[Société] Endométriose : une Réunionnaise sur 10 concernée par la maladie

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Pour que les fortes douleurs des règles ne soient plus un tabou, les bénévoles de l’association “Mon endométriose, ma souffrance” mènent un travail de terrain.

L’endométriose reste une maladie ignorée de beaucoup. Elle se caractérise généralement par des règles douloureuses, des douleurs pendant les rapports sexuels, une fatigue chronique et se compte parmi les responsables de l’infertilité. Difficile à vivre au quotidien, elle est qualifiée par le Docteur Peter Von Theobald, gynécologue médical et obstétrique, de “maladie de la qualité de vie”. Les douleurs de l’endométriose atteignent le corps, la vie conjugale, professionnelle et sociale de nombreuses femmes. 

C’est quoi l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie chronique dont les causes restent encore peu connues. En temps normal, quand l’ovule n’est pas fécondé, les cellules de l’endomètre qui tapissent l’utérus sont éliminées pendant les règles et renouvelées par la suite. En cas d’endométriose, ces cellules ne sont pas évacuées correctement. Elles se disséminent et prolifèrent généralement au niveau des ovaires, des trompes et du vagin mais ces cellules peuvent atteindre d’autres parties du corps. Au moment des règles, les cellules vont se détacher et provoquer une réaction inflammatoire, responsable de fortes douleurs.

 

 

Des douleurs trop souvent minimisées

“Tout ce que tu veux c’est ne pas aller à l’école”, “tu fais semblant d’avoir mal pendant tes règles”, “moi aussi j’ai eu mes règles”, “c’est dans la nature des femmes de souffrir” sont autant de discours que les malades d’endométriose ont pu entendre au cours de leur vie. Lindy présidente de l’association “Mon endométriose ma souffrance” à La Réunion rappelle que cette maladie ne doit pas être une honte et qu’il faut en parler. C’est pour cette raison qu’il y a dix ans, elle crée un groupe de parole sur Facebook. “Nous étions nombreuses face à cette maladie et on en parlait peu, ça nous a beaucoup aidé d’avoir un lieu virtuel où échanger et s’encourager au quotidien”, indique Lindy. Aujourd’hui c’est au travers de son association qu’elle encourage les femmes à parler et se soigner. 

 

 

Des actions en ligne

Couvre-feu oblige, peu d’évènements ont lieu en présentiel cette année.
Au mois d’avril, les bénévoles de l’association devraient cependant pouvoir sensibiliser les Dionysiens à la maladie. En attendant, “Mon endométriose, ma Souffrance” lance un challenge virtuel du 26 au 28 mars. Les participants sont invités à porter du jaune, réaliser une chorégraphie sur le titre Jérusalema de Master KG et le poster sur les réseaux sociaux. 

“Mon endométriose ma souffrance” est joignable au 06 93 90 17 20

 

 

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