[Société] La Réunion placée en “surveillance renforcée” : vers un confinement le week-end ?

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L’intégralité du point hebdomadaire d’Olivier Véran.

Hier, c’est au cours du point hebdomadaire gouvernemental sur la situation sanitaire, qu’Olivier Véran, le ministre de la Santé a annoncé que notre département était placé en “surveillance renforcée”. Cela signifie que l’évolution de la situation sanitaire est “préoccupante” et donc particulièrement scrutée par les autorités sanitaires. Le gouvernement pourrait alors prendre de nouvelles mesures restrictives ciblées et territorialisées, c’est le cas à Nice, Dunkerque et dans le Pas-de-Calais où un confinement le week-end a été instauré.

Notre département est placé en “surveillance renforcée” pour plusieurs raisons “la dynamique épidémique est élevée, la circulation virale importante, la part de variants y est haute et la tension dans les hôpitaux réelle. La pression sanitaire atteint des niveaux similaires à ceux constatés lorsque nous approchions du pic de la deuxième vague. La situation est contrastée d’une région à une autre avec des tensions majeures en océan Indien, en Provence Alpes Côte d’Azur, dans les Hauts de France ainsi qu’en Île-de-France” a expliqué Olivier Véran.

 

 

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Effectivement, au vu des chiffres communiqués par la préfecture mardi dernier, – un taux d’incidence à 114,2 pour 100 000 habitants, 975 cas enregistrés en une semaine, 12 décès en sept jours et une proportion de variants en augmentation-, la situation a de quoi inquiéter.

 

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La Réunion et Mayotte rejoignent donc la vingtaine de départements placés en “surveillance renforcée”. Au total, 23 départements sont concernés sur l’ensemble du pays. Dans son préambule, le ministre de la Santé est revenu sur l’élément central de la stratégie gouvernementale pour gérer la crise : “une approche régionalisée de la crise virale“. Pour Olivier Véran, cette stratégie s’annonce payante “elle est plus que jamais pertinente quand on constate l’importance des écarts observés entre les territoires“.

 

En effet, la circulation de l’épidémie sur le territoire national est très hétérogène comme l’a détaille Olivier Véran en préambule de ce point presse : “l’épidémie ne progresse pas de la même manière partout alors qu’au niveau national nous observons une relative stabilité du nombre de nouvelles contaminations et du taux d’incidence, nous sommes particulièrement préoccupés dans trois régions : les Hauts de France, l’Île-de-France et Provence Alpes Côte d’Azur. Je n’oublie pas Mayotte où un confinement général est en cours depuis plusieurs semaines et permet une amélioration très sensible de la situation épidémique même si la pression sanitaire y reste élevée et je n’oublie pas non plus La Réunion“.

 

Par ailleurs, le ministre de la Santé est revenu sur les quatre évacuations sanitaires de patients mahorais de La Réunion vers la métropole en soulignant “ces évacuations sanitaires se poursuivent à chaque fois qu’elles sont nécessaires et possibles, ce qui mobilise beaucoup d’énergie aux équipes soignantes et conduit, par ailleurs, à éloigner des malades sévères de leurs entourage“.

 

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L’ombre d’un reconfinement le week-end plane sur La Réunion, ce matin, sur les ondes de nos confrères de Réunion La 1ère, Gilbert Manciet, le sous-préfet à la relance a indiqué “les entrées dans les services de réanimation peuvent à tout moment augmenter, d’autre part, on constate que nous sommes à 125,130 pour 100 000 habitants sur le taux d’incidence, ce qui n’est pas un faible chiffre compte tenu du passage en mode confinement si on continue en ce sens” cependant, il a également précisé “actuellement nous sommes en phase de stabilité“.

 

Pour le moment, les autorités sanitaires locales misent beaucoup sur la mesure forte en vigueur depuis le 5 mars dernier : l’abaissement du couvre-feu à 18 heures sur l’ensemble de l’île durant les vacances scolaires. Car en novembre dernier, à la sortie des vacances scolaires, en quatre semaines, le taux d’incidence avait doublé. Mais à ce moment-là, les variants, plus contagieux que la souche originale du Covid-19, ne circulaient pas dans notre département.

 

Le premier levier de la préfecture et l’Agence régionale de santé est donc un couvre-feu abaissé à 18 heures, à cela s’ajoute une accélération de la campagne de vaccination. Elle a été étendue à de nouveaux publics ces derniers jours, par ailleurs, de nouvelles livraisons de vaccin sont acheminées vers notre département.

 

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F.H.

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