[ad_1]
C’est le pendant de l’achat de Rafale par la Grèce : la ministre des armées, Florence Parly, a annoncé, vendredi 29 janvier, la commande de douze avions de combat pour remplacer les douze appareils de l’armée de l’air vendus d’occasion à Athènes.
La France a cruellement besoin d’exportations dynamiques pour conserver la viabilité de son industrie et de sa stratégie de défense. Paris a donc accepté de prélever douze appareils de sa propre aviation de chasse pour pouvoir fournir rapidement et à moindre coût la Grèce, qui cherche à retrouver la supériorité aérienne face à la Turquie voisine. Athènes a ainsi signé lundi le contrat prévoyant la fourniture de six Rafale neufs et douze d’occasion d’ici à fin 2023 pour près de 2,5 milliards d’euros.
Mais il n’est pas question d’affaiblir les capacités françaises alors que le Rafale est « le joyau de nos armées » et a encore effectué cette semaine « dix-huit sorties aériennes et deux frappes sur le théâtre irako-syrien », selon la ministre des armées. « Je vous annonce donc aujourd’hui la commande de douze avions de combat Rafale pour la France, au profit de l’armée de l’air et de l’espace », a annoncé Florence Parly lors d’un déplacement à Argonay (Haute-Savoie) où Dassault Aviation – seul avionneur au monde à le faire en interne – produit les commandes de vol de ses appareils.
La direction générale de l’armement (DGA) contractualisera la commande avec Dassault, Safran (motorisation) et Thales (électronique) en février.
Un Rafale par mois, 700 emplois
Avec les avions que l’avionneur doit déjà livrer, « cette commande permettra d’assurer la pérennité de votre plan de charge et de celui de vos sous-traitants jusqu’à la fin de l’année 2025 », a-t-elle déclaré.
L’avionneur pourra ainsi maintenir une cadence d’environ un Rafale par mois, essentielle pour conserver la viabilité de ses chaînes de production. « Une cadence d’un Rafale par mois, cela représente 7 000 emplois, chez Dassault mais aussi au sein de près de 500 PME qui travaillent avec vous », a rappelé Florence Parly. Cette commande vient donc soutenir l’activité d’entreprises qui, pour la plupart d’entre elles, ont également une activité civile et sont affaiblies par la crise du secteur aéronautique.
Pour le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, « la commande nationale marque l’engagement à long terme des armées en faveur de notre avion et le crédibilise très fortement à l’exportation, laquelle en retour contribue de plus en plus au maintien de cette activité ».
Le montant du budget consacré à cet achat n’a pas été dévoilé. Il sera notamment financé par le produit de la cession à Athènes des douze avions prélevés sur l’inventaire de l’armée de l’air, qui est « de l’ordre de 400 millions d’euros », selon le cabinet de la ministre. Le prix d’un Rafale « tout équipé, c’est une centaine de millions d’euros », avait récemment indiqué Eric Trappier.
« Ces appareils seront livrés à la fin des livraisons des vingt-huit déjà commandés [par la France] auprès de Dassault, à savoir en 2025 », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, le général Philippe Lavigne. L’armée de l’air comptera alors 129 Rafale, la marine 42.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
