[Société] Le ti’zenfant d’Alcipe réhabilite son nom

0
61

[ad_1]

HISTOIRE. Le réputé Ilet Alcide, au Maïdo vient de troquer son “d” contre un “p” sous l’impulsion de l’arrière petit-enfant d’Alcipe, René Grimaud. L’ancien habitant des lieux aurait-eu, dit-on, la gâchette facile…

C’est un travail engagé il y a plus de 20 ans qui vient tout juste de se concrétiser. René Grimaud, arrière petit-fils d’Alcipe, vient de faire rebaptiser ce site accessible depuis la route du Maïdo. Une plaque très officielle de l’ONF baptise désormais le lieu Îlet Alcipe et non Îlet Alcide, comme c’était le cas depuis une vingtaine d’années. Un détail qui n’en est pas vraiment un.

Car Alcipe a réellement existé. Il a vécu sur cet îlet pendant 35 ans, au début du 20e siècle, avec ses poules, ses cabris et ses plantations de géranium.

C’est à René Grimaud que l’on doit ce travail d’histoire. Petit, il venait jouer sur ce site. “Ma grand-mère me disait que c’était un ancien lieu de marronnage. À 10 ans, je savais que je devais faire quelque chose pour ce site. Mais j’étais petit. Je ne savais pas comment m’y prendre”. Le temps lui montrera le chemin. À la fin des années 90, il crée l’association Bois de Nèfles découverte et entreprend la création de la boucle qui mène à l’Îlet ainsi que son nettoyage et sa réhabilitation. “Après ça, on a stoppé nos travaux. Mais j’ai entrepris des recherches généalogiques. J’ai fouillé dans les archives pou rode qui mi lé”. Surprise. René Grimaud et le descendant d’Henri-Grimaud Morel, un des premiers habitants de l’île, arrivé sur un navire flibustier en 1695 et qui deviendra Capitaine du quartier de Saint-Paul.

Condamné pour vol

S’il décède en Inde, sa femme et ses trois enfants reviendront vivre à La Réunion. Parmi leur descendant, il y aura un certain Vincent Clain-Alcipe, né à Mare-à-Martin, à Salazie, le 14 décembre 1878. Devenu adulte, l’homme se distingue par ses démêlés avec la justice. “Il a été condamné pour vol en 1900. Il a fait de la prison. Mais il a eu la chance d’avoir un bon parrain, Alphonse Robert, qui lui permettra de retrouver le bon chemin”.

Après une expérience de soldat à Madagascar où il sera blessé d’une balle dans la jambe, Alcipe revient à La Réunion. Il se marie une première fois, vit dans les hauts de Sainte-Marie. Sa femme décède en 1916 de la grippe espagnole. Il se remarie quelques années plus tard. Ses pérégrinations l’amènent à l’îlet qui porte aujourd’hui son nom, à proximité du Maïdo. Mais l’histoire est tumultueuse. Entre ladilafé et réalité, il se raconte qu’Alcipe a éliminé le premier habitant de l’îlet, Mafouta, et l’aurait jeté du haut du rempart. “Le mystère reste entier, confie René Grimaud. J’ai rencontré récemment un ancien de l’ONF, âgé de plus de 80 ans, qui m’a raconté cette histoire. J’ai fait des recherches mais c’est très difficile de trouver des éléments fiables”

Sur sa plaque d’information, l’ONF n’est pas rentré dans les détails. Il s’est contenté de rappelé qu’Alcipe avait vécu sur cet îlet pendant 35 ans. Son arrière petit-enfant entend de son côté poursuivre le travail d’histoire avec l’association Racine320, qu’il a créé pour ses recherches historiques. Alcipe est décédé en 1944, dans sa maison de Bois de Nèfles, deux jours après avoir quitté son îlet.

J.-Ph.L.

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: