ce que révèlent les violences – Jeune Afrique

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Après plus d’une semaine de mobilisation, le jour de colère décrété ce mardi en Tunisie s’est soldé par une forte réponse sécuritaire. Tour d’horizon des manifestations des dernières semaines.


Un jour de colère a été décrété ce mardi 26 janvier en Tunisie en plein vote de confiance du nouveau gouvernement Mechichi. 28 organisations de la société civile ont appelé à un rassemblement dans le quartier du Bardo, devant une Assemblée des représentants du peuple (ARP) placée sous haute sécurité. Elles soutiennent les revendications économiques et sociales des Tunisiens, 10 ans après la révolution et dénoncent la répression et les arrestations de centaines de jeunes après plus d’une semaine de heurts avec la police dans différentes villes du pays.

Les manifestations du jour, prolongées par des violences à la nuit tombée, ont touché la plupart des provinces du pays, dont la capitale et ses environs, comme les quartiers Ettadhamen, l’Ariana ou la Manouba, mais aussi Kasserine, Sbeïtla, Nabeul, Siliana, Bizerte, Monastir, Sousse, Kairouan,  Sidi Bouzid et Gafsa.

  • Déploiement sécuritaire

Les brigades de police sont principalement déployées dans les villes. La garde nationale, qui dépend également du ministère de l’Intérieur, intervient là où ses casernes sont implantées, par exemple à Kasserine ou la cité Ettadhamen, dans les faubourgs de Tunis. Des unités militaires leur sont venues en renfort dès le 17 décembre à Sousse, Kasserine, Bizerte et Siliana, dans le but de protéger les institutions face aux émeutes et saccages, selon le porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Zekri.

Une polémique a éclaté autour de l’envoi d’une vingtaine de blindés de police anti-émeutes

Des organisations de la société civile et membres de l’opposition affirment par ailleurs craindre que des milices n’interviennent, après les appels du président du conseil de la Choura d’Ennahdha, Abdelkrim Harouni, enjoignant ses partisans à défendre les forces de sécurité et les biens publics et privés face aux saccages. Le chef du gouvernement Hichem Mechichi est particulièrement pointé du doigt car il assure l’intérim du ministère de l’Intérieur, après le limogeage de Taoufik Charfeddine.



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JeuneAfrique

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