Le Mondial de hockey sur glace n’aura pas lieu en Biélorussie

0
71

[ad_1]

Les pressions exercées sur la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) pour qu’elle renonce à organiser le prochain Championnat du monde en Biélorussie (du 21 mai au 6 juin) ont payé. Lundi 18 janvier, l’instance, dirigée par le Suisse René Fasel, a annoncé que ce Mondial n’aurait pas lieu à Minsk, la capitale biélorusse, alors que les arrestations massives et la répression sont le lot quotidien du pays depuis la réélection, entachée de fraudes et contestée, d’Alexandre Loukachenko, le 9 août 2020. La fédération a décidé de chercher un nouveau pays hôte.

Svetlana Tikhanovskaïa, la figure principale du Conseil de coordination de l’opposition (dont les membres sont assignés à résidence, incarcérés ou exilés à l’étranger), qui militait pour une annulation pure et simple, a salué « une victoire ».

La Fédération a considéré qu’il ne serait « pas possible d’assurer la sécurité des équipes, des spectateurs et des officiels ». L’IIHF dit avoir consulté « des experts indépendants et toutes les parties prenantes » sur le maintien du Mondial, « compte tenu des préoccupations croissantes en matière de sûreté et de sécurité liées à la fois à la montée des troubles politiques et au Covid-19 ».

Les menaces des sponsors

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, avait reçu, le 11 janvier, René Fasel, le président de la Fédération internationale de hockey sur glace.

Jusqu’au bout – ou presque –, la Fédération internationale de hockey sur glace a cherché à maintenir la compétition en Biélorussie, malgré les appels à renoncer de l’opposition biélorusse ou d’organisations internationales de défense des droits de l’homme.

M. Fasel, qui avait été reçu par M. Loukachenko le 11 janvier, avait ainsi assuré, deux jours après cette visite, que « le gouvernement biélorusse a accepté d’ouvrir un dialogue constructif avec l’opposition pour sortir le championnat mondial de hockey de son cadre politique. » Mais, le 14 janvier, il avait commencé à admettre qu’il devenait « très difficile » d’envisager de maintenir les championnats à Minsk.

Une campagne de boycottage du championnat a été menée sur Internet et à Minsk par des sportifs biélorusses de haut niveau. Elle a été organisée par la Belarusian Sport Solidarity Foundation (ou BSSF, pour Fondation biélorusse de solidarité sportive, en français), une initiative créée en septembre pour soutenir les athlètes.

Durant le week-end, plusieurs des sponsors officiels ont pris leurs distances. Le fabricant de lubrifiants et produits d’entretien pour automobiles allemand Liqui Moly a déclaré, dimanche 17 janvier, qu’il refuserait de parrainer l’événement si celui-ci était maintenu en Biélorussie, mettant en avant « la façon dont sont traités les manifestants et les violations évidentes des droits humains ».

Liqui Mory emboîtait ainsi le pas à Nivea et au constructeur automobile tchèque Skoda qui, eux aussi, avaient menacé de se retirer pour les mêmes raisons.

La Fédération internationale de hockey sur glace a fait savoir que la Lettonie pourrait être coorganisatrice du Mondial – ce qu’elle avait refusé de faire avec la Biélorussie –, ou qu’un seul pays pourrait en être l’organisateur. Le Danemark et la Slovaquie ont fait des offres.

Lire aussi Hockey sur glace : les sponsors du Mondial menacent de se retirer s’il est maintenu en Biélorussie

Le Monde

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: