[Société] Bus bondés : pourquoi n’y a-t-il pas de jauge ?

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Depuis la mise en place du couvre-feu, vous êtes nombreux à vous interroger sur les jauges dans les bus. En effet, il est encore possible de se retrouver dans des bus bondés en heures de pointe à La Réunion. Si des jauges ont été arrêtés dans les grandes surfaces, aucune n’a été mise en place dans les transports en commun. Martine Ladoucette s’est confiée à la fin de la conférence de presse à la préfecture mercredi. 

Des bus bondés de monde aux heures de pointe

A 17h00, près de l’arrêt de bus du Petit-Marché dans la Rue Maréchal Leclerc, Pascal s’insurge. Le restaurateur usager du réseau Citalis voit des dizaines de passagers s’engouffrer dans le bus qui se dirige vers Bois-De-Nefles Sainte-Clotilde ; à l’intérieur la distanciation sociale n’est pas respectée et le nombre de passager est visiblement supérieur à la capacité d’accueil du véhicule.
“Je dois attendre plusieurs passages avant de pouvoir rentrer chez moi, il en va de ma santé”, pointe l’homme d’une cinquantaine d’années. Il ne comprend pas qu’on puisse fermer les restaurants et ne mettre aucune jauge dans les bus. “On a installé des murs en plexiglas, respecté la stricte réglementation mais là, rien dans les bus”.

Un commerçant de la rue nous indique qu’aux “heures de pointe il n’est plus question des règles sanitaires”. Il regrette que les mesures mises en place au premier confinement aient été si vite oubliées.

“Si ça ne tenait qu’à moi, on aurait baissé la jauge”

Ce 21 avril, à la fin de la conférence de presse à la préfecture, nous avons questionné la directrice de l’ARS sur les règles mises en place dans les transports en commun. Elle nous confie : “si ça ne tenait qu’à moi, on aurait baissé la jauge dans les bus”. Martine Ladoucette nous indique ensuite que “si on respecte le lavage des mains et le port du masque, le risque de contamination dans les transports en commun est très faible”. La directrice de l’ARS nous fait comprendre que ce type de décision ne dépend pas de son fait… En effet, les arrêtés dépendent de la préfecture.

Il n’y a rien sur le nombre de passagers

Joseph Madeleine, secrétaire Général FO Transports 974, nous indique qu’une dizaine de cas de contamination ont été confirmés chez des chauffeurs à ce jour. Il regrette qu’aucun arrêté n’ait été mis en place. “La préfecture nous a donné des recommandations comme la mise à disposition des gels hydro-alcoolique dans les gares ou l’isolation des chauffeurs mais c’est à la discrétion de chaque entreprise de transport. Il n’y a rien sur le nombre de passagers”.
 

Plus de risques dans les taxis et les VTC

Malgré le travail de “contact-tracing” réalisé par l’ARS, “les lieux de contamination à la Covid-19 restent souvent incertains”, selon Martine Ladoucette. Cependant, il serait peu risqué de se déplacer en utilisant les transports en commun.

En juillet 2020, l’Université du Colorado aux Etats-Unis estimait que le risque de contamination est de 0% pour 80 minutes passées dans un bus. L’étude Comcor réalisée par l’Institut Pasteur en fin d’année 2020 venait confirmer ce constat et indiquait que les risques de contaminations étaient plus bien plus élevés dans les taxis et VTC.

Les chauffeurs désormais prioritaires sur les vaccins 

Depuis aujourd’hui, la vaccination est ouverte aux plus de 55 ans, sans pathologie.
Les chauffeurs de bus, de taxis et de VTC font partie des personnes prioritaires à la vaccination.

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