la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne appellent à sa libération « immédiate »

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Alexeï Navalny, le 2 février 2021.

Les réactions se multiplient après la condamnation à trois ans et demi de prison d’Alexeï Navalny, mardi 2 février. Il était reproché à l’opposant russe d’avoir violé une mesure de contrôle judiciaire durant la période où il était en convalescence en Allemagne après avoir été victime d’un empoisonnement. Il avait été arrêté dès son retour sur le sol russe, le 17 janvier.

Quelques minutes après l’énoncé du jugement, Emmanuel Macron a dénoncé une condamnation « inacceptable » et a appelé à la « libération immédiate » d’Alexeï Navalny. « Un désaccord politique n’est jamais un crime. Le respect des droits humains comme celui de la liberté démocratique ne sont pas négociables », a indiqué le président français sur Twitter.

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De leur côté, les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde préoccupation », appelant la Russie à libérer Alexeï Navalny « immédiatement et sans conditions ». « Tout en travaillant avec la Russie pour défendre les intérêts des Etats-Unis, nous allons nous coordonner étroitement avec nos alliés et partenaires afin que la Russie rende des comptes pour n’avoir pas respecté les droits de ses citoyens », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué.

Premiers à réagir, les Britanniques avaient également lancé un appel similaire. « Le Royaume-Uni appelle à la libération immédiate et sans conditions d’Alexeï Navalny et de tous les manifestants pacifiques et journalistes arrêtés ces deux dernières semaines », a ainsi fait savoir le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, dans un communiqué, estimant que la décision « perverse » de la justice russe montre que ce pays ne remplit pas les « engagements les plus élémentaires attendus de la part de tout membre responsable de la communauté internationale ».

Appel à manifester à Moscou

Alexeï Navalny, le 2 février 2021.

L’Allemagne s’est également jointe à ces réclamations, qualifiant la peine de prison infligée à l’opposant au Kremlin de « coup sévère » porté à l’Etat de droit en Russie. « Navalny doit être libéré immédiatement », a déclaré le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, dans un tweet.

Pour la commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic, la condamnation de l’opposant russe est « contraire aux obligations internationales de la Russie en matière de droits de l’homme » et « défie toute crédibilité ». Selon elle, Alexeï Navalny « n’aurait pas dû être arrêté et jugé en premier lieu parce que la condamnation pénale qui a servi de base à la peine privative de liberté d’aujourd’hui avait déjà été considérée comme arbitraire et manifestement déraisonnable par la Cour européenne des droits de l’homme ».

Il s’agit de la peine de prison la plus longue infligée à celui qui s’est imposé en dix ans comme le principal détracteur de Vladimir Poutine. Ses précédentes détentions se comptaient en jours ou en semaines. Selon l’opposant, le pouvoir russe cherche ainsi à le faire taire et à intimider un mouvement de contestation naissant qui a vu des dizaines de milliers de Russes manifester ces deux dernières semaines.

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Mardi, les soutiens d’Alexeï Navalny ont lancé un nouvel appel à manifester à Moscou. Avant le jugement, mardi, la police russe, équipée de moyens antiémeute, avait été déployée en nombre dans le centre de la capitale russe, selon des journalistes de l’Agence France-Presse.

Le Monde avec AFP



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