En RDC, l’Etat islamique revendique sa première attaque et l’établissement d’une filiale

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Le groupe djihadiste s’attribue la responsabilité d’une attaque qui a causé la mort de deux soldats dans une région reculée du nord-est du Congo.

Par Joan Tilouine et Madjid Zerrouky Publié aujourd’hui à 18h13

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Près de quarante-huit heures après les faits, l’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, jeudi 18 avril, sa première attaque en Afrique centrale. Elle s’est déroulée aux confins du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), une région frontalière de l’Ouganda sinistrée par des massacres réguliers et par l’épidémie d’Ebola. Selon l’EI, qui a communiqué via son agence de propagande Amaq, l’assaut a visé une caserne de l’armée congolaise dans le village reculé de Bovota, non loin de Kamango, une localité coincée entre la partie nord du parc national des Virunga et la frontière avec l’Ouganda.

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Les soi-disant « soldats du Califat » ont surgi nuitamment le 16 avril, prenant de court des militaires congolais assoupis et des éléments de la force offensive de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) déployés dans la zone. Les assaillants ont brièvement occupé la caserne avant d’être repoussés par les soldats congolais qui enregistrent deux morts et deux blessés dans leurs rangs, selon un haut gradé positionné dans la région. Aucune perte humaine n’a été signalée du côté de l’ennemi.

Myriade de conflits fonciers

Il n’est pas courant que l’EI communique sur une opération avec un tel délai, soulignent plusieurs sources occidentales, particulièrement prudentes quant à l’implantation de l’organisation djihadiste dans cette dense forêt équatoriale. « Rien dans le mode opératoire ne diffère des attaques classiques et régulières lancées contre des positions militaires ces dernières années », constate un analyste de la Monusco, laquelle intensifie ses opérations conjointes avec l’armée congolaise. « C’est la priorité de la Mission que de soutenir l’armée congolaise contre les ADF [Forces démocratiques alliées, groupe armé], explique Omar Aboud, chef de bureau de la Monusco à Beni. Nous continuons notre collecte de renseignements afin de planifier de nouvelles offensives contre les groupes actifs dans la région. »

Depuis 2014, des tueries sont attribuées par les autorités congolaises et par l’ONU aux ADF, un groupe armé d’obédience islamiste créé au milieu des années 1990 en Ouganda voisin par des adeptes de la secte tabligh pour tenter, en vain, de renverser le régime de Kampala. Un temps soutenus par le régime islamiste soudanais pour déstabiliser l’Ouganda, et accueillis par le président Mobutu Sese Seko, ces miliciens ont pu s’épanouir, s’entraîner et s’intégrer aux populations de cette région congolaise de collines et de forêts où les musulmans sont très minoritaires.

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