[Société] À Orly, un contrôle très poussé des motifs impérieux pour venir à La Réunion

0
147

[ad_1]

Liza, 28 ans, a bien cru ne jamais pouvoir monter dans l’avion, direction La Réunion. Pourtant, elle cochait toutes les cases, dont le fameux motif impérieux. Mais à Orly, des policiers un brin zélés l’ont mitraillé de questions… Jusqu’à fouiller dans son téléphone portable. 

Liza, 28 ans, ne s’attendait pas à passer un tel moment. Ancienne responsable d’un bar, voilà des mois que la jeune femme est au chômage, fermeture des établissements oblige. Mais bingo, elle vient tout juste de dégoter un travail de fille au pair à La Réunion. Si le contrat -payé au smic- ne la fera pas rouler sur l’or, ç’en est enfin terminé des galères.

Alors Liza est en joie, au moment de prendre l’avion, mercredi. À Lyon, tout se passe normalement. À Orly, en début de soirée, elle présente de nouveau tous ses papiers : test PCR négatif, attestations de l’ARS et contrat de travail, un CDD de 12 mois, qui constitue son motif impérieux. Tout est réglo. Problème, les policiers ne la croient pas vraiment.

 

Une pluie de questions
 

Dubitatif, l’un d’eux s’adresse à elle. “Vous n’avez pas trouvé un travail en France ?”.

“Je lui ai répondu que non, avec les bars et les restaurants fermés, je ne trouvais pas de travail dans mon cœur de métier, explique Liza, qui ne touche pas non plus le chômage puisqu’elle a travaillé un bon moment en Australie avant de revenir il y a quelques mois en France.

 

“La garde d’enfants, pas assez sérieux”

 

“Ils m’ont ensuite posé des questions sur le travail, poursuit-elle. “Tu seras payée combien de l’heure ? Comment vous allez survivre avec le Smic à La Réunion ? Et si vous êtes virée de votre travail ?” Les questions s’enchaînent et le malaise s’installe chez la voyageuse.

“La garde d’enfants, c’était pas assez sérieux pour eux”, fait remarquer Liza, polyglotte. “Vous pouvez rester en France pour faire ça”, lui dit-on.

Désemparée mais combative, elle leur explique que les policiers ne peuvent pas lui refuser l’accès au vol, puisque tous ses papiers sont en ordre. “Mais ils ne me croyaient pas”, assure l’intéressée.

 

 

Le coup du téléphone

La preuve, les agents lui demandent tout simplement de sortir son téléphone portable et de leur montrer les échanges avec sa future employeur, qui cherchait une fille au pair polyglotte pour ses enfants. “Ils m’ont fait la remarque : “alors comme ça vous utilisez des smileys avec votre patronne ?”. Les échanges sont bien réels, mais un doute subsiste chez les policiers… Qui demandent carrément à la jeune femme d’appeler son employeur ! 

Puisqu’elle vient de rendre son logement en métropole et qu’elle ne peut pas se permettre de louper l’avion, elle s’exécute. “Je l’ai appelée 5 fois, elle ne répondait pas, il était tard à La Réunion. J’étais super stressée. Ils m’ont fait comprendre que ça serait compliqué pour moi.”

Pendant ce temps-là, raconte Liza, une agente de la police aux frontières prend le relais et tente de contacter la patronne, qui dort. Les questions, elles, continuent de pleuvoir. “Ils m’ont demandé si j’avais la copie du passeport de ma patronne. Je n’avais pas et je trouve ça normal. Ils ont trouvé bizarre que je ne sache pas ce qu’elle faisait dans la vie. Mais moi, je ne l’ai encore jamais rencontré !”

 

 

Le coup du piège 

Les agents lui laissent tout de même passer le check-in. Et reviennent à la charge juste après. “Ils ont revérifié mes messages Whatsapp, mes mails, ils ont un peu rigolé.” Heureusement, sa patronne a fini par répondre à l’appel des policiers. “Elle était choquée qu’on l’appelle à 23 heures”, assure Liza, qui dit avoir vu un jeune homme se faire refuser l’embarquement puisqu’il arrivait trop tôt sur l’île par rapport à la date de début inscrite sur son contrat de travail. A ma patronne, ils lui ont demandé l’âge des enfants. Puis une fois qu’ils l’ont eu, ils m’ont posé la question pour tenter de me piéger.”

La réponse, forcément, elle la connaît. Et heureusement puisque cela constituera, enfin, son précieux sésame pour La Réunion. Mais que ce fut éprouvant ! “Je pense que c’est cool ce qu’ils font car comme ça, ça empêche à n’importe qui de venir sur l’île. Mais c’est la façon de faire, très brusque, la façon de parler aux gens, pas très cool, qui m’a donné beaucoup d’anxiété. Je savais que ça se fait comme ça aux Etats-Unis, mais pour aller à La Réunion, je ne m’y attendais pas !”

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: