[Editorial] La lutte finale | Clicanoo.re

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Lorsqu’une société accouche sans douleur de deux collégiens de 15 ans qui, sans remords apparents, sous le prétexte d’un conflit amoureux prémédité, attirent sous un viaduc, en bord de Seine, Alisha, 14 ans, l’ex petite amie de l’un d’entre eux, dans une sorte de traquenard, l’ensuquent de coups de pied et de poing puis la balancent encore consciente dans la Seine… Si vous ajoutez à cela, si je puis dire, au cœur de cette tragédie, l’importance  du rôle  joué par les réseaux sociaux vu que le compte privé de la gamine avait été piraté par les deux garçons qui avaient pour la punir et l’humilier, dévoilé et diffusé des images intimes de l’adolescente, lesquelles avaient fait le tour du lycée professionnel privé où étaient inscrits ces enfants… Je pense qu’il y a lieu de s’interroger sur le devenir de cette société qui fait que des enfants, des adolescents font de la castagne de cour d’école, de l’amourette, de l’amour, parfois de la tournante dans les caves des banlieues, de la mort et du meurtre un jeu virtuel avec passage de la tablette à la vraie vie…

 

Des banlieues, des caves et des barres d’immeubles devenues au fil des chefs d’État qui passent, des gouvernements et des ministres de l’Intérieur qui vont avec, des zones de non droit, incontrôlées dans lesquelles sont nés de vrais petits guerriers, sous la coupe de chefs de gangs qui ne font rien d’autre que de vivre et faire vivre leurs petits hommes du trafic de came, de la prostitution… Des chefs de bandes en situation irrégulière parfois maintes fois condamnés qui n’hésitent pas à fracasser à mort et à Reims dans un quartier dit sensible un confrère, journaliste photographe Christian Lantenois, dont l’état devrait, hélas, ne jamais s’améliorer…

L’arrivée à flot continu dans les barres d’immeubles d’une immigration incontrôlée elle aussi, encadrée par des prêcheurs, ont, depuis les prisons et les mosquées de quartier prises en main par des imans fous de Dieu, déplacé la délinquance, les trafiquants de came vers le terrorisme… Cette radicalisation islamique ne s’arrête hélas plus aux prisons, aux banlieues. Après avoir infecté les cours des écoles situées dans les zones prioritaires, c’est avec un grand étonnement que nos dirigeants découvrent que, sous couvert  d’islamophobie, les Universités sont infectées via notamment un syndicat d’étudiants, l’Unef, gangréné depuis des lustres par un islamo-gauchisme qui ne supporte pas que l’on puisse critiquer une religion, en l’occurrence l’islam.

 

 C’est pourtant un droit dans un état laïc que de critiquer proprement, dignement une religion. Deux enseignants de Sciences Po Grenoble en font les frais avec leurs têtes mises à prix pour “islamophobie”, affichées à l’entrée du bâtiment. Les deux enseignants sont depuis peu placés sous protection policière pour éviter qu’ils ne soient décapités comme le fut il y a peu, à Conflans-Sainte Honorine, Samuel Paty, professeur d’histoire géographie qui avait souhaité évoquer les caricatures du prophète…

Comme le dit Marine le Pen, présidente du RN, ex Front national : “Je n’ai plus besoin de parler, les faits plaident ma cause, les ministres font campagne pour moi…” Ça n’est pas faux hélas… Ça risque de l’être plus encore en 2022. À en croire certains politologues et au moins un sondage paru récemment, une large majorité d’électeurs de gauche n’envisageraient pas au second tour des présidentielles de voter Macron pour éviter Le Pen, tandis que celles et ceux de droite ne seraient pas effarouchés à l’idée de voter Le Pen face à Macron…

De retour sur le caillou sur lequel, pourvu que ça dure, il fait plutôt bon vivre, même si aux dernières présidentielles, Mélenchon et Le Pen pour les Insoumis et le RN sont arrivés premier et second devant Macron et Fillon, vous les avez sous le nez, étendus sur la corde à linge à sécher, décalqués par Leroy. Ce sont les plus grosses têtes d’une liste de 151 “personnalités” qu’un certain Mathieu Maillot, illustre inconnu à ce jour, membre du MCR, le parti de Jean Piot à Saint-Louis, a publié comme une sorte d’appel de Mars en faveur de Madame Bello. En réalité, cette bidouille, baptisée “forces de progrès”, a été montée façon gros doigt par le PLR et l’équipe de Bello. 

 

Entre celles et ceux qui se demandent ce qu’ils viennent faire dans cette liste, les autres qui n’ont signé que dans le cadre d’un appel à l’union de la gauche et certains qui n’ont rien signé du tout, la liste des 151 pourrait se réduire comme peau de chagrin à l’image des présents sur le séchoir, à l’image de Madame Bello tout simplement, une stalinienne acariâtre qui se fout de sa ville, dont la lutte finale consiste à ne s’emparer que du trône, celui de la Région, histoire de faire la nique à Vergès et à l’histoire… 

Pour y arriver, Madame Bello est soutenue par une palanquée d’ex cosaques émasculés par le temps passé au PCR, plus récemment, les petits bouts qui restaient, par leur patronne. Soutenue aussi par Claude Hoareau, ancien chef des nervis du PCR, nervi lui-même, bastonneur d’enseignantes à Saint-Pierre, par Wilfrid Bertil, censé représenter à lui tout seul les valeurs de la gauche mais dont l’histoire ne retiendra que ce soupeur de gamelles variées, peut se targuer de n’avoir été, de l’être encore, le premier élu de gauche, du centre, de droite et des côtés, à avoir été gracié par un Président de la République, François Mitterrand. 

Soutenue aussi par Joé Bédier, maire de Saint-André, tonton flingueur de self-service en famille les dimanches et jours fériés et pour en finir avec les personnalités,  par l’ineffable député Ratenon qui s’auto décore le paletot pour avoir été capable de twitter tout seul comme un grand depuis le gros navion, histoire d’être présent dans la castagne familiale du Joé Bédier avec les abrutis de la télé réalité…

 

Vous noterez qu’il se trouve aussi sur le séchoir et pour la soutenir, le Séraphin de service sorte de maire bis, un fielleux petit pantin dont on ne retiendra pas grand-chose des états de service si ce n’est que, comme la patronne, il a été embauché par Paul Vergès , qu’il a fait carrière au sein du PCR, qu’il se palpe aujourd’hui plus de 10 000 euros le mois, qu’il cumule tout ce qui peut l’être, qu’il  est honni de ses petits camarades. J’allais oublier, on l’oublie vite, la députée Lebon, la marionnette  de Madame Bello. Peut-elle faire autre chose la députée que de soutenir sa patronne qui, d’un moment à l’autre, peut couper les ficelles, celles qui lui font bouger, la tête, les bras, les jambes…

Pas besoin de ficelles, juste un bon gros piston familial pour avoir le droit de bosser au sein de la mairie de madame la maire Bello. Quelques exemples rien que pour l’image. Au cabinet, dans la famille du Séraphin, on trouve Sully Josie et une certaine Mme Dorla, nom de jeune fille, Séraphin…

Pour ce qui est des élus, les emplois familiaux s’étoffent. C’est M. Alexis Ponin-Coulin, 5ème adjoint élu, délégué à la qualité du cadre de vie, à la gestion et optimisation des cimetières et des concessions funéraires, signataire de 151, qui vient de faire embaucher son fils  au Port maritime. Et sa fille Sylvie à Cycléa, papa Alexis est aussi membre du conseil d’administration de cette boutique, ça aide…  Mme Marie Bernadette Mouniama Cuvelier, 8ème adjointe déléguée à la lutte contre la pauvreté, a une fille Tatiana Cuvelier, responsable de la communication, ça peut aider aussi. Le fait d’avoir été élue rendait nécessaire de refaire à son goût le chemin privé qui donne sous la fenêtre de sa maison de Plateau Caillou et de faire nettoyer la ravine mitoyenne. J’imagine que les employés municipaux sont passés par là… 

 

Idriss Dain, élu, délégué à la jeunesse, a fait embaucher son père Julius Dain. Melissa Centon-Palama s’est occupée de son mari Sébastien Centon qu’elle a fait embaucher au TCO. Ça n’a pas été facile, il a fallu que la dame tape du talon pour défendre l’honneur de son mari   “bordé” alors qu’il avait battu campagne sur le terrain pour Alexis Ponin-Coulin…

Sur Saint-Paul, les femmes se démerdent plutôt bien. C’est Edwige Zitte -Lebreton, élue déléguée aux affaires électorales et protocole, qui vient de faire employer son mari à la mairie. C’est aussi Laeticia Lebreton, élue déléguée à la Santé, dont le petit ami Julie Yannis vient d’être embauché comme cadre à Cycléa. Ça aide d’avoir transformé sa maison de Fleurimont, canton 18, en permanence politique estampillée Huguette Bello lors des municipales et des législatives 2020. 

C’est aussi Pamela Djunia, embauchée au CCAS en remplacement d’un contrat de type cdd non renouvelé du temps de l’ancienne mandature, qui se retrouve élue en remplacement de l’élu, Zacharia Cadjee, célèbre quéquette municipale. C’est enfin Madame Perez, ex-SG à la sous-préfecture, qui se retrouve employée par la mairie après avoir piqué la place d’un fonctionnaire territorial au poste de DGA…

 

On ne s’emmerde pas à Saint-Paul mais on emmerde les autres, on dégueule par exemple du mieux qu’on le peut sur le père Joseph Sinimalé sans que les ténors de droite montent au créneau pour défendre leur pote qui a tout de même participé étroitement à l’élection de certains d’entre eux. Voilà pourquoi samedi prochain, histoire d’entrer à ma façon dans la campagne électorale de juin,  je mettrais un soin particulier à soigner l’image de Marie Huguette Antoinette Bello qui, depuis le temps, s’est donné une stature que l’on pourrait assimiler à une sorte de sainte “progressiste”, coincée sur le calendrier péi quelque part entre Jeanne d’Arc, Jeanne Hachette et la Pasionaria. 

Héritière d’Isnelle Amelin en 1978, Marie Antoinette prend la présidence de ce qui était alors l’Union des Femmes de la Réunion, franchise locale de l’Union des Femmes Françaises, dûment rebaptisée pour mieux coller à la nécessité identitaire. Comme Isnelle Amelin avec Raymond Vergès, Huguette Bello sera la caution féminine de Paul Vergès, celle qui lui fournira des bataillons d’amazones-péi prêtes à en découdre lors des campagnes électorales, contre TAK au Tampon – avec les dégâts que l’on sait – contre Margie Sudre au Port. 

L’UFR sera de tous les mauvais coups du PCR et Huguette Bello fera allègrement carrière, écumant les mandats, adjointe au maire de Saint-Pierre, adjointe au maire de La Possession, conseiller général, conseiller régional, devenant députée, puis maire de Saint-Paul, avant de se faire sortir par un revenant en 2014, par Sini”, pour le sortir à son tour en 2020…

Nous sommes en mars 2021 à 3 mois à peine des régionales et départementales, la gauche est divisée, la droite pour le moment se tait. Madame Bello, candidate sans l’être réellement, fait donner de la trompette pour que l’on vienne la chercher histoire de sauver le pays, je cite : “Des inégalités, du chômage, de la pauvreté, de la vie chère, de l’identité culturelle, du mal-logement, de l’illettrisme…” et patati et patata… Question : ils ont fait quoi les communistes de Paul Vergès alors qu’ils avaient le pouvoir à la Région ? Rendez-vous samedi prochain pour la suite de la biographie de Marie Antoinette Huguette Bello.

 

Dans un tout autre genre quoique, cette dame-là n’est pas mal non plus. Ça n’est pas pour rien que Dominique Voynet, directrice de l’ARS Mayotte, décalquée par Leroy, était étendue samedi dernier sur la corde à linge. Dans la précipitation, j’ai oublié de vous en raconter une bien bonne. Alors que les uns et les autres se démerdaient pour évacuer depuis La Réunion vers Paris 4 Mahorais, histoire d’alléger le service de réanimation du CHU, embouteillé par des patients mahorais, Dominique Voynet tapait du talon pour que l’évacuation sanitaire ne se fasse pas, voire que soient évacués 3 Mahorais et 1 Réunionnais. 

À ce point que Olivier Véran, ministre de la Santé, a dans un premier temps souhaité que l’opération soit retardée puis exigé que les autorités sanitaires de La Réunion, ARS comprise, mettent les doigts dans la prise façon fusible en cas de décès de l’un des transportés. À l’annonce du feu vert ministériel, les toubibs du CHU Mayotte ont vu débouler furieuse en mode hystérique, le cheveu en bataille et la bave aux lèvres, la directrice de l’ARS qui venait de se crêper le chignon avec Ladoucette, sa collègue de l’ARS Réunion. Monsieur le Ministre vous les évacuez quand ?

 

 

J Tillier

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clicanoo

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