La Russie annonce le début du retrait de ses troupes près de l’Ukraine

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Selon le ministère de la défense russe, ces manœuvres en mer Noire et en Crimée ont mobilisé « plus de 10 000 militaires ».

La Russie, jugeant ses exercices terminés, a annoncé, jeudi 22 avril, qu’elle amorcerait vendredi le retrait de ses troupes massées près de l’Ukraine et en Crimée annexée, une présence militaire qui inquiétait l’Occident et Kiev.

« Les troupes ont démontré leur capacité à assurer une défense fiable du pays. J’ai donc décidé d’achever les activités d’inspection dans les districts militaires du Sud et de l’Ouest », frontaliers de l’Ukraine, a déclaré le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, dans un communiqué.

Estimant les objectifs de ces manœuvres de grande ampleur « pleinement atteints », il a ordonné le « retour des troupes vers leurs points de déploiement permanents » à partir de vendredi. Les soldats déployés en Crimée partiront, eux, d’ici au 1er mai, a-t-il ajouté.

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« Escalade »

M. Choïgou était arrivé quelques heures plutôt en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014, pour assister aux exercices militaires, en plein pic de tensions avec Kiev et les Occidentaux dans la région. Selon le ministère de la défense, ces manœuvres ont mobilisé « plus de 10 000 militaires » et « plus de 1 200 pièces d’équipement », parmi lesquelles plus de « 40 navires de guerre et 20 bateaux de soutien ».

La Russie avait multiplié ces derniers jours les exercices en mer Noire et en Crimée, après avoir déployé ces trois dernières semaines des dizaines de milliers de troupes aux frontières de l’Ukraine, avec laquelle les relations sont tendues depuis 2014.

La semaine dernière, la Russie a annoncé limiter pendant six mois la navigation de navires militaires et officiels étrangers dans trois zones au large de la Crimée. Cette mesure a été dénoncée comme une « escalade » par Washington et considérée comme « une évolution hautement préoccupante » par l’Union européenne. L’OTAN a également exigé que Moscou garantisse « le libre accès » aux ports ukrainiens dans la région.

Kiev, qui combat dans l’Est des séparatistes prorusses, avait dit craindre une invasion visant à la « détruire ». Moscou avait pour sa part assuré « ne menacer personne », tout en dénonçant les « provocations » de Kiev et les activités « menaçantes » de l’OTAN à ses frontières.

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Le Monde avec AFP

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