[Société] Saint-Gilles : marre du couvre-feu !

0
53

[ad_1]

L’une des principales manifestations contre le couvre-feu a eu lieu à Saint-Gilles. Les participants sont prêts à se mobiliser une nouvelle fois ce soir.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, hier soir, à Saint-Gilles contre le couvre-feu. Encadré par une dizaine de gendarmes, le cortège s’est d’abord réuni aux Roches-Noires avant de se déplacer sur la place du forum.

 

Dans la foule, il y a Eddy. Il ne porte pas de masque mais affiche un sourire avenant. “Je suis là pour montrer qu’on ne va pas rentrer à 18 heures comme des moutons.” Il poursuit : “Ce couvre-feu, c’est insensé. Ça tombe au moment des vacances. S’il y avait vraiment une pandémie, ils auraient dû ouvrir plus de lits et faire venir des infirmiers. Une pandémie, c’est un million de morts par pays. Le Covid, c’est 2,5 millions de morts dans le monde. Si on ne dit pas “stop”, ça va continuer. Après ça, ils vont nous imposer le passeport santé.” Vanessa, maman de deux enfants, assimile ce couvre-feu à 18 heures à une punition. “Depuis un an, on a fait tout ce qu’il fallait. On a respecté le confinement, le port du masque, le masque pour les enfants… pourquoi on nous punit ?”

 

Peu à peu, le discours dévie. Il n’est plus seulement question de dénoncer “l’incohérence des mesures” ou l’ouverture de l’aéroport qui “a amené 200 000 touristes en deux mois.” Il est question, selon les uns, d’une maladie dont “on ne voit pas les malades.” Selon les autres, le protocole du professeur Raoult qui “guérit” ou encore du “médicament contre le Covid qui existe.” “L’hôpital réunionnais aux Réunionnais” crie un autre manifestant. Une dame tente de corriger le tir : “L’hôpital aux personnes qui habite La Reunion.” Applaudissement.

 

Et la solidarité nationale ? “On rentre dans une ère totalitaire, dénonce un autre manifestant. On nous a désigné un ennemi : le Covid. Ça nous empêche de penser et de voir ce qu’ils font dans notre dos. Tous ensemble, on doit aller contre cet État totalitaire, dans le pacifisme ou la violence. Mais il faut y aller.” Il est aussi question de Macron et de la loi sur la sécurité globale.

 

À 18 heures, les applaudissements se multiplient. La circulation est encore importante dans la rue du Général-de-Gaulle. Une femme danse à bonne distance des gendarmes, un petit groupe joue un air de maloya. Il y a désormais une vingtaine de gendarmes. Le sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier, est là. Il promet que les manifestants seront contrôlés et verbalisés. Mais les participants ont l’intention de faire durer le plaisir. Ils se déplacent vers Carosse. S’arrêtent un quart d’heure, puis bougent à nouveau. Ils sont constamment mobiles et échappent ainsi aux contrôles. Le petit jeu dure plusieurs heures. Mais il était écrit que les gendarmes auraient le dernier mot. Reste désormais à savoir si les anti-couvre-feu seront prêts, ce soir, à se remobiliser. Hier, c’était en tout cas leur intention.

J.-PH.L

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: