[Société] Saint-Leu : une trentaine d’oiseaux morts dans la cour

0
97

[ad_1]

Mardi dernier, une habitante de Saint-Leu a fait la triste découverte d’une petite trentaine d’oiseaux morts dans son jardin. Plus précisément, ceux-ci se trouvaient au pied d’un grand mur extérieur de la maison. “Au début on pensait qu’ils avaient heurté la baie vitrée, mais on a vu ensuite les impacts sur le mur, à un peu plus de 2m de hauteur”, témoigne la Saint-leusienne, que nous appellerons Marion. Les volatiles auraient donc volé droit dans le mur. “Habituellement on les voit voler en groupe, mais pas de ce côté de la maison”, qui se situe dans un lotissement bordé d’un côté par une zone artisanale, de l’autre par une zone agricole. 

Curieusement, d’autres oiseaux ont connu le même sort quelques jours plus tôt, cette fois quelques pigeons et des moineaux, raconte Marion. “Ils ont laissé des traces de sang sur le mur”. Mais la mère de famille se souvient aussi d’un épisode similaire, à la même période, “il y a un an, en début de confinement”. “Mais c’est la première fois qu’on en retrouve autant”, précise-t-elle. 

Alors quelle explication donner à ce macabre phénomène ? “C’est peut-être lié aux saisons, à la luminosité”, se questionne Marion. Qui s’interroge aussi sur le rôle de travaux qui ont cours actuellement dans la zone artisanale qui borde son lotissement. 

 

Les “travailleurs bec rouge”, cousins des béliers 

 

La SEOR, société d’études ornithologiques de La Réunion, contactée, dit avoir ce genre de signalements de temps à autre. Généralement, il s’agit de chocs contre des baies vitrées, mais il semble ici plutôt s’agir d’un mur. 

La SEOR a toutefois identifié l’espèce des oiseaux ici victimes : il s’agit de travailleurs bec rouge, des oiseaux cousins des béliers, et comme eux, espèce envahissante au niveau mondial. “Ces oiseaux, introduits à La Réunion il y a 30 ou 40 ans, volent en groupe parfois très serré de plusieurs centaines d’individus. En Afrique de l’Est, ils peuvent même voler en nuées de dizaines de milliers pour s’attaquer aux cultures de céréales. A La Réunion ils sont pour l’instant sous surveillance : on les retrouve surtout sur la côte ouest, de Saint-Pierre à La Possession, dans les bas, et on peut trouver des colonies de centaines d’individus dans un petit groupe d’arbres”, explique la SEOR. Considérés comme nuisibles, ils peuvent d’ailleurs constituer une gêne par le bruit occasionné ou les fientes qu’ils laissent à proximité. 

 

Un mouvement de panique ? Une attaque de prédateur ? 

 

Mais leur comportement grégaire peut en partie expliquer le fait qu’on en ait retrouvé autant d’un coup dans la cour de cette Saint-leusienne. Mais pourquoi sont-ils allés frapper le mur ? Impossible d’avoir une réponse précise sans avoir été sur place, et sans prélèvement. “On peut imaginer qu’il y ait eu un mouvement de panique lors d’un vol en groupe. Ou alors qu’ils aient été attaqués par un prédateur, des chats en période de reproduction… Il y a plein plein de raisons qu’on a du mal à identifier sans avoir vu le phénomène”, constate la SEOR, qui se dit quand même assez étonnée qu’il s’agisse ici de travailleurs bec rouge adultes, et non des poussins.  

D’ailleurs, selon l’organisme, il s’agit de la même espèce dont une centaine de nids était tombée des filaos, sur la plage de l’Hermitage le week-end dernier, après les forts vents et les pluies. “Les jeunes étaient tombés du nid, à cause du vent qui a secoué les branches, ce qui laisse penser que cette espèce ne s’est pas encore très bien adaptée à La Réunion”.

 

Des hécatombes rares

 

Peu d’explications pour l’instant, donc. Mais “on verra la suite à donner à ça”, indique la SEOR, surtout histoire d’écarte l’hypothèse d’une épidémie. A La Réunion, le réseau de surveillance sanitaire de la faune sauvage, SAGIR, s’occupe notamment des maladies animales, et des cas de mortalité inquiétante en groupe. “Certaines espèces peuvent être des porteurs sains de maladies, et les refiler à des espèces locales qui ne sont pas immunisées contre ça”.

Si par le passé on a pu observer quelques cas d’intoxication par produits chimiques suite à des épandages de produits chimiques, les cas avérés d’hécatombes sur plusieurs espèces restent très rares, selon la SEOR. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: