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Mesurer son pouls en plaçant le bout de son doigt sur la caméra de son smartphone ; connaître sa fréquence respiratoire en filmant sa poitrine avec l’appareil photo de son téléphone… Deux fonctionnalités que Google proposera « d’ici quelques semaines ». Les annonces ont été faites, jeudi 4 février, lors d’un tour d’horizon du groupe de ses activités dans la santé. Dans ce domaine, l’américain nourrit toujours des ambitions.
Concrètement, le pouls est déterminé en analysant les infimes différences de couleur de la peau associées à la circulation sanguine. La fréquence respiratoire est déduite des petits mouvements de la cage thoracique. Ces mesures seront possibles sur les téléphones Pixel de Google, puis sur ceux des autres marques.
Sur la question ultrasensible des données, le géant du numérique précise que l’utilisateur pourra choisir d’effacer immédiatement sa constante, après l’avoir prise, ou de la stocker dans l’application Google Fit. La mesure sera alors « chiffrée et stockée sur les serveurs de Google », avec l’objectif d’afficher les données de l’utilisateur dans cette application de « bien-être », précise l’entreprise.
Approche très grand public
Ces annonces ne sont pas inédites. Apple propose aussi de mesurer de nombreuses constantes, avec sa montre Apple Watch, et de les agréger dans son application Apple Health. Cette dernière, comme Google Fit, est compatible avec les bracelets et objets connectés qui proposent, notamment aux sportifs, de « quantifier » leur activité corporelle. De son côté, Google espère se distinguer par son approche très grand public. Et cherche activement d’autres fonctionnalités, qui « utilisent la puissance des capteurs des téléphones ».
La démarche s’inscrit dans une stratégie globale fondée sur deux versants, a expliqué David Feinberg, le vice-président chargé de Google Health. « Nous voulons rendre l’information plus accessible pour les médecins et pour les utilisateurs », a expliqué le responsable, recruté, fin 2018, pour rassembler sous cette branche les différents services et filiales dans la santé.
Sur le versant grand public, le groupe a été actif contre la pandémie de Covid-19. L’entreprise a développé avec Apple une architecture pour créer des applications de traçage de cas contacts. Il a aussi promu des informations « fiables » sur son moteur de recherche et sa plate-forme vidéo YouTube. Et monté une campagne de tests aux Etats-Unis, avec sa filiale Verily. Le groupe a aussi participé à des études sur la mobilité des populations ou sur les termes recherchés sur son moteur pendant la pandémie.
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