[Sport] Kick-boxing / Florent Kaouachi : un gala péi à la télé

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C’est l’idée émise par la référence réunionnaise du kick-boxing, Florent Kaouachi, pour relancer son sport trop longtemps mis à l’arrêt par le Covid-19. Les pros locaux n’attendent que ça.

À force de répéter les gammes à l’entraînement sans déboucher sur la moindre compétition, il en finit par oublier la date de son dernier combat. Fâcheux pour un champion de son envergure. Florent Kaouachi a donc décidé de prendre les devants, au nom du sport, par devoir essentiellement. Tout à son honneur. “Le Covid ne va pas nous lâcher maintenant, mais ce n’est pas une raison pour rester les bras croisés à attendre le retour du public dans les salles afin de pouvoir remonter sur le ring, lance-t-il. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’organiser ici pour relancer la machine. Nous sommes disponibles et demandeurs.”

 

Lorsqu’il dit “nous”, le détenteur de trois ceintures ISKA chez les lourds en K1 rules, fait référence à la colonie réunionnaise bénéficiant du statut professionnel, pour qui l’interdiction des sports de contact, liée à la crise sanitaire, ne s’applique pas. “Nous avons cette possibilité de boxer. Perso, je peux être appelé pour combattre à n’importe quel moment par l’organisation asiatique avec laquelle je suis sous contrat. Mais l’idéal serait qu’on soit tous de la fête.”

 

De ce constat est née sa proposition : “Organiser chez nous un gala avec six combats, mettant en scène nos différentes têtes d’affiche en muay-thaï et en K1”, de Vianney Sépéroumal à Giovanni Boyer, en passant par Olivier Lagarrigue ou encore Hassan Hamilcaro pour ne citer qu’eux. “Avec les bonnes connexions, on peut y arriver.”

 

“L’appel est lancé”

 

L’interdiction des compétitions, actuellement en vigueur, ne doit pas être un frein selon lui : “Elle ne va pas durer éternellement. Il faut se préparer à reprendre. Et puis, à partir du moment où tout est cadré, que l’ensemble des participants et des organisateurs sont soumis aux tests, il n’y aura pas de problème.”

 

La question est de savoir qui est en mesure de porter le projet. “L’appel est lancé, répond Kaouachi. Je ne pense pas qu’il faille un budget énorme. Avec le huis clos, le gala ne nécessitera pas une grande salle. Ce qu’il faut, c’est qu’une chaîne de télévision locale diffuse l’événement en direct. Avec une bonne communication derrière, ça va cartonner tant les passionnés du fight sont très nombreux ici. On parle d’un sport populaire. Ce genre de retransmission est très regardé partout dans le monde, je ne vois pas pourquoi ça ne marchera pas chez nous.”

 

Le concept donc : les têtes d’affiche locales avec, pour sparring-partners, des boxeurs de l’extérieur. “Récemment, en métropole, ils ont réussi à faire venir des Belges pour le gala de Tony Yoka. Ils peuvent venir ici ! Il y avait des athlètes de différents pays européens récemment pour une compétition de kayak à Sainte-Suzanne. Rien n’est infaisable si on a la volonté et qu’on suit les règles. Il faut se lancer.” Florent Kaouachi espère que son cri du cœur sera entendu. “La plupart d’entre nous sommes privés de combat depuis trop longtemps. Si chacun y met du sien, cette disette peut prendre fin.”

 

Mickaël Payet

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