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Joe Biden avait mis de côté un chiffre pour sa première conférence de presse en tant que président des Etats-Unis, jeudi 25 mars ; iI a annoncé qu’il s’attend à ce que 200 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 soient administrées au centième jour de son mandat. Il correspond au double de celui qu’il s’était fixé initialement pendant la transition, le 8 décembre 2020, rapidement considéré comme particulièrement prudent.
Le président s’est fixé un autre objectif pour la même échéance : l’ouverture de la majorité des écoles. « Nous en sommes vraiment proches, et je crois que dans les trente-cinq jours qui restent, nous [l’]atteindrons également », a-t-il assuré.
Joe Biden s’est également félicité de prévisions de croissance de 6 % pour l’année en cours, ainsi que de la baisse des demandes d’indemnisation chômage publiée le jour même. « Il y a encore trop d’Américains sans travail, trop de familles qui souffrent, et nous avons encore beaucoup à faire, mais je peux le dire au peuple américain : l’aide est là, et l’espoir est en route », a assuré le président.
Aucune question sur le coronavirus
Bien lui en a pris. Alors que les principaux indicateurs de la pandémie restent préoccupants aux Etats-Unis (plus de 50 000 contaminations et plus de 1 000 décès quotidiens), aucune question n’a porté sur le coronavirus, ou sur son plan de soutien à l’économie adopté au début du mois. Lorsqu’une journaliste du New York Times a estimé sur son compte Twitter que cette absence suggérait qu’il ne s’agissait plus d’une priorité, le chief of staff du président, Ron Klain, a aussitôt répliqué sur le même canal en estimant être « sûr que c’est le cas pour le peuple américain et pour la Maison Blanche Biden ».
Eludant une campagne de vaccination qui a trouvé son rythme de croisière, les questions se sont concentrées sur les derniers sujets d’actualité : la hausse des arrestations de personnes dépourvues de visas à la frontière avec le Mexique et la question lancinante de la réglementation des armes à feu après deux massacres de masse consécutifs, en Géorgie et dans le Colorado.
Joe Biden s’est efforcé de relativiser le premier en maltraitant quelques chiffres, assurant que cette hausse était constatée régulièrement à cette période de l’année. Après avoir insisté sur le fait que « l’écrasante majorité des personnes » était renvoyée côté mexicain, il a nié que cet afflux, tout particulièrement de mineurs non accompagnés, soit lié à la politique plus humaniste qu’il entend conduire en matière d’immigration.
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