en Allemagne, l’amélioration de la situation sanitaire nourrit l’impatience de la population

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Que faire quand la situation sanitaire s’améliore ? Prolonger les restrictions, quitte à les rendre de plus en plus difficilement supportables ? Ou desserrer la vis, au risque de voir la courbe des contaminations repartir à la hausse ? Entre ces deux options, Angela Merkel s’est résolue à opter pour une voie médiane. Après plus de cinq heures de négociations avec les chefs des Länder, la chancelière allemande a annoncé, mercredi 10 février, que la plupart des mesures de lutte contre le Covid-19 continueraient à s’appliquer au moins jusqu’au 7 mars, à deux exceptions près : les écoles, qui pourront rouvrir selon un calendrier propre à chaque Land, et les salons de coiffure, qui seront autorisés à accueillir de nouveau des clients à partir du 1er mars.

Rendant compte de ces décisions devant la presse, Mme Merkel n’a pas caché qu’elles étaient le fruit d’un compromis, et que si cela n’avait tenu qu’à elle, les assouplissements annoncés mercredi seraient venus plus tard. « Concernant les écoles, je penchais pour une réouverture autour du 1er mars, a-t-elle reconnu. Mais je sais que nous sommes un Etat fédéral et qu’il ne m’est pas possible, en tant que chancelière, d’imposer mes vues comme si j’avais un droit de veto. Ce sont donc les Länder qui décideront, en toute responsabilité. »

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Alors que certains Länder ont déjà annoncé leur intention de rouvrir progressivement les écoles à partir du 15 février, après deux mois pendant lesquels n’y ont été accueillis que les élèves ne pouvant être gardés chez eux, cette décision risque de rendre le nouvel objectif défini par Mme Merkel plus difficile à atteindre : celui d’un taux d’incidence de 35 nouveaux cas pour 100 000 habitants, seuil sous lequel d’autres assouplissements pourront être envisagés.

Encore plus prudent face aux variants

Cet objectif n’était pas celui fixé jusque-là. Depuis l’automne, la chancelière répétait que les restrictions devaient permettre de ramener le taux d’incidence, qui a frôlé les 200 au moment des fêtes de fin d’année, à environ 50. Alors que l’Allemagne s’en approche à grands pas (64 nouveaux cas pour 100 000 habitants, selon les chiffres publiés jeudi 11 février au matin par l’institut de santé publique Robert-Koch), le gouvernement a donc décidé de se montrer encore plus prudent, en raison de la propagation des variants britannique et sud-africain, plus contagieux. « Nous sommes face à une grande incertitude concernant les variants. Ceux-ci vont prendre le dessus, et si nous ne contrôlons pas mieux les chaînes de contamination, il se peut que nous ayons de nouveau une croissance exponentielle », a expliqué Mme Merkel, pour qui l’enjeu est désormais d’« éviter une troisième vague » liée à la diffusion de ces variants.

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