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Mario Draghi a officiellement accepté le poste de président du conseil italien, vendredi 12 février, sortant le pays de la paralysie politique. L’ex-chef de la Banque centrale européenne (BCE) avait été choisi par le président de la République, Sergio Mattarella, pour succéder à Giuseppe Conte, contraint à la démission le 26 janvier après l’éclatement de sa coalition.
Depuis que M. Mattarella a fait appel à lui, le 3 février, M. Draghi a mené des entretiens tous azimuts avec les partis politiques représentés au Parlement, qui lui ont permis de former un attelage hétéroclite allant du Parti démocrate (centre gauche) à la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini en passant par Forza Italia (droite), la formation de Silvio Berlusconi.
Jeudi, in extremis, l’inclassable Mouvement 5 étoiles, antisystème jusqu’à son arrivée au pouvoir, a donné lui aussi son feu vert lors d’un vote en ligne de ses militants, faisant ainsi tomber le dernier obstacle à un gouvernement d’union nationale.
M. Draghi est donc assuré d’avoir la majorité au Parlement, dont il devrait solliciter la confiance en début de semaine. Il devra, avant cela, prêter serment.
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