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VOLCAN. Une randonnée dans l’enclos du volcan a coûté la vie à deux jeunes étudiants de 19 ans. Une autopsie a été pratiquée afin de déterminer la cause des décès mais les conclusions définitives vont nécessiter plus de temps.
L’autopsie pratiquée ce vendredi n’a pas permis de lever totalement le voile sur les causes de la mort de ces deux jeunes randonneurs partis en bivouac au volcan, et dont les corps sans vie ont été retrouvés au pied du cône éruptif jeudi. “Nous n’avons pas d’éléments suffisants en l’état pour dire les causes du décès. Ils sont en rapport à une exposition thermique et toxique liées au volcan. Cela nécessite encore des investigations complémentaires. Il y aura des analyses des toxiques présents dans le sang et les organes afin de préciser ces éléments. Un fait est clair, ils sont morts du fait de leur proximité du volcan”, a annoncé Caroline Calbo, procureure au tribunal de Saint-Pierre lors d’un point presse tenu hier.
Chaleur et gaz plutôt qu’un foudroiement
À l’heure actuelle, les éléments ne permettent pas d’aller vers l’hypothèse d’un foudroiement. La chaleur et les gaz ont entraîné les décès, “cela est quasiment sûr”, souligne Caroline Calbo. “Il n’y a pas eu de causes extérieures, c’est une évidence. Au niveau de l’action judiciaire, l’action publique est éteinte et l’enquête va s’arrêter”, conclut la procureure du sud. L’analyse des éléments complémentaires nécessitera un peu plus de temps. En attendant d’avoir le fin mot, beaucoup de questions restent en suspens, notamment sur l’enchaînement exact des évènements.
Pour rappel, les deux étudiants en sciences de la terre, randonneurs aguerris et passionnés, étaient partis du Pas de Bellecombe mardi pour un bivouac de deux jours dans l’enclos. Leurs familles, ne les voyant pas revenir ont alerté les autorités en fin de journée mercredi. Les conditions météorologiques n’ont pas permis une couverture aérienne optimale de la zone de recherches et c’est finalement jeudi en fin de matinée que les deux corps sans vie ont été retrouvés par une équipe de recherches terrestres composée de bénévoles passionnés et militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne. Au vu des nombreux orages et impacts de foudre qui ont été répertoriés dans la période, l’hypothèse d’une électrocution a également été envisagée. Les deux jeunes hommes étaient des randonneurs passionnés qui étaient très bien équipés et avaient une connaissance accrue du terrain.
LAURENCE GILIBERT
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