Le candidat de gauche Andres Arauz en tête du premier tour en Equateur

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Andres Arauz, le candidat aux élections présidentielles équatoriennes arrivé en tête du premier tour, le 7 février 2021.

Une certitude : il y aura ballottage et Andres Arauz, le candidat parrainé par l’ancien président Rafael Correa (2007-2017), sera au second tour de la présidentielle équatorienne le 11 avril prochain. Le jeune économiste de 36 ans est en effet arrivé en tête du premier tour avec 32,3 % des voix, selon les résultats officiels mais non encore définitifs du Conseil national électoral (CNE).

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L’identité de son adversaire reste, elle, incertaine. Huit heures après la fermeture des bureaux de vote, alors que 93,2 % des bulletins sont dépouillés, le candidat du parti indien Pachakutik, Yaku Perez (19,61 %), et le banquier Guillermo Lasso (19,66 %) se disputent encore la deuxième place, au coude-à-coude. Yaku Perez, qui avait maintenu son infime avantage pendant plusieurs heures, l’a perdu au petit matin. La situation est tendue.

Retard des résultats officiels

« Il y a égalité technique », avait constaté le président du CNE vers 22 heures, en précisant que le résultat définitif du dépouillement tarderait « jusqu’à lundi après-midi » et en annonçant que le CNE se garderait de toute nouvelle déclaration officielle. Les autorités électorales n’ont fourni aucune explication au retard des résultats.

Yaku Perez, issu de la communauté indienne, réalise un score historique

La tension de la photo-finish présidentielle a fait oublier que les 13 millions d’Equatoriens appelés aux urnes pour choisir – entre 16 candidats – le successeur de Lenin Moreno élisaient aussi leurs 137 députés.

Contribuant à la confusion de la soirée, deux des candidats ont crié victoire avant même la publication par le CNE des premiers résultats officiels. Peu après la fermeture des bureaux de vote, à 17 heures, Andres Arauz, tout sourire, s’est félicité du « triomphe écrasant » obtenu dès le premier tour. Un sondage à la sortie des urnes l’aurait induit en erreur. M. Arauz a toutefois appelé ses partisans à attendre les résultats officiels avant de célébrer cette victoire. Bien lui en a pris.

Yaku Perez a lui aussi tenu une conférence de presse pour annoncer, sans plus de données officielles, qu’il passait au second tour. Il a appelé ses partisans à se rendre devant le CNE « pour protéger cette victoire ». Tard dans la nuit, les électeurs de Pachakutik la célébraient, en agitant joyeusement dans la nuit fraîche les banderoles arc-en-ciel de leur parti.

Il est vrai que le résultat du scrutin est, en l’état, historique. C’est la première fois qu’un candidat issu d’une communauté indienne réalise un tel score. Antonio Vargas avait obtenu 0,9 % des voix en 2002, Luis Macas, 2,2 % en 2006. Depuis quinze ans, le parti Pachakutik ne présentait pas de candidats à la présidentielle. Yaku Perez, 51 ans, a fait des études de droit, et de l’écologie son combat. Il a su mobiliser au-delà du vote indien, celui des jeunes – et des moins jeunes – qui détestent la gauche « corréiste » sans pour autant adhérer au discours de la droite.

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