[Société] Zambrocal, rougail saucisses… et amendes salées !

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COUVRE-FEU Attrape le zembrocal, rougail saucisses, cari volaille… et oublie pas zot ti monnaie ! Si Ousanousava ne s’est pas encore inspiré des restrictions liées au Covid pour revisiter son répertoire, les amendes distribuées sur les aires de pique-nique pourraient peut-être lui donner des idées. Pas sûr que les personnes verbalisées aient envie de chanter, néanmoins…

Depuis le mois de novembre, il est officiellement interdit de pique-niquer ou de se rassembler à plus de six personnes sur les aires de loisirs, dans les parcs, ou encore à la plage. Dans les faits, pourtant, une certaine tolérance a été observée, au point qu’avec les semaines, les familles ont fini par oublier qu’elles n’étaient plus autorisées à se retrouver pour déjeuner sous les kiosques. Belle erreur ! Alors que l’épidémie s’intensifie, la surveillance se resserre autour de la population. Et si de nombreux sites sont encore épargnés, en certains endroits, les amendes pleuvent sur les malheureux vacanciers trop occupés à se détendre à l’ombre d’un filaos ou à viser le cochonnet avec leurs boules pour se méfier. Et la note est plutôt salée : 135 euros. Avouez que ça fait cher le zembrocal et le rougail saucisses en famille ! Les visiteurs qui s’étaient arrêtés près de l’horloge à eau au Tampon et qui se sont fait surprendre par les autorités il y a quelques jours, en ont fait l’amère expérience.

 

“On ne sait pas trop si c’est parce qu’ils pique-niquaient ou parce qu’ils étaient sans masque, mais beaucoup de personnes ont été verbalisées”, rapporte un témoin de la scène. 

 

Parfois pas de sanction 

 

Du côté de la cascade Niagara à Sainte-Suzanne, on a eu des sueurs froides ce week-end, lorsqu’une voiture de police est arrivée, sirène brièvement allumée. Mais les quelques visiteurs présents ont été plus chanceux que ceux du Tampon : “On était en fin de journée, alors ils nous ont tous laissés partir”, confie, reconnaissante, une dame présente sur les lieux. 

 

Et puis il y a ceux qui continuent à vivre comme avant le Covid et à se retrouver en toute insouciance en famille, sans jamais être sanctionnés. C’est le cas de ce père de famille habitué à déjeuner sur la plage ou du côté de Langevin, qui avoue avoir déjà croisé plusieurs fois les gendarmes sans être inquiété. 

 

“Et pourtant, il y a du monde, là où je me rends”, note-t-il. 

 

Une simple sortie en famille peut revenir cher. Mais alors que les vacances scolaires se poursuivent et que le temps est propice aux virées dans les hauts et sur le littoral, les familles continuent de braver l’interdit. Conscientes ou non de ce qu’elles risquent. 

 

“A côté de ça il y a des gens qui se retrouvent en masse chez les uns ou les autres, sans masque et sans distanciation sociale, et à ceux-là on ne dit rien. Où est la logique ?”, s’interroge-t-on. 

 

N.T.

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