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Ce matin, l’état de santé du flamant rose, secouru à Saint-Pierre, s’est sérieusement dégradé. La SEOR a alors pris la décision de le nourrir à la seringue.
Le flamant rose, pris en charge depuis vendredi par le centre de soins de la SEOR après son sauvetage par les pompiers de Saint-Pierre et le personnel d’ILEVA au niveau du centre d’enfouissement de Pierrefonds, ne pesait plus qu’un maigre kilo ce matin, contre 1,30 kilo à son arrivée. L’animal refuse en effet de s’alimenter. Et pourtant la SEOR, qui a récupéré l’oiseau vendredi, a trouvé de l’artemia salina, des petites crevettes très appréciées par cette espèce, dans un magasin spécialisé de l’île.
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Son état devenant préoccupant, à tel point que l’oiseau tient à peine sur ses jambes, la soigneuse de la SEOR a pris la décision de nourrir l’oiseau que certains ont commencé à dénommer Floyd, à l’aide d’une seringue. Ce qui lui a permis de reprendre un peu de force, même si son état reste très fragile.
> Qu’est-ce qu’on sait de lui ?
Aperçu par le plus grand nombre à partir de jeudi dans l’Ouest au niveau de l’étang Saint-Paul puis des plages, l’oiseau est un flamant nain. Ce serait une femelle (difficile à confirmer sans un mâle, la taille seule pouvant déterminer le sexe) et sûrement un jeune, le dessus de sa tête étant encore gris en partie et non 100% rose comme chez les adultes nous apprend Samantha Renault, salariée au centre de soins de la SEOR. Une chance, elle est la seule de l’association à avoir déjà côtoyé des flamants roses dans des parcs en métropole. Comment est-il arrivé chez nous ? On suppose que l’oiseau a été emporté depuis Madagascar ou les côtes Est de l’Afrique par un coup de vent et se serait ensuite désorienté. Un scénario corroboré par l’observation il y a une dizaine de jours dans le ciel de l’île de frégates probablement emportées par une tempête qui avait sévit dans le canal du Mozambique. La piste d’un flamant rose domestiqué qui se serait échappé de chez un propriétaire capacitaire semble peu probable. L’oiseau ne porte aucune marque (bagues d’identification), aucun signalement n’a été fait récemment et le flamant rose réagit comme un animal sauvage. Il n’a par exemple pas mangé dans les différentes gamelles qui lui ont été proposées par la SEOR à son arrivée au centre. Un animal domestique se serait jeté dessus. Pour écarter définitivement la piste, une recherche de puce électronique sera réalisée en début de semaine.
> Mini-crevettes et granulés demandés
A oiseau exceptionnel, alimentation exceptionnelle et une façon de se nourrir bien spéciale. Le flamant rose filtre sa nourriture dans l’eau. Il filtre avec son bec l’eau agitée par ses pattes. Parmi ses mets préférés figure en bonne place une sorte de mini-crevette, l’artemia salina, elle-même roses de par les algues qu’elle ingère. Une couleur due à un pigment caroténoïde qui va ensuite remonter toute la chaîne alimentaire. Problème, cette denrée coûte chère localement. La SEOR a réussi à en trouver dans un magasin spécialisé au coût de 10 euros les 100 grammes. Astronomique quand on sait que l’oiseau en mange des kilos. Les dons d’artemia ou d’argent pour en acheter sont les bienvenus. Un appel est aussi lancé aux voyageurs en partance pour l’île : merci d’emporter avec vous des granulés pour oiseau d’eau introuvables ici. Et un motif impérieux en plus ! Pour joindre la SEOR : 02 62 20 46 65.
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