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Un peu plus d’un an après son apparition dans la ville chinoise de Wuhan, la pandémie de Covid-19 a coûté la vie à 2,092 millions de personnes, selon le bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles vendredi 22 janvier.
Le variant britannique du nouveau coronavirus, plus contagieux, pourrait également être plus mortel, a déclaré le premier ministre britannique, Boris Johnson, lors d’une conférence de presse. Ces variants obligent les gouvernements, comme en France, à préparer le terrain à de nouvelles mesures de restrictions. La Belgique a, elle, interdit vendredi 22 janvier à sa population de voyager hors des frontières, pour tenter d’endiguer les nouveaux virus. A Hongkong, les habitants d’une zone du quartier de Jordan ont reçu l’ordre de rester chez eux pendant quarante-huit heures.
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Les masques en tissu toujours efficaces, selon l’OMS
Les masques en tissu sont toujours aussi efficaces, même face aux nouveaux variants du coronavirus, car le mode de transmission est le même, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ne prévoit pas de changer ses recommandations.
« Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas de problèmes de santé particuliers », a souligné la responsable de la gestion de la pandémie à l’OMS, Maria Van Kerkhove. « Dans les zones où le virus circule, les masques doivent être portés lorsque les gens sont entassés et qu’il devient impossible de se tenir à au moins un mètre de distance les uns des autres, ainsi que dans des pièces peu ou mal aérées », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse.
L’Allemagne et l’Autriche viennent d’imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports. Le gouvernement français recommande de son côté de ne plus utiliser certains masques en tissus dont ceux faits maison, jugés insuffisamment filtrants face à l’apparition de nouveaux variants plus contagieux du SARS-CoV-2.
« Les pays sont libres de prendre les mesures qu’ils estiment nécessaires », a poursuivi Mme Van Kerkhove. Or, même avec des variants qui peuvent être plus contagieux, « nous n’avons aucune indication suggérant que le mode de transmission aurait changé », a fait valoir la responsable de la gestion de la pandémie à l’OMS. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, en ce qui concerne les recommandations en vigueur, « nous n’avons pas l’intention de les modifier à ce stade ».
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Vaccin de Moderna : réactions allergiques graves rares
Les cas de réaction allergique sévère au vaccin contre le Covid-19 de Moderna sont « rares », et n’ont concerné que 10 personnes sur plus de 4 millions de premières doses administrées aux Etats-Unis, ont déclaré vendredi les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Aucun de ces dix cas n’a conduit à un décès.
La principale agence fédérale de santé publique du pays a étudié, sur la période allant du 21 décembre au 10 janvier, 108 cas possibles rapportés de réaction allergique sur 4 041 396 premières doses injectées. Seuls dix cas se sont effectivement révélés être des chocs anaphylactiques, dont six ont nécessité des hospitalisations (les quatre autres ont été pris en charge dans un service d’urgences). Cela représente 2,5 chocs anaphylactiques pour un million d’injections. Ce taux s’élevait à 11,1 chocs pour un million d’injections avec le vaccin de Pfizer, selon une précédente étude des CDC.
Parmi les dix cas, neuf personnes avaient des antécédents connus de réactions allergiques, par exemple à certains médicaments ou aliments, mais pas après injection d’un vaccin. Les symptômes se sont manifestés dans les quinze minutes suivant l’injection pour neuf d’entre eux, et au-delà de quinze minutes dans un cas. Les 10 personnes concernées, qui avaient entre 31 et 63 ans, étaient toutes des femmes. Une telle prédominance avait également été observée pour les réactions allergiques au vaccin de Pfizer, mais pourrait être influencée par le fait qu’une plus grande proportion de femmes ont reçu une dose de vaccin (environ deux tiers pour un tiers d’hommes).
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Les futures livraisons du vaccin AstraZeneca-Oxford en Europe seront moindres que prévues
Les futures livraisons du vaccin développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford en Europe seront moins importantes que prévu, en raison d’une « baisse de rendement » sur un site de fabrication, a fait savoir vendredi le groupe britannique.
La Commission européenne avait réservé jusqu’à 400 millions de doses de ce vaccin, qui doit encore obtenir l’autorisation de l’Agence européenne des médicaments, attendue le 29 janvier, avant sa distribution effective.
Les représentants d’AstraZeneca « ont annoncé des retards dans la livraison des vaccins par rapport aux prévisions pour le premier trimestre de cette année », a déclaré sur Twitter la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides. « La Commission européenne et les Etats membres ont exprimé leur profond mécontentement à ce sujet. Nous avons insisté sur un calendrier de livraison précis sur la base duquel les Etats membres devraient planifier leurs programmes de vaccination, sous réserve de l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle », a-t-elle ajouté.
Le vaccin AstraZeneca-Oxford présente l’avantage d’être moins cher à produire que celui de ses rivaux. Il est également plus facile à stocker et transporter que d’autres vaccins, en particulier celui de Pfizer-BioNTech, qui doit être conservé à de très basses températures (− 70 °C).
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Plusieurs pays imposent de nouvelles restrictions
Des milliers d’habitants d’un des quartiers les plus pauvres et densément peuplés de Hongkong ont reçu l’ordre dans la nuit de vendredi à samedi de rester chez eux, dans le cadre du premier confinement ordonné par les autorités depuis le début de la pandémie. Cette mesure interdit à toute personne vivant dans cette zone du quartier de Jordan, où un nombre croissant de cas a été enregistré ces derniers jours, de quitter son domicile à moins de présenter un test négatif. Le gouvernement a prévu de tester dans les quarante-huit heures tous les habitants de la zone.
La Belgique a décidé d’interdire à sa population les voyages non essentiels hors des frontières à compter de mercredi jusqu’au 1er mars, a annoncé le premier ministre Alexander De Croo.
Sous confinement depuis une semaine, le Portugal a fermé vendredi ses écoles, crèches et universités pour quinze jours. En Espagne, la région de Madrid, l’une des plus touchées, a annoncé vendredi de nouvelles restrictions, avançant l’heure du couvre-feu et l’horaire de fermeture des bars et des restaurants.
Au Japon, le gouvernement a approuvé deux projets de loi pour renforcer l’efficacité des restrictions, qui prévoient notamment des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un an pour les personnes positives mais refusant d’être hospitalisées.
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Pour d’autres, l’heure est à l’allégement des restrictions
Depuis samedi matin, les habitants de Slovénie peuvent à nouveau dévaler les pistes de ski dans neuf des douze régions de ce pays alpin, mais uniquement sur présentation d’un test négatif au SARS-CoV-2 datant de moins de vingt-quatre heures.
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