc de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 120 000 morts en un an et mis à genoux son économie, l’Etat italien, contraint depuis un quart de siècle à des choix budgétaires impossibles du fait du poids de sa dette, disposera enfin dans les mois prochains des moyens d’investir pour lutter contre ses fragilités structurelles. Aussi, au-delà des aides visant à lutter contre les ravages causés par la crise économique, c’est le volet des réformes et des investissements qui sera scruté avec le plus d’attention.

Il vous reste 54.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: