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Michel Eckert, l’homme qui en novembre dernier avait inventé une attaque au couteau et s’en était dit victime, est jugé cet après-midi.
Cette affaire qui a défrayé la chronique en raison du contexte sécuritaire et de la personnalité controversée de Michel Eckert remonte au 18 novembre. Ce dernier s’était présenté blessé au commissariat du Port en affirmant qu’un homme habillé de noir, le crâne rasé et portant une barbe sous son masque avait crié “Allah Akbar” en tenant de lui donner des coups de couteau de chasse sur un parking de l’avenue Rico-Carpaye. L’employé du TCO avait également affirmé que, grâce à son passé dans les commandos de marine, il avait réussi à repousser et à mettre en fuite son agresseur.
Alors qu’une attaque au couteau avait fait trois morts à Nice deux semaines auparavant, la police avait mobilisé près de 80 fonctionnaires pour retrouver le “terroriste”. Le parquet national anti-terroriste (PNAT) avait demandé au procureur de Saint-Denis de l’informer régulièrement des suites de l’affaire. Des doutes sont rapidement apparus dans la version de Michel Eckert. D’abord parce que sur place, aucun témoin n’a été retrouvé et qu’aucun homme en noir n’a été aperçu prenant la fuite dans la cité maritime. Les policiers de la brigade criminelle ont ensuite découvert que le poignard de chasse abandonné par l’assaillant avait en fait été acheté quelques jours plus tôt dans une armurerie par Michel Eckert lui-même. Et que celui-ci n’avait jamais servi dans les commandos de marine.
Placé en garde à vue, Michel Eckert a aussitôt avoué qu’il avait tout inventé et qu’il s’était infligé lui-même des blessues. Le quinquagénaire a expliqué brièvement qu’il se “sentait mal” en raison de la crise sanitaire. Sans doute en dira-t-il davantage face au juge pour expliquer son acte.
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