[ad_1]
Déjà un symbole du contre-pouvoir en Russie, Alexeï Navalny galvanise l’opinion publique depuis son arrestation à son retour au pays, le 17 janvier, après la tentative d’empoisonnement qui a failli lui coûter la vie. Des manifestations de soutien, souvent réprimées dans la violence, ont eu lieu depuis, dans la capitale et les grandes villes russes.
Selon un décompte de l’organisation non gouvernementale (ONG) spécialisée OVD-Info, plus de 10 000 personnes ont été arrêtées à travers le pays depuis le 23 janvier, en marge du mouvement de protestation contre l’arrestation de M. Navalny. L’ONG dénonce également les traitements dégradants infligés aux interpellés.
De nombreux manifestants sont restés entassés dans des autobus « dans des conditions terribles, suffocantes, sans nourriture et sans pouvoir aller aux toilettes pendant de longues heures », a déclaré un responsable d’OVD-Info, Grigori Dournovo, à la radio Ekho Moskvy (« Echo de Moscou »). En outre, « il est très difficile pour les avocats et les juristes d’accéder aux commissariats. Ils ne les laissent pas rentrer, ça devient systématique », a-t-il ajouté.
« Pratiquement pas nourris et obligés de rester debout »
Dans le détail, 4 000 personnes ont été arrêtées le 23 janvier, 5 700 durant les manifestations du 31 janvier et 1 400 supplémentaires mardi 2 février, après la condamnation d’Alexeï Navalny à une peine de prison ferme.
De nombreuses publications sur les réseaux sociaux et dans les médias indépendants russes font état des conditions difficiles dans lesquelles sont détenus les manifestants arrêtés. « Plus de quarante heures se sont écoulées depuis notre arrestation. Nous ne sommes pratiquement pas nourris. Ces neuf dernières heures, on est dans un bus, obligés de rester debout », a déclaré l’un d’eux dans une vidéo Instagram partagée par la chaîne de télévision Dojd mardi.
L’arrestation et la condamnation d’Alexeï Navalny, ainsi que la répression des manifestations demandant sa libération, ont provoqué un tollé international et de nombreuses condamnations dans le monde. Des critiques que le Kremlin a balayées, mercredi, estimant que « les appels à des actions non autorisées constitu[aient] une provocation ».
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a ajouté : « La police a réagi de manière déterminée du fait des menaces qui auraient pu émerger. D’une manière générale, l’organisation d’actions non autorisées est une source de préoccupation et confirme le caractère justifié et légal de l’action ferme de la police. »
Notre sélection d’articles sur l’affaire Alexeï Navalny
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
